PVT "Church with no magic"PVT
label: warp records
style: synth-kraut-post-rock des antipodes
date de chronique: septembre 2010




On change de style et on se replonge dans du rock en marge de l'électro (omniprésente) avec un Lp assez intéressant si on a la patience de s'y plonger à plusieurs reprise tant les ambiances peuvent de prime abord dérouter. Il s'agit d'un trio australien récemment exilé à Londres, UK. Un concept album où vous l'aurez compris les synthés sont au premier plan, avec cependant une ryhmique toujours en arrière plan. C'est quand même pas le disque de l'année...Bises.








The HIGH CONFESSIONS "Turning lead into Gold with "HC
label: relapse records
style: ? + ! = §°
date de chronique: septembre 2010

With: C Connelly, J Lemos, S Parker and S Shelley...


Décidément j'ai pas de bol avec les musicos qui arrivent d'horizons intéressants et se plantent dans leur association de soit-disant super-groupe. Ici aussi on a Mister Steve Shelley (drums chez Sonic Youth), Stanford Parker, producteur, Jeremy Lemos (de White/Light) et enfin Chris Connelly ex-chanteur de Ministry (entre autres). Et bien ces messieurs nous lachent un pet de souriceau. Qui plus est c'est l'arnaque puisque l'on a que ... 5 titres. Le premier est assez sympa ('Mistaken for cops') avec une rythmique sensas couplée à des guitares lancinantes et une voix plus narrative que chantée (façon Joy Division ou plus près de nous The Horrors). Mais dès 'Along come the dogs' , deuxième morceau, on sent poindre l'arnaque: une intro longuissime genre ambiance de fin de temps type Mad-Max: c'est chiant au possible. On passe au titre 3: "The listener" et rebelotte pour l'intro (ici type maison hantée) avec une voix calquée sur du Bowie. Mais patatras pour moi c'est imbitable. Puis c'est "Dead tenements" et toujours pas de compos digne de ce nom puisque c'est encore une intro type... euh...Terminator...avec là un chant à la Sid Vicious qui chie du marbre. Enfin titre 5, "Chlorine and crystal": morceau un peu mieux construit à mon goût avec malgré tout une impression de déjà- entendu malsaine...








ARNO "Brussld"Arno 2010
label: naïve
style: rock from Belgium
date de chronique: septembre 2010

With:
.Arno Hintjens; Serge Feys; Mirko Banovic; Sam Gysel; Bruno Fevery


Notre belge préféré nous revient avec une galette dont il a le secret de fabrication: mélange de compos persos et de reprises que le père Arno n'a pas peur d'arranger à sa sauce. Bien sûr on va me dire que je manque d'objectivité quand je chronique Mister Hintjens. Mais putain j'y peux rien. Le gonze est comme le bon vin, en vieillissant il nous pond des disques de plus en plus intéressants et mélodiques. C'est ainsi. Donc cet album il faut l'acheter. C'est du Arno comme on l'aime, plein de sueur, d'alcool, de larmes et de mélodies. J'attends le rpochain avec impatience...








The EIGHTIES MATCHBOX B-LINE DISASTER "Blood & Fire"The EMBLD
label: black records
style: rock from hell
date de chronique: septembre 2010

Attention grand disque.
C'est quand on s'y attend le moins qu'on se prend dans la tronche une saupoudrée de sonorités à déflorer un parterre de coquelicots. Macanique. Voyez cet Lp. De prime abord ça commence mal avec une pochette des plus moches. Passons. Puis on se souvient du groupe vaguement mais avec un nom pareil à coucher dehors on a du mal! L'album démarre avec le titre "love turns to hate": single enlevé avec des riffs permanents sur une base rythmée et une voix soutenue par des choeurs bien trouvés. Escellente mise en oreilles. Puis c'est "mission from god" avec un rythme plus rapide trés scandé, lorgnant vers le punk. Troisième morceau démarrant unplugged "So long goodnight" et un chanteur (Guy McKnight) qui semble dire une contine (genre conquète de l'Ouest US..) avant que le rythme ne s'accélère progressivement. Une vraie réussite.. "Under my chin" reprend le côté quelque peu destroy tant par les sons des guitares que la façon de chanter. "Riptin", "Monsieur cutts", "i hate the blues" les titres s'enchaînent et on se prend à fredonner les airs toujours empreints de trouvailles intéressantes avec un chanteur en transe qui porte chacun des titres et module sa voix comme un instrument à part entière. Le Lp se termine avec "are you living" : tempo léger avec la voix claire et un tempo gentillet relevé par moments par des guitares accocheuses et la voix qui se fait incantatoire. Un conseil si vous ne pouvez pas acheter cet opus, écoutez-le sans modération sur Deezer.
Un des disques de l'année.
PS. malheureusement le groupe annonce sa séparation fin novembre 2010...








THE BLOOD OF HEROES "The Blood of Heroes"The Blood of Heroes
label: ohm resistance
style: dub metal/breakcore shoegaze
date de chronique: octobre 2010

With:
.Bill Laswell; DJ Submerged; Justin Broadrick; Dr Israel; End.user


La galette commence avec "Blinded" à la rythmique très RATM mais des drums intégrant manifestement des sons synthétiques, avec des voix plus parlées (genre rappeur déjanté) que chantées. Mise en bouche réussie. Puis on a droit à "Chains" titre plus lent aux ambiances de fin du monde (dues à une utilisation intéressante des claviers sur des dubs et autres sons électroniques soutenus par une mélodie très "cold-wave" superbe). J'adore. "Salute to the jugger" déboule ensuite avec une lancinante intro hardcore et là aussi des sons électroniques surajoutés; la voix est très hip-hop rappelant (j'suis pas un grand connaisseur) certains passages à la Asian Dub Fundation. 4e titre "Breakaway" et là grosse baffe dans ta face: ça défonce tant sur le plan des guitares que de l'arrière-son post-rock (krautrock ?) et des drums martelés avec tempo ! Les voix sont dissociées souvent distordues. Un OSNI (objet sonore non identifié) mais excellent.
Je ne vais pas détailler les 11 morceaux (55 minutes). C'est à écouter sur Deezer pour ceux qui veulent élargir leur univers discographique. Moi je suis conquis. Certainement un des Lps de l'année (deuxième chronique coup sur coup ! On espère que les prochaines écoutes seront du même tonneau. Hips !).
J'y retourne.








BEST COAST "Crazy for you"Best Coast
label: mexican summer
style: surf-pop
date de chronique: octobre 2010



Premier opus pour un duo originaire de LA. Si vous aimez la pop bien lissée cet album est pour vous. Si vous aimez les songs de moins de 2 min 30 cet album est pour vous. Si vous aimez les LPs durant moins de 30 min (28 exactement) cet LP est pour vous. Si vous adorez les refrains entourés de choeurs rappelant les années 60 vous serez servis. Si la guitare électrique vous l'aimez en sourdine (type the XX) c'est également cet album qu'il vous faut acquérir. Si vous fantasmez sur les chanteuses qui composent leurs propres songs (Bethany Cosentino) et bien c'est encore vous qui gagnez ! Bref vous l'aurez compris un album qui n'invente rien, qui se contente de reprendre des choses x fois entendues mais il parait que cela marche à donf pour ce groupe (cf la critique élogieuse des Inrockuptibles en septembre dernier). Pas de quoi fouéter un chat pour un LP écrit de façon simpliste mais qui se laisse quand même écouter.








THE NEW PORNOGRAPHERS "Together"together
label: beggars/naïve
style: power-pop collégiale
date de chronique: octobre 2010



Sixième LP pour ce collectif canadien originaire de Vancouver. J'avoue que j'ai zapé les 5 premiers (j'étais concentré sur la côte est vers Montréal et A.F.) (sic). Et bien méa culpa. Quel LP ! Après deux premiers titres légers rappelant bien sur Arcade Fire, vient une première pépite avec "Your Hands (together)" 3e morceau qui vous fait battre le tempo sans que vous ne vous en rendiez compte un titre génial et rapide. "Silver Jenny Dollar" ou on est plongé dans les années 70 avec une voix nasillarde rappelant des abeilles US.. et une mélodie entecoupée de guitares bien senties. 5e titre: "Sweet talk" et nouveau tempo très saccadé en intro puis un savant mélange de rythmes légers. Puis vient "My shepherd" et une intro au piano un rythme plus léger, une basse qui relève l'ambiance, une voix claire et par la suite quelques envolées de guitares...entremélées de cuivres. "Up in the dark": enjoy le travail des guitares et autres instruments à cordes pour un morceau dont le refrain vous reste en tête quoique vous fassiez. Etc. Pendant un total de 44 min et 12 titres au total. Dans chaque morceau on a des trouvailles intéressantes qui témoignent d'un gros travail d'écriture pour un LP solide au final et qui peut facilement rivaliser avec les meilleures production du moment.







ROBERT PLANT "Band of Joy"Band of Joy
label: Universal
style: pop-folk-world
date de chronique: octobre 2010

With:
Robert Plant, Patty Griffin (vocals), Buddy Miller (guitares), Darell Scott (mandoline et banjo), Byron House (basse) et Marco Giovino (percus)

Nouvel album solo de Robert Plant seul ex-membre de Led Zep vraiment encore au turbin. Ca démarre très fort avec le premier single "Angel dance" magnifique morceau léger, rythmé, feutré, rappelant par certains côté (le banjo) le meilleur du dirigeable et son côté world avant-gardiste. Un must et déjà certainement un classique ! "House of cards" vient ensuite et il faut alors faire attention car le changement de tempo est majeur pour un titre moins "dansant" qui peut dérouter. Malgré tout après plusieurs écoutes on apprécie l'ensemble et on enchaîne avec "Central two-o nine" toujours au banjo et à la mandoline, un titre qui s'accélère pour devenir très rythmé et chaloupé en deuxième partie. "Silver rider" est une ballade sirupeuse superbe. "You cant buy my love" martelle les tympans avec une basse ronflante, des percus tendus et un swing entraînant. Yeah ! "Falling in love" et son rythme lent (un slow quoi !) rappelle par les choeurs l'Amérique profonde, le Sud et les veillées avec feu de camp... très langoureux et empreint d'un groove et d'un feeling superbes. "The only sound that matters" est imprégné d'une guitare slide avec toujours une mélodie superbe. Avec "Monkey" le huitième titre, l'ambiance se modifie radicalement et devient sombre, inquiétante avec deux voix (celle de Plant susurrée, et celle de Patty Griffin) et une guitare lacérant le morceau du début à la fin. "Cindy I'll mary you someday" revient au banjo pour une reprise d'un morceau traditionel arrangé par Bébert. "Harm's swift way" est une ravissante chanson (quelle voix envoutante) avant que "Satan your kingdom must come down" ne nous hypnotise quelque peu par son côté gospel... Mais heureusement ça finit bien avec "Even this shall pass away" (poème de Théodore Tilton, célèbre abolitioniste US du XIXe siècle mis en musique) on termine de façon plus extravertie avec des tempos déroutants..
Un album superbe !




WARPAINT "The Fool"Warpaint
label: rough trade
style: dream pop
date de chronique: novembre 2010

With:
Jenny Lee Lindberg: bass guitar
Emily Kokal: vocals and guitar
Theresa Wayman: guitar and vocals
Stella Mozgawa: drums and keyboards


Groupe féminin formé en 2004 à Los Angeles. Premier EP en 2009 "Exquisite Corpse", produit par Jon Frusciante. Voici leur 1er LP.
"Set your arms down" démarre le LP avec cette voix haut perchée (rappelant PJ Harvey quand elle monte dans les aigus), un rythme lent et une guitare lancinante qui s'active sur la fin comme un tourbillon entraînant: excellente entrée en matière. Les titres s'enchaînent ensuite avec un rythme léger. Ne pas chercher ici du rock au sens ou on l'entend usuellement mais plutôt de la pop d'ambiance. On peut se référer à un groupe comme "The XX" par exemple (pour lequel elles ont d'ailleurs fait la première partie sur une tournée US en 2009) mais à l'inverse de ceux-ci, les girls de Warpaint nous gratifient de titres toujours différents ce qui les différencient beaucoup du côté rébarbatif des XX. Cet univers plein de couleurs, nous fait voyager dans une dimension très feutrée mais toujours pop et mélodique, avec un soupçon de mélancolie (les 2 voix y sont sûrement pour beaucoup). Parfois on ressent des petites notes très "new-wave" ("Composure") surtout par rapport au son des 6 cordes... En fin de LP, "Majesty" se pare de quelques effluves électroniques. L'album se clôt par un neuvième titre "Lissies heart murmur" où le piano est à l'honneur. Probablement un jeune groupe qui deviendra grand.




SHIT ROBOT "From the Cradle to the Rave"Shit Robot
label: Universal-DFA records
style: electro
date de chronique: novembre 2010

écrit par:
Markus Lambkin
feat. the DFA crew: -les fondateurs Juan Maclean et James Murphy, -Alexis Taylor des Hot Chip, -Nancy Whang de LCD Soundsystem, and others.


Attention: ici c'est pas très rock. On s'immerge dans un flot de sons house/électro/psyché qui est assez rafraichissant mais j'en connais qui sont réfractaires à ce type de zike ! Il paraît que la prod est liée à LCD Soundsystem (un de mes plus grand raté dans les Top5, en l'occurence en 2006 pour leur immense LP "Sound of Silver" que je n'ai découvert malheureusement qu'en 2007...) et que James Murphy (LCD) a co-écrit les titres. Mais des titres comme "Losing my patience" ou encore le très rythmé "Simple things" ne peuvent décemment pas laisser indifférent. Non ? ce dernier morceau en misant un piano déjanté et des samples avec des voix multiples est un des must de la galette. Après on peut citer "i got a feeling" tout en dubs, avec un son me rappelant les années "house" avec un relai en cours de morceau par un piano-électronique aux sonorités métalliques ...
L'album se termine avec un terminatoresque "Triumph!!!"(Judgement day !).




The BLACK CROWES "Croweology"Croweology
label: Angelus Entertainment/ Silver Arrow
style: rock texan des familles
date de chronique: novembre 2010

With:
Christopher Robinson: lyrics, vocals, harp, guitars
Richard Robinson: music, guitars, vocals
Steve Gorman: drums
Sven Pipien: bass, vocals
Luther Dickinson: guitars, mandolin, banjo
Adam MacDougall: keyboards, vocals


Double CD reprenant les meilleurs de leurs morceaux en version "unplugged". Un packaging superbe. Ca commence fort.
On va passer en revue l'ensemble des morceaux de ces deux galettes:
-Premier CD-
"Jealous again" (du 1er Lp du groupe paru en 1990, le génial "Shake your money maker"): c'était un des morceau phare de leur premier opus. Un titre génial qui n'a pas pris une ride.
"Share the ride" (du 4e Lp paru en 1996, le décevant "Three snakes and one charm") rebaptisé puisqu'à l'origine le titre se nommait "Let me share the ride". Un morceau qui survolait l'album et dont la version 2010 est aussi superbe.
En troisième titre on a droit au fantastique "Remedy" (du 2e Lp paru en 1992, le superbissime "The southern harmony and musical companion") transcendé par cette version accoustique sur laquelle Chris Robinson sort sa voix la plus nasillarde, aidé sur les refrains par des choeurs féminins moins marqués que sur la version princeps. A noter que le solo final reste électrique. Superbement enchaîné avec des sons qui restent électrifiés...tout comme le chanteur qui s'ébroue jusqu'au terme de la song.
N°4: "Non-fiction" (du 3e Lp paru en 1994, le sulfureux "Amorica"). A l'époque c'était un morceau que je trouvais un peu terne, trop mou. Mais là j'avoue que 16 ans après, la version présentée ici toujours très lente par rapport aux premiers morceaux m'a enchanté dès la première écoute (plusieurs 6 cordes sèches associées à un piano léger, et la voix qui reste toujours aussi attachante...). Le final est différent de l'original, allongé de façon plus aérienne, parfois hispanisante. Excellent.
Puis vient "Hotel Illness" (du 2e Lp): début roots, avec un harmonica bien accrocheur, des tambourins, de la guitare, Chris bien allumé. J'avais oublié combien ce morceau était bon.
"Soul singing" (du 6e Lp paru en 2001, le sous-estimé "Lions") et la voix qui se fait plaintive entourée de musicos au top: à écouter à donf au casque ou dans sa porshe à 180 kms/h sur autoroute... un régal pour les cages à miel.
Ensuite c'est "Ballad in urgency" (du 3e Lp). Encore un titre lent sur "Amorica". Le relookage 2010 l'a nettement embelli avec une intrication guitares séches et slides. Ce n'est cependant pas encore un de mes titres préférés des Crowes, en dehors du final planant qui ici allonge considérablement le morceau ( qui durait 5'39 initialement pour 9'16 en 2010.
On enchaîne avec "Wiser time" (toujours du 3e Lp). Cette version est tout simplement magnifique. Là aussi un titre de plus de 9'30.
Puis "Cold boy smile" (inédit) nous fait voyager dans un univers où les notes scintillent, le rythme évoquant une ballade langoureuse...superbe.
"Under a mountain" (du 4e Lp) clôt le premier CD de façon enlevée.
-Deuxiéme CD-
"She talks to angels" (du 1er Lp) est restée une superbe ballade mélancolique à souhaits..avec un brin de violon.
"Morning song" (du 2e Lp). Probablement ma chanson préférée des Crowes. Intro: on est dans un bar; puis ça balance slide et 6 cordes sèches, invectivées par un piano et une voix superbe... "Dizzy found me last night.....March me down to the seven seas...etc". Au beau milieu on a droit à un rythm-N-blues déjanté...Une version diablement efficace qui pour moi justifie à elle seule l'achat du CD !
"Downtown money waster" (du 3e Lp): une version qui éclaire quelque peu ce titre avec des violons et du banjo.
"Good friday" (du 4e Lp) "Thorn in my pride" (du 2e Lp) "Welcome to the good times" (seul titre du 5e Lp paru en 1998, le mal-aimé "By your side") "Girl from a pawnshop" (du 4e Lp) "Sister luck" (du 1er Lp) "She" (inédit) "Bad luck blue eyes goodbye" (du 2e Lp) ont toutes leur raison d'être savourées comme l'ensemble de cette oeuvre inespérée.
-Conclusion-
Deux heures de musique avec des gonzes qui s'éclatent et font ce qu'ils aiment en se foutant pas mal du reste. Une ambiance et une ligne de conduite exemplaire malgré leur break du début des années 2000 et la perte de la moitié de l'effectif de départ (ne restent que les frères Robinson et le batteur Gorman). Une relecture de la première partie de leur carrière (surtout les 4 premiers albums) avant le bug précité. Millediou ! ! ! ! quel CD !




BLACK LABEL SOCIETY "Order of the Black"Order of the Black
label: roadrunner
style: metal
date de chronique: novembre 2010

With:
Zaak Wylde and Co.


Mazette le Zaak a mis le paquet ce coup-ci. Ca démarre fort avec "Crazy horse" et "overlord" qui plantent le décorum sans finesse. On est scotché par le SON et la production. Beaucoup de bon dans cet LP: que dire du brûlot qu'est "Godspeed Hell Bound": un déluge de décibels ronronnant à donf avec une rythmique qui vous lamine du début à la fin, et par dessus le marché un solo démoniaque (comme la voix). Ensuite une ambiance d'outre-tombe nous fout les jetons (la nuit au casque) dans "War of Heaven" avant que la aussi le SON ne nous détruise les quelques neurones acoustiques qui nous restent ! Très puissant. Pourtant le côté chiant reste les ballades (j'en compte 5: "Darkest days" et son piano à la Axl "November" Rose, "Time waits for no one" [re-belotte pour le piano !], "Shallow grave" [dix de der pour le piano] et "January" [là c'est des cuivres mielleux] et "Cant find my way home" qui clôt le LP). Sur 14 morceaux si on enlève ces 5 titres on reste tout de même avec une superbe galette bien péchue ! Et en plus ils seront au HELLFEST 2011 ...avec sur la même affiche papa OZZY ! ! !




ANATHEMA "We are here because we are here"Anathema
label: snapper music
style: prog-atmospheric rock
date de chronique: fin novembre 2010

With:
Vincent Cavanagh: voice and guitar
Danny Cavanagh: voice, guitar and keyboards
Jamie Cavanagh: bass
Lee Douglas: voice
John Douglas: drums
Les Smith: keyboards

Le son est très "aérien" et on reconnaît d'emblée la patte du producteur en chef: Steven Wilson (Porcupine Tree). "Thin air" démarre lentement; "Summer night horizon" avec ses voix entremélées laminées par une 6 cordes en furie vous envoie dans la quatrième dimension dès la première écoute. Puis on a un peu de piano sur l'intro de "Dreaming light" (là franchement le côté "Porcupine" est manifeste) avec ensuite des cuivres et on se dit que c'est sûr la c'est le plantage à coup sûr. Mais le morceau repart avec des drums et finalement même si ce titre reste une balade c'est pas trop mauvais dans le genre...
"Everything" démarre de façon faiblarde mais heurement le titre s'emballe ensuite entremélant toujours claviers et guitares... dans un style qui évoque sans vergogne le côté rock progressif et parfois même le chef de file du style: Marillion. "Angels walk upon us" confirme cette impression également par les sonorités des cordes tous comme les titres suivants tout au long des 58 minutes du LP. Faut quand même être fan pour tout écouter d'un trait car y a un petit côté répétitif qui m'incommode un peu..




ZOLA JESUS "Stridulum II"ZJ
label: souterrain transmissions
style: new-gothic-postrock
date de chronique: décembre 2010



9 chansons en 34 minutes par une petite américaine de 21 ans à l'esprit torturé (cf la pochette du CD !). L'album s'ouvre avec une ambiance de messe noire "Night" et une voix plaintive résonnant sur des keyboards soutenus par une batterie en arrière plan. Un titre superbe et qui se magnifie au fil des écoutes ! "Trust me" reste dans le style: épuré, sombre, froid avec ce timbre particulier. Les claviers sont toujours omniprésents et donnent un relief certain à la compo. Puis vient "I cant stand" avec cette fois une charpente plus scandée mais toujours aussi efficace. Et il en va ainsi de suite avec les autres titres (mention spéciale pour "Run me out" et sa montée progressive en puissance qui vous plonge dans un abîme de sons froids..). Un LP difficile d'abord mais qui après plusieurs écoutes s'ancre entre vos hémisphères et vous hante à jamais. Superbe. A éviter quand même si vous êtes un tantinet dépressif.




INTERPOL "Interpol"Interpol
label: universal
style: classic rock from New-York USA
date de chronique: décembre 2010


Ce serait le renouveau d'INTERPOL à en croire certains critiques. Cela démarre très bien avec un titre bien chiadé "Success". Pourtant dès le deuxième morceau "Memory Serves" les New-Yorkais replongent dans leurs mauvais travers gnian-gnian... J'ai peur de la suite. 3e titre: "Summer Well" redresse la barre avec une guitare bien claquée et une mélodie qui s'écoute bien. On est pourtant bien loin de leurs deux premiers opus (en particulier "Antics", album classé N°2 du TOP5 de l'année 2004). Depuis les zozos chient un peu dans la colle et tournent en rond. Un peu comme le titre suivant "Lights" qui a du mal à décoller ou le single "Barricades" difficile à écouter avec ses voix trop tendues. Etc. En plus le quatuor semble un peu bancal depuis peu car leur bassiste a filé à l'anglaise...Je crains que cet LP ne précipite la fin de ce groupe un peu sombre, et ce n'est pas le fait d'assurer la première partie de U2 (tout récemement encore à San Sebastian) qui changera la donne.






The MICHAEL SCHENKER GROUP "Live in Tokyo"M S G
label: inakustik
style: hard n'heavy
date de chronique: décembre 2010

With:
Michael Schenker: lead guitar and vocals
Gary Barden: lead vocals
Wayne Findlay: guitar, keyboards, backing vocals
Neil Murray: bass guitar
Simon Phillips: drums


Michael Schenker. Mais qui se souvient de lui ? Un blondinet from Deutschland, surdoué de la 6 cordes. Membre éphémère de Scorpions alors qu'il était à peine pubère, puis guitar-hero de UFO (il piqua la place à Bernie Marsden qui s'enfuit alors avec Coverdale pour monter Whitesnake). Il fonda très vite son propre groupe: MSG.
Voici donc un super concert enregistré le 13 janvier 2010 à Tokyo, Nakano Sun Plazza. Faut dire que les nippons ont toujours eu un faible pour le bon vieux hard allemand (Scorpions, Uli Jon Roth, MSG...) et que c'était donc l'endroit parfait pour Schenker pour fêter ses 30 ans de carrière.
Question zike faut dire que Schenker assure quand même un max à la lead guitar avec des soli exceptionnels sur sa flying V ("Cry for Nations", "Let Sleeping dogs lie", "Into the Arena" qui clôt le 1er CD de manière très enlevée [on pense franchement à Malmsteen sur ce titre]). En plus le père Gary Barden (1er chanteur de MSG qui fut ensuite supplanté par Graham Bonnet) a retrouvé une voix bien éraillée comme on les aime, et que derrière les fûts on a rien de moins qu'un des musiciens de studio les plus réputés à ce poste et qui était d'ailleurs le batteur sur le premier LP studio de MSG : Simon Phillips.
Parmi les meilleurs morceaux on notera un "Armed and Ready" loud, loud, loud, avec des choeurs assurés par le public, "I want you" joué très speed avec une guitare qui littéralement vous cisaille des tympans (dantesque). Le 2eme CD s'ouvre sur "Lost Horizons" et une ambiance à la madmax. Après on a le très aérien "Rock my nights away" et ses claviers un peu FM... On trouve ensuite quelques morceaux parmi les plus connus en particulier 2 chansons cultes de UFO: "Rock Bottom" et "Doctor, Doctor" qui termine le set. Superbe LP.




The POISON ARROWS "Newfound Resolutions"P.A.
label: File 13
style: post-rock vs synth-rock = best rock
date de chronique: décembre 2010

With:
Justin Sinkovitch: voice and keyboards
Patrick Morris: bass
Adam Reach: drums


Une intro lente. Puis une basse lancée à vive allure. Des vocaux habités par un esprit. Des keyboards planants: ainsi débute cet album avec "Flawed Acumen". Sur le 2e morceau ("Unveiled in Sequence") impossible de ne pas évoquer Sonic Youth (le rythme et surtout la façon de chanter très 'Thurstonesque'). Très bon début en matière.
Groupe originaire de Chicago, The Poison Arrows sortent ici leur 2e LP après le "First class, and forever" que j'ai royalement zapé en 2009 ! Mea culpa ! Mea maxima culpa ! Car ici c'est du lourd. Du très lourd.
Après les deux premiers titres déjà cités l'enchaînement est magistral entraînant chez l'auditeur une addiction dès les premières écoutes. Ainsi, "Interpretive Hunter" d'où jaillissent plusieurs basses va vous emmener imperceptiblement durant plus de 7 minutes dans des contrées noires où vous allez tour à tour rester inquiet, aggressé par des sons hypersaturés, et en fin de morceaux vous allez courir vite au tempo des guitares car vous l'aurez compris le hunter vous poursuit ! "For lack of an AK" est ensuite un instru majestueux mélant basses, drums et claviers supersoniques: impressionnant. La suite est du même acabit de "Steely Justice" à "Tranquil eyes" qui termine l'album après 70 minutes d'une zike majestueuse, souvent sombre mais au combien mélodique. Parfois on a des incursions dans des rythmes un peu étranges évoquant du hip-hop thrashy ("Popular look"). Et toujours une basse qui vous lamine le diencéphale tel un rouleau- compresseur (cf "Inadmissible architecture")... Une fantastique découverte !




DIO "Live at Donnington 83 & 87"DIO live in UK
label: niji entertainment group
style: hard-rock épique
date de chronique: décembre 2010

With:
Ronnie James Dio (vocals), Vinnie Appice (drums), Jimmy Bain (bass), Claude Schnell (keyboards)
Vivian Campbell (lead guitar in '83) and Craig Goldy (lead guitar in '87)


Produit sorti en hommage au grand chanteur RJ Dio, enregistré avec les moyens de la BBC.
D'abord l'objet: joli packaging pour un double CD. Agrémenté d'un petit livret retraçant brièvement les données de l'époque + quelques photos un peu kitsch. En plus on a droit à deux reproductions plastifiées des pass de l'époque permettant d'aller backstage... sympa.
Et la musique ? -le premier LP vous renvoie le 20 août 1983, Castle-Donington's Monsters of Rock. Un festival qui à l'époque était une institution (il fut monté en 1980) non seulement anglaise mais également internationale sur le plan du hard-rock. Dio s'y produit au cours de la tournée "Holy diver", son premier LP solo après sa rupture avec Blackmore et donc Rainbow en 1978, et sa brève incartade dans Black Sabbath pendant laquelle il participa quand même à deux superbes disques ("Heaven and Hell" [1980] et "Mob rules" [1981]). Sur ce premier concert, outre la superbe voix de Dio, ce qu'on retient surtout c'est la guitare flamboyante de Campbell qui nous gratifie (piste 8) d'un solo magistral. Derrière ça on a droit à une superbe version de "Heaven and Hell" sur laquelle Campbell est en transe avec un jeu de guitare exceptionnel et Dio harangue la foule avec une verve sans pareille !
Deuxième LP, même lieu mais époque différente: le samedi 22 août 1987, DIO vient de sortir un mois auparavant son 4e Lp "Dream Evil". Le guitariste de feu Vivian Campbell est parti chez Whitesnake (il sera plus tard recruté par Def Leppard après le décès de Steve Clark en 1991). "Dream Evil" ouvre le set. D'emblée on sent que la prod est différente, certainement retouchée en studio car le public en arrière plan semble effacé sauf entre les titres bien sûr. Du coup pour un live ça sonne un peu 'studio'. Il n'empêche le second morceau "Neon Knights" (tiré du LP de Sabbath 'Mob Rules') est superbe, joué à donf; "Naked in the rain" est sublimé par une guitare qui fait oublier campbell; "Rock n' roll Children" au sein duquel on a un long passage de "Long live Rock n' roll" fait mouche. "The last in Line" est joué sous forme de medley et inclut "Children of the sea", "Holy diver", "Heaven and Hell", "Man on the Silver Mountain" et "All the fools sailed away". Bien sûr c'est un peu frustrant mais n'empêche que les enchaînements sont très bien faits avec en fin de morceau, une reprise vers "The last in line" et pour finir "Rainbow in the dark".
Conclusion. Superbe double CD à s'offrir (ou à se faire offrir) pour Noël !




THREE MILE PILOT "The inevitable past is the future forgotten"3 Mile Pilot
label: temporary residence
style: from the 90s
date de chronique: décembre 2010

With:
Zach Smith: bass
Tom Zinser: drums
Pall Jenkins: claviers et chant


Décidément ces derniers temps les reformations de groupes ayant splités à la fin des 90s ou au début du millénaire vont bon train. Et en plus y a pas à chicaner les albums pondus pour leurs retours sont très bons. Pour preuve en 2009 avec ALICE IN CHAINS, ou DINOSAUR Jr (reformé depuis 2005).
Et bien ici c'est également un coup de maître avec un retour gagnant de 3MP treize ans après. Dès le premier titre "Battle" on sent que la barre est placée très haut avec une mélodie fameuse et une cadence induite par les claviers, je vous dis pas. La suite s'enchaîne et tous les titres sont au diapason. Cet album est un concentré pop-rock lorgnant allègrement vers la fin des années 80 (new wave quoi) mais avec ce je ne sais quoi qui fait que ça se laisse écouter sans problème. Le plus c'est surement les claviers, omniprésents mais jamais trop en avant ce qui donne un côté mélancholique mais en gardant la hargne rock par la rythmique. Un LP très réussi.




QUEENS OF THE STONE AGE "Rated [Deluxe Edition]"QOTSA
label: universal
style: stoner
date de chronique: décembre 2010



Dernière chronique de l'année. Fastoche. Ré-édition deluxe avec un superbe packaging, du 2e album des QUEENS OF THE STONE AGE, le superbe "R". Comme la citation qui est imprimée en gras sur la couverture intérieure: "In 10 years from now you'll still be playing this awesome album, and that's what really counts" [Kerrang].
On va pas repasser les titres de l'album (CD-1): tout le monde connaît !
Par contre, le CD-2 est intéressant et est composé d'une part de B-sides, mais aussi et surtout d'un live, à Reading (festival), le 26 août 2000. On y trouve 9 morceaux puisés dans les deux premiers LPs des QOTSA, et en final "Millionaire" titre qui introduira le 3e LP, "Song for the Deaf" (classé N°2 dans le TOP5 de l'année 2002 sur ce site). Preuve qu'à l'époque les Oliveri, Homme et consorts avaient déjà en magasin la plupart des songs de leur triptyque composé de leurs 3 premiers albums.


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