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Disques et critiques pour 2010




Cette année:


- Brian Damage, batteur des Misfits, décède à 46 ans d'un cancer du foie le 12 janvier 2010
- 8 avril 2010: décès de Malcom McLaren (64 ans), l'homme qui lança les Sex Pistols
- Peter Steele (Type-O-Negative) meurt le 14 avril d'une défaillance cardiaque (48 ans)
- Le 16 mai 2010, mort de Ronnie-James DIO(67 ans) d'un cancer de l'estomac...
- 24 mai, mort par overdose de Paul Gray, bassiste de Slipknot (38 ans)
- 5 octobre 2010, Steve Lee chanteur de Gotthard, est fauché par un camion alors qu'il avait stoppé sa Harley sur le bas côté d'une route des States. Il avait 47 ans.
- Solomon Burke ("the greatest male soul singer of all time") meurt le 10 octobre à 70 ans
- Fin du groupe NOIR DESIR, annoncée le 30 novembre 2010 par Denis Barthes (drums), suite au départ de Serge Teyssot-Gay (guitar) et sa brouille avec Bertrand Cantat (voice)
- Le 17 décembre 2010, décès de Captain Beefheart...




**** Chroniques 2010 ****

Soit 31 albums analysés par Barjozo en 2010

Notation visuelle (pour les pressés):
: à chier ! : moyen : bon
: excellent : fantastique !



2010 KARMA TO BURN "Appalachian incantation"

label: napalm records
style: hard des familles instrumental
date de chronique:juillet 2010


KTM c'est:
Will Mecum: guitar
Rich Mullins: bass
Rob Oswald: drums

Attention au son ! Quelle pêche ! Quelle puissance ! Alors là j'en reste bah-bah tant la claque est énorme ! Je ne peux pas vous décrire cet album. La seule chose à faire c'est d'aller l'acheter illico si vous écoutez du métal ou du bon gros son lourd avec ce qu'il faut de mélodie. Pas la peine de chanter (même si sur un titre ("Waiting on the western world") c'est le chanteur de Year Long Disaster qui s'y colle. Un putain de super album ! Heavy à souhaits. Lourd et onctueux à la fois. Majestueux.




2010 YEAR LONG DISASTER "Black magic: all mysteries revealed"

label: volcom records
style: heavy metal
date de chronique:juillet 2010


Groupe composé de:
Daniel Davies: guitars/vocals
Richard Mullins: bass
Brad Hargreaves: drums

Ce trio mérite le détour ne serait-ce que par curiosité puisque la leader Daniel Davies n'est autre que le fils de Ray Davies, leader intemporel des Kinks. Et bien papa a bien bossé car le fiston est un bon guitariste et s'est bien s'entourer (on retrouve la basse de Karma to Burn). Mais ne vous attendez pas à écouter du Kinks ! Que neni ! C'est bien du hard-rock bien charpenté et du heavy que nous balancent ces trois musicos. Et ça tient la route. Depuis l'agressif "Show me your teeth" jusqu'à "Cyclone" qui clôt le LP on ne s'ennuie pas une seconde à l'écoute de cette galette.




2010 TRANS AM "Thing"

label: thrill jockey records
style: post rock
date de chronique:juillet 2010


C'est le neuvième album de ce groupe post-rock originaire de Frisco, US. On a là aussi droit à onze titres uniquement instrumentaux entre un Air qui aurait bouffé des amphétamines et de la noise planante. Le premier titre est juste une intro puis arrive le morceau "Black matter" et ses voix synthétiques; le n°5 "Bad vibes" est un must en terme de "vibrations" et "synthés post-kraut-rock"; "Heaven's gate" où des drums s'échinent à vouloir contrecarrer guitares et synthés (les deux instrumenst pivots du LP) est du plus bel effet avec des distorsions superbes (à écouter au casque à donf la nuit en regardant la lune...) nous faisant apparaître au bout de six minutes les portes de l'enfer (même si c'est du paradis dont il s'agirait). Le reste de la galette est parfaitement homogène. Un très bon album pour découvrir un vieux groupe underground.




2010 THE SOULJAZZ ORCHESTRA "Rising sun"

label: strut records
style: free jazz
date de chronique:juillet 2010


Collectif canadien avec Zakari Frantz, Steve Patterson, Ray Murray, Pierre Chretien,
Philippe Lafreniere, Marielle Rivard, Nicolas Dyson, Philippe Charbonneau, Nimali Ramanayake.

Attention ici c'est pas du rock. Mais que c'est de la bonne zike quand même ! J'avais découvert ce collectif avec leur précédent LP, le très latino "freedom no go die" dans lequel on avait le très anti-Sarko "Mr President" (je le recommande chaudement +++). Pour en revenir à ce nouvel opus, les influences et ambiances latino-afro-cubaines sont beaucoup moins marquées, mais avec toujours un sens du swing et du rythme omniprésent. Pour ceux qui connaîssent Mardi Gras BB, c'est à écouter sans modération.




2010 MASSIVE ATTACK "Heligoland"

label: virgin records
style: trip-hop tripoté
date de chronique:juillet 2010


Massive Attack, featuring:
On vocals: Robert Del Naja, Grant Marshall, Horace Andy, Tunde Adebimpe, martina Topley Bird, Guy Garvey, Hope Sandoval, Damon Albarn
On drums: Damon Reece and Jerry Fuchs
On bass: Billy Fuller, Damon Albarn and Neil Davidge
On keyboards: Robert Del Naja, John Baggott, Tim Goldsworthy, Damon Albarn, Dan Austin, Evan Dickinson, Neil Davidge
And on guitars: Adrian Utley, Stew Jackson, Dan Brown, Dave Sitek, Neil Davidge

Ca commence par "Pray for Rain", un titre lent tout en retenue sur lequel on ressent clairement chaque goutte de pluie (!). Viens ensuite "Babel" avec un rythme plus rapide et une voix féminine (Martina Topley Bird) renouant avec les heures trip-hop d'antan avec maestria. "Splitting the Atom" démarre à l'orgue avec la voix de baryton de Grant Marshall vite relayée par Horace Andy puis Robert del Naja (ce titre lancinant avait fait l'objet d'un EP en 2009). Le style devient beaucoup plus enlevé ensuite avec "Girl I love you" laminé par une basse omniprésente puis des synthés lancés à tout berzingue pour vous récurrer les cages à miel, puis de nouveau ça se ralentit (toujours cette basse...) et la voix relance ! Un titre magnifique. Derrière on enchaîne à la gratte sèche avec la voix claire de Miss martina ("Psyche").. Le titre suivant est plus complexe ("Flat of the blade") avec tout un tas de bruits mais là c'est pas mon truc. Vient ensuite "Paradise circus" avec un tempo lent et entêtant mais malheureusement on attend un élan et des accélérations qui ne viennent pas... à la place on a droit à des cuivres. Décevant. La suite est du même topo, sauf peut-être la last track "Atlas air" qui remet le LP sur les rails avec une mélodie obsédante rappelant les meilleures heures du groupe. Ouf !




2010 EELS "End times"

label: vagrant
style: the E style
date de chronique:juillet 2010


Performed by E with a little help from:
Kool G Murder, Jim Lang, Butch, Wayne Bergeron, Andy Martin, Chris Bleth, Joe Meyer

Ici on vous l'a dit et répété EELS c'est le géni à l'état pur. Ce type est un auteur-compositeur-interprète fantastique (et fantasque) qui vous file le frisson à chacun de ses disques. Bien sûr y a pas que du bon dans toutes ces nombreuses galettes mais faut écouter le son brut (ici par ex le titre N°2 "Gone Man" ou bien le N°8 "Paradise Blues") ou les morceaux ténébreux, folk et plein de poésie ("The Beginning", "In my younger days"..) que ce mec arrive à enchainer. Mon seul regret jusqu'à présent c'est de ne pas avoir encore pu le voir sur scène (mais je ne désespère pas ). Encore un bon disque (à éviter quand même si vous êtes un peu dépressif: rabattez vous alors plutôt sur un LP comme "Souljacker" (2001).





2010 IRON MAIDEN "The final frontier"

label: EMI
style: hard-rock canal historique
date de chronique:août 2010


Performed by:
.Steve Harris on bass guitar
.Nicko McBrain on drums
.Dave Murray, Adrian Smith and Janick Gers on guitars
.Bruce Dickinson on lead vocals

Bandes de p'tits graisseux, bandes de p'tites graisseuses, voilà les gars de Maiden qui reviennent avec une nouvelle galette. Un 15eme LP et quoi de neuf ? Après le décevant "A matter of life and death" paru en 2006, j'avais un peu peur de me lancer à l'écoute de ce nouvel opus. Erreur fatale ! Et dès l'intro ("Satelite 15" la bien-nommée !). Putain quelle intro ! 4'44 de pure jouissance auditive et là oui, Iron Maiden fait du neuf en 2010 avec des drums apocalyptiques; une basse stoner; un Dickinson qui ne force pas trop sa voix et des guitares magiques lorgnant sur des horizons azurs...
Après c'est du classique, dès "Final Frontier" morceau qui fait suite à cette intro dantesque avec une prod' reconnaissable entre milles. Des titres qui pour la moitié (5/10) dépassent les 8 minutes, autant dire que Maiden n'attend pas qu'on passe leurs morceaux en radio ou se fiche des critiques pour se concentrer sur ce qu'ils savent et ont toujours su faire: du heavy du hard-rock des familles comme on l'aime. Bien sûr les titres sont ne serait-ce que par leur longueur, difficiles à aborder à la première écoute mais chacun d'entre eux est empreint de cette alchimie qu'on connaît et qui a parfois fait défaut au groupe pendant les années 90: la mélodie, les guitares jouées en parallèle, et les synthés (depuis l'album "Somewhere in Time") qui apportent une touche planante. Pour ceux qui aiment le style ils ne seront pas déçus; ceux qui n'aiment pas n'auront pas pris le temps de lire cette chronique. L'album est homogène. Il faut quand même citer le morceau "When the wild wind blows" qui clôt l'album en 11 minutes; on attendait une chute aussi superbe que l'intro et on est pas déçu; ce titre est digne des plus belles envolées des anglais ("Rime..", "Alexander..", "To tale..", etc.) avec une mélodie qui se colle dans vos cochlées pour ne plus vous lacher. Superbe !





2010 ARCADE FIRE "The suburbs"

label: sonovox
style: indie-rock du XXIe siècle
date de chronique:septembre 2010


Performed by:
.Régine Chassagne
.Richard Reed Barry
.Win Butler
.Tim Kingsbury
.Will Butler
.Jeremy Gara
.Sarah Neufeld

"The Suburbs" ou troisième Lp des canadiens d'Arcade Fire. On se rappelera que leur premier Lp "Funeral" fut classé 2eme du Top5 de 2005 (album incontournable de cette même année), et "Neon Bible" leur deuxième Lp premier du Top5 de 2007 ! Il faut dire qu'avec les Strokes et Franz Ferdinand, ces musicos sont des surdoués. Et bien ce troisième disque est tout simplement une 3eme perle sur un collier magnifique. Des premières notes du morceau "The suburbs" jusqu'au bout des 64 minutes du Lp on ne s'ennuit pas une seconde et le pire dans tout cela c'est que quel que soit le style ils font mouche ! Le premier morceau est chaloupé entre piano et guitares, vite relayé par une 2eme piste très rythmée "Ready to start" et un 3eme "Modern Man" convainquant. "Rococo" se relance avec des cuivres (moins présents que par le passé) et une note lancinante que viennent martyriser quelques riffs sur la fin: un excellent morceau bien dans le style du 1er Lp. Après vient "Empty room" et des violons sautillants encadrés par des guitares et des drums... ainsi que la voix féminine de Régine Chassagne qui vient au passage donner un petit coup de fouet (on dirait un peu par moment du Abba aux amphétamines !). Puis c'est "City with no children", "half light"...etc. Rien à jeter. Encore un album qui lorgne vers les sommets du Top. Faudra sûrement les mettre hors concours un jour s'ils continuent comme ça ! Allez je me remets la galette à donf !





2010 EDDY CURRENT SUPPRESSION RING "Rush to Relax"

label: melodic
style: garage post-rock
date de chronique:septembre 2010


Ce groupe est australien. Ils sont bien déjantés ces gars de l'hémisphère sud. Ils balancent un rock cru et brut de décoffrage avec une basse dont on entend en permanence les cordes vibrer, de meme d'ailleurs que la 6 cordes qui part parfois dans des chevauchées longues et lancinantes que l'on n'a pas l'habitude d' entendre dans des disques de ce type (les morceaux sont ici assez longs) comme dans le 3e titre p ex ("Tuning out"). En plus le chanteur a une voix plutôt attachante ("Gentleman"... "all I want to be is a gentleman" dit le refrain !) et on pense à Iggy d'emblée (premiers Stooges).
Sur la toile on apprend que ECSR existe depuis 2003, basé à Melbourne. Il a déjà réalisé 2 Lps semble-t-il...
Un titre comme "Second guessing" (6e sur la galette) mérite franchement le détour et rappelle les grandes heures du rock psychédéliques (influence des Doors manifeste) avec des notes punk en sus. Intéressant. Puis ça se calme un peu avec "I can be a jerk" rythmé et cadencé par quelques notes de guitares auxquelles répond le chanteur... avant que le son ne se distorde un peu comme si on était en live. Etc.





2010 MARVIN "Hangover to the Top"

label: africantape
style: synth-rock
date de chronique:septembre 2010


Membres:
.Emilie Rougier: synthé, chants
.Fred Conte: guitares, chants
.Gregoire Bredel: batterie, chants

Alors ça alors ! Je n'aurais jamais cru cela possible ! Quelle galette ! Bien sûr en chroniquant on suppose que l'on peut tomber sur des Lps fantastiques. Mais là quelle baffe ! Et surtout par des musiciens ...français ! ! ! ! C'est là qu'il faut être assis ! Un power-trio de Montpellier...
Imaginez un mélange entre Air, et un groupe rock ou hard-rock. Les ambiances sont toujours imprégnées de synthés qui enveloppent les titres tantôt speed, tantôt soft... Bien sûr il faut accepter les sons distordus, malmenés, acidulés par des drums et surtout des riffs de guitares associés. Mais c'est très dur de chroniquer un tel brulot qui mèle aussi des rythmes dansants ! A écouter en urgence (ou aux Urgences si le choc est rude).





2010 THE SWORD "Warp Riders"

label: kemado records
style: heavy metal
date de chronique:septembre 2010


Et bandes d'enfoirés voici une galette qui va décrasser quelques cages à miel. Du Metal, du bon avec du gros son et une production digne des années fastes (assurée par Matt Bayles qui a déjà travaillé avec Pearl Jam, ou Mastodon). S'agirait du 3e Lp d'amerloques venant des déserts du Texas. J'avoue avoir raté les 2 premiers opus (shame on me). Premier titre: "Acheron/Unearthing the orb" et les texans après une petite intro gentillette balancent la purée à toute berzingue. Du speed, des guitares qui s'enflamment et toujours un tempo mélodique bien senti. "Tres brujas" est plus soft (tout est relatif) genre rock-FM aux amphets, titre calibré pour de possibles passages radios (cf la partie médiane du morceau avec des sonorités métalliques un peu trafiquées)... Troisième song: "Arrows in the Dark". Ambiance stoner avec une rythmique stylisée bien aidée par la prod. Le chant quelque peu incantatoire peut faire évoquer le Sabbath noir surtout accolé à cette rythmique véritablement déjantée. "The chronomance I" est toujours dans le trip sabbathien avec des drums martelés et des riffs lancinants couplés à cette voix très osbournée.... "The warp riders" ou mélange des influences manifestes que sont Maiden (les 2 guitares en rythmes) et Metallica (écoutez le riff qui rappelle le son de la 6 cordes de Kirk Hammett époque "Puppets" ou "Ride"). "Night city" avec un tempo plus léger et un chant plus travaillé. "The Chronomance II" avec des guitares partant en chevauchées galopantes (les zozos ont sûrement écouté à donf les premiers Megadeth car ici la manière de chanter vous fait repartir dans les intonations Mustaine-like). "Tears of fire " finit de vous achever après 48 minutes de hard-rock vraiment sympathique. Une très bonne galette qui ravira les vieux hardos comme les plus jeunes !





2010 PVT "Church with no magic"

label:warp records
style:synth-kraut-post-rock des antipodes
date de chronique: septembre2010


On change de style et on se replonge dans du rock en marge de l'électro (omniprésente) avec un Lp assez intéressant si on a la patience de s'y plonger à plusieurs reprise tant les ambiances peuvent de prime abord dérouter. Il s'agit d'un trio australien récemment exilé à Londres, UK. Un concept album où vous l'aurez compris les synthés sont au premier plan, avec cependant une ryhmique toujours en arrière plan. C'est quand même pas le disque de l'année...Bises.





2010 The HIGH CONFESSIONS "Turning lead into Gold with"

label: relapse records
style: ? + ! = §
date de chronique:septembre 2010


With: C Connelly, J Lemos, S Parker and S Shelley...

Décidément j'ai pas de bol avec les musicos qui arrivent d'horizons intéressants et se plantent dans leur association de soit-disant super-groupe. Ici aussi on a Mister Steve Shelley (drums chez Sonic Youth), Stanford Parker, producteur, Jeremy Lemos (de White/Light) et enfin Chris Connelly ex-chanteur de Ministry (entre autres). Et bien ces messieurs nous lachent un pet de souriceau. Qui plus est c'est l'arnaque puisque l'on a que ... 5 titres. Le premier est assez sympa ('Mistaken for cops') avec une rythmique sensas couplée à des guitares lancinantes et une voix plus narrative que chantée (façon Joy Division ou plus près de nous The Horrors). Mais dès 'Along come the dogs' , deuxième morceau, on sent poindre l'arnaque: une intro longuissime genre ambiance de fin des temps type Mad-Max: c'est chiant au possible. On passe au titre 3: "The listener" et rebelotte pour l'intro (ici type maison hantée) avec une voix calquée sur du Bowie. Mais patatras pour moi c'est imbitable. Puis c'est "Dead tenements" et toujours pas de compos digne de ce nom puisque c'est encore une intro type... euh...Terminator...avec là un chant à la Sid Vicious qui chie du marbre. Enfin titre 5, "Chlorine and crystal": morceau un peu mieux construit à mon goût avec malgré tout une impression de déjà- entendu malsaine...





2010 ARNO "Brussld"

label: naive
style:rock from Belgium
date de chronique:septembre 2010


With:
.Arno Hintjens; Serge Feys; Mirko Banovic; Sam Gysel; Bruno Fevery

Notre belge préféré nous revient avec une galette dont il a le secret de fabrication: mélange de compos persos et de reprises que le père Arno n'a pas peur d'arranger à sa sauce. Bien sûr on va me dire que je manque d'objectivité quand je chronique Mister Hintjens. Mais putain j'y peux rien. Le gonze est comme le bon vin, en vieillissant il nous pond des disques de plus en plus intéressants et mélodiques. C'est ainsi. Donc cet album il faut l'acheter. C'est du Arno comme on l'aime, plein de sueur, d'alcool, de larmes et de mélodies. J'attends le prochain avec impatience...





2010 The EIGHTIES MATCHBOX B-LINE DISASTER "Blood & Fire"

label:black records
style:rock from Hell
date de chronique:septembre 2010


Attention grand disque.
C'est quand on s'y attend le moins qu'on se prend dans la tronche une saupoudrée de sonorités à déflorer un parterre de coquelicots. Macanique. Voyez cet Lp. De prime abord ça commence mal avec une pochette des plus moches. Passons. Puis on se souvient du groupe vaguement mais avec un nom pareil à coucher dehors on a du mal! L'album démarre avec le titre "love turns to hate": single enlevé avec des riffs permanents sur une base rythmée et une voix soutenue par des choeurs bien trouvés. Excellente mise en oreilles. Puis c'est "mission from god" avec un rythme plus rapide trés scandé, lorgnant vers le punk. Troisième morceau démarrant unplugged "So long goodnight" et un chanteur (Guy McKnight) qui semble dire une contine (genre conquète de l'Ouest US..) avant que le rythme ne s'accélère progressivement. Une vraie réussite.. "Under my chin" reprend le côté quelque peu destroy tant par les sons des guitares que la façon de chanter. "Riptin", "Monsieur cutts", "i hate the blues" les titres s'enchaînent et on se prend à fredonner les airs toujours empreints de trouvailles intéressantes avec un chanteur en transe qui porte chacun des titres et module sa voix comme un instrument à part entière. Le Lp se termine avec "are you living" : tempo léger avec la voix claire et un tempo gentillet relevé par moments par des guitares accrocheuses et la voix qui se fait incantatoire. Un conseil si vous ne pouvez pas acheter cet opus, écoutez-le sans modération sur Deezer.
Un des disques de l'année 2010.
PS. malheureusement le groupe annonce sa séparation fin novembre 2010...





2010 THE BLOOD OF HEROES "The Blood of Heroes"

label: ohm resistance
style: dub metal/breakcore shoegaze
date de chronique: octobre 2010


With:
.Bill Laswell; DJ Submerged; Justin Broadrick; Dr Israel; End.user

La galette commence avec "Blinded" à la rythmique très RATM mais des drums intégrant manifestement des sons synthétiques, avec des voix plus parlées (genre rappeur déjanté) que chantées. Mise en bouche réussie. Puis on a droit à "Chains" titre plus lent aux ambiances de fin du monde (dues à une utilisation intéressante des claviers sur des dubs et autres sons électroniques soutenus par une mélodie très "cold-wave" superbe). J'adore. "Salute to the jugger" déboule ensuite avec une lancinante intro hardcore et là aussi des sons électroniques surajoutés; la voix est très hip-hop rappelant (j'suis pas un grand connaisseur) certains passages à la Asian Dub Fundation. 4e titre "Breakaway" et là grosse baffe dans ta face: ça défonce tant sur le plan des guitares que de l'arrière-son post-rock (krautrock ?) et des drums martelés avec tempo ! Les voix sont dissociées souvent distordues. Un OSNI (objet sonore non identifié) mais excellent.
Je ne vais pas détailler les 11 morceaux (55 minutes). C'est à écouter sur Deezer pour ceux qui veulent élargir leur univers discographique. Moi je suis conquis. Certainement un des Lps de l'année (deuxième chronique coup sur coup ! On espère que les prochaines écoutes seront du même tonneau. Hips !).
J'y retourne.





2010 BEST COAST "Crazy for you"

label:mexican summer
style: surf-pop
date de chronique:octobre 2010


Premier opus pour un duo originaire de LA.
Si vous aimez la pop bien lissée cet album est pour vous. Si vous aimez les songs de moins de 2 min 30 cet album est pour vous. Si vous aimez les LPs durant moins de 30 min (28 exactement) cet LP est pour vous. Si vous adorez les refrains entourés de choeurs rappelant les années 60 vous serez servis. Si la guitare électrique vous l'aimez en sourdine (type the XX) c'est également cet album qu'il vous faut acquérir. Si vous fantasmez sur les chanteuses qui composent leurs propres songs (Bethany Cosentino) et bien c'est encore vous qui gagnez ! Bref vous l'aurez compris un album qui n'invente rien, qui se contente de reprendre des choses x fois entendues mais il parait que cela marche à donf pour ce groupe (cf la critique élogieuse des Inrockuptibles en septembre 2010). Pas de quoi fouéter un chat pour un LP écrit de façon simpliste mais qui se laisse quand même écouter.





2010 THE NEW PORNOGRAPHERS "Together"

label: beggars/naive
style: power-pop collégiale
date de chronique:novembre 2010


Sixième LP pour ce collectif canadien originaire de Vancouver. J'avoue que j'ai zapé les 5 premiers (j'étais concentré sur la côte est vers Montréal et A.F.) (sic). Et bien mea culpa. Mea maxima culpa. Quel LP ! Après deux premiers titres légers rappelant bien sûr Arcade Fire, vient une première pépite avec "Your Hands (together)" 3e morceau qui vous fait battre le tempo sans que vous ne vous en rendiez compte un titre génial et rapide. "Silver Jenny Dollar" où on est plongé dans les années 70 avec une voix nasillarde rappelant des abeilles US.. et une mélodie entrecoupée de guitares bien senties. 5e titre: "Sweet talk" et nouveau tempo très saccadé en intro puis un savant mélange de rythmes légers. Puis vient "My shepherd" et une intro au piano un rythme plus léger, une basse qui relève l'ambiance, une voix claire et par la suite quelques envolées de guitares...entremélées de cuivres. "Up in the dark": enjoy le travail des guitares et autres instruments à cordes pour un morceau dont le refrain vous reste en tête quoique vous fassiez. Etc. Pendant un total de 44 min et 12 titres au total. Dans chaque morceau on a des trouvailles intéressantes qui témoignent d'un gros travail d'écriture pour un LP solide au final et qui peut facilement rivaliser avec les meilleures production du moment.





2010 ROBERT PLANT "Band of Joy"

label: universal
style: pop-folk-world
date de chronique:octobre 2010


With:
Robert Plant, Patty Griffin (vocals), Buddy Miller (guitares), Darell Scott (mandoline et banjo), Byron House (basse) et Marco Giovino (percus)
Nouvel album solo de Robert Plant seul ex-membre de Led Zep vraiment encore au turbin. Ca démarre très fort avec le premier single "Angel dance" magnifique morceau léger, rythmé, feutré, rappelant par certains côté (le banjo) le meilleur du dirigeable et son côté world avant-gardiste. Un must et déjà certainement un classique ! "House of cards" vient ensuite et il faut alors faire attention car le changement de tempo est majeur pour un titre moins "dansant" qui peut dérouter. Malgré tout après plusieurs écoutes on apprécie l'ensemble et on enchaîne avec "Central two-o nine" toujours au banjo et à la mandoline, un titre qui s'accélère pour devenir très rythmé et chaloupé en deuxième partie. "Silver rider" est une ballade sirupeuse superbe. "You cant buy my love" martelle les tympans avec une basse ronflante, des percus tendus et un swing entraînant. Yeah ! "Falling in love" et son rythme lent (un slow quoi !) rappelle par les choeurs l'Amérique profonde, le Sud et les veillées avec feu de camp... très langoureux et empreint d'un groove et d'un feeling superbes. "The only sound that matters" est imprégné d'une guitare slide avec toujours une mélodie superbe. Avec "Monkey" le huitième titre, l'ambiance se modifie radicalement et devient sombre, inquiétante avec deux voix (celle de Plant susurrée, et celle de Patty Griffin) et une guitare lacérant le morceau du début à la fin. "Cindy I'll mary you someday" revient au banjo pour une reprise d'un morceau traditionel arrangé par Bébert. "Harm's swift way" est une ravissante chanson (quelle voix envoutante) avant que "Satan your kingdom must come down" ne nous hypnotise quelque peu par son côté gospel... Mais heureusement ça finit bien avec "Even this shall pass away" (poème de Théodore Tilton, célèbre abolitioniste US du XIXe siècle mis en musique) on termine de façon plus extravertie avec des tempos déroutants..
Un album superbe !





2010 WARPAINT "The Fool"

label: rough trade
style:dream pop
date de chronique:novembre 2010


With:
Jenny Lee Lindberg: bass guitar
Emily Kokal: vocals and guitar
Theresa Wayman: guitar and vocals
Stella Mozgawa: drums and keyboards

Groupe féminin formé en 2004 à Los Angeles. Premier EP en 2009 "Exquisite Corpse", produit par Jon Frusciante des Red Hot. Voici leur 1er LP.
"Set your arms down" démarre le LP avec cette voix haut perchée (rappelant PJ Harvey quand elle monte dans les aigus), un rythme lent et une guitare lancinante qui s'active sur la fin comme un tourbillon entraînant: excellente entrée en matière. Les titres s'enchaînent ensuite avec un rythme léger. Ne pas chercher ici du rock au sens où on l'entend usuellement mais plutôt de la pop d'ambiance. On peut se référer à un groupe comme "The XX" par exemple (pour lequel elles ont d'ailleurs fait la première partie sur une tournée US en 2009) mais à l'inverse de ceux-ci, les girls de Warpaint nous gratifient de titres toujours différents ce qui les différencient beaucoup du côté rébarbatif des XX. Cet univers plein de couleurs, nous fait voyager dans une dimension très feutrée mais toujours pop et mélodique, avec un soupçon de mélancolie (les 2 voix y sont sûrement pour beaucoup). Parfois on ressent des petites notes très "new-wave" ("Composure") surtout par rapport au son des 6 cordes... En fin de LP, "Majesty" se pare de quelques effluves électroniques. L'album se clôt par un neuvième titre "Lissies heart murmur" où le piano est à l'honneur.
Probablement un jeune groupe qui deviendra grand.





2010 SHIT ROBOT "From the Cradle to the Rave"

label: universal
style:electro
date de chronique:novembre 2010


Ecrit par:
Markus Lambkin
feat. the DFA crew: -les fondateurs Juan Maclean et James Murphy, -Alexis Taylor des Hot Chip, -Nancy Whang de LCD Soundsystem, and others.

Attention: ici c'est pas très rock. On s'immerge dans un flot de sons house/électro/psyché qui est assez rafraichissant mais j'en connais qui sont réfractaires à ce type de zike ! Il paraît que la prod est liée à LCD Soundsystem (un de mes plus grand raté dans les Top5, en l'occurence en 2006 pour leur immense LP "Sound of Silver" que je n'ai découvert malheureusement qu'en 2007...) et que James Murphy (LCD) a co-écrit les titres. Mais des titres comme "Losing my patience" ou encore le très rythmé "Simple things" ne peuvent décemment pas laisser indifférent. Non ? ce dernier morceau en misant sur un piano déjanté et des samples avec des voix multiples est un des must de la galette. Après on peut citer "i got a feeling" tout en dubs, avec un son me rappelant les années "house" avec un relai en cours de morceau par un piano-électronique aux sonorités métalliques ...
L'album se termine avec un terminatoresque "Triumph!!!"(Judgement day !).





2010 The BLACK CROWES "Croweology"

label: Angelus Entertainment/ Silver Arrow
style: rock texan des familles
date de chronique:novembre 2010


With:
Christopher (Chris) Robinson: lyrics, vocals, harp, guitars
Richard (Rich) Robinson: music, guitars, vocals
Steve Gorman: drums
Sven Pipien: bass, vocals
Luther Dickinson: guitars, mandolin, banjo
Adam MacDougall: keyboards, vocals

Double CD reprenant les meilleurs de leurs morceaux en version "unplugged". Un packaging superbe. Ca commence fort.
On va passer en revue l'ensemble des morceaux de ces deux galettes:
-Premier CD-
"Jealous again" (du 1er Lp du groupe paru en 1990, le génial "Shake your money maker"): c'était un des morceau phare de leur premier opus. Un titre génial qui n'a pas pris une ride.
"Share the ride" (du 4e Lp paru en 1996, le décevant "Three snakes and one charm") rebaptisé puisqu'à l'origine le titre se nommait "Let me share the ride". Un morceau qui survolait l'album et dont la version 2010 est aussi superbe.
En troisième titre on a droit au fantastique "Remedy" (du 2e Lp paru en 1992, le superbissime "The southern harmony and musical companion") transcendé par cette version accoustique sur laquelle Chris Robinson sort sa voix la plus nasillarde, aidé sur les refrains par des choeurs féminins moins marqués que sur la version princeps. A noter que le solo final reste électrique. Superbement enchaîné avec des sons qui restent électrifiés...tout comme le chanteur qui s'ébroue jusqu'au terme de la song.
N°4: "Non-fiction" (du 3e Lp paru en 1994, le sulfureux "Amorica"). A l'époque c'était un morceau que je trouvais un peu terne, trop mou. Mais là j'avoue que 16 ans après, la version présentée ici toujours très lente par rapport aux premiers morceaux m'a enchanté dès la première écoute (plusieurs 6 cordes sèches associées à un piano léger, et la voix qui reste toujours aussi attachante...). Le final est différent de l'original, allongé de façon plus aérienne, parfois hispanisante. Excellent.
Puis vient "Hotel Illness" (du 2e Lp): début roots, avec un harmonica bien accrocheur, des tambourins, de la guitare, Chris bien allumé. J'avais oublié combien ce morceau était bon.
"Soul singing" (du 6e Lp paru en 2001, le sous-estimé "Lions") et la voix qui se fait plaintive entourée de musicos au top: à écouter à donf au casque ou dans sa porshe à 180 kms/h sur autoroute... un régal pour les cages à miel.
Ensuite c'est "Ballad in urgency" (du 3e Lp). Encore un titre lent sur "Amorica". Le relookage 2010 l'a nettement embelli avec une intrication guitares séches et slides. Ce n'est cependant pas encore un de mes titres préférés des Crowes, en dehors du final planant qui ici allonge considérablement le morceau ( qui durait 5'39 initialement pour 9'16 en 2010 ).
On enchaîne avec "Wiser time" (toujours du 3e Lp). Cette version est tout simplement magnifique. Là aussi un titre de plus de 9'30.
Puis "Cold boy smile" (inédit) nous fait voyager dans un univers où les notes scintillent, le rythme évoquant une ballade langoureuse...superbe.
"Under a mountain" (du 4e Lp) clôt le premier CD de façon enlevée.
-Deuxiéme CD-
"She talks to angels" (du 1er Lp) est restée une superbe ballade mélancolique à souhaits..avec un brin de violon.
"Morning song" (du 2e Lp). Probablement ma chanson préférée des Crowes. Intro: on est dans un bar; puis ça balance slide et 6 cordes sèches, invectivées par un piano et une voix superbe... "Dizzy found me last night.....March me down to the seven seas...etc". Au beau milieu on a droit à un rythm-N-blues déjanté...Une version diablement efficace qui pour moi justifie à elle seule l'achat du CD !
"Downtown money waster" (du 3e Lp): une version qui éclaire quelque peu ce titre avec des violons et du banjo.
"Good friday" (du 4e Lp) "Thorn in my pride" (du 2e Lp) "Welcome to the good times" (seul titre du 5e Lp paru en 1998, le mal-aimé "By your side") "Girl from a pawnshop" (du 4e Lp) "Sister luck" (du 1er Lp) "She" (inédit) "Bad luck blue eyes goodbye" (du 2e Lp) ont toutes leur raison d'être savourées comme l'ensemble de cette oeuvre inespérée.
-Conclusion-
Deux heures de musique avec des gonzes qui s'éclatent et font ce qu'ils aiment en se foutant pas mal du reste. Une ambiance et une ligne de conduite exemplaire malgré leur break du début des années 2000 et la perte de la moitié de l'effectif de départ (ne restent que les frères Robinson et le batteur Gorman). Une relecture de la première partie de leur carrière (surtout les 4 premiers albums) avant le bug précité. Millediou ! ! ! ! quel CD !





2010 BLACK LABEL SOCIETY "Order of the Black"

label:roadrunner
style: metal
date de chronique: novembre 2010


With:
Zaak Wylde and Co.
Mazette le Zaak a mis le paquet ce coup-ci. Ca démarre fort avec "Crazy horse" et "overlord" qui plantent le décorum sans finesse. On est scotché par le SON et la production. Beaucoup de bon dans cet LP: que dire du brûlot qu'est "Godspeed Hell Bound": un déluge de décibels ronronnant à donf avec une rythmique qui vous lamine du début à la fin, et par dessus le marché un solo démoniaque (comme la voix). Ensuite une ambiance d'outre-tombe nous fout les jetons (la nuit au casque) dans "War of Heaven" avant que là aussi le SON ne nous détruise les quelques neurones intacts qui nous restent ! Très puissant. Pourtant le côté chiant reste les ballades (j'en compte 5: "Darkest days" et son piano à la Axl "November" Rose, "Time waits for no one" [re-belotte pour le piano !], "Shallow grave" [dix de der pour le piano] et "January" [là c'est des cuivres mielleux] et "Cant find my way home" qui clôt le LP). Sur 14 morceaux si on enlève ces 5 titres on reste tout de même avec une superbe galette bien péchue ! Et en plus ils seront au HELLFEST 2011 ...avec sur la même affiche papa OZZY ! ! !





2010 ANATHEMA "We are here because we are here"

label: snapper music
style:prog-atmospheric rock
date de chronique:fin novembre 2010


Le son est très "aérien" et on reconnaît d'emblée la patte du producteur en chef: Steven Wilson (Porcupine Tree). "Thin air" démarre lentement; "Summer night horizon" avec ses voix entremélées laminées par une 6 cordes en furie vous envoie dans la quatrième dimension dès la première écoute. Puis on a un peu de piano sur l'intro de "Dreaming light" (là franchement le côté "Porcupine" est manifeste) avec ensuite des cuivres et on se dit que c'est sûr, là c'est le plantage à coup sûr. Mais le morceau repart avec des drums et finalement même si ce titre reste une balade c'est pas trop mauvais dans le genre...
"Everything" démarre de façon faiblarde mais heurement le titre s'emballe ensuite entremélant toujours claviers et guitares... dans un style qui évoque sans vergogne le côté rock progressif et parfois même le chef de file du style: Marillion. "Angels walk upon us" confirme cette impression également par les sonorités des cordes tous comme les titres suivants tout au long des 58 minutes du LP. Faut quand même être fan pour tout écouter d'un trait car y a un petit côté répétitif qui m'incommode un peu..





2010 ZOLA JESUS "Stridulum II"

label: souterrain transmission
style: new-gothic-postrock
date de chronique:decembre 2010


9 chansons en 34 minutes par une petite américaine de 21 ans à l'esprit torturé (cf la pochette du CD !). L'album s'ouvre avec une ambiance de messe noire "Night" et une voix plaintive résonnant sur des keyboards soutenus par une batterie en arrière plan. Un titre superbe et qui se magnifie au fil des écoutes ! "Trust me" reste dans le style: épuré, sombre, froid avec ce timbre particulier. Les claviers sont toujours omniprésents et donnent un relief certain à la compo. Puis vient "I cant stand" avec cette fois une charpente plus scandée mais toujours aussi efficace. Et il en va ainsi de suite avec les autres titres (mention spéciale pour "Run me out" et sa montée progressive en puissance qui vous plonge dans un abîme de sons froids..). Un LP difficile d'abord mais qui après plusieurs écoutes s'ancre entre vos hémisphères et vous hante à jamais. Superbe. A éviter quand même si vous êtes un tantinet dépressif.





2010 INTERPOL "S/T"

label: universal
style: classic rock from New-York USA
date de chronique: 2010


Ce serait le renouveau d'INTERPOL à en croire certains critiques. Cela démarre très bien avec un titre bien chiadé "Success". Pourtant dès le deuxième morceau "Memory Serves" les New-Yorkais replongent dans leurs mauvais travers gnian-gnian... J'ai peur de la suite. 3e titre: "Summer Well" redresse la barre avec une guitare bien claquée et une mélodie qui s'écoute bien. On est pourtant bien loin de leurs deux premiers opus (en particulier "Antics", album classé N°2 du TOP5 de l'année 2004). Depuis les zozos chient un peu dans la colle et tournent en rond. Un peu comme le titre suivant "Lights" qui a du mal à décoller ou le single "Barricades" difficile à écouter avec ses voix trop tendues. Etc. En plus le quatuor semble un peu bancal depuis peu car leur bassiste a filé à l'anglaise...Je crains que cet LP ne précipite la fin de ce groupe un peu sombre, et ce n'est pas le fait d'assurer la première partie de U2 (tout récemement encore à San Sebastian) qui changera la donne.





2010 The MICHAEL SCHENKER GROUP "Live in Tokyo"

label: inakustik
style: heavy metal canal historique
date de chronique: décembre 2010


With:
Michael Schenker: lead guitar and vocals
Gary Barden: lead vocals
Wayne Findlay: guitar, keyboards, backing vocals
Neil Murray: bass guitar
Simon Phillips: drums

Michael Schenker. Mais qui se souvient de lui ? Un blondinet from Deutschland, surdoué de la 6 cordes. Membre éphémère de Scorpions alors qu'il était à peine pubère, puis guitar-hero de UFO (il piqua la place à Bernie Marsden qui s'enfuit alors avec Coverdale pour monter Whitesnake). Il fonda très vite son propre groupe: MSG.
Voici donc un super concert enregistré le 13 janvier 2010 à Tokyo, Nakano Sun Plazza. Faut dire que les nippons ont toujours eu un faible pour le bon vieux hard allemand (Scorpions, Uli Jon Roth, MSG...) et que c'était donc l'endroit parfait pour Schenker pour fêter ses 30 ans de carrière.
Question zike faut dire que Schenker assure quand même un max à la lead guitar avec des soli exceptionnels sur sa flying V ("Cry for Nations", "Let Sleeping dogs lie", "Into the Arena" qui clôt le 1er CD de manière très enlevée [on pense franchement à Malmsteen sur ce titre]). En plus le père Gary Barden (1er chanteur de MSG qui fut ensuite supplanté par Graham Bonnet) a retrouvé une voix bien éraillée comme on les aime, et que derrière les fûts on a rien de moins qu'un des musiciens de studio les plus réputés à ce poste et qui était d'ailleurs le batteur sur le premier LP studio de MSG : Simon Phillips.
Parmi les meilleurs morceaux on notera un "Armed and Ready" loud, loud, loud, avec des choeurs assurés par le public, "I want you" joué très speed avec une guitare qui littéralement vous cisaille des tympans (dantesque). Le 2eme CD s'ouvre sur "Lost Horizons" et une ambiance à la madmax. Après on a le très aérien "Rock my nights away" et ses claviers un peu FM... On trouve ensuite quelques morceaux parmi les plus connus en particulier 2 chansons cultes de UFO: "Rock Bottom" et "Doctor, Doctor" qui termine le set. Superbe LP.





2010 The POISON ARROWS "Newfound Resolutions"

label: file 13
style:post-rock vs synth-rock = best rock
date de chronique: décembre 2010


With:
Justin Sinkovitch: voice and keyboards
Patrick Morris: bass
Adam Reach: drums

Une intro lente. Puis une basse lancée à vive allure. Des vocaux habités par un esprit. Des keyboards planants: ainsi débute cet album avec "Flawed Acumen". Sur le 2e morceau ("Unveiled in Sequence") impossible de ne pas évoquer Sonic Youth (le rythme et surtout la façon de chanter très 'Thurstonesque'). Très bon début en matière.
Groupe originaire de Chicago, The Poison Arrows sortent ici leur 2e LP après le "First class, and forever" que j'ai royalement zapé en 2009 ! Mea culpa ! Mea maxima culpa ! Car ici c'est du lourd. Du très lourd.
Après les deux premiers titres déjà cités l'enchaînement est magistral entraînant chez l'auditeur une addiction dès les premières écoutes. Ainsi, "Interpretive Hunter" d'où jaillissent plusieurs basses va vous emmener imperceptiblement durant plus de 7 minutes dans des contrées noires où vous allez tour à tour rester inquiet, aggressé par des sons hypersaturés, et en fin de morceaux vous allez courir vite au tempo des guitares car vous l'aurez compris le hunter vous poursuit ! "For lack of an AK" est ensuite un instru majestueux mélant basses, drums et claviers supersoniques: impressionnant. La suite est du même acabit de "Steely Justice" à "Tranquil eyes" qui termine l'album après 70 minutes d'une zike majestueuse, souvent sombre mais au combien mélodique. Parfois on a des incursions dans des rythmes un peu étranges évoquant du hip-hop thrashy ("Popular look"). Et toujours une basse qui vous lamine le diencéphale tel un rouleau- compresseur (cf "Inadmissible architecture")... Une fantastique découverte !





2010 DIO "Live at Donnington 83 & 87"

label: niji entertainment group
style: hard-rock épique
date de chronique: décembre 2010


With:
Ronnie James Dio (vocals), Vinnie Appice (drums), Jimmy Bain (bass), Claude Schnell (keyboards)
Vivian Campbell (lead guitar in '83) and Craig Goldy (lead guitar in '87)

Produit sorti en hommage au grand chanteur RJ Dio, enregistré avec les moyens de la BBC.
D'abord l'objet: joli packaging pour un double CD. Agrémenté d'un petit livret retraçant brièvement les données de l'époque + quelques photos un peu kitsch. En plus on a droit à deux reproductions plastifiées des pass de l'époque permettant d'aller backstage... sympa.
Et la musique ? -le premier LP vous renvoie le 20 août 1983, Castle-Donington's Monsters of Rock. Un festival qui à l'époque était une institution (il fut monté en 1980) non seulement anglaise mais également internationale sur le plan du hard-rock. Dio s'y produit au cours de la tournée "Holy diver", son premier LP solo après sa rupture avec Blackmore et donc Rainbow en 1978, et sa brève incartade dans Black Sabbath pendant laquelle il participa quand même à deux superbes disques ("Heaven and Hell" [1980] et "Mob rules" [1981]). Sur ce premier concert, outre la superbe voix de Dio, ce qu'on retient surtout c'est la guitare flamboyante de Campbell qui nous gratifie (piste 8) d'un solo magistral. Derrière ça on a droit à une superbe version de "Heaven and Hell" sur laquelle Campbell est en transe avec un jeu de guitare exceptionnel et Dio harangue la foule avec une verve sans pareille !
Deuxième LP, même lieu mais époque différente: le samedi 22 août 1987, DIO vient de sortir un mois auparavant son 4e Lp "Dream Evil". Le guitariste de feu Vivian Campbell est parti chez Whitesnake (il sera plus tard recruté par Def Leppard après le décès de Steve Clark en 1991). "Dream Evil" ouvre le set. D'emblée on sent que la prod est différente, certainement retouchée en studio car le public en arrière plan semble effacé sauf entre les titres bien sûr. Du coup pour un live ça sonne un peu 'studio'. Il n'empêche le second morceau "Neon Knights" (tiré du LP de Sabbath 'Mob Rules') est superbe, joué à donf; "Naked in the rain" est sublimé par une guitare qui fait oublier campbell; "Rock n' roll Children" au sein duquel on a un long passage de "Long live Rock n' roll" fait mouche. "The last in Line" est joué sous forme de medley et inclut "Children of the sea", "Holy diver", "Heaven and Hell", "Man on the Silver Mountain" et "All the fools sailed away". Bien sûr c'est un peu frustrant mais n'empêche que les enchaînements sont très bien faits avec en fin de morceau, une reprise vers "The last in line" et pour finir "Rainbow in the dark".
Conclusion. Superbe double CD à s'offrir (ou à se faire offrir) pour Noël !





2010 THREE MILE PILOT "The inevitable past is the future forgotten"

label: temporary residence
style:from the 90s
date de chronique: décembre 2010


With:
Zach Smith: bass
Tom Zinser: drums
Pall Jenkins: claviers et chant

Décidément ces derniers temps les reformations de groupes ayant splités à la fin des 90s ou au début du millénaire vont bon train. Et en plus y a pas à chicaner les albums pondus pour leurs retours sont très bons. Pour preuve en 2009 avec ALICE IN CHAINS, ou DINOSAUR Jr (reformé depuis 2005).
Et bien ici c'est également un coup de maître avec un retour gagnant de 3MP treize ans après. Dès le premier titre "Battle" on sent que la barre est placée très haut avec une mélodie fameuse et une cadence induite par les claviers, je vous dis pas. La suite s'enchaîne et tous les titres sont au diapason. Cet album est un concentré pop-rock lorgnant allègrement vers la fin des années 80 (new wave quoi) mais avec ce je ne sais quoi qui fait que ça se laisse écouter sans problème. Le plus c'est surement les claviers, omniprésents mais jamais trop en avant ce qui donne un côté mélancholique mais en gardant la hargne rock par la rythmique. Un LP très réussi.





2010 QUEENS OF THE STONE AGE "Rated [Deluxe Edition]"

label: universal
style: stoner
date de chronique: décembre 2010


Dernière chronique de l'année. Fastoche. Ré-édition deluxe avec un superbe packaging, du 2e album des QUEENS OF THE STONE AGE, le superbe "R". Comme la citation qui est imprimée en gras sur la couverture intérieure: "In 10 years from now you'll still be playing this awesome album, and that's what really counts" [Kerrang].
On va pas repasser les titres de l'album (CD-1): tout le monde connaît !
Par contre, le CD-2 est intéressant et est composé d'une part de B-sides, mais aussi et surtout d'un live, à Reading (festival), le 26 août 2000. On y trouve 9 morceaux puisés dans les deux premiers LPs des QOTSA, et en final "Millionaire" titre qui introduira le magnifique 3e LP, "Songs for the Deaf". Preuve qu'à l'époque les Oliveri, Homme et consorts avaient déjà en magasin la plupart des songs de leur triptyque composé de leurs 3 premiers albums.





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