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Sorties CDs 2011




Cette année là:


- le guitariste Gary Moore meurt d'une crise cardiaque le 6 février 2011 à 58 ans
- les excès de Calvin Russel lui coûtent la vie le 3 avril 2011 à 62 ans (cancer du foie)
- Scott Colombus, batteur originel de Manowar meurt le 4 avril 2011 (54 ans)
- Michael "Würzel" Burston, guitariste mythique de Motörhead meurt d'une crise cardiaque le 9 juillet 2011 (61 ans)
- Amy Winehouse est retrouvée morte le 23 juillet (27 ans)
- le bassiste du groupe japonais Loudness, Teiji Sawada, se suicide à 45 ans le 17 juillet
- le 11 août c'est au tour de Jani Lane, chanteur de Warrant qui meurt d'une intoxication alcoolique aigüe (47 ans)
- le 8 octobre 2011, Mikey Welsh bassiste de Weezer, succombe à un arrêt cardiaque à 40 ans
- enfin le 17 décembre 2011, Cesaria Evora, la 'diva aux pieds nus' meurt au Cap Vert à 70 ans




**** Chroniques 2011 ****

En 2011 ce furent 38 albums analysés par Barjozo

Notation visuelle (pour les pressés):
: à chier ! : moyen : bon
: excellent : fantastique !



2011 ELECTRIC MARY "III"

label:listenable records
style: hard-rock australien canal historique
date de sortie: 17 octobre 2011
date de chronique: 30 décembre 2011


LP venant d'Australie par des cocos qui ont certainement été bercés par Led Zep, ACDC et le son des 80ties. 38 minutes et 10 titres excellents qui vous font planer. Une rythmique nickel, un groove magnifique, des 6 cordes qui se lachent sans jouer les guitar-heroes, et enfin une voix et quelle voix ! On pense bien sûr à Bon Scott, à Sammy Hagar [Montrose, Van Halen, Chickenfoot] ou pour ma pomme à Mike Farris [Screaming Cheetah Wheelies]. Avec un chanteur pareil les musicos n'ont qu'à enchaîner riffs et rythmiques à donf. Un superbe LP pour une 3e oeuvre alors que jusque là j'étais passé à côté des 2 premiers opus. Shame on me. A écouter sans modération si vous aimez le gros son, les chansons qui accrochent, bref la bonne zike quoi...



2011 The ANSWER "Revival"

label: spinfarm records
style: hard-rock vintage
date de sortie: 10 mars 2011
date de chronique: décembre 2011


The Answer est la (bonne) réponse à la question que tout le monde se pose: "Is rock dead, motherf*ckers?"
No
Rock is not dead!
Album fougueux, qui dès le 2ème morceau ("Use me") vous martèle les tympans avec une rythmique monstrueuse (ah! cette batterie!!) et un solo pas moins fameux. Un titre absolument rock. Rock. ROCK!
Et que dire de l'intro, groove groove groove du titre suivant, "Trouble", enchaînant cri viscéral du lead singer (Cormac Neeson) et harmonica branché sur 220v. Excellent morceau aux relents boogie-blues, la gratte s'enflamant également ensuite.

Et ça continue à toute berzingue sur un "Nowhere freeway" sur lequel l'apport d'un chant féminin est astucieusement placé en relais (celui d'une certaine Lynne Jackaman, chanteuse rock-soul dans un groupe londonien du nom de Saint Jude, dont on a l'impression qu'il est en parfaite harmonie avec ses comparses d'un titre). Réussite parfaite.
Le morceau suivant "Tornado" débute langoureusement comme une petite balade mièvre et sans relief, avant que vos écouteurs n'explosent sous les coups de buttoir d'une implaccable rythmique. Si le tempo est plus lent sur ce titre, n'allez pas penser que l'intensité mélodique soit redescendue, bien au contraire, et cela afin de mieux vous balancer "Vida (I want U)", morceau suivant qui peut en irriter certains avec ses 'nah nah nah nah nah', mais avouez que les balancements de hanches qui sont inexorablement provoqués par l'écoute de ce titre chez vos copines/épouses, ne peut que vous entraîner également à rentrer dans la danse...

Faut-il poursuivre le track by track? -Oui? Ok. Voilà qu'arrive une des perles du LP: "Caught on the riverbed". Aïe caramba, quelle fougue ce morceau! Il y a tout! De la gratte (Paul Mahon) éminemment jouissive, des fûts toujours autant martyrisés (James Heatley) et une voix rocailleuse bien comme il faut, sachant par moments monter dans les aigus (on pense au grand Robert Plant). Du grand art vous dis-je!
Vous en voulez encore? -Oui! Et bien ce sera "Destroy me" et son intro quasi hispanisante, jusqu'à ce que les drums là encore brisent la monotonie initiale...Un morceau superbe.

Au bout d'un moment il faut savoir s'arréter au risque de ne plus être crédible si on poursuit dans les superlatifs et l'emphase. Bon, diront les grincheux, il y a bien quelque chose qui ne va pas sur cette galette! On pourra disserter sur l'artwork, car la minette qui y figure aurait pu être prise en photo de face, plutôt que de dos...mais c'est un petit détail...
"Revival" est un somptueux album méritant de figurer en bonne place dans toute cédéthèque qui se respecte.
Le prochain album sera assurément compliqué pour eux, car la barre a été placée très haute...





2011 KARMA TO BURN "V"

label:
style: heavy-metal instrumental
date de sortie: juin 2011
date de chronique: 30 décembre 2011


Ce nouvel LP de KTB ne surprendra personne. Un son pêchu. Une rythmique assourdissante. Un premier morceau génial ("Fourty-Seven"). Et pourtant je reste un peu déçu par l'ensemble car le côté purement instrumental lasse un peu à la longue au fil des écoutes. Ce n'est pas pour rien que les morceaux qui sortent du lot ici sont aussi ceux sur lesquels Daniel Davies vient encore s'égosiller ("The Cynics", "Jimmy D" et la reprise de Black Sabbath "Never say die"). Pourquoi donc n'ont-ils pas engagé le chanteur définitivement dans leur effectif ?





2011 SUPERSCREAM "Some Strange Heavy Sound"

label: brennus
style: heavy-world-rock
date de sortie: 17 janvier 2011
date de chronique: 8 décembre 2011


Ce LP déboule par un superbe morceau: "Combattant" où des effluves orientales, un rythme enlevé, une voix bien accrocheuse vous font d'emblée penser que vous avez peut-être mis dans votre lecteur-CD un des disques de l'année ! ! !. Voyons la suite. Vite.
"Metal sickness" est un morceau très speed avec une voix suraigue rappelant les grandes heures du heavy metal des eigthies. Ensuite première surprise avec "A flaw in the plan" qui a des intonations rap (par le chant) mélées de blues (cf le piano-bar en arrière plan) avec pourtant un continuum très rock grâce aux guitares et au chant des refrains qui rappele un peu celui de Zack de la Rocha (RATM). "Point of no return" vient ensuite: guitare sèche vite relayée par une rythmique lourde, un chant incantatoire (du plus bel effet). Plus de 8 minutes pour ce titre où un reconnaît des effluves prog (Marillion n'est pas loin) puis un déluge sonore lorgnant vers les sixties (le Pourpre Profond pour les claviers très Lordiens). "Past the shore" nous invite ensuite à plus de calme, c'est cool, la voix se fait langoureuse (mais attention les guitares ne sont pas loin quand même et font de temps à autre quelques piqûres de rappel). "Blind justice" lorgne vers les terres espagnoles avec la six cordes très flamenco pour la 1ère partie du morceau; ensuite l'électricité revient par moments pour éviter que l'on ne s'assoupisse. Superbe morceau très racé. Puis "Star of Venus" vous donne d'emblée l'envie de headbanguer! Speed, speed, speed-moi! Fantastique morceau (soli à 2 guitares évoquant bien sûr la Vierge de Fer en personne!)! Huitième et dernier titre débutant au piano, "Fool souls" en finit avec votre cerveau si celui-ci n'a pas succombé auparavant à un trop-plein d'endorphines qui auront inévitablement submergé vos circonvolutions encéphaliques tant cet album est riche et voluptueux.
A j'oubliais. Superscream est un groupe français et "SSHS" est leur premier opus !
"Immm...possible!" et si, pourtant si si ma bonne dame !





2011 BJORK "Biophilia"

label: universal
style: the bjork style
date de sortie: 10 octobre 2011
date de chronique: 6 décembre 2011


Nouvel LP pour la diva islandaise, "Biophilia" démarre de façon aérienne avec de la harpe et un morceau léger tout en retenues ("Moon"). "Thunderbolt" est ensuite un titre plus grave, soutenu par un orgue langoureux et toujours cette voix d'enfant si caractéristique de la chanteuse nordique. "Crystalline" est plus haché, et apparaîssent alors quelques écueils liés à l'utilisation un peu trop fréquente de breaks aux essences électroniques, même si le titre reste intéressant car lorgnant vers des contrées souvent vierges (cf le solo final !). "Cosmogony" débute un peu à la "2011 l'odyssée de l'espèce" [sic]; "Dark Matter" est trop noir pour ma pomme et j'avoue n'y avoir trouvé aucune émotion; "Hollow" est certainement un des titres les plus énigmatiques dans sa construction et ses tentatives bruitistes...Je lui préfère la contine électronique "Virus".
Au total ces dix nouveaux titres laissent un arrière goût d'électronique un peu décousue, mais parfois bien foutue; du mi-figue, mi-raisin en quelques sortes. C'est selon vos envies du moment.
On pourra toujours se rabattre sur "Homogenic" (1997).





2011 PRIMUS "Green Naugahyde"

label: prawn song
style: funk-métal psychédélique
date de sortie: 12 septembre 2011
date de chronique: 18 novembre 2011


Les Claypol a toujours été un allumé mais quelle verve créatrice! Il revient donc avec Primus son groupe fétiche après un split de 8 ans et de nombreuses incartades (dont un superbe premier et unique LP pour Oysterhead en compagnie de Tres Anastasio, guitariste de Phish et de l'ancien batteur de Police Stewart Copeland ['The Grand Pecking order' paru en 2002]). Bref Claypol (chant et basse), Larry Lalonde (guitare) et Jay Lane (drums) nous reviennent avec un LP riche en sonorités inhabituelles (cette basse alors !), des trouvailles sympas, des mélodies accrocheuses et une maîtrise instrumentale toujours bluffante. Du grand Primus comme en témoigne le magnifique "Eyes of the Squirrel" ou encore le démentiel "Jilly's on Smack". Du grand Primus dans la conception car ici point de bis-repetita tant les morceaux sont différents les uns des autres avec en lien le son de cette basse funky (sexy ?) qui entraîne les autres instruments vers des océans de créativité à l'originalité toujours scotchante. Qu'ils soient rock, funky, jazzy, voire stoner les titres qui jalonnent ce disque font un bien fou aux cages à miel et vous rendront heureux pendant au moins 50 minutes (la durée de cet LP). Une sorte de mélange entre Infectious Groove, Faith No More (Claypol est aussi allumé que Patton) et Red Hot Chili Peppers (période pré-commerciale). De la fuzion comme on l'aime. Un must. Un album à écouter d'URGENCE.





2011 MEGADETH "Th1rt3en"

label: roadrunner records
style: speed metal d'anthologie
date de sortie: 31 octobre 2011
date de chronique: 18 novembre 2011


Avec le retour de David Ellefson à la basse, Megadeth nous gratifie donc de son 13e LP studio. "Sudden death" ouvre l'album de façon magistrale, par un véritable mur de guitares. Ce titre est une tuerie, un condensé métal de ce que Megadeth peut faire de mieux. La barre est placée très haut d'emblée. Avec le titre suivant "Public enemy N°1" ça continue à fond les mannettes. Et c'est bien bon ! Personnellement je ne m'attendais pas à de telles compositions. "Whose life (is it anyways?)" enfonce le clou en matraquant un speed metal enivrant rappelant les heures de gloire du style (fin des années 80). Excellent! "We the People" est certainement un ton en dessous (faut bien souffler un peu), tout comme "Guns drugs and money" sans relief et simpliste. Et on commence à se dire que la suite risque de décevoir..."Never dead" arrive alors lentement telle une marche funèbre, puis balançant une putain d'ogive ultra-speed qui vous fait d'emblée headbanguer (même si vous avez un casque sur la tronche). Ouf! "New world order" est ensuite plus lourd, plus lent et un peu confus (même si le riff central décoiffe quand même). Avec "Fast lane" c'est alerte à Malibu style déjanté, passons, puis "Black swan" avec un solo de guitare introductif remet le groupe dans le bon sens (très bonne mélodie et riff magnifique). "Wrecker" est une compo un peu palichotte, tout comme "Millenium of the blind" qui est trop lente à mon goût (on veut du speed, du métal nom de Dieu!). "Deadly Nightshade" et "13" sont des chansons lentes qui ne m'ont guère accroché.
En résumé, quand Megadeth joue vite, c'est tout bon, mais quand le groupe lorgne vers des titres plus lents j'ai toujours trouvé ça chiant et cet LP ne déroge pas à la règle.





2011 PEARL JAM "Twenty" [Original Motion Picture Soundtrack]

label: Monkeywrench Inc and Sony Music Entertainment
style: rock grungy from Seattle, USA
date de sortie: 22 septembre 2011
date de chronique: 6 octobre 2011




Pearl Jam 20 est un film qui est sorti fin octobre 2011 (en salle aux US mais pas en France... où il n'est disponible qu'en DVD). Ce CD est la BO du-dit film: CD-1 surtout puisque le CD-2 est composé de raretés et autres démos...
Encore un cadeau du groupe pour leurs fans (dont je suis si vous avez un peu surfé sur ce site !).
Outre les 2 CDs on notera un booklet superbe alternant des photos et un petit laïus sur chaque titre.
Sur le CD-1 la première perle c'est "Alive" enregistré le 22 décembre 1990 (avant la sortie de "Ten" qui lui parut le 27 août 1991) avec un son d'époque très métallique, rugueux et non relooké en studio ça se sent. On apprend ensuite que PJ avait rodé son set accoustique en Europe début 1992 comme en témoigne la version de "Garden" présentée ici (enregistrée en Suisse au Albani Bar of Music de Zurich le 19 février 1992), avant d'aller sur les plateaux de MTV (dont témoigne ici le 5e morceau "Black" qui n'était apparu jusqu'ici qu'en DVD officiel mais que pour ma part j'avais sur un bootleg daté de 1994 [ce passage TV date du 16 mars 1992 et comportait en plus de "Black", les titres "Alive", "Jeremy", "Porch", "State of Love & Trust" et "Even flow"]). Notons aussi une version animale hurlée (au sens propre) par Vedder de "Blood" (datée du 25 mars 1995 à Auckland, New Zealand). Autre moment très intéressant, "Let me sleep (Christmas time)" fut enregistré à la volée lors d'une impro sur les marches de l'Arena di Verona, Italie le 16 septembre 2006 entre McCready à la guitare sèche et Vedder, juste avant de monter sur scène. Puis c'est "Walk with me" une reprise de et avec Neil Young enregistré le 23 octobre 2010 (nombreuses furent les collaborations entre le loner canadien et PJ, depuis l'album "Mirror ball" publié en 1995, en passant par des jams multiples sur des concerts).
Le CD-2 comporte de nombreuses démos dans sa première partie. Ensuite on a quelques raretés, dont une version instru géniale de "Of the girl" (titre paru sur l'album "Binaural" en 2000) et un "Faithfull" enregistré en Italie dans la rue le 20 septembre 2006 (avec un super son). On peut aussi écouter "Bu$hleaguer" (de l'album "Riot Act" paru en 2002) enregistré en 2003, chanson engagée politiquement mais rarement jouée live. La version de "Better man" (paru sur l'album "Vitalogy" publié en 1994) présentée ici file le frisson car le premier couplet et l'enchaînement avec le premier refrain est chanté lentement par le public du Madison Square garden, New York, le 21 mai 2010, avant que le groupe ne reprenne la main de façon inhabituellement très speed. Certainement LA chanson de ce double CD. Avec un fantastique solo de McCready en prime et une superbe fin sur laquelle Vedder s'éclate avec le public.





2011 VULCAIN"En revenant"

label: XIII bis records
style: heavy metal hexagonal
date de sortie: 2 mai 2011
date de chronique: 5 novembre 2011


C'est dans l'air du temps. Le retour des vieux hard-rockers hexagonaux après parfois x années de silence, ou après des retours difficiles. Qui se souvient d'ADX ? Satan Jokers ? et Vulcain !
Enregistré en 2010, Vulcain nous balance ici un live bati en grande partie sur ses premiers LPs ("Rock N Roll secours" [1984], et "Desperados" [1985]) et ça fait du bien d'écouter les frères Puzio (Daniel au chant et à la guitare, et Vincent à la basse) avec des titres qui ont bercé (ou plutôt m'ont fait headbanguer) mes années de lycée... Rien que pour me faire encore plus regretter de les avoir ratés lors de leur passage au Hellfest en 2010 (mais bon 11 heures du mat' c'est pas un horaire évident !). On a donc droit ici à des standards du groupe comme "Vulcain", "Blueberry blues", "Pile ou face" ou encore le fantastique "Ebony". Le son est excellent et il ressort une réelle chaleur de ce live (même si le chanteur parle un peu trop pour moi entre les morceaux) et par ces temps difficiles pourquoi s'en priver ?





2011 MASTODON "The Hunter"

label: warner bross
style: sludge progressive heavy metal
date de sortie: 26 septembre 2011
date de chronique: 30 octobre 2011


5e album pour ce groupe US d'Atlanta. 13 titres et 52 minutes de zike. Déluge de décibels démarrant pied au plancher avec "Black tongue" morceau très heavy à écouter loud, magnifié par des accords de 6 cordes mélodiques lorgnant vers les eighties, avec un tempo mytico-oriental du meilleur effet. Excellente entrée en matière! "Curl of the Burl" déboule ensuite sur un rythme différent mais toujours très heavy avant le premier chef d'oeuvre "Blasteroid": son saturé, bridges mélodiques et refrains vociférés de façon démentielle sur fond de guitares furieuses. Un must. "Stargasm" arrive ensuite tout en ambiance et moins rentre-dedans au moins sur la première partie qui rapidement va faire place nette pour une reprise rapide des hostilités... Et que dire ensuite de "Octopuss has no friends" sur laquelle la maîtrise technique des guitaristes (Brent Hinds et Billy Kelliher) est époustouflante. La voix me rappelle beacoup personnellement celle de I Mother Earth... Tout cet album est empreint de guitares magnifiques (le top sur "the Hunter" le 7e morceau avec une intro très langoureuse), d'une puissance étonnante (culminant sur "Dry Bone Valley") et d'un chant qui ne laisse pas indifférent. Très bon LP pour moi qui je dois l'avouer ne connaissais pas ce groupe auparavant...





2011 MACHINE HEAD "Unto the Locust"

label: roadrunner records
style: thrash metal sur le retour
date de sortie: 26 septembre 2011
date de chronique: 26 octobre 2011


Autant le dire d'emblée je ne suis pas un grand fan de Machine Head. Je suis tombé sur la sortie de cet LP un peu par hasard. Alors je le chronique car je dois avouer qu'en 48 minutes et 7 titres il m'a surpris de bien agréable manière. L'album démarre par un morceau de plus de 8 minutes 30 ("I m hell") avec des murs de guitares vous lacérant les tympans. Quel titre ! Une escapade vers des contrées inconnues pour moi, empreintes de salves mélodiques, lorgnant vers du véritable métal symphonique (attention! du vrai, par de la soupe indigeste à la Therion et consorts, mais du qui-tache et lamine vos tympans à jamais !). 2e titre, "Be still and know" démarre par une lancinante plainte de guitares (qui va se répéter tout au long du morceau) avec une rythmique mortelle et une mélodie démoniaque (on en oublierait la voix qui se fond au sein du morceau tout en harmonie). Un futur hit à n'en pas douter. Puis vient "Locus" tout en breaks, avec un gros son, et toujours des guitares lancinantes et mordantes. Superbe. "This is the end" lui aussi plombé de parties de guitares abasourdissantes soutenues par un batteur branché sur 220v. Un déluge de décibels dont l'intensité n'a d'égal que la superbe mélodie qui s'en dégage. En plus quelques choeurs bien sentis (me) permettent de mieux apprécier le chant. Ce que confirmera le titre suivant "Darkness within" sur lequel les rugissements fougueux font place à un phrasé chanté élégant et clair avec un rythme moins metal et lorgnant sur le rock (pas FM quand même, n'exagérons rien!). Pourtant ça repart plein pot après pour "Pearls before the swine" avec toujours autant de breaks bien chiadés sur un titre rapide et très métalleux. Dernier morceau (this is) "Who we are" débute de façon cool avec des choeurs repris rapidement la rythmique qui nous balance ensuite un final tonitruant aboutissant à des cordes sur la dernière partie. Du plus bel effet. Au total un excellent album de vrai R.O.C.K. malgré une pochette exécrable !




2011 DEF LEPPARD "Mirrorball, Live & More"

label: bludgeon riffola/mailboat records
style: Old Wave Of British Heavy Metal sur le retour
date de sortie: 23 juin 2011
date de chronique: 19 octobre 2011


Double CD.
CD-1. "Rock! Rock! (till you drop)" titre fétiche du léopard sourd. Ca fait du bien dans les cages à miel. Dommage qu'on sente trop le travail studio de lissage de l'enregistrement public. On aurait aimé plus de rugosité dans la production (toujours très léchée chez Def Lep). Phil Collen se lache quand même grave, et ce n'est qu'un début! Derrière on a le fantastique "Rocket", mais là aussi un peu trop soft pour moi (trop de chorus à mon goût). Même problème ensuite avec "Animal" (heureusement que la six cordes de Collen s'envole parfois en oubliant les accords de l'original car c'est quand même ce qu'on demande à un live, de l'instantané !). Ensuite on a droit à un titre plat "C'mon C'mon". Passons. Mais le soucis c'est qu'une bonne partie de la fin du 1er CD est axé rock-FM avec "Make love like a man", "Too late for love", "Foolin" ou le slow "Love bites"...
CD-2. Ca démarre mal avec un "Two step behind" pour midinettes, enchaîné avec "Bringin' on the Heartbreak" sur lequel on sent la chaleur des briquets (ou la lueur des i-phones !). Ce n'est qu'après ce titre que le fauve se réveille par un superbe instrumental: "Switch 625". Guitares furieuses, rythmique correcte et une mélodie qu'on croirait sortie tout droit d'un vieux juke-box poussiéreux (de leur 2e LP "High N Dry" paru en 1981). Excellent! Et ils enchaînent avec un "Hysteria" des familles qui s'éloigne gentilment de la version de l'album enfin! Ce titre est pourtant lent mais vraiment superbe et pas du tout gnan-gnan (et toujours Collen qui se rappelle à notre bon souvenir, quel guitariste!). Puis vient "Armageddon it" là aussi superbement exécuté, on en redemande... et c'est "Photograph" puis "Pour some sugar on me" avant un génial "Rock of Ages" sur lequel la bête rugit de plaisir. "Let's get rocked" ne m'a jamais emballé mais "Action" (de "Retroactive" [1993] à ne pas confondre avec "Action not words" paru sur "Pyromania" [1983]) n'est pas trop mauvais avec (je me répète un peu mais quand il faut..) un Phil Collen fou-furieux. "Bad actress" clôt la partie live du CD-2 de façon un peu palichote avant 3 inédits studio.
Moralité: un double CD live inégal avec de bons passages et surtout un fantastique guitar-hero que personnellement j'avais un peu oublié.




2011 CHEVEU "1000"

label: born bad/pias
style: électro-pop frenchy déjantée
date de sortie: 31 janvier 2011
date de chronique: 18 octobre 2011


Le CD déboule royalement avec un titre léger et enlevé soutenu par des violons ("Quattro Stagioni") avant un premier titre "Charlie Sheen" beaucoup plus déjanté. Ce qui surprend c'est d'abord le chant : quelle langue utilise le chanteur, mystère et boule de gomme ! Toujours est-il que ce Charlie a du coffre et lorgne parfois vers le punk. "No birds" poursuit l'immersion dans le monde perturbé des 3 parisiens qui composent ce Cheveu: morceau au sein duquel là aussi le violon est omniprésent avec sur la fin bien sûr un dérapage jouissif vers le rock tout en retenue. "Impossible is not french" est plus roots, underground et sentant la sueur, les caves sales et mal fréquentées laminées par des riffs de guitares désaccordées. Le titre suivant "Sensual drug abuse" a des effluves pseudo-doom voire lorgne vers une sorte de rap désaccordé, mais l'effet est là: on accroche au titre qui explose au final de façon apocaplytique. Ensuite c'est le "Show!" sur lequel enfin on peut distinguer un peu les paroles (si si avec même un hennissement de cheval en plein milieu par Belzébuth !). Morceau excellent grâce à la six cordes qui s'envole sur la 2e partie du titre. Vient ensuite une reprise "Ice ice baby" (Vanilla Ice pour ceux qui connaissent) hyper-rythmée. "Push push in the Bush Bush", "Like a dear in the headlights", "The return game" achèvent de nous montrer l'hyper-eclectisme de ce groupe ! Avant les derniers titres : "La fin au début" et sa rythmique impeccable, "My first song" un brulot incandescent vous donnant envie de secouer la tête à donf, puis un "Bonne nuit chéri" qui clôt le disque d'une façon planante et la plus jouissive qui soit.
Un LP superbe. C'est tout.






2011 QUEENSRYCHE "Dedicated to chaos"

label: roadrunner records
style: hard-rock mélodique (ou progressif)
date de sortie: 27 juin 2011
date de chronique: 17 octobre 2011


Il m'a fallu du temps pour me décider à chroniquer ce LP. Queenrÿche est pour moi un des groupes qui ont façonné mon adolescence (un de mes premiers 33-t achetés était "The Warning" premier album du groupe paru en 1984 après un premier EP introuvable à l'époque) et j'ai ensuite laché prise au moment du départ de Chris deGarmo le guitariste fondateur du groupe (avec Geof Tate le chanteur à la voix si reconnaissable). Pas moins de 16 morceaux sur ce nouvel album ! Et que dire ? Queensrÿche fait du Queensrÿche dans les compositions toujours très léchées, mais on lache prise assez vite. Ils ont du talent certes mais n'arrivent pas à éviter les gros écueils dont le titre "Around the world" est à lui tout seul la représentation (cuivres chiants, choeurs horripilants, et morceau qui s'enlise dans la médiocrité grâce à un piano désaccordé). Pourtant il y a certaines envolées rock intéressantes sur ce CD (on pense à "Got it bad" et ses effluves orientales ou à "The lie"), mais les orientations de style sont parfois déroutantes (cf le pop-art "Wot we do" qu'il serait bien difficile de placer en live..). Globalement "dedicated to chaos" est une oeuvre très éloignée du hard-rock et même du rock-progressif pourtant deux des principaux courants musicaux dans lesquels Tate et sa bande ont longtemps erré. Difficile à classer, cet LP finira vite avec de la poussière à côté du dernier "American soldier". Mais peut-être que les grands disques que furent en leur temps "Rage for order" (1986), "Operation Mindcrime" (1988) ou "Empire" (1990) sont des classiques dont on ne peut jamais se remettre ?






2011 BEN HARPER "Give 'till it's gone"

label: EMI
style: pop aérienne
date de sortie: 16 mai 2011
date de chronique: 17 octobre 2011


Ben Harper n'a plus besoin d'être présenté et son talent réel a été à moultes reprises consacré ici même. Mais on a l'impression à l'écoute des derniers opus de l'artiste qu'il se cherche un peu actuellement et qu'il traverse une sérieuse crise de la quarantaine...
Le dernier album en date avant celui-ci ("White lies for dark times") remontait à 2009, et était vraiment carré, très rock et rentre-dedans grâce à l'apport de musicos intéressants (les "Relentless 7" ).
En 2011 Ben Harper revient donc tout seul et semble avoir laissé ses compagnons de la dernière tournée. Il en résulte un LP très nuancé et qui nous laisse le cul entre deux tabourets (situation donc potentiellement plus instable que s'il s'agissait de 2 chaises, voire de 2 fauteuils avec accoudoirs...). Si la guitare et le côté rock et pop sont toujours présents ("Rock n' roll is free" if you want it so come on and get it !, ou le thrashy "Clearly Severely"), d'autre titres sont plus lents (le 1er morceau "Dont give up on me now") jusqu'à la balade [malheureusement ratée] dès le 4e titre "Feel love". "Spilling Faith" et l'apport du piano a du mal à décoller malgré Ringo Starr en guest. Un des seuls titres à surnager "Pray that our love sees the dawn" est une complainte bluesy qui fait son effet. Bon enchaînement avec un titre rythmé "Waiting on a sign" et un bon solo de gratte. Mais après la fin du disque est un flop. On l'aura compris grosse déception avec cet opus pour un artiste capable de beaucoup mieux. Espérons qu'il rappelera les Relentless-7 ou pourquoi pas les fabuleux Innocent Criminals d'il y a quelques années pour repasser les rapports supérieurs et nous balancer de la zike digne de lui. Un Lp qui ne restera pas dans les annales, comme sa pochette d'ailleurs (totalement ratée).





2011 The PARLOR MOB "Dog"

beurk

label: roadrunner records
style: patatras-style
date de sortie: 11 octobre 2011
date de chronique: 14 octobre 2011


Patatras !
Aïe ! Aïe ! Aïe ! Bordel c'est quoi ce beans ? - Alors que leur premier opus (le génial "And you were a crow" paru en 2009) m'avait laminé les conduits auditifs, voilà-t-il pas qu'ils se mettent à la soup-FM du style Frou-Frou-Fighters ?
Quelle chianlit ! Du single "Into the sun" très gnan-gnan, à la ballade merdique "Practice in Patience", les p'tits gars ont bel et bien raté l'occasion de se hisser chez les grands rockers. C'est sûr qu'avec de telles compositions ils visent les passages en radio, le pognon, les filles faciles etc. Nombeux sont ceux qui se sont déjà fourvoyés comme ça, mais là même les morceaux un peu plus rock se fracassent contre un mur de médiocrité... Ecoutez "Fall back" et son refrain facile (on entend le chanteur se mater devant son miroir et on sent l'après-rasage qui émane du CD !). Ils vont jusqu'à se prendre pour un heroic-rock-band avec la dernière song "The Beginning"... mais c'est peut-être le début de la fin. En tous cas pour moi.
Allez j'arrête le massacre, faut pas s'énerver.
Au suivant.





2011 TINARIWEN "Tassili"

Tinariwen

label: v2 rec international
style: world music
date de sortie: 30 août 2011
date de chronique: 24 septembre 2011

Enregistré en novembre 2010 dans le désert "Tassili N'Ajjer" (Sahara) au sud de l'Algérie, cet album de Tinariwen est beaucoup plus roots que les 2 précédents. Entendez que la guitare électrique laisse la place à des sons plus "secs" et moins rock. Néanmoins, la mélodie et l'envoutement provoqué par les titres de ce groupe pas comme les autres laissent encore opérer la magie. En plus la pochette permet d'avoir les paroles en malien avec leur traduction anglaise. La voix attachante du leader charismatique Ibrahim Ag Alhabib (qui écrit ici 11 des douze titres) est toujours aussi vibrante, souvent entourée de choeurs. A noter plusieurs invités "occidentaux" sur cet LP: Kyp Malone et Tunde Adebimpe de TV on the Radio, ainsi que Nels Cline de Wilco.
De la bonne zike sans chichis ni tralala, à des années lumières des préoccupations mercantiles de bons nombres de combos actuels. Longue vie à Tinariwen !





2011 WHITESNAKE"Live at Donington 1990"

Whitesnake

label: frontiers rec
style: heavy metal cheveulu
date de sortie: 9 juin 2011
date de chronique: 14 septembre 2011

Qu'on aime ou qu'on déteste Whitesnake et son charismatique lead-singer David 'here is a song 4 u' Coverdale, on ne peut pas rester indifférent à cette sortie, près de 21 ans après les faits ! Il n'y a qu'à voir les musiciens qui entourent le chanteur: 2 guitar-heros géniaux (le fantasque et imprévisible Steve Vai et le besogneux Adrian Vandenberg), un bassiste monstrueux (Rudy Sarzo [ex-Quiet Riot et Ozzy Osbourne band]) et un batteur non moins puissant (Tommy Aldridge [ex-Pat Travers Band et lui aussi du grand Osbourne band avec Randy Rhoads]) ! Ils sont également accompagnés sur scène par un claviériste, Rick Serate.
En ce 18 août 1990, Whitesnake tenait le haut de l'affiche aux Monsters of Rock de Donington, au dessus d'Aerosmith, Poison, Quireboys et Thunder. C'était la deuxième fois que le groupe se produisait dans ce festival à l'époque un must, après 1983.
Le packaging est superbe offrant 2 CDs et 1 DVD sur lequel on a droit à tous les titres en video. Parmi ces titres on retiendra surtout "Slide it in", "Slow & easy" ou les titres calmes et bluesy que sont "Ain't no love in the heart of the city", "Here i go again" ou "Is this love". A écouter pour se souvenir de ces années fastes pour le hard-rock.




2011 The FEELIES "Here Before"

Feelies

label: bar none
style: pop soft des 80ties
date de sortie: mai 2011
date de chronique: 14 septembre 2011

Les Feelies distillent une pop intemporelle, légère, douce et mélodique. Ce groupe fétiche pour une génération de rockers des années 70-80 n'avait rien enregistré depuis des lustres (20 ans d'après mes sources !). La reformation avec les leaders historiques (Glenn Mercer au chant/guitare et Bill Million à la guitare) était attendue par beaucoup. "Nobody knows" ouvre le bal de façon enlevée, "Should be gone" vient ensuite avec quelques choeurs.
Alors c'est sûr le style a un peu vécu et c'est parfois loin du rock mais ça fait parfois du bien de se décrasser un peu les cages à miel avec des musicos qui savent y faire car tout le LP se laisse écouter sans soucis.




2011 ANTHRAX "Worship Music"

Anthrax

label: nuclear blast
style: trash canal historique
date de sortie: 13 septembre 2011
date de chronique: 14 septembre 2011

Quelle baffe cette galette. Qui l'eut cru ? Un son supersonique, une pêche d'enfer, des riffs électrifiés, un chanteur sur le retour, et Barjozo qui donne 3 étoiles à Anthrax !
Et pourtant, et pourtant... Rien à jeter dans cet opus où le retour de Joey Belladonna derrière le micro est une bénédiction pour les trashers d'Anthrax. A tel point que la 6 cordes de Ian Scott part dans des envolées dignes d"Among.." ou "Spreading..". L'intro "Worship" est juste un petit instru sans prétention avant la première mandale dans ta face, "Earth on Hell" sur laquelle la rythmique est monstrueuse. Ensuite sur les morceaux suivants on apprécie la mélodie toujours présente que ce soit sur "The devil you know", "Fight'em 'till you can't" (un futur standard du groupe à coup sûr) ou "I'm alive", sur des tempos lourds et des envolées de guitares. Du violoncelle en intro du 6e titre ("In the End") puis en avant la zike plein pot dans la même veine. Quelle puissance. "The Giant": plusieurs voix qui s'interpellent, une rythmique cadencée rapide pour un titre rappelant les débuts du combo. Mosh ! Mosh ! Roulements de tambours pour le titre qui suit "Judas Priest", relais ensuite par la rythmique, puis les 6 cordes etc. C'est tout bon jusqu'au bout...




2011 Bill CALLAHAN "Apocalypse"

Callahan

label: drag city
style: folk US
date de sortie: 5 avril 2011
date de chronique: 7 aout 2011



Bill Callahan nous avait déjà pondu un superbe opus en 2009 ("Sometimes I wish we were an eagle"). Il récidive en 2011 d'une manière plus épurée, en faisant abstraction des cuivres et en imprégnant son disque d'effluves très roots au sens "folk US". Cela donne une sensation de calme, d'apaisement et une impression de sérénité tranquille. Si cela est d'abord en lien direct avec cette voix grave et suave, limite mélancholique, celle-ci est superbement mise en valeur par les lignes de guitares.
“The soul of your country called and left you a message. Seven messages.” C'est ainsi que la maison de disque 'Drag City' décrit cette sortie d'album aux USA. En l'écoutant on se laisse envahir par l'immensité des territoires d'Amérique du Nord, et cette faculté d'écriture simple n'est parfois pas dénuée de messages sérieux ("America!").
Un LP calme. Folk. La confirmation du grand talent de songwriter de Bill Callahan, un quadra qui semble avoir atteint une maturité d'écriture étonnante.




2011 GATOR BAIT TEN "Harvester"

GBT

label: ohm resistance
style: drum n'bass
date de sortie: fevrier 2011
date de chronique: 7 aout 2011



Le label Ohm Resistance a le vent en poupe. En 2010 il a en effet produit un des meilleurs LPs underground qui soit avec BLOOD of HEROES avec toujours la présence de DJ Submerged.
Ici on est toujours dans l'expérimental dont la noirceur n'a d'égal que la répétitivité de certaines boucles musicales de basse, lourde et intense. Cet LP est instrumental du début à la fin, sans aucune voix humaine, ce qui ajoute au côté inquiétant, très mécanique... La lourde rythmique est le fondement même de cette zike, allégée par moment par des lignes de synthés qui ont pourtant eux aussi très souvent un côté sombre ("Trace Depth", "Little Things"). On se dit que pour pondre de tels morceaux il faut être un peu chtarbé. Parfois on a l'impression qu'ils vont balancer des riffs démoniaques, mais ils préfèrent la répétition, les boucles entêtantes, les distorsions limites chirurgicales ("Still Heat"). On évoquera souvent se retrouver au beau milieu d'un univers fantasmagorique fleurtant avec la science-fiction (le monumental titre éponyme "Harvester" et ses lignes de basse/synthé lancinantes et fascinantes).
Un CD à ne pas mettre entre toutes les oreilles car il pourrait chez certains entraîner de graves lésions cérébrales irréversibles...




2011 The SKULL DEFEKTS"Peer Amid"

Skull Defekts

label: thrill jockey
style: post-punk déjanté, noir et habité...
date de sortie: fevrier 2011
date de chronique:7 août 2011



Pas facile. Disque pas facile d'accès. D'abord il y a la voix, tout en gémissements, incantatoire qui peut d'abord dérouter mais qui après plusieurs écoutes devient envoutante. C'est Daniel Higgs qui pousse ainsi ces plaintes mélodiques. J'connaissais pas jusque là mais il paraît que c'est l'ancien chanteur d'un groupe US nommé Lungfish (groupe de post-hardcore américain ayant splitté en 2005). Les autres membres de Skull Defekts sont suédois et les fondateurs du-dit groupe.
Question zike avec un tel patronyme on peut s'attendre littéralement à un brain-storming décapant et sans chichi, le cerveau étant libéré...Et on est pas déçu: c'est un mélange de rock et d'ambiances tantôt punk, tantôt nourri de rythmiques tribales, de boucles synthétiques souvent mélangées à des accords de 6 cordes savamment désaccordées. De prime abord cela peut paraître repoussant car on fleurte souvent avec l'austérité, la dépression, tant les morceaux sont souvent habillés de noir. Mais franchement après quelques écoutes on devient vite accros et on en redemande ! En 8 titres ces gars là vous emmènent avec eux visiter des contrées musicales dont on ne revient pas indemne ! Encore un super LP à écouter sans modération et auquel il ne manquait pas grand chose pour obtenir la 4eme étoile...




2011 BATTLES "Gloss Drop"

Battles

label: warp
style: math rock dansant du XXIe siècle
date de sortie: mai 2011
date de chronique: 29 juillet 2011



Oubliez tout ce que vous connaissez de la musique. Faites abstraction des classifications et autres étroitesses de style. Lavez-vous le cerveau et écoutez cet album. Battles ? Deuxième LP. Il s'agit d'un trio formé par le batteur des bruyants Helmet (John Stanier), les guitaristes de Don Caballero (Ian Williams) et Lynx (Dave konopka) [à l'origine il y avait aussi en plus le chanteur Tyondai Braxton qui a récemment planté ses petits copains sans dire où il allait...]. Essentiellement fait de titres instrumentaux, Battles a invité quelques chanteurs sur 4 des 12 morceaux de cet LP. Vous avez dit hybride ? Oh là là oui. Une zike d'un nouveau genre mêlant électro, guitares électrifiées, beats et rythmes tribaux, post-rock, jazz-rock, etc. Difficile à définir donc si ce n'est ce qui en ressort pleinement: une sensation de bien-être, de fiesta (écoutez les géniaux "Futura" ou "Wall Street"). Foisonnement de sons, d'ambiance fleurtant avec la pop ("Ice cream"), le synth-rock psychédélique ("Wall street"), le doom déjanté ("My machines"), le post-funk dansant ("Dominican fade"), etc. Etc. Une grand messe musicale à ne pas manquer. Une orgie de sons et de mélodies parfois planantes, parfois flippantes mais toujours justes. A coup sûr un des albums de l'année.




2011 Louis BERTIGNAC "Grizzly"

Bertignac

label: polydor
style: rock n'roll
date de sortie: mars 2011
date de chronique: juin 2011



Nouvel opus pour Louis Bertignac. Look plus roots: on tombe les sunglasses, on montre les rides et on balance la sauce ! Dès les deux premiers titres "22 m2" et "Pro" on sent qu'il a laissé de côté l'aspect sophistiqué de l'album précédent, le trop carla-brunien 'Longtemps'. C'est le grand retour aux sources rock avec 6 cordes au premier plan, harmonica et rythmique bien balancée sur des paroles un peu kitsch ! Et ça c'est vraiment bon car Louis taquine la guitare comme personne (paul). Le troisième morceau "Costards" est très groovy. "Tes bonnes choses" ralentit le tempo qui devient très léger et on souffle un peu. "Le grand ordinateur" remet le turbo et c'est bien bon mazette. Rock n'Roll ! J'vais pas vous faire le track-by-track ad-integrum. Un putain de bon album qui alterne les passages rugueux ('Chaud', ou 'Simulations') et les titres plus légers (comme 'Mouettes et rhinos'). Rock. Où Bertignac semble avoir oublié ses démons et ses peurs. Et là oui, vous l'avez compris ça, ça c'est vraiment lui (facile) !




2011 The KILLS"Blood Pressures"

Kills

label: pias
style: killers on the loose
date de sortie: avril 2011
date de chronique: 1er juin 2011



4e LP pour les Kills. Ca démarre pas mal avec "Future starts slow" où on reconnaît d'emblée le (manque de) style. Du copié-collé par rapport aux précédents opus. "Satellite" explore encore un peu plus la rythmique basique qu'on connaît mais là patatras: des choeurs nauséabonds viennent tout casser. Passons au 3e morceau "Heart is a beating drum": c'est mieux, sans chichis et on se dit qu'ils ne sont pas foutus les deux compères même si Mosshart s'est fourvoyée dans les Dead Weather et Hince avec un top model trop médiatisé (sic). Quand ils le veulent ils savent revenir aux fondamentaux de leur zike: guitare, voice et box-drum. "Nail in my coffin" déboule ensuite de façon intéressante, puis les autres titres (mention spéciale pour "DNA" qui est certainement le meilleur morceau de la galette). Mais il y a comme un arrière goût d'inachevé; pas assez de prise de risque (c'est pas le pseudo-slow pink-floydien "Wild charms" qui rattrape le coup) ; les Kills continue leur petit bonhomme de chemin mais semblent un peu se mordre la queue... tant pis moi je retourne m'écouter leur premier album 'Keep on your mean side' (2003). Fuck !




2011 RADIOHEAD "King of Limbs"

Radiohead

label: ticker tape records
style: best music ever played on this fuckin' earth
date de sortie: fin mars 2011
date de chronique: 26 mai 2011



Ca commence par "Bloom": d'emblée on note que les synthés sont au premier plan et on évoque l'album solo de Tom Yorke ("The Eraser") paru en 2006. Même ambiance feutrée, même voix incantatoire. Par contre la basse omniprésente nous rappelle que le vocaliste n'est plus seul ici ! Second titre "Morning Mr Magpie" où l'effet synthé est toujours net mais avec un tempo plus rapide. Planant. Vient ensuite "Little by little" plus classique dans sa construction (enfin une guitare ! mais où étaient passés Greenwood et O'Brian ?) mais bien sage tout de même... "Feral" nous assène encore des beats de boîte à rythme et des synthés avec même les choeurs polychromiques; seule la basse semble toujours l'instrument non numérique (et nous rattache encore -mais pour combien de temps ?- sur notre pauvre Terre bien mal en points). "Lotus Flower" cinquième morceau va encore plus loin dans l'espace numérique: un voyage au pays des lotophages dont Ulysse n'aurait pas renié les effluves envoutantes (la voix de Yorke si pure sur ce titre nous fait penser qu'il a du ingérer quelques unes de ces satanées fleurs). "Codex" débute au piano avec une mélodie envoutante relayée par cette voix asexuée. Une merveille de pureté où les synthés n'ont plus leur place et nous rappelant les plus belles heures de Radiohead ('Everything..' ou 'Street spirit..'). "Give up the ghost" est dans la même veine: titre lent avec quelques accords de guitare sèche et une mélodie douce. Dernier morceau "Separator" est une sorte de melting pot entre terre et ciel, analogique et numérique, reliés par la voix reconnaissable entre milles. Huit morceaux. C'est court. Mais certainement un tournant important dans la carrière du groupe qui n'a jamais autant utilisé les ordinateurs. En tout cas la barre est redressée après le décevant "In Rainbows".




2011 FOO FIGHTERS "Wasting Light"

FF

label: RCA
style: rock FM
date de sortie: avril 2011
date de chronique: 20 mai 2011



Si j'étais un petit cochon je chanterais: "qui craint le grand méchant Foo, c'est pas moi, c'est p'tre vous qui craint...". Trèfle de plaisanterie voici donc le 5e LP je crois de la bande à l'ex-drummer de Nirvana, j'ai nommé Dave Grohl. Un LP de plus qui ressemble aux précédents tous calqués sur le premier pas trop mauvais "The colour and the shape" paru en 1997 (déjà !). Seul le 4e morceau "White Limo" surnage un peu avec une aggressivité saine et un chant qui n'est pas sans rappeler les cris d'un chat sous les pneus d'une voiture, une rythmique bien balancée. On aurait aimé un LP tout entier construit de la sorte mais malheureusement ce n'est pas le cas. La faute bien sûr aux charts non accessibles à de tels déluges sonores, et certainement à la maison de disque qui préfèrera des titres mid-tempo pour midinettes du style de ceux qui se répètent tout au long de la galette (l'intro 'Bridge Burning', le ptitoyable 'Arlandria', la pseudo-ballade 'These days', le triste morceau final 'Walk' etc.etc.). On ne nous épargnera même pas un slow ('I should know') dont la seule vertue est de pouvoir remplacer le comprimé de Stilnox du soir d'un camé décérébré(Aïe Aïe Aïe ces cordes de violons ! ! ! ). Bref un album à éviter ou à revendre rapidement si malencontreusement vous l'avez acheté... de la mauvaise soupe rock-FM.




2011 PEARL JAM "Vs-Vitalogy" [Réed. 'PJ 20 years']"

PJ20

label: epic/legacy
style: best rock on earth motherfuckers !
date de sortie: 28 mars 2011
date de chronique: 5 mai 2011



Superbe coffret pour fêter les 20 ans du groupe: "Vs" en version remastérisée avec 3 inédits, "Vitalogy" également remastérisée avec 3 inédits, et surtout un live (encore !) enregistré sur la tournée 94 à Boston, Orpheum Theatre, le 12 avril. Je ne vous parlerai ici que du live qui vaut son pesant de cacahuètes salées. D'abord la prod et le son: énormes ! La voix de Vedder que franchement (j'en ai écouté des lives de PJ) je n'ai jamais autant entendu vibrer. Pourtant ça commence doucement avec "Oceans"; mais après un "Even flow" superbe on a la première pépite de ce concert: introduit par Vedder, Mark Arm, chanteur-leader de Mudhoney se joint au groupe pour un "Sonic reducer" métal à souhait où les rugissements des deux vocalistes font merveilles. Un petit mot d'histoire ici pour ceux qui ne sauraient pas: Mudhoney était un groupe grunge de Seattle (comme PJ, Nirvana, Alice...) et fut monté par Arm après une première expérience malheureuse dans Green River avec le guitariste Steve Turner (futur Mudhoney aussi) et les deux futurs Mother Love Bone, Stone Gossard et Jeff Ament, ces derniers après la mort de leur chanteur Andrew Wood iront alors fonder PJ... la boucle est bouclée. Revenons au live qui nous occupe: après un tel déluge énergétique "Immortality", "Glorified g" et "Daughter" ralentissent le tempo. Puis c'est "Not for U" et on rallume les gaz: drums et basse au taquet, voix incantatoire et jubilatoire ("This is not for you, fuck you, noooo !"). Je ne vais pas vous passer tous les titres: un mot sur "Fuckin up" reprise de Neil Young que jusqu'à présent je n'avais entendu que sur des lives pirates non officiels et le 7e CD du septuple "Live at the Gorge" paru en 2007: Vedder arrangue la foule comme jamais, habité et en transe. A noter un titre rarement joué "Dirty Frank" (jamais publié sur Lp officiel, seulement sur un obscur best of "Lost dogs", 2006) avant les deux derniers morceaux de bravoures "Rearviewmirror" et "Small town" titre qui clôt calmement le set. Amen.




2011 AUCAN "Black Rainbow"

Aucan

label: africantape
style: italian prog-synth-rock
date de sortie: mars 2011
date de chronique: 5 mai 2011



Inconnu de mes oreilles ce groupe m'a bien surpris à la première écoute. C'est vrai que pour les aficionados le titre 1, "Blurred" est m'a t on dit intrigant car plutôt trip-hop (style Massive dans ses grandes heures), alors que dès le second morceau on rentre dans l'univers habituel du trio transalpin: des claviers omniprésents, une rythmique prenante (du "beat" comme on dit) et un groove entraînant. On a parfois quelques tempos vraiment rock mais on ne peut pas dire que ce groupe soit rock, par ailleurs il est un peu électro mais pas dance... bref une sorte de mutant mais qui est intéressant à écouter sans être l'album de l'année...






2011 Susheela RAMAN "Vel"

Raman

label: emi (outerindia)
style: indian pop rock
date de sortie: mars 2011
date de chronique: 5 mai 2011



Pop imprégnée d'effluves orientales épicées... On est pas déçu par ce nouvel opus de Susheela Raman. Après un 1er titre d'intro "Zero city", on a droit au meilleur morceau du disque "Raise up" très enlevé. Si vous ne connaissez pas le style vous pouvez y aller : un bel LP dans la droite ligne des précédents (le superbe "Salt Rain" - 2001, ou le non moins réussi bien que moins connu "Music for Crocodiles" - 2005).







2011 J. MASCIS "Several Shades of Why"

Mascis

label: sub pop
style: dinosaur without teeth' music
date de sortie: mars 2011
date de chronique: 28 mars 2011



Jay Mascis est le leader à la voix si reconnaissable et aux distorsions de guitares qui m'ont sidérées il y a peu lors de l'écoute du dernier LP de Dinosaur Jr. Ici il s'agit d'une excursion dans l'accoustique, Mascis étant à la guitare sèche et au chant et s'entourant de guests jouant du piano, violon, clarinette... Les deux premiers titres sont sympas (en particulier le premier "Listen to me" très accrocheur, alors que déjà sur le second "Several shades of why" ont entrevoit l'écueil majeur qui se profile: le fait que les lamentations des instruments à cordes c'est vraiment chiant). Troisième morceau "Not Enough" qui commence aussi bien que le premier, mais a du mal à décoller... Il aurait fallu un peu d'électrique en son sein. Ce qui sera fait un peu plus loin. Pas sur "Very nervous and love" qui n'a de nerveux que le titre (sic), mais sur "Is it done" où enfin un riff à la Dino nous soulage un peu les paquets accoustico-vasulaires de nos oreilles internes. Cette cinquième song est certainement la meilleure de la galette, avec la N°7 "Where are you" et devinez quoi: oui, il y a les riffs électriques là aussi. Ouf ! L'honneur est sauf. Pour le reste, l'exercice de style est pour moi quelque peu décevant, mais il n'en reste pas moins que le coco reste un très bon musicos. Mais franchement je préfère les versions électriques ...




2011 The STROKES "Angles"

Strokes

label: RCA
style: New York city cops' Music
date de sortie: mars 2011
date de chronique: mars 2011



Quatrième album pour les 5 new-yorkais. Dès le premier morceau on sent qu'ils ont mis le paquet dans la prod et si on prend la peine d'écouter au casque on entend plein de choses... Bref ce titre ('Machu Pichu') vise clairement les charts et les passages radios. Puis vient 'Under cover of darkness' titre plus direct et sans chichis plus roots y compris sur la voix de Casablancas et les riffs de guitare de Valensi. 'Two kinds of happiness' est également un très bon titre avec des passages lents alternant de bonnes accélérations où la 6 cordes nous rappelle le premier LP ("Is this it ?" - 2000). Ensuite tout est du même niveau. 34 minutes et 10 morceaux pour se rendre à l'évidence: the Strokes est un groupe de surdoués. Pourtant j'aurais bien voulu descendre cet LP, moins brut, moins sale que leurs premiers opus. Mais bon je dois avouer qu'après quelques écoutes, la magie opère toujours... Et c'est tant mieux pour ma pomme. Vivement un concert des Strokes dans le coin bordel !




2011 R.E.M. "Collapse into Now"

REM

label: warner bros
style: pop intemporelle
date de sortie: mars 2011
date de chronique: 26 mars 2011



Qu'est-ce qui caractérise les disques de R.E.M. ? -First: la pochette. Toujours hideuse et des plus repoussantes mais bon on achète pas le CD pour ça. -Zwei: le tempo et la mélodie. Toujours entêtante, l'harmonie des morceaux. Cet LP reste dans la lignée. On commence avec deux pop-songs enlevées 'Discover' et 'All the best'. Puis on lache la guitare électrique pour une douce guitare sèche 'Uberlin' et 'Oh my heart'. Sur le 5e morceau 'It happened today' on a Eddie Vedder en guest-vocals sur les choeurs (mais faut vraiment le savoir) pour un titre mid-tempo. Ensuite l'ensemble des 12 titres s'enchaînent très bien avec quelques griffures électriques rappelants "Monster" ou "Accelerate" (cf. 'Mine smell like honey' ou le morceau délirant 'Alligator_aviator_autopilot_antimatter') et des morceaux plus cools laissant retomber la pression et là c'est la marque de la maison R.E.M. avec la toujours aussi vibrante voix de Stipe ('Walk it back', 'Me Marlon Brando, Marlon Brando and i'). Autres guest-appearances: Peaches sur le titre 'Alligator..' ou encore Patty Smith en particulier sur le dernier morceau 'Blue'. Un quinzième album aboutit pour le trio (depuis le départ de Bill Berry il y a maintenant 15 ans..) qui mine de rien n'est pas loin des 30 ans de carrière !




2011 Marnie STERN "S/T"

STERN

label: souterrain transmissions
style: rock déjanté
date de sortie: ATTENTION disque sorti fin 2010
date de chronique: 20 mars 2011



Exceptionnel ! Quel album ! Chaque année c'est pareil, on découvre une pépite sortie l'année précédente dans les premiers mois de l'année qui suit. Shame on me ! Ce coup ci voici le LP qui aurait inéluctablement figuré en très très bonne place sur le TOP 2010 (il est sorti fin octobre 2010), mais malheureusement je ne l'ai découvert qu'en mars 2011... Tant pis. Je le mets quand même ici car il s'agit d'un LP fantastique et je pèse mes mots. 3eme album de cette jeune femme trentenaire, chanteuse et guitariste surdouée. Ecoutez les 2 premiers titres "For ash" et "Nothing left": quelle pêche, quelle rapidité d'exécution... Soutenue par un batteur surdoué (Zach Hill) au jeu tout en contre-temps. L'album ne fait que 34 minutes; des titres où le rythme est en permanence alterné, une guitare torturée et magnifiée. Une orgie de décibels. Un délice pour les cages à miel. Une urgence absolue à écouter y compris quand le tempo se fait plus doux comme sur le sublissime dernier morceau "The thing you notice". Génial. Vraiment. J'en pleurerais...




2011 MOGWAI "Hardcore will never die but you will"

Mogwai

label: pias
style: the gremlins style
date de sortie: janvier 2011
date de chronique: février 2011



Un groupe écossais qui en 15 ans a pondu 7 LP ? -et bien j'avoue que jusque là je n'avais jamais écouté ces mecs. Erreur ! Quel album ! Cela démarre avec un instru dantesque ("White Noise") où guitares et synthés se répondent avec volupté; ici c'est très post-rock avec une touche new-age. Sur le second titre ("Mexican grand prix") on a quelques ébauches de chants mais on comprend vite que ce groupe axe ses compos sur la zike et le reste du CD sera essentiellement instrumental. Ce deuxième morceau est surement le plus accessible, limite "dance" (!). Dès le 3e titre ("Rano pano") on retrouve une ambiance plus torturée, avec des guitares aux sons distordus, un spectre évoquant des esprits tristes et mélancholiques... Ce qui est encore plus net sur le sublime "Death rays" où les claviers fleurtent avec le génie ! "San Pedro" remet les gaz avec les 6 cordes en avant et une rythmique qui s'en donne à coeur joie après un début d'album qui faisait la part belle aux synthés. Ensuite, "Letters to the metro" ralentit nettement le tempo, le style rappelant le feutré de quelques piano-bar, tard dans la nuit (ou très tôt au petit matin..). Et on alterne ainsi les rythmes, toujours dans un style planant et superbe. Un excellent album.




2011 PJ HARVEY "Let England shake"

PJ

label: island
style: pop
date de sortie: janvier 2011
date de chronique: février 2011



Après le réussi "Uh huh her" (2004), le ténébreux "White chalk" (2007) et le semi-réussi "A woman a man walked by" (2009) voici donc un nouvel LP pour une song-writter que j'adore. Pourtant, cet album ne relève pas le niveau et on reste un peu sur sa faim. Même si le concept quelque peu "roots" est séduisant force est de constater que les grandes heures de composition qui marquèrent les débuts de PJ Harvey (en particulier les superbes "To bring you my love" (1995) et "Stories from cities, stories from the sea" (2000) ) sont loin... C'est pas que les compos sont mauvaises, mais PJ se perd un peu dans des modulations de sa voix (style Björk). Il manque le petit truc qui fait d'une composition une chanson qui vous reste entre les cages à miel. Dommage. Il faudra se rabattre sur les concerts car en live, PJ and Co c'est quand même quelque chose !




2011 PEARL JAM "Live on ten Legs"

PJ20

label: az
style: rock grungy from Seattle, USA
date de sortie: 17 janvier 2011
date de chronique: 31 janvier 2011



La sortie de ce live fête les 20 ans d'existence du groupe, et également sa mise au vert pour quelques temps d'après la rumeur... (Vedder va se marier, Cameron repart pour la renaissance de Soundgarden !, Ament lance le groupe Tres Mts avec Dug Pinnick de KINGS'X [!] et Richard Stuverud un batteur de Seattle). Adulant Pearl Jam, cette chronique se voudra ouvertement subjective et totalement partiale !
Let's go. L'album commence avec une reprise de Joe Strummer and the Mescaleros "Arms Aloft": tout un symbole, pour ce groupe de scène... "World Wide Suicide" vient ensuite, tiré de leur LP sans titre paru en 2006. Puis c'est "Animal" repris en coeur par le public (du LP "Vs", 1993) et "Got some" (du dernier album "Backspacer", 2009). Ensuite "State of Love and Trust" est une chanson phare du répertoire des boys, bien qu'elle n'apparaisse sur aucun LP original ! Un régal. Le rythme ralentit un peu ensuite avec "I am mine" ("Riot Act", 2002) et "Unthought Known" ("Backspacer, 2009), avant que ne surgisse un des OVNIs de ce live, à savoir le fabuleux "Rearviewmirror" ("Vs", 1993) où McCready prouve qu'il est un guitariste fantastique et que la basse de Ament n'est jamais en reste. Ensuite "The Fixer" ("Backspacer", 2009) ne m'enthousiasme pas beaucoup, tout comme d'ailleurs la song suivante "Nothing as it seems" ("Binaural", 2000) trop molle pour moi... "In hiding" ("Yield", 1998) par contre, bien qu'assez lente est une de mes compos favorite et ravive toujours certaines pensées mélancholiques (sic !).
La fin du CD est géniale: du langoureux "Just Breathe" ("Backspacer, 2009), à l'historique "Jeremy" ("Ten", 1992) qui précèdent une autre cover "Public Image" d'un célèbre rocker (Johnny Rotten), jusqu'à l'explosion de décibels sur le tonitruant "Spin the Black Circle" (du génialissime album "Vitalogy", 1994)... Et les indispensables "Porch" ("Ten, 1992), "Alive" ("Ten", 1992) et "Yellow Ledbetter", qui clôt toujours leurs shows depuis leurs débuts, et qui elle aussi bien qu'écrite par Pearl Jam n'a jamais été sortie sur un LP original !
Conclusion: on pourra dire que ce live a été bidouillé en studio, c'est sûr puisque il couvre une période large (2003-2010) mais c'est pardonné car PJ est le groupe de rock qui a sorti le plus de live au monde, remember la tournée de 2000 où chacun de leur concert a donné lieu à un CD ! Je conseille cet LP à ceux qui ne connaîtraient pas les 5 de Seattle....


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