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Disques et critiques pour 2012




Cette année là:


- deux ex-membres d'Iron Butterfly (connu pour son superbe live "In a gadda da vida") sont décédés: c'est d'abord le guitariste Larry "Rhino" Reinhardt (63 ans) le 4 janvier 2012 (cirrhose) puis le bassiste et claviériste Lee Dorman (70 ans) le 21 décembre 2012.
- 11 février: décès de Withney Houston, star de la soul US à l'âge de 49 ans.
- le 2 mars c'est Gérard Rinaldi (Les Charlots) qui tire sa révérence à 69 ans, en nous laissant des morceaux d'anthologie connus de tous les rockers de l'héxagone ("Merci patron !", "L'appérobic", ou encore "Paulette, la reine des paupiettes"...).
- le lendemain, 3 mars 2012, Ronnie Montrose, fondateur de Montrose avec le chanteur Sammy Hagar dans les années 70 s'éteint à l'âge de 64 ans.
- le 5 avril 2012, le fondateur de Marshall Amplifications, le 'Father of Loud', Jim Marshall meurt à 88 ans.
- puis c'est Eric Charden le 29 avril qui nous laisse seuls avec Stone ("made in Normandy")
- la reine du disco, Donna Summer, décède le 17 mai d'un cancer du poumon à l'âge de 63 ans.
- Jon Lord, claviériste surdoué, co-fondateur de Deep Purple, meurt le 16 juillet 2012 à l'âge de 71 ans (cancer du pancréas).
- été 2012 fatal pour les claviéristes, puisque le 17 août, c'est l'irlandais Lou Martin, autre organiste virtuose qui accompagna dans les années 70 Rory Gallagher qui tire sa révérence à 63 ans.
- Frank Alamo ('Biche oh ma biche') succombe à une SLA le 11 octobre 2012 âgé de 70 ans.
-Dave Brubeck jazzman surdoué ('Take Five') s'est éteint le mercredi 5 décembre à l'âge de 92 ans (-1 jour).
- décès de Ravi Shankar, immense musicos indien joueur de sitar, le 11 décembre à San Diego (92 ans).
- le 23 décembre 2012, Mike Scaccia, guitariste de Ministry succombe à une crise cardiaque sur scène.





**** Chroniques 2012 ****

Pour 2012 il y a 19 albums analysés...

Notation visuelle (pour les pressés):
: à chier ! : moyen : bon
: excellent : fantastique !



2012 Silence "City (Days)"
& "City (Nights)"


label: Perris Records
style: Rock FM/AOR
date de sortie: 03/2012
date de chronique: 08/010/2013

[par Cloward]



Le multi-instrumentiste Bruno Lévesque ne nous a pas offert un mais deux albums conceptuels pour total de 22 titres. Ces deux opus indissociables font suite à 4 précédents essais dont le tout premier, épuisé, est instrumental. A l'écoute de ces
22 titres, la qualité, la finesse et la performance sont au rendez-vous. La première chose qui frappe c'est le SON, "énormissime", digne des premiers Machine Head et autres Fear Factory, mais dans un genre beaucoup plus mélodique car il s'agit ici de Hard FM à tendance AOR. On se plaint souvent des manques de moyen côté français, mais ces deux gars-là nous démontrent tout le contraire. Vous voulez tester la qualité d'une chaîne Hi-Fi, d'une installation sono pour voiture ou un casque ? Pas de problème, écoutez un de ces 2 albums. Bruno Lévesque à d'ailleurs fait appel à des musiciens prestigieux comme Tommy Denander, guitariste incontournable du monde AOR outre-manche pour le tire d'ouverture de City (Night) Drifting Away. D'autres titres comme Ghosts, Crashing Down ou Insomnia sont tout à fait remarquables avec des mélodies et des arrangements magnifiques et qui surtout évitent l'écueil de lasser au bout de quelques écoutes comme cela peut être le cas pour le genre AOR. Pas grand chose à dire de plus si ce n'est d'écouter et de se régaler encore et encore. Ces deux albums, dont l'un est peut-être un peu plus sombre que l'autre sont un pur chef d'oeuvre, pouvant rappeler les grandes heures de Mark Spiro ou de Dare. Bruno lévesque s'est à nouveau assorti des services de Ben Venet qui chantait déjà sur l'opus précédent de 2008 Open Road. Les arrangements tout autant que les envolées guitaristiques de Lévesque sont remarquables de finesse et de puissance et n'ont rien à envier à des grands noms du genre style Steve Lukather et autres Michael Thomson.
Pour résumer, deux des meilleurs albums d'AOR tendance FM sortis en 2012.
Tendez donc vos deux joues : l'une pour la claque de City (Days) et l'autre pour city (Nights).





2012 JACK WHITE "Blunderbuss"

label: beggars banquet
style: classic-rock from USA
date de sortie: 23 avril 2012
date de chronique: 30 janvier 2013

[par Barjozo]



Le prolifique Jack White sort galettes sur galettes, avec Meg, ou Alicia Keys, les Raconteurs, mais faut bien reconnaître que depuis l'album intersidéral 'Elephant' [The White Stripes, 2003], je restais un peu sur ma faim. Mais là, je dis chapeau Monsieur Blanc, vous n'êtes pas un clown! Quel fantastique 1er album 'solo'! De la pop virevoltante, inspirée et magnifiquement interprétée par un auteur-compositeur-interprète nettement au dessus du lot! 13 perles indescriptibles tant elles vous distillent une jouissive sensation de bien-être et vous réconfortent au fil des écoutes. Mélodies impeccables. Guitare tantôt légère, tantôt excitée limite désaccordée. Un régal. Le Blanc s'éclate également au chant (écoutez "Freedom at 21" et vous aurez un petit condensé de l'album). Le piano est également très présent comme sur le titre mélancolique "Blunderbuss", la superbe ballade plus enjouée "Hypocritical kiss" ou un "Weep themselves to sleep" savamment orchestré (avec la gratte qui cherche à se faire une place auprès du piano). Du grand art.
Après avoir écouté ce petit chef d'oeuvre, qui peut bien encore chercher l'album de l'année 2012?





2012 BAD BRAINS "Into the future"

label: megaforce
style: fuzzzion
date de sortie: 19 novembre 2012
date de chronique: 19 janvier 2013

[par Barjozo]



Bad Brains revient en forme, qu'on se le dise! Rythmique implaccable. Six cordes saturées. Chanteur (HR) à la voix toujours aussi attachante (style reggae-nasillardo-thrashy-soulsinger). Le cd s'ouvre avec puissance sur "Into the future", relayé par un non moins bon "Popcorn", enchaîné sur un fantasque "We belong together", petite bombe d'1 min 39. Et le rythme ne faiblit pas avec "Youth of today" qui contient le premier break reggae du LP, spécialité du groupe. Du meilleur effet, mais bon faut aimer. "Rub a dub love" est un étrange morceau mid-tempo lorgnant vers des contrées aux volutes de fumées hallucinogènes. Puis le rythme explose sur "Yes I", torpille hardcore bien péchue s'enchaînant à fond les mannettes sur "Suck Sess". "Jah love", un bon reggae-fusion des familles nous repose un peu après ces tueries! Mais "Earnest love" relance la troupe de façon heavy et languissante pour bien préparer l'instru suivant "Come down" joué très vite. "Fun" est très travaillé, un titre édulcoré de choeurs et d'un chant tout en retenue. Rien à jeter jusqu'au bout vous dis-je!
Un des meilleurs LP parmi tous ces vieux groupes qui se sont risqués à se lancer en studio en 2012.





2012 KISS "Monster"

label: mercury
style: hard-FM coloré canal historique
date de sortie:15 octobre 2012
date de chronique:6 janvier 2013


Oh la la, ma brave dame, c'est vraiment la première fois que j'ose chroniquer un album de Kiss! Faut bien commencer un jour me direz-vous, et bien si j'avais su éviter 'Sonic boom' [2009], je me suis lancé pour le dernier en date, un disque dénommé 'Monster'. Kiss pour moi c'est le rock n'roll circus et "I was made for lovin' U" alors ce n'est pas sans quelque arrière pensée négative que je me suis lancé... Et bien mal m'en a pris car au final, même si j'ai toujours eu du mal avec les "Oh yeah!" distribués larga manu par Stanley et Simmons en plein milieu des titres, faut reconnaître que le LP se laisse écouter, et qu'au final on peut dire que c'est un bon disque de hard-FM. Kiss fait du Kiss, avec les refrains faciles, les riffs un tantinet simplet, mais je ne sais pas pourquoi ça fonctionne! Contrairement à Aerosmith qui s'est un peu cassé le nez sur sa dernière prod., les rockeurs grimés semblent en pleine forme en 2012 malgré un âge avancé!





2012 AEROSMITH "Music from another dimension"

label: columbia
style: rock! rock! 'til you drop!
date de sortie:2 novembre 2012
date de chronique:4 janvier 2013


Mazette un nouvel LP de la bande à Tyler et Perry, cela faisait 11 ans qu'on attendait (espérait?) ça (depuis le mauvais 'Just push play' [2001])!
Ca déboule pied au plancher avec "LUV XXX" sur lequel la six cordes de Joe Perry semble comme habitée par un feu d'enfer, tandis que la rythmique martelle et Tyler s'écorche les cordes vocales! Superbe entrée en matière!
"Oh Yeah", 2ème titre est plus funky, chaloupé, avec des choeurs bien sentis et un très bon groove. Et encore cette guitare! Re-superbe! Vite la suite!
Et là patatras, c'est "Beautiful" une chanson édulcorée par des choeurs poussifs et une mélodie gnan-gnan. Puis c'est "Tell me" une ballade probablement destinée aux radios US, mais tout le côté chiant d'Aerosmith nous revient en pleine gueule! - on sent que cela va être dur d'écouter jusqu'au bout, car il y a quand même 15 morceaux sur cet album! -Et effectivement, en dehors de quelques titres qui surnagent (le rapide "Street Jesus" par exemple) on est bien loin de 'Pump' [1989] ou même "Nine Lives" [1997].
Espérons qu'en live (Hellfest 2013 ?] ce sera meilleur ! ! !





2012 Joe BONAMASSA "Driving towards the daylight"

label: mascot/provogue
style: du blues, du blues, du blues
date de sortie:21 mai 2012
date de chronique:4 janvier 2013


Joe Bonamassa est un guitariste US surdoué que j'ai découvert il y a peu avec un live dantesque ('From nowhere in particular' [2010]). Si vous aimez le blues, vous pouvez courir acheter cette galette qui ruisselle de notes sensuelles, mélodiques, quasi-charnelles et à la technicité faramineuse. Composé de seulement 4 compos personnelles auxquelles s'ajoutent 7 reprises, le new-yorkais nous gratifie d'une galette somptueuse avec de nombreux guests. Je ne lui ai mis que 2 étoiles car plus de la moitié des titres n'ont pas été composés par lui-même, mais cela vaut beaucoup plus croyez-moi.





2012 MUSE "The second law"

label: wea
style: ex-pop transcendantale
date de sortie:1er octobre 2012
date de chronique:4 janvier 2013


Du Muse des débuts (c'est à dire pour ceux qui auraient manqué un épisode les 4 premiers LP de ce groupe soit le superbe 'Showbiz' [1999], l'intemporel 'Origin of symmetry' [2001], le très bon 'Absolution' [2003], ou le déjà trop surfait 'Black holes and revelations' [2006]) que reste-il? - Rien ou presque, tant l'aspect purement technique, l'ajout de backing-vocals à outrance, l'utilisation systématique de boîte-à-rythmes, les délires pseudo-classiques utilisant cordes, piano, choeurs, etc. ont totalement dénaturé la verve pop-rock des compositions du groupe.
Je m'étais juré de ne pas écouter cet album, car l'avant dernier ('The resistance' [2010]) m'avait très (très) déçu... mais voilà-t-y pas que le père Noël me l'a pas déposé dans mes petits souliers? -Tant pis, mais après plusieurs tentatives d'écoute, je dois bien dire que ce disque est une calamité. Muse veut faire du Queen, ou quelque chose dans le genre, mais se vautre lamentablement et nous délivre une soupe insipide qui n'est même pas digne d'un fond sonore de supermarché.
Pourtant ce sont de bons musicos! -Espérons qu'ils s'apercevront vite qu'ils font fausse route, mais j'ai bien peur que stades après stades, leurs managers ne leur laissent plus trop la liberté de composer de la vraie zike, sans arrière-pensée purement mercantile...





2012 TESTAMENT "Dark roots of earth"

label: nuclear blast
style: thrash canal historique
date de sortie:31 juillet 2012
date de chronique:15 décembre 2012


De Testament j'avoue ne pas avoir suivi la route, et à vrai dire je ne me souviens que de leur première galette sortie en 1987 ('The Legacy'). J'ai donc jeté une oreille sur celle-ci (la 10e oeuvre des californiens) puisque Nico me l'a gracieusement passée en mp3. Et ce fut une bonne surprise, car les compos se tiennent, la mélodie est présente, les soli toujours originaux, et la... voix est audible. On peut même dire qu'il y a certainement eu du boulot car franchement on en arriverait à penser qu'un vrai chanteur est derrière le microphone.
Des titres comme "Dark roots of earth", ou "Cold embrace" sont vraiment bien structurés et empreints de nombreuses trouvailles qui font qu'au total la galette est fort digeste (attention toutefois à ne pas avaler la fève!).





2012 MY SLEEPING KARMA "Soma"

label: napalm records
style: stoner instrumental intersidéral
date de sortie:1er octobre 2012
date de chronique:8 décembre 2012


MSK est un groupe allemand formé par Matte (bass), Seppi (guitar), Steffen (drums et prod) et Norman (keyboards). Il s'agit de leur quatrième LP avec une diffusion jusque là très limitée. La première écoute vous transporte vers des contrées musicales planantes, avec quelques relents lourds, mais ce qui ressort le plus de la galette c'est la toujours présente harmonie et le lien quasi charnel entre les différents instruments; en clair aucun solo, les musicos semblent jouer à l'unisson et sont tous empreints du même trip. Cela vous donne un petit bijou d'album qui ne cesse de tourner sur mes lecteurs CD. Le LP est intégralement instrumental. Chaque titre amène sa propre ambiance. Et là où d'autres épuisent l'auditeur, MSK arrive à maintenir l'attention d'un bout à l'autre du disque par l'ajout de petits interludes qui sont à eux seuls des morceaux intéressants (de 2 à 3 minutes) bien que ne figurant pas comme titre sur le CD. Si vous aimez le stoner cet album est pour vous. Si vous aimez le post-rock itou. Si vous ne dédaigniez pas écouter de la world vous pouvez aussi foncer l'écouter. Pour ma part je suis conquis. Une magnifique oeuvre de rock moderne. 67 minutes de pur bonheur. Transcendant.
Pour finir un petit mot sur le art-work: formidable. Une efflorescence de vie végétale et animale matérialisée par un esprit certainement torturé (Sebastian Jerke). Superbe.
A ne pas manquer à Clisson 2013 ! ! ! ! ! !





2012 SOUNDGARDEN "King Animal"

label: universal
style: grunge sur le retour
date de sortie:13 novembre 2012
date de chronique:5 décembre 2012


A l'exception de quelques titres un peu pompeux (on pense à "Bones of birds" et à ses sonorités furetant vers un ancien hit du groupe ["Black hole sun" pour ne pas le nommer], ou au pénible "Eyelid's mouth" et son refrain gnan-gnan), cet album s'écoute et nous rappelle que ces gars là d'une part sont des super-musicos mais d'autre part sont de vrais compositeurs qui n'ont pas perdu leur savoir faire! Les premiers morceaux sont de véritables déluges de décibels (ah ce "Non-state actor" quelle puissance! et quelle fougue dans la voix de Cornell! on croirait qu'il a recouvré sa verve de 20 ans). L'album est assez bien chaloupé alternant des titres rentre-dedans ("Attrition", "Worse dream") et d'autres moins excités mais pas dénuets d'intérêt ("Black saturday", "Halfway there"). Pourtant on reste assez loin des furieux albums qui firent connaître ce groupe, comme le génial 'Superunknown' [1994].
Bref, un LP correct pour un retour. On attend de pouvoir les voir sur scène...





2012 ZZ TOP "La Futura"

label: mercury
style: blues rock à barbichettes
date de sortie:10 septembre 2012
date de chronique:29 octobre 2012


Les critiques globalement plutôt positives sur le net m'ont donné envie d'aller jeter une oreille sur la dernière production des trois texans. Faut dire que cela fait belle lurette que ZZ Top ne m'a pas beaucoup excité les canaux semi-circulaires. Allais-je être une nouvelle fois déçu, car depuis "Eliminator" (paru en 1983... déjà!) j'ai pas entendu grand chose de valable émanant de ces glorieux ancètres du blues-rock?
Le LP déboule en fanfare avec "I gotsta get paid": un SON superbe (merci Rick Rubin à la prod.), une voix (Billy Gibbons) roc(k)ailleuse sentant le bourbon et la bière, une basse (Dusty Hill) ronflante et lourde, des percus (Frank 'j'ai toujours pas de barbichette' Beard) tonitruantes et une 6 cordes lancinante... Excellente entrée en matière. Et que dire du deuxième titre "Chartreuse", sur lequel l'intro rappelle tant le passé des papys! Attention ZZ Top fait ici du ZZ Top et n'invente rien, mais il le fait si bien, sans fioriture avec un SON si bon... Et ça continue sur "Consumption" qui garde le cap: son gras, guitare parfois limite désaccordée, voix bluesy. "Over you" est ensuite un blues beaucoup plus lent, très groovy, suivi de "Heartache in blue" sur lequel l'harmonica est omniprésente. "I dont wanna lose, lose, you" remet ensuite le turbo avec un refrain facile mais une guitare flamboyante et crade à la fois! Superbe! Les 4 derniers morceaux achèvent de me convaincre que les texans se sont refaits une santé et qu'on pourra peut-être espérer les voir on stage en tournée car les titres de cette galette semblent taillées pour la scène.





2012 MARILLION "Sounds that can't be made"

label: edel
style: rock progressif canal historique
date de sortie:21 septembre 2012
date de chronique:27 octobre 2012


Marillion reste une valeur sûre même en 2012, et ce n'est pas cet LP qui changera la donne. Tout d'abord cela débute avec "Gaza", un titre de plus de 17 minutes qui non content de conter l'histoire d'un petit gazaoui nous transporte véritablement dans la quatrième dimension de la musique dite "progressive" (mais cette appelation a telle encore un sens de nos jours ?). Véritable tableau musical fait de plusieurs actes distincts ce morceau de bravoure fait la part belle à la guitare de Steve Rothery, et bien sûr au chant superbe de Steve Hogarth (qui a écrit tous les textes du CD).
"Sounds that can't be made" le deuxième morceau est un peu molasson et ne m'a pas trop accroché mais se laisse quand même écouter. "Pour my love" est un titre envoutant et rempli d'émotion, rappelant les grandes heures de la soul US. Puis c'est "Power" et son ambiance pop baignée de multiples sonorités planantes au synthé, le tout brisé par un refrain entraînant à souhaits. Un single? -5e titre, "Montréal" est encore un morceau fleuve de 14 minutes toujours plein de breaks en tous genres. "Invisible Ink" démarre lentement avant de s'envoler (belle performance du chanteur) sur des rythmres plus rapides. "Lucky man" après une puissante entrée en matière nous rappelle que le groupe possède un sens inné de la mélodie (refrain d'enfer) et que Rothery est vraiment un très bon guitariste. Ma préférée de l'album. Le final sur "The sky above the rain" maintient le cap d'un excellent album, à classer tout près des "Brave" et autre "Misplaced Childhood".





2012 ENSIFERUM "Unsung Heroes"

label: cooperative music
style: folk metal from Finland
date de sortie:27 aout 2012
date de chronique:10 octobre 2012


Découvert au Hellfest il y a deux ans, ce groupe finlandais nous pond cette année une cinquième galette.
Y-a-pas à chicaner, ils ont le sens de la mélodie et ce n'est pas la voix graveleuse qui dénature l'ensemble. Cet LP enchaîne les titres à la façon "heroic-fantasy" alliant une rythmique d'enfer (bien soutenue par la production, magnifique) [écoutez le 2e titre, futur tube, "In my sword I trust" ou le fulgurant "Retribution shall be mine"], a une mélodie toujours entraînante [l'enchaînement "Unsung Heroes" et "Burning Leaves" est dantesque]. Par contre j'aime beaucoup moins le côté gnan-gnan [l'intro du CD façon concert classique "Symbols", le titre "Celestial Bond" chanté par une naïade scandinave, ou la balade médiévale "Star Queen"].
L'album se finit sur un titre de 17 minutes ("Passion, Proff, Power") un peu longuet et au sein duquel on trouve des passages thrash, des parties parlées avec en fond sonore de la flute (genre ambiance de château fort), des choeurs guerriers, etc. etc. Quelle imagination!





2012 RUSH "Clockwork Angels"

label: roadrunner records
style: metal canadien planant
date de sortie:12 juin 2012
date de chronique:5 octobre 2012


Vingtième album studio pour ce groupe canadien qui nous livre un concept-LP lorgnant sur les grands opéra-rocks. Si j'ai bien compris c'est l'histoire d'un mec dans un monde de science fiction rétro-punk (sic). Toujours est-il que même si le concept peut paraître désuet et démodé en 2012, il n'en reste pas moins vrai que la musique de Rush, les mélodies, la voix et les envolées de guitares sans parler de la superbe rythmique sont bien ancrés dans le XXIème siècle et restent vraiment superbes. On pourra parler de rock progressif, mais certaines compos sont vraiment métal et que dire de la production tout simplement magnifique ! Encore un excellent LP à se procurer d'urgence !
PS. Rush au Hellfest 2013 ? -pourquoi pas !





2012 FUTURE OF THE LEFT "The plot against common sense"

label: Xtra Mile
style: indie-rock underground
date de sortie:11 juin 2012
date de chronique:5 octobre 2012


FOTL est de retour en 2012 après un excellent "Travels with myself and another" publié en 2009. Quoi de neuf ici ? Rien que l'on ne sache déjà, à savoir que le groupe aime titiller tous les styles allant du punk basique (le premier titre "Sheena is a t-shirt salesman" qui déboule en trombe sur la galette) au rock classique ("sorry dad i was late for the riots"). La mélodie et surtout les riffs de guitare sont toujours très accrocheurs. Pourtant quelques titres sont un peu en dessous et un peu chiant après plusieurs écoutes (la triade de milieu de disque "Camp cappucino", "polymers are forever", "Robocop 4, fuck robocop"), tout comme l'utilisation par moment de synthés qui n'amènent rien... Néanmoins avec un total de 15 titres (+ un seizième caché) on en a pour son argent et on ne peut que saluer cet LP bien crasseux, rugueux et fougueux. Du bon Rock et qui se fout bien du music-system dominant. Fuck.





2012 DINOSAUR Jr. "I bet on sky"

label: Pias
style: noisy interplanétaire
date de sortie:17 septembre 2012
date de chronique:26 septembre 2012


Attention ! Album incontournable !
Depuis leur reformation voici venu le 3ème LP de Dinosaur Jr, après un déjà génial "Farm" (2009) Et quel LP ! Une petite merveille. Un joyau ciselé à la perfection à l'aide de riffs tueurs, de mélodies magistrales et d'un feeling incomparable ! Il est absolument impensable qu'un tel groupe nous balance des pépites (10 au total) de ce niveau après les déboires qu'ils ont pu connaître (tant il est vrai que les albums de groupes "reformés" sont décevants et souvent dénués de la moindre once créatrice, leurs géniteurs se contentant la plupart du temps de se reposer sur des lauriers un peu jaunis et poussiéreux). Mais alors là, il n'y a rien à redire.
Vous qui lisez ces lignes, courrez acheter cet album. C'est un ordre.





2012 MARK LANEGAN Band "Blues Funeral"

label: 4AD
style: stoner bluesy dépressif
date de sortie:7 février 2012
date de chronique:23 février 2012


"The gravedigger's song" ouvre magistralement le LP. Une rythmique ronronnante, la voix graveleuse du ténébreux rocker, et par moments une six cordes qui lacère le morceau. Superbe single. Derrière ce titre, le rythme se fait plus lent, plaintif, sur "Bleeding Muddy Water" avec une ambiance un peu spleen. Un morceau contrasté tout en retenue mais peut-être un brin trop long..."Gray goes black" ensuite est plus léger avec un rif intéressant. Après "St Louis Elegy" un peu spirituel, le titre "Riot in my house" est beaucoup plus rock tant sur le plan de la rythmique que de la guitare virevoltant en arrière plan (c'est Josh Homme de QOTSA qui s'y colle) du meilleur effet. Pour "Ode to sad disco", Lanegan a eu recours... à une boîte à rythmes (sic!): quelque peu déconcertant. "Phantasmagoria blues" comme son nom l'indique est un morceau langoureux, pas le meilleur de l'album. Heureusement arrive "Quiver syndrome" qui relance un peu le disque car franchement le blues ça va un peu: voix plus poussée, batterie un peu plus active et quelques trouvailles en arrière fond (avec même des choeurs !) pour un titre plus empreint d'essences pop-rock. "Harborview hospital" malheureusement ne suit pas. Dommage. "Leviathan" est encore plus lent incorporant un violoncelle, et là aussi des choeurs en canon, jusqu'à ce qu'une inattendue guitare (Chris Goss de Masters of Reality) réussisse miraculeusement à sauver le morceau. Mais ni "Deep black vanishing train", ni "Tiny grain of truth", les deux derniers titres ne me convaincront car beaucoup trop lents et déprimants pour ma pomme. Au total il fait du Lanegan, sans Isobel Campbell mais ça reste dans la même veine...





2012 CLOUD NOTHINGS "Attack on memory"

label: wichita
style:pop-rock psyché punkisant
date de sortie:13 février 2012
date de chronique:16 février 2012


Dylan Baldi est un jeune américain de Cleveland s'étant acoquiné avec 3 autres musicos pour monter Cloud Nothings. Après un premier LP, voici la deuxième galette (ne comportant que 8 titres) de CN, enregistrée excusez du peu avec monsieur Steve Albini himself. De ce disque il ressort une rage juvénile assez brut de décoffrage: écoutez l'immense "Waisted Days" et sa deuxième partie de titre instrumentale enragée, ou encore "fall in" très basique et presque punk mais terriblement entraînante. Cloud Nothings nous balance une pop bien léchée, mélant des titres rapides ("Stay useless", ou l'instrumental "Separation") à d'autres où un certain spleen post-ado se ressent ("No Future/No Past", ou le fougueux "No sentiment"). L'album se finit sur un autre hit en puissance avec "Cut you".
Une très bonne découverte pop-rock se démarquant des groupes multiples dans le genre qui se copient tous les uns aux autres.





2012 VAN HALEN "A different kind of truth"

label: interscope
style:hard-FM californien
date de sortie:6 février 2012
date de chronique:16 février 2012


Qui l'eut cru ? Van Halen avec les frères ET Diamond Dave réunis à nouveau... depuis l'album interstellaire "1984" (c'était quand même il y a 29 longues années!) non d'une pipe ! Ca décoiffe rien qu'à l'évocation! Exit la période gnian-gnian où Hagard était au micro et où les claviers étaient aux premiers plans. Ici on reprend la direction des débuts avec des morceaux qui inévitablement vous retransportent à la période faste de VH. Ecoutez la bombe qu'est "Chinatown" sur laquelle la six corde s'envole et où DLR s'en donne à coeur joie (en poussant ses fameux cris). Superbe! Pourtant attention, ce LP s'il ravive des émotions enfouies au fond de nos souvenirs n'est pas pour autant un chef d'oeuvre car certains morceaux sont très faibles: par exemple "Tatoo" le premier titre et single, très basique, ou encore "Blood and fire" ou le pénible "Bullethead" et son refrain lourdingue (heureusement que la gratte récupère un peu l'auditeur). Outre le titre cité plus avant dans cette chronique, je retiendrai "As is" rapide et incisif, "Outtaspace" sur lequel DLR est un peu à la ramasse mais quelle gratte (!), ou encore "Stay Frosty" morceau semblant enregistré au clair de lune, près d'un feu de camp... qui s'embrase dans sa deuxième partie (j'adore).
Pour l'anecdote les morceaux ne sont pas des compos récentes mais ont été dépoussiérées car datant du siècle dernier... mais l'essentiel n'est-il pas que le fun, l'esprit du rock, soient de retour avec les califormiens? -Espérons qu'ils ne sont pas uniquement guidés par monsieur dollar........




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