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Chroniques CD pour 2013




Cette année:


- le 10 janvier 2013, décès de Claude Nobs à l'âge de 76 ans, des suites d'un traumatisme crânien grave. Il était le fondateur du festival de jazz de Montreux en Suisse [1967], et le "funky Claude was running in and out" de la chanson de Deep Purple, "Smoke on the water", (album "Machine Head" [1972]) relatant un incendie lors d'un concert de Frank Zappa en 1971 dans cette ville.
- le 4 février 2013 c'est Reg Presley chanteur des Troggs qui tire sa révérence (71 ans).
- Daniel Darc, ancien leader de Taxi Girl avec son accolyte Mirwais, nous a quité le 28 février 2013 à l'âge de 53 ans, des suites d'une vie chaotique et aux addictions multiples.
- le 6 mars 2013 disparition brutale d'Alvin Lee guitariste de Ten Years After à l'âge de 68 ans (de complications d'un 'acte chirurgical de routine').
- Clive Burr premier batteur d'Iron Maiden meurt le 12 mars 2013 à 56 ans des complications d'une sclérose en plaques évoluée.
- Chris Bailey bassiste du groupe australien Angel City (The Angels) meurt d'un cancer à 62 ans le 4 avril 2013.
- Chi Cheng, bassiste de Deftones est mort le 14 avril 2013 des suites d'un traumatisme crânien grave en voiture datant de 2008. Il avait 42 ans.
- le 2 mai, Jeff Hanneman, guitariste co-fondateur du mythique groupe de thrash Slayer meurt à 49 ans des suites d'une hépatopathie due à des excès multiples.
- le 20 mai le claviériste des Doors, Ray Manzarek décède d'un cancer à l'âge de 74 ans.
- le 23 mai, décès à 79 ans de Georges Moustaki, juif errant voire pâtre grec...
- le 26 juillet J.J.Cale décède d'une crise cardiaque à l'âge de 75 ans.
- Allen Lanier guitariste et clavier dans la formation historique de Blue Oyster Cult tire sa révérence le 14 août 2013 (67 ans).
- 8 octobre: décès de Phil Chevron, 56 ans, guitariste de The Pogues (cancer).
- 10 octobre: décès de Jan Kuehnemund, 51 ans, guitariste du groupe heavy-metal féminin des années 80/90, Vixen (cancer).
- le dimanche 27 octobre 2013 ne fut pas ce que l'on peut appeler un 'jour parfait' car Lou Reed (71 ans) s'en est allé marcher sur d'autres rives sauvages, suite à des complications de sa greffe de foie...





**** Chroniques 2013 ****

Soit 58 albums analysés par la communauté...

Notation visuelle (pour les pressés):
: à chier ! : moyen : bon
: excellent : fantastique !



2013 MONKEY3 "The 5th sun"

label: Napalm rec.
style: stoner instrumental des bords du lac Leman
date de sortie: 4 novembre 2013
date de chronique: 1er mars 2014

[par Barjozo]



Dix ans d'existence! 4e album paru en 2013 pour des suisses adeptes d'un stoner-rock ultra-planant. Je n'ai découvert ce superbe album qu'en février 2014 et c'est bien dommage car il aurait à coup sûr été bien classé dans mon top 2013 s'il m'avait été possible de le dénicher plus tôt!
7 titres seulement mais des compositions qui ne sont pas taillées pour la radio! Premier morceau, "Icarus" et 14 minutes de jouissives intenses cavalcades stoner pour un titre en trois parties (on retrouvera un passage planant aux synthés en milieu de titre). C'est bien joué, avec un riff qui se scotche à vos oreilles pour ne plus vous lacher de sitôt! Un son magnifique. Une rythmique tribale mortelle. Ces zozos sont passés par Clisson en 2012 et y ont cassé la baraque d'après ce que j'ai pu lire sur le web, et franchement à l'écoute de leur dernière production studio on comprend pourquoi! On pense à My Sleeping Karma, même en mieux car lorsque les allemands tombent parfois dans un côté assez répétitif dans leurs morceaux, les suisses quant à eux savent éviter cet écueil et font preuve d'un puissant potentiel créatif. Ajoutez à cela une certaine maestria dans le maniement de leurs instrus (cette guitare très floydienne, ou cette batterie puissante) et vous comprendrez bien vite que ces singes ne sont pas là pour de la simple figuration mais qu'ils ont devant eux un avenir Rock en puissance.
From Lausanne, canton de Vaud, Switzerland, Monkey3 c'est dB (keyboards), Boris (guitar), Walter (drums) et Picasso (bass).
Si vous avez succombé comme moi au dernier Monster Magnet, filez vite acheter cet opus et vous m'en direz des nouvelles.
Splendide. Tout simplement splendide vous-dis-je.





2013 LA YEGROS "Viene de mi"

label: ZZK rec.
style: Cumbiargentinelectropop
date de sortie: 17 juin 2013
date de chronique: 9 janvier 2014

[par Mumbly]



Oyez, oyez, je fais entendre clairement ma voix au milieu de si illustres chroniques métalliques. Bon, un peu de douceur ne fera pas de mal en ce bas monde.
Que dire de La Yegros ? Es complicado, isn't it. Ce groupe musical fait partie des "news generations" argentinas qui se sont récemment essayées aux sonorités électroniques sans renier leur culture musicale traditionnelle (confer « Future Sound of B.A »). Non, nous n'avons pas ici à subir des opus ravageurs à la André Guetta ou David Verchuren, plutôt du Astor Solveig. Bon, les sonorités folkloriques sont là, se mêlant allègrement aux élans électroniques. Evidemment, cela donne du rythme, un cocktail très dansant et d'ailleurs, en écrivant cette misérable bafouille, j'en ai le bassin qui opine langoureusement du lard avec Miss Bolivar sur « Ya no llorès ». Nul être correctement constitué ne peut se retenir de bouger, se déhancher, quelques centimètres suffisent, sur ces tempos ou alors il ment et ce n'est pas beau de mentir. Lancinant donc mais j'avoue qu'au bout d'une heure d'écoute assidue, cela devient pénible. Par contre, à dose homéopathique, nous gagnons un petit bonheur passager en compagnie vocale de la trépidante Mariana. Les paroles ? Sur certaines chansons, on comprend aisément que la fumette fait des ravages sur les méninges porteños. Autrement, sur ces airs enjoués, le tableau est assez noir. Economiquement et socialement, ca ne va pas fort en ce moment en Argentine, non ? . et on le ressent. A écouter donc..Aï Cariño, que dolor mi amor.





2013 Joan JETT and the BLACKHEARTS "Unvarnished"

label: blackhearts rec.
style: rock-FM
date de sortie: 30 septembre 2013
date de chronique: 9 janvier 2014

[par Barjozo]



De Joan Jett on connaît tous l'hymne "I love RnR" paru déjà en... 1982, alors que la minette à l'époque n'avait que 23 balais!
Ne pas se fier à la pochette, certainement trafiquée (ou botoxée) car la chanteuse ne paraît pas avoir eu d'impact du temps sur sa peau et son visage aux traits parfaits. Pourtant la clepsydre se vide aussi vite pour elle que pour nous tous, mais bon, l'essentiel c'est que sa zike soit écoutable. L'est-elle? Par certains côtés on peut répondre par l'affirmative, vu que J.Jett à bientôt 56 ans n'a rien perdu de sa voix rocailleuse, et que les musicos assurent pas mal. Néanmoins, cet LP n'est pas des plus originaux qui soient c'est le moins que l'on puisse dire, car ce type de rock-FM a déjà été entendu des centaines de fois et n'apporte rien de neuf. J'ai cru à un moment qu'ils se lançaient dans une reprise de Sabbath, mais non, riff d'intro honteusement plagié ("Make it back" et son introduction très 'paranoidienne').
Allez, encore un CD qui si vous l'achetez se retrouvera bien vite sous une pellicule de poussières, car lui malheureusement n'aura pas droit à une séance de lifting (à moins que vous ne soyez obsessionnel et ne passiez le chiffon à poussières tous les 4 matins, ce qui vous en conviendrez peut casser votre image rock!).





2013 The WARLOCKS "Skull worship"

label: zap banana rec.
style: rock psychédélique habité (leader bipolaire. CQFD)
date de sortie: 26 novembre 2013
date de chronique: 8 janvier 2014

[par Barjozo]



Je ne boude pas mon plaisir de chroniquer cette (re)naissance d'un groupe que jadis (début des années 2000, donc il n'y a pas très longtemps de ça quand même) j'adulais. Et je n'étais pas le seul, car les LPs "Phoenix" (2002) et "Surgery" (2005) furent de belles pépites en ces années où des groupes tels BRMC ou les Warhols s'élançaient vers les sommets. Mais comme ces 2 derniers groupes, les Warlocks burent vite la tasse. Paraîtrait que les ventes de "Surgery" ne furent pas bonnes et qu'ils furent alors virés par leur label de l'époque (Mute). Du coup, faute à une mauvaise promo (?) j'ai zappé leurs plus récentes productions ("Heavy deavy skull lover" [2007] et "The mirror explodes" [2009]) et j'avais oublié jusqu'à leur nom.
Bobby Hecksher (chant, guitare et leader incontesté) nous revient donc en forme dans cette galette empreinte d'un spleen brumeux miraculeusement mis en exergue par ces lancinantes guitares toujours présentes dans les compos du groupe. N'allez pas chercher ici un quelconque hit pop-rock: ces musicos s'en moquent et pissent à la raie de tous les chercheurs de talents des majors (qui le leur rendent bien cela dit en passant).
Attention cependant si vous êtes un tantinet dépressif: la noirceur de ce disque pourrait vous faire appuyer sur la gachette...





2013 The WINERY DOGS "S/T"

label: loud & proud rec.
style: hard-rock US
date de sortie: 23 juillet 2013
date de chronique: 8 janvier 2014

[par Franck and furious]



Premier album de ce super groupe composé des meilleurs instrumentistes dans leur domaine respectif: Billy Sheehan, basse - Mr big, David Lee Roth, . ; Mike Portnoy, batterie - Dream Theater, Transatlantic, . ; Ritchie Kotzen, chant & guitare - Poison, Mr Big.
Cet album doit prendre toute sa saveur en concert, tant ça groove, ça joue, ça soliste à donf tout en gardant une trame musicale mélodique orientée rock pop jazzy, à la Lenny Kravitz et Jimmy Hendrix, sur laquelle la voix semi-cassée et aigüe du beau gosse guitariste prend toute sa dimension avec ses petits vocalises suaves et subtiles digne de l'époque de la Stax et de la Motown. Il n y a qu'à écouter les belles ballades pour s'en convaincre. David Coverdale apprécierait.
Un groupe de fines gâchettes, qui savent tirer juste et au bon moment au point qu'on ne sait pas sur qui il faut porter son oreille tant ils excellent tous les 3. Le groupe tueur à ne pas manquer au moins live.
Un sanglier fumé à la truffe.





2013 IN SOLITUDE "Sister"

label: metal blade
style: rock heavy from Sweeden
date de sortie: 30 septembre 2013
date de chronique: 2 janvier 2014

[par Barjozo]



Originaires d'Uppsala, au centre de la Suède, comme leurs comparses de Watain, les 5 musicos de IN SOLITUDE s'adonnent à un heavy-rock lorgnant beaucoup vers les années 80/90. Ce qui est étonnant c'est qu'ils n'ont qu'une vingtaine d'années et qu'ils ne connaîssent de la NWOBHM que ce qu'en ont pu leur dire leurs parents si toutefois ceux-ci écoutaient ce style de zike à l'époque...Il y a une énorme influence de leurs voisins danois de Mercyful Fate dans les compos du groupe, et même le chant (Pelle Ahman) rappelle les intonations incantatoires du King lui-même (sans toutefois se risquer dans les aigus, rassurez-vous).
Cette galette (le 3e disque du groupe) comprend 8 titres efficaces, qui vous entraînent dans l'univers musical des suédois sans trop de soucis pour qui veut bien faire l'effort d'y pénétrer. Ainsi faudra-t-il 3 ou 4 écoutes attentives avant de finalement donner son avis, qui j'en suis sûr, sera certainement aussi positif que moi et les 3 étoiles ci-dessus...Et vous pourrez alors déjà programmer votre après-midi du 22 juin 2014 à Clisson puisque IN SOLITUDE se produira alors sur la Mainstage 2 ! ! !
Une excellente surprise en cette fraîche fin d'année 2013.





2013 Nick CAVE and The BAD SEEDS "Push the sky away"

label: bad seed ltd
style: crooner rock
date de sortie: 18 février 2013
date de chronique: 31 décembre 2013

[par Boucle d'Or]



Attention: aux lecteurs de ce site habitués aux guitares furibondes et au pilonnage de cages à miel, ce disque peut s'avérer dangereux pour votre santé. Je vous conseille une posologie progressive et si des effets secondaires apparaissent (vomissements, envie de meurtre...), administrez-vous rapidement un antidote (l'excellent dernier Motörhead par exemple).
"Débranché", tel est le nouvel album de Nick Cave et ses Bad Seeds pour cette cuvée 2013. Oubliées les guitares rageuses des précédentes livraisons, place aux ballades épurées, aux belles mélodies et aux arrangements somptueux. L'instrument phare reste la voix de crooner de Mr Cave, accompagné d'une basse, d'une batterie de très peu de guitare électrique, mais aussi de violons, de flûte, de piano.
Cela démarre doucement avec « We no who U R », ballade épurée où la voix de Nick est soutenue en écho par des chours féminins diaphanes. Progressivement le disque décolle avec « Wide lovely eyes » et son rythme répétitif et angoissant en filigrane.
Patience, il faut attendre « Water's edge » pour enfin entendre une guitare électrique sur fond de basse menaçante. Nick parle plus qu'il ne chante, des violons viennent embellir l'ensemble. «Jubilee street» enfonce alors le clou. Ce petit chef d'ouvre s'ouvre sur du piano, le chant rappelle Johnny Cash.le morceau décolle et ne redescend plus. Il en est alors de même pour les cinq titres suivants qui sont du même acabit !
Il est incontestable que ce disque classieux et à l'ambiance envoûtante est arrivé au bon moment (triste et pauvre année 2013) ce qui lui a assuré un succès (critique et publique) bien mérité.
Un peu de douceur dans ce monde de brutes, çà fait aussi du bien !
A l'année prochaine !





2013 LUMBAR "The first and last days of unwelcome"

label: Southern Lord rec.
style: plus doom que ça tu boum!
date de sortie: 11 novembre 2013
date de chronique: 30 décembre 2013

[par Barjozo]



7 titres et pas de fioritures pour les nommer: de "Day one" à "Day seven". Sept morceaux vous précipitant dans un lourd, massif, intense et mortel sludge doom. "Day one" vous saute littéralement à la gorge comme un vampire assoiffé de sang pourrait le faire par une nuit de pleine lune alors que vous vous êtes malencontreusement égaré en voiture en cherchant une route que jamais vous ne trouverez (David si tu lis ces lignes cela doit te rappeler ta jeunesse car toi tu les as vus, on sait, on sait...). Bref un premier morceau qui déjà vous fera vaciller et soit 1-vous faire appuyer sur la touche 'stop' de votre lecteur CD design reçu à Noël, ou 2-vous faire monter le son de ce même lecteur CD offert par votre belle-mère (car oui bordel, il faut qu'il en chie ce satané lecteur!). De l'intense. Du pur doom comme on peut l'aimer ou bien souvent aussi le détester. C'est selon vos goûts du moment!
A chaque jour sa peine, et ceux qui auront du mal à se réveiller au lendemain de "Day one" se verront assommés à nouveau par "Day two" et "Day three", avant fort heureusement qu'au 4e jour ("Day four"), un semblant de douceur, sur des cloche(tte)s tintinabulant en rythme langoureux ne se profile à l'horizon. C'est alors que l'auditeur pensera à pouvoir se reposer au moins le week-end ("Day five" lui avait permis un repos qui bien que bref [2 min 08] fut quand même salvateur malgré des sons distordus s'apparentant à ceux que doivent endurer sur le plan auditif au moins les âmes perdues errant le long des berges du Styx, en souhaitant que Charon veuille bien les embarquer malgré l'heure tardive, et le fait que merde nom de Dieu, elles auraient quand même pu penser à cette foutue obole à mettre sous la langue comme un vulgaire Spasfon, mais non c'est rapé et il va falloir y aller à la nage en espérant qu'elle n'est pas trop froide vu qu'on est pas loin des Enfers et qu'il paraît que ça chauffe pas mal dans le coin par Hadès!).
Alors ce week-end qu'en est-il? Et bien "Day six" rappelera à l'auditeur distrait que la semaine a été dure. Rythmique lourdissime, massacrante mais vraiment superbe, avec toujours quelques sons/samples en arrière plan du meilleur effet. Quant au dimanche ("Day seven") contrairement à certains qui se la coulent douce, et bien là encore faudra pas compter faire la sieste!
Lumbar c'est Aaron Edge, Mike Scheidt et Tad Doyle. Pour la petite histoire, cet album n'aura certainement pas de lendemain pour ce groupe car le leader (AE) souffre d'une sclérose en plaques récemment diagnostiquée...





2013 RIVERSIDE "Shrine of new generation slaves"

label: Inside out
style: Rock prog/metal
date de sortie: Janvier 2013
date de chronique: 28 décembre 2013

[par Boucle d'Or]



Cinquième album pour ce groupe polonais nageant dans les eaux du rock progressif teinté de sonorités métal. Ce dernier opus est le moins métal de leur discographie, il respecte en tout point le cahier des charges de tout bon album progressif : des morceaux qui s'enchaînent sur des durées très variables (de 4 à 12 minutes), des passages acoustiques, des cordes, des claviers, des envolées lyriques, puis des gros riffs et un chant (en anglais of course !) très caractéristique pour le genre. S'intègrent également des sonorités jazzy et du saxophone (« deprived »). Le tout est très plaisant à écouter et n'est pas dénué d'émotions.
Comme toujours avec ce genre de disque une écoute répétée est nécessaire et vous fera découvrir un peu plus la richesse de leur univers. Le point culminant de cet opus étant « Escalator shrine », dernier titre, s'étirant sur douze minutes, comportant plusieurs mouvements et changements d'ambiance, parfait résumé de ce que ce groupe est capable d'accomplir (avec un passage 'très Deep Purple').
Finalement huit titres parfaitement construits et interprétés qui hissent ce groupe dans le peloton de tête des formations prog/metal (Dream theater, Rush et Porcupine tree dont l'influence est flagrante).





2013 VISTA CHINO "Peace"

label: napalm
style: Historic Stoner from Palm Desert, California, USA
date de sortie: 21 mai 2013
date de chronique: 28 décembre 2013

[par Barjozo]



De la famille Kyuss, de la tribu Kyuss, de cette magique alchimie dite 'stoner' révélée par Kyuss aux origines, que reste-t-il?
Deux clans qui s'entre-déchirent. Comme quand deux parties d'une famille s'en veulent à mort, tout ça pour le partage d'un héritage. Pour de l'oseille. Du flouze. Appelez ça comme vous voulez mais alors nous sommes bien loin de la zike et malheureusment trop près des plus mauvais travers de l'âme humaine...
Ainsi du Kyuss historique, mort en 1995, il ne restait pas grand chose. Si on sait que Josh Homme [guitare et chant] est parti former avec talent Queens of The Stone Age, Eagles of Death Metal et plus récemment Them Crooked Vulture, les autres membres du groupe ont certainement eu moins d'inspiration en tous cas moins de succès que lui dans leurs projets ultérieurs (Mondo Generator pour Nick Oliveri [guitare et basse], Hermano et Unida pour John Garcia [chant], projet solo pour Brant Bjork [drums]).
En 2010 John Garcia lança 'John Garcia plays Kyuss', puis il fut rejoint par Brant Bjork et Nick Oliveri, et le nom de leur "nouveau" groupe fut alors 'Kyuss lives!'. Je me souviens d'un très bon set de cloture à Clisson au Hellfest en 2011... Mais en mars 2012, Josh Homme avec le soutien de Scott Reeder [bass], intenta un procès à ses 3 ex-comparses pour utilisation frauduleuse et illégale du nom 'Kyuss'. La justice rendit son verdict: Garcia, Bjork et Oliveri ne pourraient pas utiliser le nom de 'Kyuss' pour un quelconque nouvel enregistrement studio ou live officiel.
C'est donc sous le nom de Vista Chino que Garcia et Bjork reviennent nous pondre un CD studio en 2013, initialement accompagnés par Oliveri, qui pour compliquer encore les choses a quitté la néo-formation peu de temps après la sortie du LP!
Et la zike qu'en est-il? -et bien c'est tout bon. Du son très rock, limite garage, avec une guitare (Bruno Fevery) accrocheuse et parfois sauvage ("Planets 1 and 2"). Garcia a toujours ce timbre de voix si particulier et qui colle parfaitement aux arrangements sonores. Pourtant, comme d'ailleurs pour la livraison de QOTSA de 2013 ("...like Clockwork" voir plus bas), on reste un peu sur sa faim et on se dit qu'il manque un petit quelque chose à ces deux albums pour être un minimum...original en 2013.
Allez. Deux étoiles chacun, et la balle au centre!





2013 BETH HART & JOE BONAMASSA "Seesaw"

label: Mascot Provogue
style: Soul
date de sortie: 21 mai 2013
date de chronique: 22 décembre 2013

[par Nico]



C'est l'histoire d'une chanteuse soul-blues-jazz (plus discrète et manifestement moins camée que beaucoup de ses congénères) qui rencontre un (discret lui aussi) guitariste blues-rock... Nos protagonistes sont Beth Hart (dont je ne connaissais que l'album "Bang Bang Boom Boom" paru l'année dernière) et Joe Bonamassa (sûrement un peu plus connu et sacrée machine à concerts!) Ces deux-là se connaissent déjà bien et rendent une nouvelle fois hommage à la Soul et au Blues (après "Don't Explain" paru en 2011).
Ils repassent à la moulinette des titres de Louis Armstrong, Etta James, Al Green, Aretha Franklin...etc....pour un album sans prétention mais vraiment chaleureux. Joe B.assure une rythmique simple sans jamais se mettre en avant et l'exercice ne tourne jamais à la démonstration alors que le bonhomme en a sous la pédale (Wah-wah bien sûr!...!) Beth Hart a une voix plutôt rauque et puissante mais est capable d'explorer tous les registres: des graves aux aigus, du souffle au cri, bref: soul-blues-rock-big band: tout y passe!!
Alors, cet album apporte-t'il grand-chose aux versions originales?...aucune idée, je n'ai pas vérifié! En revanche, les albums de reprises sont, à mon sens, une bonne occasion de découvrir dans un second temps les artistes originaux!
Donc en résumé: un bon album sans prétention avec deux excellents artistes + un accès vers leurs mentors= une bonne idée cadeau! Par ailleurs, si vous aimez aussi le vieux "garage rock tombé dans l'oubli", je ne saurais trop vous conseiller un groupe qui s'acharne depuis 15 ans à le ressusciter en le recyclant: les "Detroit Cobras". Leur persévérance compense leur manque de moyens!





2013 GHOST B.C. "Infestissuman"

label: republic rec
style: hard-rock 70/pop rock
date de sortie: 10 avril 2013
date de chronique: 21 décembre 2013

[par Boucle d'Or]


Il me semble qu'il manque deux choses dans cette rubrique. D'abord, une chronique de votre serviteur, la première mais sûrement pas la dernière.
Et puis comment passer en 2014 sans évoquer un des groupes à faire le plus parler de lui depuis trois ans, je veux bien sûr parler de GHOST (rebaptisé récemment GHOST B.C. pour cause d'homonymie aux states). 2013 aura été leur année, avec la sortie de leur deuxième album (ainsi que d'un EP de reprises), une tournée bien remplie aux USA ainsi qu'un passage dans les plus grands festivals Européens dont une clôture sur la mainstage du Hellfest une nuit de pleine lune.
Mais quelle est donc la formule de cette formation ? Tout d'abord le mystère car les musiciens se produisent sous des tenues de goules pour l'ensemble du groupe et de pape païen pour le chanteur. Lors de leur première tournée, aucun mot n'était adressé au public !! Depuis ils ont rectifié le tir. On ne sait donc pas si ce sont des personnalités, des anonymes ou bien des has been.
Mais parlons musique, et c'est là que la mayonnaise prend car derrière une apparence à la King Diamond le groupe distille une musique pop/rock/hard rock (qui n'est pas sans rappeler le classieux Blue Öyster Cult des seventies) efficace et mélodique à l'opposé de l'image qu'ils donnent (tous les textes sont à la gloire de satan ou blasphématoires). Ce grand écart casse gueule tient la route depuis l'excellent premier LP ("Opus eponymous"), et le groupe reformule la même recette sur cet "Infestissuman" mais avec une plus grande maturité. Impossible de se sortir de la tête les mélodies des hymnes que sont « Monstrance clock », « Zombie quen » et j'en passe.
GHOST est assez addictif, parfois à la limite de l'écoeurement pour cause de mélodies pop trop évidentes. Mais ces petits défauts ne suffisent pas à ne pas y revenir et entendre un vrai chanteur, ça fait du bien. Alors oui, ce n'est pas le chef d'ouvre de l'année, mais un album qui restera dans les annales de 2013. Le plus dur sera pour eux de confirmer dans cette voie. Futur grand groupe de demain ou pétard mouillé ? La réponse figurera sur leur prochaine galette..Come together, come together for Lucifer's son....





2013 SPEEDY ORTIZ "Major arcana"

label: carpark
style: noisy rock
date de sortie: été 2013
date de chronique: 21 décembre 2013

[par Barjozo]


Déçu. Je suis vraiment déçu par cette galette.
C'est vrai quoi, à en croire la grande majeure partie des chroniques sur le net, il s'agissait d'une des révélations de l'année 2013. Y a qu'à voir chez Pitchfork qui fait actuellement quand même référence dans le domaine du rock underground.
"Major arcana" est le premier LP d'un quattuor US from Massachusetts. Son leader, vocaliste, est une jeune femme du nom de Sadie Dupuis à la voix rocailleuse et au ton pas toujours très juste. Le style s'apparente à un grunge quelque peu malmené, associant des rythmes assez lourds et des sons de guitares distordues.
Déçu donc, mais certains titres valent quand même le détour. Vous pouvez sans crainte jeter une oreille au rock bien chaloupé de "Cash cab" ou encore vous assoupir sur "No below", titre très nonchalant et langoureux mais qui fait quand même son petit effet.
Allez sans rancune, je promets de chroniquer le prochain LP.





2013 Jean-Louis MURAT "Toboggan"

label: pias
style: du murat rien que du murat
date de sortie: avril 2013
date de chronique: 21 décembre 2013

[par Barjozo]


Si j'ai attendu aussi longtemps pour chroniquer cet album, c'est que j'avais du mal à définir le nombre d'étoiles... non non non je déconne. En fait j'avais totalement oublié de le chroniquer alors que ça fait quand même une paille qu'il est sorti. Alors c'est sûr ceux qui n'aiment pas le style du bonhomme, avec ses bizzareries textuelles et sa verve d'auvergnat qui sans façon nous donne à écouter ses ritournelles quand dans notre vie il fait froid, comme d'autres donnent du pain à ceux qui ont faim (...), ceux-là donc peuvent éviter de lire ces lignes car encore une fois je ne serai pas du tout objectif.
Bien qu'en version studio le zozo soit parfois un peu mélo, pour moi ce type a un petit quelque chose de spécial. Un peu comme père Arno par exemple, certes dans un autre univers musical, mais au final, on stage, ces deux là s'avèrent être de véritables rockers.
De l'album en lui-même je ne dirai pas grand chose. Il est bien ficelé comme d'hab. Je préfère vous inciter à écouter le CD bonus qui accompagne le packaging: on y a droit à "Mousse noire" en live, suivi de "Yes sir" et "Jim". Vous comprendrez pourquoi on peut dire que ce mec est un frontman unique rien qu'à l'écoute de ces quelques minutes live. Même si il se défend d'être 'rock' et bien il en fait, et du bon, sur scène. Et c'est tout bon pour nos oreilles ça.
Murat? Peut-être notre Neil Young hexagonal...





2013 65DAYSOFSTATIC "Wild light"

label: superball music
style: post-rock/electro
date de sortie: 16 septembre 2013
date de chronique: 19 décembre 2013

[par Barjozo]


On finit l'année en boulet de canon avec encore quelques pépites et albums intéressants. Vous trouverez ici un LP dont le style n'a pas encore été proposé cette année sur le site, à savoir un rock très enrobé de synthés, lorgnant très sévèrement vers l'électro. Mais attention ami lecteur, pas de l'électro-soup, on parle ici de mélodies à l'écriture travaillée, bichonnée, saupoudrée de quelques guitares et drums, à 1000 lieues des productions faciles et dansantes dont les radios peuvent nous abreuver entre deux spots publicitaires.
Ce groupe anglais que j'ai découvert par hasard toujours en surfant sur le net, existe depuis 2001 et à lire les critiques de cet album souvent élogieuses pour ne pas dire dithyrambiques, je me suis laissé aller à une, puis deux, puis trois ou quatre écoutes qui m'ont conduit à vous narrer mon ressenti dans cette chronique.
D'abord cette galette est une véritable oeuvre qui ne peut s'appréhender que dans sa globalité. Il y a en effet un réel continuum dans les 8 titres qui s'enchaînent logiquement, sans tube qui ne se détache. Pourtant bien sûr quelques morceaux ont ma préférence comme le miraculeux "Blackspots" qui allie une rythmique sautillante et une guitare au son magnifiquement distordu. Un petit chef-d'oeuvre math-rock à lui tout seul. 7 minutes 30 de musique jouissive. Un délice. Surtout que l'enchaînement sur "Sleepwalk city" est impeccable pour un autre morceau très captivant, fait de plusieurs parties aux arrangements complexes. Ne rechignant pas à utiliser par moments un piano ("The undertow", "Tapei") les 65DOS nous entraînent avec eux vers un univers musical fantasmagorique assez unique qui m'a totalement conquis.
Pour moi, avec Kadavar et Marvin dans d'autres styles, assurément un des albums de l'année pour ne pas dire plus.
Amen.





2013 CHELSEA LIGHT MOVING "S/T"

label: matador
style: ex-youth from Big Apple
date de sortie: 4 mars 2013
date de chronique: 18 décembre 2013

[par Barjozo]


"Heavenmetal" ouvre ce premier essai de CLM, nouveau groupe pour Thurston Moore, ex-leader de feu Sonic Youth (dont on peut rappeler qu'ils ont jeté l'éponge en 2011 après 27 années d'une carrière parsemée de nombreuses pépites). Ce premier titre donc est tout en retenue avec un sens mélodique nickel. "Sleeping where I fall" derrière est un morceau plus rapide, limite 'garage' sans chichis avec un son très lo-fi, rappelant bien sûr SY avec une cavalcade de guitare rythmique stoppée magistralement en fin de titre pour un final tout en douceur...D'emblée on peut donc dire que si le reste du CD est du même niveau, cela augure d'un excellent LP! Sur le long(uet) (près de 8 minutes) "Alighted" on a ensuite droit à de l'expérimental lorgnant par moment vers de sombres contrées hardcore en particulier sur la fin, preuve qu'à 54 ans, le guitariste/chanteur ne s'est pas assagi et qu'il est toujours 'allumé'. "Empires of time" et on repart dans l'univers du ténébreux ébouriffé avec là aussi de nombreux breaks et une guitare qui toujours ne demande qu'à passer la surmultipliée! Sur "Lip" on pense à du grunge première mouture, alors que "Burroughs", titre hommage à l'écrivain dont Moore est un grand fan (il lui arrive de dire qu'il fait du Burroughs-rock) nous martyrise les oreilles avec des distorsions de 6 cordes savamment élaborées...
Au total dix morceaux qui plairont aux fans de SY, pour les autres passez votre chemin.





2013 BLACK PYRAMID "Adversarial"

label: hydro-phonic rec.
style: stoner/doom
date de sortie: 1er mars 2013
date de chronique: 17 décembre 2013

[par Barjozo]


Trio du Massachusetts, USA, Black Pyramid joue un stoner/doom véritablement habité. Cette galette (EP?) contient 5 morceaux mais dure quand même plus de 38 minutes. Le groupe a été remanié en 2012 peu après la sortie de leur second opus, suite au départ du chanteur/guitariste Andy Beresky, remplacé par Darry Sheppard, venu rejoindre Clay Neely (drums) et Dave Gein (basse). Cette cassure dans l'histoire de ce jeune trio explique que "Adversarial" soit sortit quelques mois à peine après "II" leur deuxième LP...Ce qui a certainement légèrement perturbé la promotion des deux pour un groupe par ailleurs non signé par une major. Sic.
Alors moi je chronique ici "Adversarial" soit le premier Black Pyramid version Sheppard. Cinq titres monolithiques en granit massif, arborant une base rythmique d'enfer, des mélodies puissantes et des breaks complexes. La voix est secondaire mais pas déplaisante au final, s'intégrant bien au concept. Le disque s'articule et s'enroule véritablement autour du 3e morceau, "Issus", composition rapide et au tempo addictif des plus sympathiques qui soit. De quoi renvoyer Josh Homme et le dernier LP de QOTSA à ses chères études. Les quatres autres titres, vous l'aurez compris ne sont pas taillés pour des passages radio étant donné leurs longueurs respectives.
Du bon gros son. Un excellent LP découvert malheureusement un peu tard après sa sortie ce qui me les a fait rater au dernier Hellfest! F*ck!





2013 SAXON "Sacrifice"

label: UDR rec.
style: NWOBHM sur le retour
date de sortie: 1er mars 2013
date de chronique: 17 décembre 2013

[par Barjozo]


Mazette. Quoi que l'on puisse en penser, c'est assez géant après presque 40 ans d'existence de sortir un tel LP (le n°20) pour ce groupe anglais, ancien leader de la New Wave Of British Heavy Metal des années 80. Déjà le sortir c'est bien, mais que la-dite galette soit d'une telle intensité et nous ravive autant les écoutilles, chapeau. Chapeaux bas.
Biff Byford est en voix. Paul "casquette" Quinn nous délivre des soli flamboyants, associé à Doug Scaratt. Et que dire de la rythmique? Nigel Glockler tape sur ses fûts comme à 20 ans (il en a 60!) bien épaulé par Nibbs Carter à la basse.
Tout ceci nous donne un album de heavy metal au son souvent 'old-school' mais sans que ce qualificatif ne soit péjoratif. Des titres comme "Sacrifice", "Warriors of the road", "Guardians of the tomb" ou "Night of the wolf" peuvent aisément rivaliser avec des compositions de jeûnots comme The Sword ou Volbeat, dont les morceaux ont une écriture certainement moins stylisée que nos vieux briscards de Saxon.
Cerise sur le gâteau (de Noël), la prod tient bien la route (assurée par Byford himself associé à Andy Sneap). A noter qu'un 2e CD comportant 5 vieilles compositions relookées accompagne le LP.
Alors quoi, faites-vous donc plaisir pour les fêtes: écoutez ce CD à fond les mannettes et moquez-vous de ceux qui pourraient sourire de votre choix car Saxon reste SAXON!
Heavy Metal THUNDER ! ! !





2013 TRAAMS "Grin"

label: fatcat rec.
style: garage-postpunk made in England
date de sortie: 16 septembre 2013
date de chronique: 14 décembre 2013

[par Barjozo]


Premier album pour ces (très) jeunes sujets de sa gracieuse majesté (Chichester, West Sussex, UK) pour un trio né seulement en 2011.
Ca balance pas mal. C'est nerveux et parfois hypnotique sans renier sur une mélodie parfois captivante.
Le chant plaintif et aigu (Stu Hopkins) vous renvoie aux origines du rock made in England ("Demons", "Sleep").
La guitare sait se faire envoutante et reste assez lo-fi avec des accords (désaccords) limites (le futur hit-single "Grin" ou le rythmique "Klaus"). La basse est ronronnante, tel un chat mais plutôt de gouttière que de coin du feu...(l'hypnotique "Hands" par ex.).
Un CD sans grande prétention, et qui ne révolutionera pas le monde du rock et de la pop. Pourtant cela se laisse écouter et pour qui veut se jeter un petit coup de 'garage', y a de quoi faire.





2013 The ROLLING STONES "Sweet summer sun - Hyde Park live"

label: eagle
style: rock semi-centenaire
date de sortie: 11 novembre 2013
date de chronique: 14 décembre 2013

[par Nico]


Des images plein la tête...voilà ce que je retiens de ce double-live des Stones publié à l'occasion de leur jubilé (50 ans de carrière!!). Cela peut paraitre étrange mais en réalité, pour le prix d'un CD, vous aurez chez vous une double galette (du son!!) et un DVD (du son ET des images!!) résumant leur prestation l'été dernier à Hyde Park (44 ans après leur unique prestation en ce lieu).
Pour ma part, les Stones c'est Longchamp en 1995 et San Sebastian en 2007, c'est un mythe et en même temps une business machine. Si la musique studio peut largement se passer des images, il faut reconnaitre que les prestations live sont souvent transcendées par la vidéo (surtout depuis quelques années où des réalisateurs/monteurs ont su rendre palpables l'énergie et les émotions propres aux concerts!).
Alors, ce concert?! Et bien, un lieu magnifique, un temps exceptionnel, Mick Jagger en grande forme (quoi, 70 ans?), Mick Taylor en guest sur quelques titres, Bobby Keys au sax (évidemment) sur des titres d'Exile on Main Street...une chorale pour une version magnifiée de "You can't always get what you want"? J'en passe et des meilleures; j'en oublie surement...l'émotion des artistes semble réelle mais ces vieux lascars pourraient tout aussi bien la "jouer"...qu'importe!
La prestation filmée, bien que plus courte l'emporte, non pas seulement pour les images, mais aussi pour un mixage du son plus cohérent là où la version CD met un peu en retrait la voix de Mick Jagger (sur le premier CD) et la batterie de Charlie Watts (un peu tout le temps). Rien de dramatique en soi; tout ça reste plus que correct et bien au-dessus du lot en terme de Live.
Alors, filez vite ranger ce beau Digipack à côté de votre "Get Yer Ya-Ya's Out!".
Mais avant de l'y ranger: regardez et écoutez-le!





2013 RUSSIAN CIRCLES "Memorial"

label: sargent house
style: post-rock stratosphérique
date de sortie: 28 octobre 2013
date de chronique: 13 décembre 2013

[par Barjozo]


Cinquième LP pour ce trio de l'Illinois, USA (Chicago) classé dans le post-rock tinté de metal. J'avoue encore une fois que je ne connaissais pas ces zozos et être tombé sur cette galette un peu par hasard au grès des vagues d'un surf aléatoire sur le net...
Et bien j'avoue avoir été conquis. Si le premier titre ("Memoriam") est très léger, avec une guitare délicatement caressée dans le sens de la longueur, sur un fond de synthé langoureux, les choses sérieuses commencent tout de suite après avec "Deficit" qui vous saute littéralement à la gorge tel un fauve avec son déluge de guitares maltraitées, sur une rythmique bien lourde. Près de 7 minutes de bonheur musical intégral qui me rappellent par moment certains morceaux de My Dying Bride (période soft...). Un titre véritablement magique avec des accents speed criblés de ponctuelles incursions de synthés du plus bel effet. L'enchaînement sur le mélancolique "1777" est ensuite très bien amené avec une mélodie très accrocheuse. Ce titre est laminé de descentes de toms (Dave Turncrantz aux drums). Suit "Cheyenne" toujours dans le même style, avant "Burial", incursion dans le metal et des rythmes plus brutaux évoquant un nu-metal rugueux, noir, sale qui nous entraîne vers des contrées désertiques, sous une chaleur post-nucléaire suffocante. Un petit bijou dans le style, toujours véritablement transcendé par une batterie à la limite de la rupture. "Ethel" est ensuite un morceau plus calme, assez planant qui permet de se relaxer un peu les oreilles après tant de décibels, même si l'aspect mélodique du morceau n'en reste pas moins superbe (ligne de guitare somptueuse). "Lebaron" et la rythmique nous assène une dernière lourde claque qui nous enverra tout droit au dernier titre, léger, "Memoriam" sur lequel une voix humaine se fait entendre pour la première fois.
De l'excellent post-rock à se faire offrir (pour ceux qui voulaient acheter le dernier Scorpions, voilà ici une très bonne alternative!).





2013 SCORPIONS "MTV Unplugged"

label: columbia
style: hard-rock en collapsus
date de sortie: 2 décembre 2013
date de chronique: 12 décembre 2013

[par Nico]


Est-ce moi qui ne me laisse pas emporter par l'esprit (commercial?) des fêtes?
Mais à quoi avons-nous affaire là, à 2-3 semaines de Noël? Vous connaissez tous un fan de Scorpions que vous allez vouloir surprendre par ce live débranché sorti de nulle-part....Et bien, par respect pour cette personne, pour votre honneur et aussi pour ne pas alimenter ce grand n'importe quoi.... RETENEZ-VOUS!!
Comment vous expliquer ce qui cloche sans être taxé d'être un anti-fan primaire...
Alors d'une part: j'aime beaucoup Scorpions..au moins jusqu'à "Love at First Sting". Or, ce double CD est plutôt orienté sur la période que je préfère le moins... Ensuite: les choeurs/arrangements de cordes (si, si!!) et autres invités ne servent pas des chansons qui supportent mal d'être desélectrisées (Blackout, Speedy's coming, Big City Nights). On se sent parfois entre de sales arrangements country, du semi- symphonique pas abouti (bien pire que Metallica "S&M")...et surtout: Quelle mollesse!!
Comme on pouvait le craindre, les ballades ont la part belle sur cet album... Qu'il est loin le temps de "Tokyo Tapes" ou de "World Wild Live".
Vous aimez les bons unplugged: je vous conseille celui de Kiss, de Nirvana ou le Page-Plant et la liste n'est pas exhaustive!!
Vous aimez les live de Scorpions..je vous renvoie aux oeuvres citées plus haut... Dans tous les autres cas, je vous souhaite bien du courage à l'écoute de cet album; vous ne pourrez pas dire que vous n'aviez pas été prévenus...





2013 ARCTIC MONKEYS "AM"

label: MIS
style: Rock
date de sortie: 9 septembre 2013
date de chronique: 11 décembre 2013

[par Nico]


Je m'étais juré de tenter de pondre LA chronique que cet album méritait; j'avais commencé à réécouter les albums précédents; m'étais dit qu'il faudrait être au moins aussi inspiré ou dithyrambique que la presse spécialisée... Alors j'annonce la couleur: je vais me la jouer "tranquille", vu que tout a déjà été dit/écrit à son propos. Mon seul but ici, c'est de m'assurer que vous n'avez pas raté un des albums "rock" de l'année avant de basculer en 2014.
Pour essayer de résumer l'affaire: toute l'énergie brute, la gouaille, l'humour et la finesse déjà perçus dans les 4 premiers albums sont ici présents avec parfois moins de punch mais finalement beaucoup plus de sensibilité..il y a là de l'amour, de la luminosité, de la noirceur...du vénéneux parfois...
Tous les titres ne sont pas de la même qualité et certains sont dispensables: mais rien que pour "Do I wanna know", "R U Mine?", "Arabella", "Mad Sounds" (très Lou Reedien) je vous conseille son écoute.
J'ai trouvé initialement cet album trop "pop"...Ce qui a été perdu en énergie se retrouve en subtilité...Les Arctic Monkeys tracent tranquillement leur chemin en faisant évoluer discrètement leur style. A leur tête, Alex Turner est un excellent conteur et probablement un des chanteurs les plus subtils qui soit pour peu qu'on ne s'attache pas uniquement à la technique vocale...





2013 KADAVAR "Abra Kadavar"

Album classé N°1 du Top 2013

label: nuclear blast
style: Rock recyclé
date de sortie: 15 avril 2013
date de chronique: 11 décembre 2013

[par Nico]


On en connait des groupes ou des artistes influencés par leurs ancêtres des 70' qui sous prétexte de jouer sur des instruments vintage pensent avoir retrouvé le feu sacré, l'alchimie de cette époque... KADAVAR déboule donc cette année (ou à peine plus car un EP est paru l'année dernière). L'ami Boucle d'Or avait jugé bon de nous en abreuver sur le trajet du Hellfest cette année; bien lui en a pris!
Le trio berlinois semble surgi du passé avec son accoutrement pur jus d'époque mais bien heureusement l'habit fait le moine. Les 9 titres de l'album ne peuvent pas nous empêcher de chercher à les raccrocher à leurs glorieux prédécesseurs mais on n'est jamais dans le pastiche ou la vulgaire copie.
Il y a du Cream, du Hendrix, du Led Zep, du Black Sabbath, du Iron Butterfly...et que sais-je encore...la liste est longue et chacun voudra y trouver son groupe fétiche 70'. Comme souvent, je ne me perdrai pas dans le détail des chansons: c'est du bon hard-progressive-psychedelic rock, sans chichi et sans édulcorants!
Nous avoir accompagnés en 2013 sur la route était un signe; ils seront au Hellfest en 2014!! Ces gars-là sont magiques: "Shazam!!!"





2013 MONSTER MAGNET "Last patrol"

Album classé N°3 du Top 2013

label: napalm records
style: stoner historique virant parfois au neo-doom
date de sortie: 21 octobre 2013
date de chronique: 6 décembre 2013

[par Barjozo]


De ce groupe du New-Jersey, USA, que sait-on? -Qu'ils officient depuis une vingtaine d'années, sans avoir pu véritablement percer comme leurs comparses du même style QOTSA. Pourquoi? -à vrai dire c'est assez incompréhensible, tant leurs compositions sont taillées et ciselées dans la même source mélodique stoner-rock. Bref, je suis content de chroniquer ici cet LP qui tourne depuis pratiquement 3 semaines dans mon lecteur-CDs, sans pratiquement dyscontinuer, tant c'est bon! Il fleure bon leur tonitruant LP, pierre angulaire du style, datant déjà de 1995 ("Dopes to infinity"). -En outre, quel plaisir de savoir que le Hellfest les aura en tête d'affiche de La Valley le 21 juin prochain au soir, qui plus est avec CLUTCH (!!!) juste devant eux... il faudra vraiment que les dynosaures de la mainstage 1 (Aerosmith, Deep Purple, Status Quo) assurent un max pour ne pas se voir voler la vedette par ces zozos là....
Si le premier titre "I live behind the clouds" est plutôt soft et limite ballade-gnangnan, les choses sérieuses commencent véritablement avec le morceau suivant, ""Last patrol", à la rythmique impeccable (2 c) et implacable (1 c), lancinante et stoner à souhaits (1 s à la fin!). Magnifique. "Three kingfischers" arrive ensuite, bousculant tout sur son passage avec une 6 cordes flamboyante bien soutenue par une base parfois orientalisante... Ensuite nous sommes conviés au "Paradise": magnifique intro toute en ambiance, une voix rocailleuse mais empreinte de graves et une mélodie toujours au top. "Hallelujah"? -MM revient aux sources du rock, soit du blues, rugueux et sauvage. Quel délice pour les oreilles! "Mindless ones" remet le turbo après cet intermède bluesy. Puis vient le magnifique et langoureux "The duke of supernature", qui permet de se décrasser les oreilles après tant de décibels! Une composition suave et pourtant si rock n'roll! "End of time" et c'est reparti (mon kiki, oups, désolé!) pour de la bonne zike à donf, qui vous entraîne à 300 km/h vers des contrées psychédéliques stoner incandescentes. Un missile! Relayé sagement par "Stay tuned".
Un futur classique à n'en point douter.





2013 CATS ON TREES "S/T"

label: tôt ou tard rec.
style: pop planante
date de sortie: 21 octobre 2013
date de chronique: 1er décembre 2013

[par Barjozo]



Cocorico!
Cats on Trees est le patronyme d'un duo toulousain bien sympathique qui vient de nous pondre un premier opus très intéressant.
Voyez plutôt: une fille (Nina Goern) au chant et au piano et un gars (Yohan Hennequin) aux fûts pour nous balancer une pop sensuelle et mélodique du meilleur effet. Les morceaux ont parfois un support fait de cuivres aux arrangements parfaits, sauf sur le dernier morceau ("Flowers") où ils sont trop présents à mon goût. La voix est claire, nette, et pure et me rappelle par certaines intonations celle de la belle Dolorès O'Riordan. Bien sûr on est là dans de la pop légère, pas du metal, mais cela fait du bien de temps en temps de se rincer les oreilles.
Duo révélé au Printemps de Bourges 2011, ces zozos n'avaient jusque là sorti que deux EPs dont le dernier en date "Tiki tiki boy" (2010) les voit ici reprendre son titre principal ("Tikiboy"), morceau enlevé et popissime (sic!). Les influences lorgnent beaucoup vers les années 60 de part la construction de leurs compositions et leur briéveté. On pense parfois à April March avec un brin d'effluves disco ("Wichita").
Ce n'est pas le disque de l'année, mais cela se laisse écouter sans problème.





2013 SEBADOH "Defend yourself"

label: domino
style: indie rock
date de sortie: 16 septembre 2013
date de chronique: 18 novembre 2013

[par Barjozo]



SEBADOH est un trio d'américains: Lou Barlow (guitare, chant), Jason Loewenstein (basse) et Bob D'Amico (drums). Cet LP arrive 7 ans après leur dernière livraison mais je n'ai découvert ce groupe que ces dernières années avec le retour en grâce de Dinosaur Jr. dont Barlow est le bassiste originel (et actuel!). D'aucuns pourront dire que ce groupe des années 90 a son avenir derrière lui, mais que nenni, que nenni et allez donc écouter leurs morceaux (pour ceux qui adulent les ambiances rock-indie avec un son typiquement crados [lo-fi]). Cet album s'ouvre avec "I will" single enlevé et rythmé, bien laminé par une guitare au son 'légèrement' distordu. Je vous recommande aussi "Beat" qui vous attrape et ne vous lache qu'après 4 minutes de rythmique bien sentie, ou les rapides "Oxygen", "Inquiries"; le superbe instru "once" avec son riff entêtant et envoutant qui vous cisaille le cerveau; le country-pop "State of mine" léger et dansant; le power-rock vrombissant "Final days"; le folkisant "Can't depend" et la balade seventies "Let it out" qui ne déparerait pas au sein des compos de Paul Simon (une référence quand même!).
Après Polvo encore un groupe d'indie que je vais me mettre en boucle quelque temps je crois!
Youpi!





2013 FUTURE OF THE LEFT "How to stop your brain in an accident"

label: prescriptions
style: indie rock underground totalement allumé!
date de sortie: 28 octobre 2013
date de chronique: 15 novembre 2013

[par Barjozo]



Les gallois sont en verve ces derniers mois car après nous avoir délivré un album de bonne facture en 2012 ("The plot against common sense"), les revoici pour un 4e LP dont la genèse a été soutenue par des dons de leurs fans inconditionnels via le site Pledge Music.
Ce type de sponsoring permet aux artistes de s'affranchir de toute pression et de rester maîtres de leurs expressions artistiques, au prix cependant d'efforts pas forcément récompensés par une distribution adaptée, mais gageons que le net est un tramplin suffisamment extensible pour permettre à de tels zozos d'arriver à leurs fins! Alors quid de cet LP, avec sortie concomittante du EP "Human Death" si on en croit leur projet actuel? Cela donne des morceaux très 'garage' ("Bread, Cheese, Bow and Arrow" ou "Future child embarrasment matrix" par ex). Je préfère quant à moi lorsque le style est plus léger, enjoué et mélodique ("Johnny Borrell afterlife" ou le dansant "The male gaze" par ex). Egratignant les voies royales des majors de l'industrie musicale mondiale (le titre "Singing on the Bonesaws" démarre par la tirade 'the music industry is lying to you!') le style FOTL ne s'embarrasse pas de fioritures. A ce sujet l'album est plus rentre-dedans que le précédent peut-être en raison de la suppression des claviers et de l'apport d'une seconde guitare...Il n'en reste pas moins vrai que si vous avez aimé les précédents albums, celui-ci ne vous décevra point car il regorge de trouvailles tantôt mélodiques, tantôt totalement loufoques et 'border-line' (on pense par moments à Primus). Le problème par contre c'est que si vous n'avez pas accroché aux précédents opus, celui-ci ne vous dira pas grand chose non plus. Alors comment vous dire que ce groupe (dont le leader Andy 'Falco' Falkous est le moteur principal) est tout simplement génial? -Voilà maintenant c'est dit. Encore une chronique totalement dénuée d'analyse critique et délibérément partiale. Fuck!
Accessible sur Deezer, je vous recommande aussi d'acheter la galette ce qui permettra à ces petits gallois d'engranger quelques dividendes afin de poursuivre sur cette voie artistique atypique mais très sympathique. Et à l'occasion peut-être pourront-ils tourner à l'extérieur du Royaume-Uni (leur venue en France à été annulée en début d'année faute de flouze, et ce dans l'indifférence générale. snif.).





2013 MOTORHEAD "Aftershock"

Album classé N°4 du Top 2013

label: UDR
style: ROCK and ROLL, Baby!
date de sortie: 21 octobre 2013
date de chronique: 7 novembre 2013

[par NICO]



Je ne suis pas le fan ultime de Motörhead mais je dois admettre que peu de groupes ont réussi à traverser pratiquement quatre décennies sans compromission vis à vis de leur musique comme Lemmy et sa bande! Je suis tombé par hasard sur cet album dont j'ignorais la sortie et après une poignée d'écoutes, je ne suis pas déçu.
Ca démarre très fort sur "Heartbreaker" pour se relâcher vaguement sur "Lost Woman Blues" (3ème chanson) qui "blues" sur 3 minutes avant de rocker sur la quatrième! Le titre suivant "End of Time" est à nouveau balancé à fond la caisse avec un batteur "pieuvre" puis suivent "Do You Believe" un chouïa plus calme et "Death Machine" un peu plus mou. "Dust and Glass" est une ballade dont seul Lemmy et sa voix éraillée ont le secret. "Going to Mexico" ravage à nouveau votre Hi-Fi et vos oreilles pour nous amener à "Silence When You Speak To Me", un bon rock énergique! Les 5 titres suivant sont tous très efficaces avec une mention spéciale au quatorzième!! et dernier titre "Paralyzed" qui cloture l'album dans un déluge de ferraille sonore!!
La recette du quatre quarts selon Lemmy? Pour les ingrédients: 3/4 de rock, 1/4 de blues. Pour les instruments: un batteur (Mikkey), un fouet (Phil) et un shaker (Lemmy)!!
"We are Motörhead, and we play rock and roll!"
Simple, non?





2013 BEST COAST "Fade away"

label: jewel city
style: surf pop
date de sortie: 22 octobre 2013
date de chronique: 2013

[par Barjozo]


En 2010 Best Coast avait cassé la baraque alors que moi j'avais pas trop accroché à leur pop simpliste (cf. la critique de "Crazy for you"). Alors faut-y pas que je sois maso pour me relancer dans la chronique de ces zozos? -Non, je ne m'y suis risqué que parce qu'il s'agissait là d'un EP, 7 titres...et je rappelle que j'ai totalement ignoré leur second LP paru en 2012, "The only place".
Alors quid de cet EP? -et bien j'y arrive toujours pas. Pourtant je l'ai écouté plusieurs fois sur Deezer après avoir lu quelques chroniques positives (4 étoiles sur 5 dans Rolling Stone p.ex.)...Mais je vois pas ce qu'on peut trouver d'intéressant à des morceaux sans aucune once de créativité, des mélodies maintes fois entendues ailleurs (et dans les années 60-70...) et une chanteuse sans charisme, chantant parfois à la limite de ce qui peut être considéré comme 'juste' (comme sur le dernier titre à gerber "I don't know how").
Non. Vraiment non. Et comme sur l'avant-dernier titre je peux dire que moi aussi "Baby, I'm crying" (for you).





2013 ARCADE FIRE "Reflektor"

label: barclay/Universal
style: atmospheric-pop-rock
date de sortie: 29 octobre 2013
date de chronique: 5 novembre 2013

[par Barjozo]


De ce quatrième LP, on n'attendait pas grand chose je dois dire. Faut pas charier quand même, après 3 albums magnifiques, les canadiens se devaient de souffler un peu et on ne leur en voudrait pas trop. Ils sont humains. Et c'est pas toute la pub qui a précédé la sortie de la galette qui a arrangé la sauce.
Et pourtant, le single "Reflektor", morceau sensas de plus de 7 minutes, aux essences disco et aux ambiances tantôt lentes, tantôt dansantes parfois 'Moby-like' (sic) avait tendance à me faire penser que, peut-être, le miracle allait continuer... Non! Quand même faut pas déconner...
Allez zou je lance le dixe. Morceau n°1, je connais ("Reflektor"). Morceau n°2 c'est "We exist" au rythme d'intro plus hâché et lent, mais avec une superbe ligne de basse. Puis le titre décolle sous l'influence de synthés bien chiadés. "Flashbull eyes" vient ensuite, aux sonorités intéressantes, imprégnées de multiples samples, d'échos et de cuivre qui font penser à une sorte de reggae déjanté. Puis vient "Here comes the night time", autre long morceau de plus de 6 minutes sur le premier CD (ah oui, j'oubliais "Reflektor" se compose de 2 CDs, preuve que les canadiens ne sont pas en reste question inspiration). "Here comes..." donc est assez classique question compos chez Arcade Fire et n'apporte rien de nouveau. "Normal person" est un titre lorgnant vers un côté plus rock avec un riff sympathique que Jack White aurait pu écrire aisément. "You already know" repart du côté disco avec un rythme très dansant, avant "Joan of Arc" qui referme le CD-1 toujours dans le même tempo.
Le CD-2 débute avec "Here comes the night II" aux sonorités quelques peu 'ecclésiastiques' (le synthé peut-être) qui ne m'ont pas emballé. "Awful sound (oh Eurydice)" débute sur des rythmes tribaux, et on sent que ce CD-2 sera moins dansant que le premier (le côté 'noir' de la force du dixe si j'osais...). Cela est confirmé par "It's never over (Hey Orpheus)" même si le rythme s'accélère quand même nettement et donne au morceau un excellent tempo. Mais "Porno" qui vient ensuite dérape un peu (beaucoup) de nouveau du côté son eighties, ex-new-wave et j'avoue que ce qui était intéressant sur le CD-1 commence un peu à me barber à ce stade là de l'écoute (effet confirmé après 4 ou 5 passages).
Reste encore "Afterlife" pénultième titre aux accents toujours très XXe s. avec pour le coup associés d'importants coups d'oeil dans le rétroviseur des albums précédents du groupe. L'album se referme sur "Supersymmetry", chanson de plus de 11 minutes dont on appréhende quelque peu l'abord après les 12 premiers titres (qui au final ne m'ont quand même pas enthousiasmé vous l'aurez compris): longu(issim)e intro aux claviers avec des boucles incessantes senseés nous faire rentrer dans une autre dimension (?). La deuxième partie du morceau se compose de tout un tas d'effets spéciaux assez chiants au final (genre '2001 l'Odyssée de l'espace' mais sans le cube).
Conclusion: Arcade Fire est bien un groupe d'humains. Leur 4e LP ne restera pas dans les annales. Mieux vaut aller se (ré)-écouter les 3 superbes premiers albums.





2013 SEPULTURA "The Mediator between Head and Hands must be the Heart"

label: nuclear blast
style: bloody roots rock
date de sortie: 28 octobre 2013
date de chronique: 2 novembre 2013

[par Barjozo]


D'abord il y a des sons un peu assourdis qu'on n'entend que dans le lointain. Alors on monte le son. Et là on se prend en pleine poire "Trauma of War". Argh! Pour moi c'est plutôt 'trauma of ears'. Quelle puissance! On se dit que quand il charge, il vaut mieux pas rester en travers de son chemin (je parle du bestiau que l'on devine sur la pochette).
Même si j'ai du mal avec ce type de chant, force est de constater que l'énergie qui se dégage de la galette ne peut pas rendre insensible. Pour ma part je préfèrais le groupe version Cavallera-brothers, mais bon malgré les années, le groupe garde le cap qu'il s'est fixé d'un bon thrash des familles. Et on en a pour son compte question décibels, y-a pas à chicaner!





2013 LONDON GRAMMAR "If you wait"

label: warner
style: trip hop pop
date de sortie: 9 septembre 2013
date de chronique: 31 octobre 2013

[par Franck and furious]


Un rendez vous galant dans un bar à vin ! un vin exquis, un cadre chaleureux et subtil, l'accueil sympathique des hôtes, et une compagnie au charme . enivrant ! . Puis cette musique d'ambiance ! Une voix de cette nouvelle princesse, à la fois grave et aigüe qui offre un son à ce mélange d'arôme d'émotions ! Quelle voix !! Et ce petit souffle dans cette voix qui est comme le murmure qu'on n'ose lancer timidement à sa douce . Un must de nectar ! Une perfection d'instants . entre Era et l'ange Kate Bush, une musique d'ambiance de coin de cheminée au dîner aux chandelles .
Inutile de décrire davantage cette merveille, ce bijou, cette perle . Même la pochette est un brouillard épais où on se perd dans des passions colorées ! "if you wait" !? Entends les touches du piano de Big Ben, il est temps, n'attendons pas . London Grammar navigue langoureusement sur la Tamise des Grammy . MERCI ! ...
Chérie ? Tu es où ? Viens ! Je t'amène diner . Je te mène à aimer.





2013 POLVO "Siberia"

label: merge rec.
style: indie rock historique
date de sortie: 30 septembre 2013
date de chronique: 29 octobre 2013

[par Barjozo]


Quatuor originaire de Chapel HIll, Caroline du Nord, USA, Polvo nous avait gratifié en 2009 d'un somptueux "In Prism". Quatre ans plus tard voici donc "Siberia", un LP du même calibre, énergique, rempli de riffs somptueux et de mélodies à se damner. Seulement 8 titres mais cela suffit à notre bonheur, tant les morceaux sont travaillés, bourrés de lignes de basse magnifiques, laminés de guitares tantôt soft, tantôt distordues et souvent entremélées les unes aux autres dans un fracas sonores toujours à la limite d'une chute qu'on sent parfois arriver mais qu'à aucun moment les musicos ne taquinent par une maîtrise inouie de leur zike.
Bref rappel: Polvo n'est pas un jeune groupe mais la formation remonte au début des années 90. Malheureusement un split de 10 ans a entamé la carrière du groupe avant leur retour en 2009 avec l'album sus-cité ("In Prism"). Formé de Ash Bowie (guitare), Dave Brylawski (guitare), Steve Popson (basse) et Brian Quast (percussions)
Pour ceux qui voudraient approcher rapidement ce qu'est cette musique, écoutez directement un titre 'léger' comme "Old maps" ou bien encore un morceau plus heavy comme "Anchoress" et vous aurez un rapide aperçu de l'oeuvre sonore somptueuse qui se profile derrière un artwork pourtant peu accrocheur...




2013 PEARL JAM "Lightning Bolt"

label: mercury
style: P.J.style
date de sortie: 14 octobre 2013
date de chronique: 21 octobre 2013

[par Barjozo]


Je ne suis jamais très objectif quand je chronique certains groupes et PJ en fait partie.
Je n'ai quand même mis que deux étoiles...
Ce nouveau PJ (le 10e album studio) démarre en fanfare avec deux compos assez rapides avec "getaway" et surtout le très punkisant "Mind your manners" crédité à Mike McReady. On se dit que ça démarre bien, mais le 3e morceau est un peu plus 'besogneux' et j'avoue ne pas avoir accroché aux premières écoutes ("My father's son"). "Sirens" ensuite est une jolie ballade comme PJ sait en faire (2e single laché sur les ondes avant la sortie de l'album). Puis s'est le titre éponyme, pas mal, avant un certain équilibre jusqu'au 9e morceau. Titres assez pop, parfois rock mais on est assez éloigné des rythmes du début de carrière (la faute à la 'Midlife crisis'?). Cela se termine sur un triptyque fait de ballades qui s'écoutent, mais on aurait préféré des morceaux plus heavy...Tant pis. On se rattrapera si on peut les voir on stage, car là, c'est quand même autre chose vindiou!





2013 THE CULT "Electric Peace"

label: beggars banquet
style: rock éclectique
date de sortie: 31 juillet 2013
date de chronique: 8 octobre 2013

[par Barjozo]


Ceux qui lisent ces pages savent que certains groupes sont mythiques. Et chacun d'entre nous a ses propres mythes auxquels il se raccroche en particulier par mauvais temps, lorsque la houle est mauvaise et que tout semble tellement futile...Pour moi les anglais de The Cult sont une source permanente de bienfait, une corne d'abondance d'harmonies ultimes qui si l'on n'y prend pas garde peut vite devenir addictive et pour le coup entraîner de sérieux dégats lors de sevrages brutaux. Mais bon je m'égare un peu. Revenons à cet LP. Rien de neuf me direz-vous car il s'agit de la ré-édition du LP "Electric" paru en 1987 (précédent le sublime "Sonic Temple" (1989) agrémentée d'un deuxième CD nommé "Peace", album qui n'a jamais vu le jour. A l'origine d'après mes sources, cet album fantome aurait du être sorti entre "Love" (1985) et "Electric". C'est d'ailleurs la raison pour laquelle nombre de titres sont en doublon mais avec des arrangements différents. Autant dire qu'on est comblé question zike car les rythmes et la mélodie sont toujours au rendez-vous. Astbury a la méga-patate et sa voix vous scotche tant ses capacités sont énormes; quant à Duffy quelle énergie alliant virtuosité et groove ce qui n'est pas forcément évident. Par contre on est déçu par le packaging qui aurait pu être un peu plus attractif vu que cette édition est destinée aux fans, mais bon la maison de disque n'a peut-être pas les moyens d'une grosse major. Dommage.





2013 CARCASS "Surgical Steel"

label: nuclear blast
style: death metal
date de sortie: 16 septembre 2013
date de chronique: 7 octobre 2013

[par Cloward]


Carcass ! Retour inattendu mais tant espéré après 17 années d'absence. Cet album fait suite à "Swansong", sorti en 1996. Ce dernier faisait à l'époque office d'épitaphe pour le groupe, qui tirait sa révérence dans un style death matiné d'influences seventies.
Carcass a pourtant bien évolué : les deux premiers albums "Scum" en 1985 et "Reek of Putrefaction" en 1987 le classaient dans un genre grind-death aux relents gore qui d'ailleurs à l'époque ne m'avaient pas marqué plus que cela. Et puis, c'est le choc, la révélation par la sortie d'un album majeur, "Heartwork" (1993), une oeuvre monstrueuse, un monument du métal tous styles confondus et qui, même 20 ans après, constitue un de mes rares CD "de chevet" et qui reste encore, dans le petit milieu du HeavyDeath metal une référence du genre tant sur le plan de la production (énorme, merci Colin Richardson) que de la composition débouchant sur une puissance mélodique et une classe hors normes. Rarement, on a pu parler de mélodicité et de feeling pour un album de ce type musical. Nous avions à faire à quatre véritables pros, probablement touchés par la grâce à cette époque. Il s'agissait de Jeff Walker (basse et chant), Ken Owen (batterie), Bill Steer et Michael Amott (aux guitares).
En écoutant "Surgical Steel", on a la délicieuse impression que pour Carcass tout du moins, le temps s'est arrêté ; il est en effet difficile de croire que 20 ans séparent cet album de "Heartwork". Côté personnel, seul Michael Amott a quitté le navire pour d'autres cieux avec Arch Enemy et Spiritual Beggars ; il est remplacé par un inconnu, un certain Ben Ash à la seconde guitare.
Tout d'abord le visuel, magnifique, en deux versions : un CD "classique" de 11 titres et un digipac glacé avec un titre bonus pour prolonger le plaisir et l'admiration. Le groupe, tant sur les titres que sur le visuel, semble revenir à ses premières amours de thématique gore avec ce léger parfum de salle d'opération, de viande froide et de chairs disséquées... Côté musique, Carcass reprend les choses où il les avait laissées 20 ans auparavant. Le son est toujours énorme, avec aux manettes l'ineffable Colin Richardson. Le style me direz-vous : il s'agit d'un mélange divin de death technique et mélodique. Les 12 titres (pour la version digipac) s'enchaînent comme dans un rêve : l'exécution est parfaite, la fluidité et la maîtrise incroyables. Carcass s'affranchit des styles, se situe à la croisée des chemins. Il s'agit d'un grind improbable, magnifié par un lyrisme et une sensualité mélodique improbable. Oui, vous avez bien lu et, à titre d'exemple, jetez juste une oreille à "Mount of Execution", onzième titre de 8 minutes, qui démontre un lyrisme, une technicité et un art de composition au firmament. La classe et tout le savoir faire mélodique se retrouvent dans des titres comme "316 L Grade Surgical Steel" ou "The granulating Dark Satanic Mills" et leurs harmonies subtiles avec leurs guitares Maideniennes. Oui, cet album est sans conteste la suite que Carcass aurait pu donner à "Heartwork". Mais peu importe désormais, le plaisir est bien là, aussi bien visuel lorsqu'on découvre le livret, qu'auditif surtout.
Non, Carcass n'a pas veilli et accouche une nouvelle fois d'une oeuvre majeure, l'album parfait pour son retour qui n'a pas fini de quitter ma platine. Vous me pardonnerez j'espère pour la longueur et le caractère dythirambique de cette chronique, mais à mon sens, ce groupe impose le respect par le plaisir qu'il procure.






2013 PINNICK GALES PRIDGEN "S/T"

label: magna carta
style: rock-fuzzzzion
date de sortie: 5 février 2013
date de chronique: 2013

[par Barjozo]


On savait que Dug Pinnick, leader du super groupe King's X (basse, vocaux) avait des projets. Après une association (où il tient la 6 cordes) avec Jeff Ament, bassiste de Pearl Jam, sous le sobriquet de Tres Mts (qui a sorti un LP intitulé "Three Mountains" en 2011, malheureusment uniquement disponible en import en France a un prix rédhibitoire), le voici cette fois-ci bassiste dans un autre trio associé au guitariste et vocaliste Eric Gales et à l'ancien batteur de The Mars Volta, le virevoltant Thomas Pridgen. Sur le papier c'est du lourd, alors qu'en est-il de cette nouvelle facette du surdoué bassiste natif de l'Illinois qui a récemment fêté ses 63 printemps (Dieu que le temps passe vite...)?
Le titre "Collateral damage" qui ouvre le LP est un must alliant rythmique lancinante, guitare flamboyante et chant tout en retenue. Une composition très rock n'roll avec un solo inspiré. On se dit qu'on tient là une probable (très) bonne découverte...Confirmation sur "Angels and alliens" qui suit: accélération du rythme et mélodie toujours bien trouvée associant breaks et soli savamment orchestrés. "For Jasmine" est un bref morceau à la guitare reprenant des bases classiques (Beethoven). Puis on repart vers des contrées heavy empreintes de fuzion avec "Hang on , big brother", dans un déluge de guitare ("Wishing well")...Mais rapidement on ressent un petit problème qui se profile à l'horizon cochléaire... il y a comme qui dirait peut-être un peu trop de notes. Oui, c'est cela. Alors qu'ils auraient pu la jouer cool, sans trop en faire, les 3 guguss vont s'enliser au fil des chansons dans des soli qui certes témoignent de leur virtuosité évidente mais qui au final allourdissent l'oeuvre et en altèrent la qualité. C'est bien dommage car encore une fois ce trio a un potentiel énorme...





2013 KINGS OF LEON "Mechanical Bull"

label: rca
style: south rock
date de sortie: 23 septembre 2013
date de chronique: 6 octobre 2013

[par Barjozo]


Les frères Followill ont commencé à jouer ensemble alors qu'ils arboraient encore chemisettes et culottes courtes ou devrais-je dire costumes traditionnels wasp puisque ces zozos ont été élevés à la dure école américaine puritaine empreinte de God-ceci God-cela (sauf God-miché voyons! un peu de retenue!)...
De leur carrière on retient surtout un premier LP sensas qui avait mis tout le monde (positivement) d'accord, j'ai nommé le superbe "Youth & young manhood" (2003). Mais il faut bien reconnaître que par la suite ils ont un peu tourné en rond. Et le manège continue sur ce 6e LP alors qu'on s'attendait à bien mieux dès l'intro du premier titre ("Supersoaker"). Mais malheureusement le disque s'enlise dans des ballades certes mélodiques mais déjà tant de fois entendues chez ces Nashville-boys.
Album à réserver aux inconditionnels mais pour moi rien de neuf sous le soleil aride du Tenessee...





2013 FRANZ FERDINAND "Right thoughts, right words, right action"

Album classé N°5 du Top 2013

label: domino
style: dance-rock from Heaven
date de sortie: 26 août 2013
date de chronique: 4 septembre 2013

[par Barjozo]


Ce qu'il y a d'aisément reconnaissable chez ces écossais, ce sont les pochettes CD: toutes ratées et sans aucun sens artistique!
Alors que ceux qui ne jettent une oreille sur un disque qu'en fonction de la 'plastique' de l'objet passent leur chemin, et tant pis pour eux. Tant pis? -et oui je déflore la chronique dès la deuxième phrase! FF nous a pondu là un superbe et majestueux 4ème LP, qu'on se le dise! Dès "Right action" au rythme enlevé et 'pop-dance', on sait que FF aura évité la chute parfois dure de ses concurents directs au trône de la pop mondiale (cf. les dernières livraisons de Muse ou des Strokes par exemple). "Evil eyes" change ensuite de tempo pour évoquer une sorte de ska moderne parfois inquiétant, contrairement à "Love illumination" et ses trouvailles jazzy fleurtant avec un clavier très années 80 et une magnifique ligne de guitare centrant le titre telle une colonne vertébrale. "Stand on the horizon"? et toujours cet art de l'écriture pour des morceaux qui contiennent à chaque fois le petit quelque chose qui fait la différence (ici ce sont les choeurs qui nous transportent dans des contrées très new-wave); à l'instar de "Fresh strawberries" évoquant des scarabés surgissant d'un passé pas si lointain que ça..."Bullet" qui vient ensuite déboule en trombe pour un morceau qui est peut-être le plus péchu de la galette (on a hâte de voir ce que ce titre va donner 'on stage').
"Treason! Animals" nous lamine ensuite les cages à miel avec une entêtante ligne de guitare et un clavier non moins addictif. "The Universe expended" possède un rythme moins enlevé, plus lancinant et calme mais il s'agit d'une fausse ballade qui me rappelle beaucoup le "Lucille dreams" sur leur précédent opus. En final pour ces 35 minutes de bonheur musical, "Brief encounters" possède lui aussi un intense pouvoir attractif par ses lignes de claviers alors que "Goodbye lovers and friends" clot l'album de façon très 'roots'.
Vivement la tournée live, et pour ceux qui ne peuvent pas attendre voyez donc leur show du "German Rock 'n'Heim 2013" en cliquant ICI où vous trouverez des nouveaux titres ('Right action', 'Evil eye', 'Stand on the horizon', 'love illumination')! Enjoy!





2013 AIRBOURNE "Black dog barking"

label: roadrunner
style: AC/DC sous speed
date de sortie: 20 mai 2013
date de chronique: 26 août 2013

[par Nico]


--Télégramme--
En direct d'Australie. STOP
Chronique express du dernier Airbourne. STOP
Acquisition de l'édition spéciale avec un CD Live en supplément. STOP
AC/DC, petits-frères, Australie, 3ème album. STOP
Rock'n roll, dynamite, survolté, hurlements. STOP
Rien de neuf sous le soleil mais quel plaisir! STOP
A bientôt et bise au chat. STOP
Nico. STOP

PS: je les reverrais volontiers en concert. STOP





2013 DEEP PURPLE "Now what?!"

Album classé N°2 du Top 2013

label: earmusic
style: hard-rock mythique
date de sortie: 26 avril 2013
date de chronique: 26 août 2013

[par Nico]


45 ans de carrière, 8 formations différentes, 3 membres d'origine sur 5 et un 19ème album studio...A vrai dire, je n'attendais rien de cette énième mouture de nos vieux briscards. La faute à une culture peurpeulienne (si, si ça existe!) basée sur la période "In Rock" à "Who Do We Think We Are" soit le Mark II (2ème formation) incluant le fabuleux "Made in Japan"... Ayant eu l'occasion de les voir 3 fois en concert j'avais constaté la fragilité de la voix de Ian Gillan ces dernières années et les albums studios des 15 années passées ne m'avaient rien laissé en mémoire... C'est donc d'une oreille distraite voire négligente que j'ai écouté pour la première fois en avril cet album, prêt à tirer à vue...
Bien mal m'en a pris; ce Purple ne se cherche plus, ce Purple ne se parodie pas en voulant à tout prix retrouver une jeunesse passée! Cet album porte la touche reconnaissable entre mille de Deep Purple et sonne frais! Les douze titres sont soignés et même si la fin de l'album peut sembler un peu plus faible, on a affaire à des titres de grande qualité (surtout en comparaison aux dernières livraisons!). Je ne vous fait pas le descriptif titre à titre, je vous conseille juste l'écoute "sans à priori" et vous serez sans aucun doute charmés, comme moi, par la qualité de l'album et le plaisir manifeste à jouer ensemble qu'ont ces 5 gaillards! Peut-on, pour autant, espérer une tournée de qualité (voix du chanteur)? Je n'en sais strictement rien mais Purple et moi sommes (enfin) réconciliés!
Faites tourner!





2013 IGGY POP and The STOOGES "Ready to die"

label: fat possum
style: punk payant l'ISF
date de sortie: 29 avril 2013
date de chronique: 25 août 2013

[par Nico]


Après 34 années de silence, Iggy et ses Stooges trouvaient en 2007 le moyen de revenir et de saborder leur légende (3 albums!) avec un album dispensable... Ron Asheton étant décédé depuis (de honte?); il ne paraissait pas évident que le nom des Stooges ait encore un sens et encore moins qu'il puisse être accolé à celui de Monsieur (Pop pas M. Propre, hein, quand vous connaissez la carrière de dopage du bonhomme...bref je m'égare...). Bon, nous sommes en 2013 et voilà que "Ready to Die" est à l'écoute depuis quelques temps déjà. Alors, en résumé: Iggy, es-tu encore là? ou bien James Osterberg doit-il jouer ton rôle?
Il ne suffit pas de poser en Human Bomb sur la pochette et de balancer quelques chansons vaguement rebelles pour faire passer la pilule... Ex: Job "I've got a job and I'm sick of it" ou Gun "If I have a gun I could shoot at everyone".....Sérieusement? Qui veut croire à ça? L'album est écoutable et quelques "ballades" (3 sur 10 quand-même) nous rappellent à quel point Iggy est aussi un Crooner...mais que viennent-elles faire sur un album prétendument Punk?
Pour conclure: Il y a 40 ans et sans les morceaux lents, j'aurais dit "ok"; en 2013, M.Pop a 66 ans et n'est plus un chien enragé. Je ne crains pas la morsure de son appareil dentaire et ça ne sera donc qu'une étoile par respect.





2013 STATUS QUO "Bula Quo!"

label: warner
style: boogie rock sous les palmiers
date de sortie: 17 juin 2013
date de chronique: 22 août 2013

[par Nico]


Quoi!!! Status Quo sort un album cette année et c'est complètement par hasard que je l'apprends! Bon d'accord...je ne savais pas qu'ils avaient déjà produit un opus en 2011 et imaginais que leur dernière livraison était "In Search of the Fourth Chord" en 2007.
Status Quo c'est (dixit mes parents) le premier groupe sur lequel je me secouais dans tous les sens il y a fort longtemps dans mon landau. C'est aussi un excellent souvenir de concert avec l'ami Barjozo en 2010 et je n'hésiterais pas un instant à les revoir! Ce double-album est en fait la B.O d'un film qui, à mon avis, ne sortira jamais dans nos salles: on y retrouve quelques nouvelles compositions parfaitement dans la veine de nos Boogie-Rockers et plutôt bien troussées ainsi que 2 morceaux déjà parus précédemment et quelques titres live "classiques": Caroline, Don't drive my car, Down Down, Pictures of Matchstick Men etc....qui viennent agréablement et considérablement augmenter l'intérêt et le temps d'écoute de l'album. On y trouve aussi quelques compositions "tropicales" en lien avec le film faisant évoquer les Beach Boys et leur chanson Kokomo sur la B.O de Cocktail (tu parles d'une référence, Hortense..) Pour ma part, un album inattendu et assez plaisant (je crois que Barjozo a aussi accroché...) Deux étoiles et demi aurait été mon verdict mais les temps sont durs ma bonne dame et la guerre fait rage...





2013 BLACK SABBATH "13"

label: mercury
style: heavy metal historique
date de sortie: 10 juin 2013
date de chronique: 22 août 2013

[par Nico]


A l'écoute depuis plus de deux mois, il me tardait de vous parler un peu de cette "dernière" mouture du Sabbath. Cet album devait voir le line-up originel enfin réuni pour le premier album en studio depuis des lustres. L'esprit facétieux du rock'n roll rodant malgré tout autour de nos papys; ceux-ci auront eu à coeur d'accoucher dans la douleur de cet opus finalement assez bien nommé (13).
Brad Wilk (ex: RATM, Audioslave) a finalement pris la place derrière la batterie après la désertion de Bill Ward pour des histoires de "contrat"; l'ami Tony Iommi aura commencé à se battre contre le crabe ce qui a ralenti le projet et Ozzy aura eu le temps de rechuter dans l'alcool et autres joyeusetés avant de remonter, encore une fois, la pente. Si ça c'est pas de la rock n' roll attitude!!
Concernant la musique, BS nous livre un album finalement assez stéréotypé et sans surprise comme si celui-ci avait été enregistré au début des années 70 pendant la "bonne" période Ozzy. Les morceaux (assez longs) portent, à mon goût, un peu trop la patte "Rick Rubin": son archi travaillé, très propre, parfaitement vintage, morceaux aux multiples changements de rythme...terriblement prévisibles. Finalement cet album concilie exactement les mêmes qualités et défauts du dernier Metallica en date (Death Magnetic en 2008 avec Rick Rubin à la production): une sorte de mix de tout ce qui fait ou a fait le(s) succès du groupe dans de longs morceaux archi-produits.
En soit, c'est efficace mais on ne sent plus aucune "innocence" ni aucune place à la surprise ou au risque. Voilà pourquoi je mets 2 étoiles à cet album qui sur le fond en vaut 3 car le lifting subi est à mon goût trop visible...





2013 MARVIN "Barry"

label: africantape
style: postrock déjanté hexagonal
date de sortie: 3 juin 2013
date de chronique: 12 juin 2013

[par Barjozo]


Marvin nous avait pondu un superbe 'Hangover to the top' [N°1 du Top de 2010]...
La livraison 2013 se nomme "Barry". Curieux nom pour une telle petite bombe!
La folie électrico-synthétique imbibée de rythmique tribale qui est dégagée par cet LP nous plonge dès les premières notes dans un délice malsain que les 9 titres n'ont de cesse de nous délivrer pendant quelques minutes avant que de sombres blancs entre ceux-ci ne fassent redescendre brutalement la dose d'endorphines qu'on était en train de s'auto-shooter, tel un supplice à la Tantale moderne.
Le track by track est ici non nécessaire. Neuf morceaux magnifiques. Si vous aimez le gros son (superbe prod) avec des morceaux rapides, une guitare tapping-larsens, des synthés voluptueux en totale harmonie avec des drums monstrueusement malmenés, sur des vocaux en arrière plan souvent distordus au vocoder, je vous recommande cet album parfaitement représentatif du post-rock d'un XXIe siècle déjà bien entamé.
Une éclatante confirmation: Marvin ou possiblement pour Barjozo, LE meilleur groupe français actuel. Ni plus. Ni moins.





2013 QUEENS Of The STONE AGE "...Like Clockwork"

label: matador records
style: stoner canal historique
date de sortie: 3 juin 2013
date de chronique: 10 juin 2013

[par Barjozo]



Attendus au tournant. Les QOTSA et Josh Homme étaient attendus au tournant. Faut dire que QOTSA nous a pondu de superbes perles dans la première décennie 2000 sachant négocier avec maestria le tournant vers le XXIe siècle que d'aucuns prédisaient funeste. Se rappellera-t-on ici des magnifiques opus que furent successivement (le phénoménal "Songs for the Deaf" [2002], et les superbes "Lullabies to paralyze" [2005] et "Era Vulgaris"[2007]) sans oublier leur débuts tonitruants avec "Queens of the Stone Age" [1998] et "Rated" [2000].
Bref. Alors qu'en est-il de ce tournant? Qu'en est-il de ce 6e opus après 6 années? Ont-ils fait un 'tout droit' à la Ayrton Senna?
"Keep your eyes peeled" est un titre imparablement QOTSA-ien avec rythmique lourdingue, notes de piano distillées avec une juste parcimonie et voix de JH en totale allégeance avec ses musicos. "I sat by the ocean" et là encore, on ne peut qu'être conquis: le juste riff au juste moment pour un morceau tantôt langoureux, tantôt énervé, et quel final. "The vampyre of time and harmony" explore des contrées musicales qui ne sont pas très familières aux fans de stoner. Morceau débutant très lentement. Riff langoureux, bluesien. Mais un peu mollasson au final. "If I had a tail" est un petit rock sans relief jusqu'au riff 'de sa race' qui nous fait bien comprendre en fin de morceau qu'il s'agissait d'un titre-blague, car ils en ont une les coquins! "My god is the sun" relance un tempo qui manquait un peu de nerf sur les deux derniers titres. Mais il manque un petit quelque chose ou peut être ressent-on un petit air de 'déjà-entendu'. "Kalopsia". Titre lent. Très gnan-gnan. Même s'il s'accélère par épisodes. J'adhère pas. "Fairweather friends" est ensuite un bon titre sachant enchaîner des moments lents et surtout nerveux, soutenus par un piano, une six-cordes au taquet et une rythmique historiquement parfaite. "Smooth sailing" est un des meilleurs titres de la galette avec un mélange rock-psyché teinté de swing. Ligne mélodique tenant le cap et chant déjanté comme on les aime chez QOTSA. Superbe. "I appear missing" résonne comme un chant du cygne, funeste et mélancolique. Ce titre n'en est pas moins intéressant dans sa structure mais au final un peu déprimant. "...like clockwork" en 10e et dernier titre (seulement?) démarre au piano+chant. Cela rappelle quelques groupes des 80ies type 'progressif'. Il existe bien un feeling certain mais on sent que JH arrive à un certain point de sa carrière (en plus il a 40 ans cette année) et l'emploi de cuivres laisse un peu perplexe. Petite déception.
Verdict: cet album est très correct mais nettement en deça des précédents. CQFD.





2013 ALICE IN CHAINS "The devil puts dynosaurs here"

label: virgin records
style: grunge des familles en totale extraversion
date de sortie: 25 mai 2013
date de chronique: 3 juin 2013

[par Barjozo]


Les 'vétérans' du grunge que sont Alice In Chains, ressuscités en 2009 avec un bel LP leur ayant permis de tourner la page 'Layne Staley' (le superbe "Black gives way to blue" [Virgin, 2009]) sont de retour après 4 années de silence.
Et cela valait la peine d'attendre! La galette s'ouvre magistralement sur "Hollow" (1st single), "Pretty done" et "Stone" (2nd single), trois morceaux lourds, empreints de la marque AIC (ce son de gratte reconnaissable entre milles). Derrière la pression retombe avec une superbe ode très mélodique et légère saupoudrée d'un riff magique ("Voices"). Déjà à ce moment là du disque on ne regrette pas son achat, c'est tout dire!
Le titre qui donne son nom au LP arrive en 5e position de la tracklist et renoue avec un son/une rythmique lourd(e) soutenus par une gratte légère, quasi-mystique. Avec "Lab monkey", on plonge dans des méandres d'une noirceur dont seul AIC a le secret. Et que dire de "Low ceiling" qui vous martelle sa mélodie de façon sirupeuse et addictive? Cela frolle l'excellence dans ce style si caractéristique... Un pur délice. La suite du CD est de la même verve avec des titres de plus de 5 minutes et franchement y a pas grand chose à jeter!
Vivement une prochaine tournée car sur scène (comme à Bilbao en 2010) ce groupe vaut vraiment le détour...





2013 The STROKES "Comedown Machine"

label: RCA (c'est écrit en GROS dessus mon pote!)
style: ex-rock des bars undergrounds new-yorkais
date de sortie: 25 mars 2013
date de chronique: 20 mai 2013

[par Barjozo]


Qui aime bien chatie bien. A en lire les chroniques sur le net, les Strokes savent qu'on les a adulés par le passé les coquins!
En vrac voici quelques chansons de cet LP (5e réalisation à oublier bien vite) passées à la moulinette barjozienne:
"One way trigger" (par ailleurs une compos enlevée et intéressante malgré les synthés [où est passée la guitare nom de Dieu?]) sur laquelle la voix suraigüe, de Casablancas est tout simplement non reconnaissable si on se réfère aux 3 premiers LPs. Idem pour "Tap out" qui en plus est du style...disco [!] avec un tempo que n'aurait pas renié dans les années 80 un certain M.Jackson. "Welcome to Japan" insipide, sans relief, et ce ne sont pas les quelques rifs de guitare placés en plein milieu qui changeront la donne (ah! ces choeurs catastrophiques...). "80's comedown machine" est une chanson sans âme, dont on a peine à croire qu'elle ait été pondue par ces amerloques et que dire de la molassonne et hypnotique "Call it fate call it karma"?. Sur "Chances" c'est la boîte à rythmes qui ne passe décidément pas malgré plusieurs écoutes (et je vous passe aussi la voix toujours aussi farfelue par instants). Les titres "Happy ending", "Slow animals" ou "All the time" et "Partners in crime" sont trop formatées 'radio FM' et devraient plaire aux antennes large spectre. Dans ce naufrage sonore, seule "50 50" tire son épingle du jeu avec une mélodie entraînante, un Casablancas qui ne joue pas les divas en se rappelant qu'il a autrefois chanté du rock n'roll, et une rythmique accrocheuse bien rugueuse. Excellent titre. Ouf! Que diable sont-ils allés faire dans cette galère?
Après Muse en 2012 et son calamiteux "The second law" c'est un autre groupe au passé magnifique ( "Is this it") qui se plante piteusement. Tant pis pour moi.





2013 AVANTASIA "The mistery of time"

label: nuclear blast
style: epic heavy metal mélodique planant
date de sortie: 30 mars 2013
date de chronique: 10 mai 2013

[par Barjozo]


Avantasia est un projet original mis en place par le leader d'Edguy, T Sammet, et bourré de guests. Sur cette nouvelle galette interviennent M Kiske (Helloween, Unisonic), B Bifford (Saxon), JL Turner (Malmsteen entre autres) et bien d'autres!
Ca peut parfois énerver par un côté gnan-gnan (cf. le refrain de 'Sleepwalking' même si Eric Martin [Mr.Big] se colle au chant, ou les petits bridges de 'Where clock hands freeze' malgré une belle perf vocale [comme d'hab] de Michael Kiske) mais faut bien reconnaître que c'est quand même bien fait! Surtout quand le rythme s'accélère comme sur le tonitruant "Invoke the machine" (avec Ronnie Atkins [Pretty Maids] au chant) , quelle intro! Ou quand le génie effleure la galette: le mégalithique "Savior in the Clockwork" sur lequel on a droit à deux intros (une 'sympho' et une 'thrashy') avant que le titre ne s'emballe tant musicalement que vocalement (avec les interventions de 3 guests et non des moindres puisqu'il s'agit de Kiske, Bifford et Turner sur le même titre!!!). Autre titre épique, le longuet "Mystery of time" avec une nouvelle guest appearance au chant (Bob Catley [Magnum]).
Bref vous l'aurez compris, c'est pas trop ma tasse de thé, mais je pense qu'en live cela doit quand même bien s'écouter...





2013 MARNIE STERN "The chronicles of Marnia"

label: kill rock stars
style: rock déjanté inspiré
date de sortie: 19 mars 2013
date de chronique: 30 mars 2013

[par Barjozo]


De Marnie Stern, je retiens jusqu'à présent le dernier LP en date, le supersonique album éponyme sorti en 2010. Quelle claque j'avais reçu à l'époque ( voir la chronique )! Espérons que cette nouvelle galette, son 4e LP, nous confirme tout le bien que l'on pense d'elle...
"Year of the glad" démarre de façon légère et enlevée, avec cette guitare virevoltante qui est la marque de fabrique de la donzelle. D'emblée on constate une atmosphère plus épurée comparativement au précédent opus sus-cité. "You dont turn down" nous distille ensuite une intro au taping magistral. Magique. Morceau entrecoupé de breaks lents avec une voix angélique... "Noonan" et on pressent des envolées vers de lointaines contrées sauvages. Et pourtant comme elle le dit ensuite "Nothing is easy" (quelle intro!). Sauf pour elle manifestement car si la suite de l'album est du même calibre on tient la une première pépite pour 2013!
Et vient "Immortals" rapide, précis, à la mélodie toujours entraînante bien soutenue par un continuum de gratte (la même qui nous tient en haleine depuis le début du LP) sensationnelle. Vient ensuite le titre éponyme. Et le miracle se poursuit avec une fantastique ligne mélodique qui vous ensorcelle les cages à miel! "Still moving" ensuite est un morceau plus haché, voire plus laborieux. Une petite pose dans ce déluge sonore. "East side glory" revient vers un tempo plus enlevé, même si le rythme reste en deça en attendant une explosion finale. Pourtant avec "Proof of life" on reste dans des contrées plus sombres (cela reste relatif quand même) et cela nous envoie direct aux portes de l'enfer: "Hell yes" démarre magnifiquement par une guitare torturée, s'enchaînant sur de nouvelles envolées de grattes soutenues par une rythmique équilibrée.
Marnie Stern. 36 ans. "The Chronicles of Marnia". 4ème album. A écouter sans modération un point c'est tout.





2013 CLUTCH "Earth rocker"

label: weathermaker
style: stoner-rock historique inclassable
date de sortie: 15 mars 2013
date de chronique: 28 mars 2013

[par Barjozo]


Clutch? Des américains qui jouent du gros son, stoner, lourd, roots.
Une rythmique martelée plein pot. Un chanteur qui ne force pas trop et qui pourtant vous lamine les tympans, en sachant par moment faire montre d'un groove et d'un feeling superbes (cf la balade heavy 'Gone Cold'). Des mélodies accrocheuses à souhait lorgnant parfois du côté d'un boogie-rock que ne renierait pas ACDC ('The Face', 'Oh Isabella').
Produit sur leur propre label, on sent l'expérience, la patience et le labeur acharné émanant de cette galette qui ne peut que satisfaire les afficionados d'un rock bien gras et pourtant toujours aérien! -c'est tout bon gaston!





2013 MANILLA ROAD "Mysterium"

label: golden core
style: epic heavy metal storm
date de sortie: 1 février 2013
date de chronique: 15 mars 2013

[par Barjozo]


Manilla Road et son charismatique leader Mark 'The shark' Shelton sur le retour! Avec une tournée épique à la clef qui passera cet été par la Bretagne sud et son Hellfest. En plus ils font quelques dates dantesques en début d'année où ils jouent l'intégralité de "Cristal logic" pour fêter les 30 ans du LP, souvent enchaîné par "Open the Gates" [1985].
Ce n'est pas sans une certaine appréhension que j'aborde la galette. De prime abord, on a droit a du heavy metal assez classique en tous cas pour les 2 premiers titres. Mais dès le 3ème morceau ("The Battle of Bonchester Bridge"), 'la patte' MR ressort parfaitement bien avec une ambiance heroic-fantasy pour un superbe titre. Notons au passage la voix de Bryan Hellroadie Patrick qui est parfois calquée sur celle de Shelton des premiers albums ce qui nous transporte près de 30 années en arrière...Les autres titres s'enchaînent ensuite sans que l'on ne puisse vraiment en sortir un du lot jusqu'à "Hallowed by the Grave". Derrière ça on a droit à "The Fountain", balade 'heavy' dispensable puis à un instrumental quelque peu déroutant puisque bardé de synthés ("The Calling"). Comme à son habitude, MR nous gratifie d'un très long titre (en 3 tableaux d'après le livret) (éponyme) final du meilleur effet.
Au total ce ne sera sûrement pas le disque de l'année, mais cela fait bien plaisir aux cages à miel que de se ré-immerger dans ce type de zike quand celle-ci a bercé votre adolescence! Notez aussi que la version deluxe propose un DVD retraçant une performance live du groupe en 2011 dans son line-up actuel (enregistrement au Hammer of Doom Festival, Posthalle Würzburg, Allemagne).





2013 DAVID BOWIE "The next day"

label: columbia
style: bowie!!
date de sortie: 11 mars 2013
date de chronique: 6 mars 2013

[par Nico]


Bowie et moi c'est une longue histoire. Histoire d'un artiste protéiforme que j'ai découvert bien tard et avec lequel j'avais "rendez-vous" à Toulouse en 2003 pour enfin le voir sur scène. Mais déjà, peu de temps avant le palpitant, sa gorge lui jouait des tours et le concert annulé ne fut jamais reporté... Entre-temps, diverses rumeurs le voulaient malade, déclinant voire à l'agonie. (Un peu à l'image du vampire qu'il incarnait dans le clipesque "The Hunger"!) Le single "Where are we now?" fut donc une surprise, d'autant plus belle qu'il laissait imaginer l'arrivée d'un album sombre (plutôt sur un versant "Heathen") et qu'après écoute, il n'en est rien! Le Bowie 2013 réussit un pari à différents niveaux; celui de ne surfer sur aucune vague actuelle (ce qu'on aurait pu craindre) mais de réussir à recycler et à resservir sans mauvais goût diverses périodes de cet artiste caméléon sans facilité et sans passéisme. Bien sûr, quelques thèmes liés au vieillissement et à la mort sont là pour nous rappeler que l'homme sait que la majeure partie de sa carrière est derrière lui, mais il provoque aussi (par ex: 'The Next Day") ceux qui le donnaient pour mort... Ses musiciens fétiches sont un appui précieux à une voix qui, elle, n'a pas perdu grand-chose en dix ans et qui même pourrait parfois sembler rajeunie. Bowie se permet même de sublimes décalages entre des textes sombres et des musiques guillerettes et on ressent le plaisir intense d'un artiste à livrer ici un album supplémentaire (à une déjà très longue carrière) comme si c'était l'évidence-même après tant d'années! Je ne reprendrai pas en détail les subtilités musicales de certaines des 14 pistes de l'album (Le Monde et Télérama l'ont fait avec brio) mais tout fan de Bowie aura le plaisir simple (du type: en charentaises, whisky à la main, devant un feu de cheminée) d'être en compagnie du Thin White Duke pour plus qu'une évocation du passé... Le terrain est connu, la prise de risque est mesurée mais Bowie réussit à ne pas livrer l'album de trop et nous montre qu'il peut encore nous emmener en voyage avec lui. Alors: Est-ce que David est beau? Oui!





2013 BULLET FOR MY VALENTINE "Temper, temper"

label:
style:
date de sortie: 11 février 2013
date de chronique: 2 mars 2013

[par Barjozo]


Un groupe gallois qui sera présent au Hellfest 2013....Le LP déboule avantageusement sur "Breaking point", titre mélodique avec de bonnes parties de guitare et un chant de prime abord intéressant. "Truth hurts" vient ensuite et change le tempo qui devient un peu plus lourd. Mais on sent poindre un petit détail: la voix devient légèrement mièvre. Un tantinet agaçante. Cela ne fera que se confirmer surtout sur les morceaux mid-tempo (p.ex "P.o.W."). Par ailleurs, les rythmes sont un peu stéréotypés et au bout de la moitié du disque on se fait un peu chier...(appelons un chat un chat!). Ce n'est ni du thrash, ni du nu-metal et les chorus font un peu tâche surtout que les soli de guitare sont bien speed. Bref un groupe qui doit certainement avoir du potentiel on stage, mais en compos studio c'est pas le top. En tout cas pour mes goûts personnels!





2013 EELS "Wonderful, glorious"

label: pias
style: the E. style
date de sortie: 4 février 2013
date de chronique: 22 février 2013

[par Barjozo]


Depuis "End time" [2010], Mark Oliver Everett nous avait un peu abandonné, qui plus est avec un LP qui manquait un peu de peps! A écouter le premier single de cette nouvelle livraison sonore ("Peach blossom"), le bougre revient vers des rivages plus rock... On attendait impatiemment la suite ! Et bien je suis un peu déçu car si "Bombs away" et "Kinda fuzzy" qui ouvrent la galette sont superbes pour une entrée en matière, ce qui ressort de l'ensemble est encore un peu molasson pour moi. En témoigne "On the ropes", balade dispensable ou "Accident prone" et "The turnaround" assez languissantes. Everett se cherche donc toujours un peu. Tantôt rock, tantôt mélo, mais toujours en verve malgré les années.





2013 Ben HARPER with Charlie MUSSELWHITE "Get up!"

label: UNCC3
style: blues
date de sortie: 28 janvier 2013
date de chronique: 10 février 2013

[par Barjozo]


Ben Harper associé à un bluesman US à l'harmonica incandescant?
Pourquoi pas! Si cela peut relancer un peu le grand Ben qui ces derniers temps s'est un peu laissé aller (cf. le décevant 'Give 'till it's gone' [2011]).
Pourtant dans cet album ne comptez pas trouver de hit-single, ni de refrains faciles. Non, non. Dans cette galette c'est de blues dont il s'agit. Ben Harper s'offre un voyage temporel vers ses lointains ailleuls puisqu'il revient aux origines du blues, musique faut-il le rappeler, qui permettait aux esclaves afro-américains de s'évader quelque peu de leur quotidien inhumain. En dix titres, Harper bien soutenu par l'harmonica de Musselwhite, nous fait revenir 40 années en arrière aux temps du blues historique de BB King, Muddy Waters ou John Lee Hooker.
Un très bon album sans visée mercantile, juste pour le plaisir des sens.
Et ça fait un bien fou.





2013 TOMAHAWK "Oddfellows"

label: ipecac
style: tomahawk n' roll all over
date de sortie: 28 janvier 2013
date de chronique: 30 janvier 2013

[par Barjozo]


On attendait du Faith No More, et Mister Patton nous sort un Tomahawk aiguisé, tranchant et scintillant.
Tomahawk c'est Duane Denison (guitariste; The Jesus Lizard), John Stanier (batteur; Helmet, Battles), Mike Patton (chanteur; Faith No More, Fantomas, Mr Bungle, Peeping Tom) et Trevor Dunn (nouveau venu à la basse ayant déjà joué au sein de Mr Bungle, Fantomas entre autres).
Albums aux titres très éclectiques s'il en est. "Oddfellows" ouvre le bal de façon pesante, lourde, quasi-pachydermique avant un enlevé "Stone letter" à la mélodie entraînante. Excellente entrée en matière! Le 3e morceau est assez expérimental ("I.O.U."), genre ambiance de film, relayé par "White hats/Black hats" tout en breaks, et cette voix tantôt chevrotante tantôt crooner. "A thousand eyes" est une sorte de contine pop élégante et racée. "Rise up dirty water" alterne ambiance jazzy et refrains destroy. "The quiet few" repart dans l'expérimental avec un final tourbillonnant. "I can almost see them" nous entraîne dans un trip flippant au clair de lune, des cloches sonnent au lointain... Heureusement la délivrance survient, très speed avec "South paw", certainement LE morceau de la galette avec ses fûts martelés plein pot pendant 4 minutes intenses, avec son riff lancinant et laminatoire, couplé à un chant sur-mesure. Du grand art. Le rythme ralentit ensuite sur "Choke neck" ce qui nous replonge dans une ambiance bizarre et un tantinet expérimentale. "Waratorium" relance le rythme (on commence à s'habituer..) jusqu'à un "Baby let's play" très lent et un final déluré et fuyant sur "Typhoon" (belle rythmique).
On est bien content de démarrer les chroniques 2013 par un si bel objet!








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