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Chroniques CD pour 2014




Cette année:


- décès du maestro italien Claudio Abbado le 20 janvier 2014 à l'âge de 80 ans.
- le 15 mars 2014, Scott Asheton, batteur des Stooges meurt des suites d'une longue maladie, 4 ans après son frère Ron.
- le 4 juin, Doc Neeson chanteur de The Angels (Angel City) meurt des suites d'une tumeur cérébrale
- le 11 juillet, Tommy Ramone dernier survivant du quatuor historique des Ramones décède d'un cancer à l'âge de 65 ans...
- Johnny Winter tire sa révérance à 70 ans le 16 juillet 2014.
- le 5 novembre c'est le fantastique guitariste de flamenco Manitas de Plata qui décède à l'âge de 93 ans.
- Ian McLagan qui fut claviériste dans un nombre impressionant de groupes et non des moindres ( The Rolling Stones, The Small Faces ou encore The Faces pour ne citer que les plus connus) meurt le 3 décembre 2014 des suites d'un AVC.
- Joe Cocker jette l'éponge le 22 décembre face à un cancer du poumon...





**** Chroniques 2014 ****

En 2014 c'est 58 chroniques qui furent pondues...

Notation visuelle (pour les pressés):
: à chier ! : moyen : bon
: excellent : fantastique !



2014 AND YOU WILL KNOW US BY THE TRAIL OF DEAD "IX"


label: century media records
style: pop
date de sortie: 17 octobre 2014
date de chronique: 2 janvier 2015

[par Barjozo]


Mazette pour un nom à rallonge on peut pas faire pire (ou mieux). Ce groupe est originaire d'Austin (Texas). "IX" est tout simplement leur 9e album, n'allez pas chercher plus loin. L'artwork complexe est assez représentatif du contenu musical...
Le style? -Une sorte de pop habitée d'ambiances multiples souvent très plaisantes. On y trouve parfois pêle-mêle des accords new-wave (si si comme sur "Lie without a liar"), des trucs zarre-bi (comme "The ghost within") voire carrément indie ou post-punk ("Lost in the grand scheme"), alors que le piano omniprésent sur les pistes est parfois accompagné de cordes pour un style qui s'envole un peu (l'émouvant "Like summer tempests came his tears" brillament enchaîné sur "Sound of the silk" en fin de galette).
Un bémol? -la production parfois faiblarde car la structure complexe des morceaux aurait mérité meilleur traitement...
Un jugement? -un disque honnête sans plus, mais ne comptez pas trouver la fêve dans cette galette (ah ah ah !)...





2014 AT THE GATES "At war with reality"

Album classé N°4 du Top 2014


label: century media records
style: death mélodique
date de sortie: 24 octobre 2014
date de chronique: 2 janvier 2015

[par Barjozo]


Presque vingt ans après "Slaughter of the Soul" que les puristes et adeptes du genre avaient porté au pinacle, et à juste raison quoi qu'on puisse penser du death, les suédois reviennent sur le devant de la scène avec un nouvel LP studio. Question formation, c'est l'originale (qui s'est rabibochée depuis 2008), donc on est rassuré. Le son est propre comme au siècle dernier serait-on tenté de dire.
Après un titre introductif dont les paroles en espagnol est légèrement troublant, le deuxième morceau "Death & the labyrinth" suivi du titre éponyme nous assènent avec fougue et maestria des riffs mélodiques et prenants. Bien sûr, la voix (qui m'a toujours bloqué avec ce genre de groupe par le passé) reste criarde et rauque, mais noyée au milieu de telles envolées de guitares, de telles mélodies, elle passe facilement ici ! Les intros ainsi que les 'bridges' sont hyper-chiadés, souvent lents, instaurant des ambiances envoutantes et vraiment sympatoches avant que le rythme ne s'accélère ("Order from chaos" ou le superbe instrumental "City of mirrors" par ex.).
Reste que certains morceaux sont très agressifs ("The conspiracy of the blind", "Eater of gods", "Upon pillars of dust"...) et qu'un tel déluge de décibels n'enchantera bien sûr pas tout le monde, mais pour ma part j'ai été agréablement conquis. Vraiment. Sauront-ils en live conserver le côté mélodique si attractif en studio? Je demande à voir (et à écouter!).
Cerise sur le gâteau, l'artwork est superbe avec un livret magnifique agrémenté de superbes dessins.





2014 Louis BERTIGNAC "Suis moi"


label: let it bleed records
style: music from the Vo-voice
date de sortie: 15 septembre 2014
date de chronique: 23 décembre 2014

[par Barjozo]


Appelez ça comme vous voulez: soupe, pop bas de gamme, variétoche puante, zike pour malentendant mal appareillé. C'est (malheureusement) du dernier opus de Louis dont il s'agit. Contaminé par TF1, Pagny ou Mika dans 'The Voice', le guitar-hero français nous chie dans la colle et livre ici un espèce de mélange entre des riffs aux accents rock lointains ("Suis-moi", "Embrasse-moi", "Baise-moi" euh non là je déconne, "Réveille-toi" si si c'est le 16e morceau) et de la pure variétoche mélancolique pour adolescente dépressive ("T'en fais pas", "Je dis oui", "Si belle", "Chagrin d'amour"...).
Un vrai désastre vous dis-je. Une calamité. Un tsunami de désenchantements pour qui aime les envolées de gratte de Louis en live. C'est bien pire que l'album que lui avait écrit Bruni ("Longtemps"), c'est tout dire!
Allez ça vaut même pas la peine de s'acharner, passons à autre chose. Et vite.





2014 The ANGELS "Talk the Talk"


label: records
style: boogie-rock des antipodes
date de sortie: janvier 2014
date de chronique: 23 décembre 2014

[par Barjozo]


La mode est au revival (cf. p.ex. les Rival Sons dans le style, Space Chaser dans le thrash...) alors quand j'ai vu que The Angels (encore connus sous le nom d'Angel City) avaient sorti un LP en début d'année 2014... je me suis précipité sur tous les sites de streaming de France et bien sûr de Navarre pour y jeter une oreille. Après tout, ces australiens vénérés dans les années 70 par Bon Scott himself, ont bien le droit de bosser comme leurs grands frères AC/DC.
De la mouture initiale que reste-t-il? -Courant 2008 la formation initiale (celle qui avait sorti les premiers LP dont le fabuleux "Face to Face" en 1978) était repartie on stage (justement pour célébrer les 30 ans de cet album), mais les soucis de santé ont vite enrayé la belle aventure des retrouvailles et on sait que Doc Neeson le lead singer est mort en juin 2014, tout comme le bassiste Chris Bailey décédé peu de temps avant lui en 2013. Du coup il ne reste plus que les deux frères guitaristes Rick et John Brewster.
Gageons que le titre de l'album fait également référence à leur galette de 1978, les paroles ayant remplacé les visages...et Dave Gleason (The Screaming Jets) assurant les vocaux en lieu et place de Doc Neeson.
Le style n'est pas très nouveau, The Angels faisant du boogie-rock comme ils le faisaient déjà il y a 30 ans. Pourtant certains morceaux ne dépareraient pas sur un des derniers AC/DC, et parfois même en mieux! Ainsi le titre éponyme introductif est-il charpenté bien comme il faut pour vous entraîner dans une rythmique lourde et sensuelle à la fois. "Got an itch" qui le suit est également très rythmé, plus rapide avec des grattes bien sautillantes. Le 3e titre "Every man" est un morceau mid-tempo dont les frères Young pourraient avoir écrit la trame sans rougir, et que dire des sonorités qui introduisent "Broken windows" ou "Nations are falling"? Plus Young que ça tu meurts motherf*cker (belle rime cela dit en passant). Mais bon après cette belle entrée en matière, l'album peine quand même à nous garder attentifs; la faute à un petit côté répétitif probablement et aussi à certains morceaux trop FM ("Got a feeling", "No rhyme nor reason").
Mais bon, moi qui affectionne le style je ne bouderai pas mon plaisir de me ré-écouter de temps à autre cette sympathique galette.





2014 I LOVE YOU BUT I'VE CHOSEN DARKNESS "Dust"


label: monopsone records
style: cold wave/pop
date de sortie: 28 octobre 2014
date de chronique: 22 décembre 2014

[par Barjozo]


Il m'aura fallu de nombreuses écoutes pour me décider à me lancer sur cette chronique. D'abord il y a ce nom, I Love You But I've Chosen Darkness (ILYBICD), pas commun et assez étrange pour l'auditeur lambda. Le style? Une ambiance très froide, de la pop aérienne mais sombre par moments. Certains nomment cela de la cold wave, mouvement musical dont les principaux représentants furent Interpol (surtout avec son "Turn on the bright lights" paru en 2002) ou encore Coldplay (sur ses deux premiers albums "Parachutes" [2000] et "A rush of blood to the head" [2002]). Rien de nouveau donc mais il faut quand même reconnaître que les texans de ILYBICD nous livrent là un album cohérent sur les 10 titres proposés. Le premier morceau "Faust" en raison d'un tempo assez rapide peut surprendre, mais dès "Stay awake" et surtout le magistral 3e titre ("Heat hand up" un hit en puissance), le rythme lent, mélancolique et au spleen langoureux ne vous laissera pas indifférent si vous êtes un adepte du style.
"Come undone" et son entêtante intro est une composition magnifique qui tutoie le génie tant sa simplicité rend ce titre addictif. Suit un tubesque "Walk out" qui revient à un rythme plus enlevé ce qui permet à l'album d'éviter les travers monolithiques parfois chiants chez ce type de groupe. "You're dead to me" est certainement ensuite le morceau le plus sombre; "69th street bridge" va aussi vous gratter les cages à miel en profondeur avant que "The sun burns out", titre fragile, léger et émouvant ne revienne à un tempo moins dépressif. Enfin "WAYSD" va clore ces 10 pistes autour d'une ligne de basse qui résonne longtemps encore après la fin de sa dernière note.
Si vous avez des potes qui aiment la pop non commerciale aux ambiances élégantes et fragiles, vous pouvez sans crainte aucune leur offrir cette galette pour Noël.





2014 ANATHEMA "Distant satellites"


label: Kscope records
style: rock prog planant
date de sortie: 13 juin 2014
date de chronique: 20 décembre 2014

[par Barjozo]


Pour ce 10e opus je ne tournerai pas autour du pot. Anathema fait du Anathema avec tout ce que cela implique de positif (excellents musicos, mélodies lancinantes et planantes avec un piano omniprésent) mais aussi malheureusment (pour moi) tout un tas de choses qui me laissent toujours frustré au final, en particulier par une sorte de répétition et de longueurs dans les compos.
Les anglais n'ont plus rien à prouver en 24 années d'activité mais que diable vont-ils faire dans l'emploi incongru de boîtes à rythmes ("you're not alone", "Distant satellites"), l'utilisation d'un orgue chiantissime ("Firelight") ou l'utilisation de rythmes électros ("Take shelter")?
Bref pas un mauvais disque pour les fans du groupe, mais moi j'ai toujours du mal à écouter d'un trait.





2014 The TEXAS CHAINSAW DUST LOVERS "The wolf is rising"


label: besta records
style: boogie/southern/heavy - rock
date de sortie: 13 septembre 2014
date de chronique: 17 décembre 2014

[par Barjozo]


Sous ce nom pour le moins rebutant pour qui n'est pas un adepte de la langue anglaise se cache 4 musiciens...parisiens, bien français! Il s'agit là de leur deuxiéme livraison EP au sein de laquelle nous avons droit à 5 titres excellents, ne tournons pas autour du pot. Alors c'est vrai que tout n'est pas parfait car certains breaks sont un peu surprenant (cf. le premier titre "Car crash" et ses choeurs centraux) et la production laisse un peu à désirer par moments, mais globalement quelle mélodie! Quelle maestria dans le chant d'abord (un peu du genre Elvis-like ou à la McKnight de feu The Eighties Matchbox B-line Disaster) toujours limpide et précis (même si l'intonation anglaise pourrait être améliorée). Les grattes sont aussi très bonnes et les gars utilisent même le banjo sur "Back to Georgia" ou "Redemption" avec un très bon sens du rythme.
Si le premier titre "Car crash" (dont le clip peut être visualisé ici) est sans nul doute le meilleur morceau les autres titres (dont 1 reprise d'un vieux classique traditionnel du folklore US remixé à la sauce 'stoner', "Man of constant sorrow") valent également le coup d'oreille. On a parfois l'impression d'une inspiration venant tout droit d'Ennio Morricone ce qui apporte une touche assez originale à leur rock qui reste toutefois bien influencé par le sud des States (p.ex. encore sur "Back to Georgia" ou surtout sur le dernier morceau "The wolf is rising" et son petit air sifflé).
TCDL a donc mis la barre assez haute avec cet EP qui m'a franchement agréablement surpris. Espérons que les parisiens sauront maintenir le cap de ce rock bien gras et rapeux pour leur prochaines compositions et espérons-le un premier LP.





2014 TRUCKFIGHTERS "Universe"


label: fuzzorama records
style: stoner lourd from Scandinavia
date de sortie: 24 février 2014
date de chronique: 15 décembre 2014

[par Barjozo]


Truckfighters est un groupe suédois. Truckfighter a défrayé la chronique il y a peu en raison d'un 'tweet' (ou autre 'prout') laché par Josh Homme (QOTSA). Ce 'pet du web' disait ceci: "The best band that's ever existed". Ni plus. Ni moins. Mais l'histoire ne dit pas si le-dit petit Homme (bien qu'à la carrure impressionnante!) était ou non à jeûn...
Bref, Truckfighters (également annoncé sous la Valley au Hellfest 2015) semble donc avoir des fans qui s'y connaîssent en zike. Alors que donne ce "Universe"? -Précisons que c'est le 3e LP studio de ce groupe originaire de Örebro, ville située à 150 kms environ à l'ouest de Stockholm pour ceux qui s'intéressent à la géographie (on est pas des amerloques!).
Seulement 7 titres (dénommés ici 'chapters') composent ce "Universe" (ce n'est donc pas un univers infini qui nous est proposé ici en terme quantitatif, mais qu'en est-il sur un versant qualitatif?). Alors là je dis "-bravo". Alors bien sûr, les lecteurs assidus de ce site savent que je suis un adepte du stoner et autres desert-rocks... Mais bon, les compositions ici sont très baveuses (mister fuzz quand tu nous tiens!) tout en conservant un côté mélodique au style très particulier. C'est comme si chacun de ces titres avaient une trâme légère, suave et parfois quasiment bucolique, sournoisement déchiquetée par ce fuzz d'enfer délivré sans fioriture (le son est énorme [le tout produit sur leur propre label au nom explicite!!!]).
Le triptyque initial (si vous ne vous y attendez pas comme ce fut mon cas) est rentre-dedans au possible avec successivement "Mind control", "The chairman" et "Convention", trois morceaux taillés pour la scène de toute évidence. Excellente entrée en matière. Vient ensuite "Prophet" dont la colonne vertébrale constituée d'une assourdissante mélodie m'a subjugué dès la première écoute.
"Get lifted" vous soulève effectivement (d'enthousiasme), et "Dream sale" jamais ne vous permet de vous assoupir tant la zike prend aux tripes. Enfin "Mastodont" est le septième et dernier morceau de cette galette: près d'un quart d'heure de stoner empreint de blues puis de soli électrifiés (cette 6 cordes est une merveille) et toujours par moment déchiqueté par un fuzz stoner vrombissant comme jamais. Magnifique titre épique qui vous fera vous demander comment ces musiciens venant de Suèdes peuvent avoir une telle attirance pour le desert-rock classique des Kyuss et autres QOTSA! Un mystère! ...





2014 SOUNDGARDEN "Superunknown (Super Deluxe Edition)"


label: polydor/universal records
style: grunge canal historique
date de sortie: juin 2014
date de chronique: 6 décembre 2014

[par Barjozo]


En 1994, Soungarden sort "Superunknown", avant-dernier opus du groupe qui se désintègrera après le LP suivant "Down on the Upside" (1996). Vendu à près de 4 millions d'exemplaires (chiffres des ventes US seules) ce fut le plus grand succès du groupe, et à raison. On peut même penser qu'en dehors des circonstances particulières qui allaient entacher sa sortie (Kurt Cobain se suicidera environ 1 mois après la sortie de cet LP) ce magnifique album structurellement parfait aurait pu véritablement 'exploser' le billboard...
Inutile donc de revenir sur l'album lui-même (chroniqué ICI sur ce site). Attardons-nous sur cette ré-édition: le livret (qui ici s'apparente plus à un splendide livre cartonné enjolivé par de superbes clichés photographiques) qui accompagne les 5 disques (CD1 l'album remastérisé, CD2 B-sides and more, CD3 Demos, CD4 Rehearsals [enregistrement des répétitons] et enfin un Blue-ray audio 5.1 surround mix de l'album original) débute par la description d'une sombre soirée, celle du 8 avril 1994 lorsqu'à l'issue de leur concert donné à Paris, à l'Elysée Montmartre, les musiciens de Soundgarden apprennent le décès de Cobain. Pour eux plus rien ne sera jamais comme avant, et la survenue par la suites d'autres déboires plus personnels (problèmes d'alcool, ruptures sentimentales...) va précipiter leur chute et la dissolution du groupe comme décrit ci-avant.
"Superunknown" est d'après les membres du groupe un pic dans leur carrière professionnelle, autour duquel leur inspiration était à son apogée. Ainsi chacun des 4 musiciens composait et alimentait un réservoir de compos... Mais au final, telle une véritable boîte de Pandore celle-ci leur échapa et le groupe explosa en pleine gloire...
Question zike le CD2 qui mélange remixes, intéressantes versions live de l'époque (superbe "Jesus Christ Pose") et experimental songs ("Kyle Petty, son of Richard" p.ex. version très underground de ce qui allait devenir "Spoonman" le single majeur de cet LP...) me semble sympa à écouter, mais pour le reste autant dire que cette version Super Deluxe n'est faite que pour assouvir la soif compulsive des fans, mais qu'elle n'apportera rien au commun des auditeurs, si ce n'est quand même de leur rappeler qu'en l'an de grâce 1994, un des plus grands albums de Rock de tous les temps fut élaboré sur la côte Nord-Est des States. CQFD. ...





2014 BLACK STROBE "Godforsaken roads"

label: blackstrobe records
style: dance-rock inclassable ma bonne dame...
date de sortie: 6 octobre 2014
date de chronique: 3 décembre 2014

[par Barjozo]

"Godforsaken roads" est le second LP de Black Strobe, 7 ans après un "Burn your own church" qui ouvrait les hostilités de ces frenchies... Mélangeant techno, house, disco, blues, boogie et crooning (cette voix Elvis-like) et sous l'emprise d'un leader assez charismatique en la personne du 'géant' Arnaud Rebotini, ce disque est d'une fraicheur rare, entendez par là qu'il délivre une zike vraiment originale que pour ma part je n'ai jamais entendue auparavant (mais mes connaissances audios sont loin d'être exhaustives!).
Le disque devait initialement s'appeler "For those who came on Earth thru the Devil's asshole"! Tout un programme! Mais finalement cela n'est resté que pour le 5e titre du LP. La pochette est un hommage à Johnny Cash (inspirée de l'album "Christmas spirit" [paru en 1963]) et la reprise de "Folsom prison blues", gospel groovy, écrite par Cash en 1955 est magnifiquement 'remixée' façon Depeche Mode moderne avec des synthés inspirés... D'autres influences sont manifestes comme "House of good lovin", titre très 'ZZ Top' même s'il commence au synthé...
L'humour graveleux de Rebotini ressort souvent de façon assez thrah comme sur "Monkey glands" qui parle d'un type qui téléphone à Dieu pour que celui-ci lui envoie la plus grosse chaudasse qui soit, que le type en question pourra satisfaire avec des "couilles de singe" qui sont les seules à pouvoir éteindre le feu intérieur de cette nanna (sic)! Néanmoins, la mélodie du morceau est vraiment sympa et on se laisse entraîner à taper du pied en rythme. Etonnant. De même le 5e titre évoqué plus haut fait référence aux rejetés, aux exclus, à ceux qui viennent de milieux défavorisés et qui sont liés par leur origine sociale ou culturelle...
Cet album a d'énormes qualités et son sens de la mélodie flagrant m'a franchement botté le fion.
Let's dance motherf*ckers!





2014 RATED X "S/T"

label: frontiers records
style: hard FM
date de sortie: 13 novembre 2014
date de chronique: 2 décembre 2014

[par Barjozo]

Joe Lynn Turner vous connaissez? Ancien lead vocalist de Rainbow, Deep Purple ou Malmsteen...
Carmine Appice vous connaissez? Batteur sorti tout droit de la préhistoire du rock avec des participations multiples dans des groupes plus ou moins bons (dont Vanilla Fudge, Rod Stewart, King Cobra...)
Tony Franklin vous connaissez (moi pas)? Bassiste dans The Firm (avec Mr J.Page) et Blue Murder...
Karl Cochran vous connaissez? Non? C'est normal c'est le moins titré des 4 et il s'occupe ici de la guitare.
Alors avec ces 4 zozos a-t-on droit à une alchimie musicale topissime ou à un disque quelconquissime musicalement?
Ca dépend!
Et oui, ça dépend de vos goûts musicaux! Car si pour vous la quintescence rock c'est le hard-FM vintage type Journey, Boston ou Bon Jovi, vous prendrez un panard extrème à l'écoute de cette galette qui sent les années 80 à plein nez. Le chanteur assure (même si par moment il en fait un peu trop), le guitariste n'est pas un manchot (même s'il s'évertue à faire du Blackmore...), la rythmique est correcte. Reste que certains titres donnent quand même l'impression d'avoir été entendus des milliers de fois, mais le tout est bien joué et la production est impeccable (A. del Vecchio).
Par contre, si votre orientation actuelle vous pousse vers du nu-metal à tendance prog, du stoner, du sludge, du heavy-metal moderne (dont l'aboutissement ultime selon moi en 2014 est représenté par le dernier Mastodon qui tourne inlassablement depuis des semaines dans le lecteur-CD de ma bagnole) vous aurez un peu de mal à écouter cet LP d'un bout à l'autre sans vous dire que ça pue un peu le renfermé et qu'ils auraient pu un tantinet aérer leur disque en recherchant d'autres horizons musicaux.
A vous d'écouter pour vous faire une idée plus objective, mais pour moi ça ne vaut pas plus d'une étoile.





2014 AC/DC "Rock or bust"

Album classé N°5 du Top 2014

label: Sony/BMG
style: hell-rock
date de sortie: 2 décembre 2014
date de chronique: 1er décembre 2014

[par Franck and Furious]



Alors que j'étais déçu à ma première écoute, et notamment par des titres tous quasi mi-tempo sauf 1, la répétition d'écoute m'a comblé. Un gros effort a été fait sur les mélodies tant vocales que guitaristiques. Le meilleur cru du groupe depuis longtemps, loin devant Black Ice et Stiff upper lips.
La voix de Johnson est dans la continuité de Black Ice : très bluesy et moins canard, à la différence que c'est quasiment le cas sur tout cet album. Angus se fait incisif, inspiré, et la rythmique est plus subtile qu'à première écoute, et quasiment entraînante sur tous les titres. Condition indispensable à tout album d'AC/DC. Certes, hormis « Play ball », il n'y pas vraiment d'hymne sur cet album, quoique peut être que c'est moi qui vieillit, ou qui se blase. Mais c'est du très très bon. Un album que je réécoute avec de plus en plus de plaisir, alors que ce n'était pas le cas de ses 2 prédécesseurs. Bon signe. Un disque aussi feutré que les casquettes de Brian et Angus. Casquette bas, Messieurs ! J'ai eu peur au début.
*NB : Si tous les titres ne sont pas des indispensables, l'ensemble est comme une équipe de rugby qui serait sur le papier moins forte que son adversaire, mais qui finirait par l'emporter grâce à son collectif. C'est pour cela que ma note de l'album est plus élevée que la moyenne des notes des titres...

*** titre par titre ***
1. Rock or Bust 4,5/5
Titre opener parfait. Double rythmique. Refrain classique mais super bien appuyé par la lead d'un Angus chenapan, puis par un solo typique du cadet de la famille. Sans être un titre culte, il lance l'apéro d'une très bonne manière. A la limite, il aurait été bon d'accélérer le rythme sur le final pour casser la répétition du refrain. Mais chez ACDC, tout changement d'accord ou de rythme équivaut à un nouveau titre, donc faut pas gâcher.
2. Play Ball 5/5
Le hit de l'album. Son titre est sans équivoque. Il est bâti pour les stades et le public généraliste. Avec un tel titre, on aura droit à de la bonne zique dans les stades. Pour les puristes, impossible de ne pas headbanguer et de taper du pied avec les potes accoudés au bar. Un hymne pour la 3ème mi-temps, avec un Angus qui renverse tous les verres de bière du comptoir. Faites place pour la danse du canard ! Ballon ballon ballon.
3. Rock The Blues Away : 3/5
Un titre enjoué, un peu à la Twisted sister ! Le titre commercial à la "Money talks". Le genre de titre qui me gonfle au bout d'une ½ écoute. Mais là, la mélodie est moins pompeuse, et j'arrive à rester dans le titre. A la limite, le reproche majeur que je ferais à ce titre, est sa position dans l'album. Je l'aurais plutôt placé en fin d'album, moment où j'aurais besoin d'alléger un peu la pression, et avoir un peu plus de fun.
4. Miss Adventure : 4,5/5
Bonne entame que ce titre. Excellent en quasi tout point. Un côté canailloux. Un futur bon titre pour le live. Ca swingue. Et ça saute de partout. Seul défaut : ses « nanana » trop faciles, que j'aurais préféré remplacer par des « yéyéyé » plus guerriers, quitte à garder ce genre d'effet vocal. C'est pour cela qu'il manque le 5/5 de peu, car ça reste un excellent titre pour nous maintenir la tête dans l'état qu'on l'aime, l'état second du rock.
5. Dogs of War : 4/5
Petite intro que Gene Simmons aurait aimée. Le refrain est très bon, suivi par des choeurs, qui sauront être sollicités au public live. Le solo d'Angus est un gros +. Un titre qui ne sera pas un indispensable, mais qui fait son job : de varier le tempo, et de nous maintenir dans le match.
6. Got Some Rock & Roll Thunder 4/5
Mouarf ! Un titre pour les danseurs de country. Allez ! tous en ligne ! On se met à taper des pieds, tout en levant la jambe droite, puis la gauche. C'est hyper simple, hyper convenu, mais ça fonctionne. Seul reproche : les paroles du refrain qui sont celui du titre : un peu trop déjà entendues avec les « rock and roll train » et « thunderstruck ». Un morceau qui a sa place dans l'album, avec encore un Angus au solo très efficace qui nous maintient jusqu'à la fin de ce titre d'écolier.
7. Hard Times 5/5
Tiens ! Une rythmique qui amène au streap tease. Très coquin et jovial donc. Notamment avec sa rythmique guitare sur le refrain, qui rappelle le son des cornemuses écossaises. Un titre où tout le monde hôchera la tête tranquilou le point levé. Et toujours Angus qui tire les couilles à ceux qui s'endormiraient. Bien joué.
8. Baptism By Fire 4,5/5
Le titre qui booste. Dans le bar, tout le monde se met à faire la danse du canard. un bon rock n'roll où se retrouve Angus et Chuck Berry. Titre aussi très convenu avec son refrain genre « bang bang », mais ça reste toujours irrésistible, surtout avec un tempo rapide qui arrive à point dans l'ordre de tout ces titres mi-tempo pour relancer l'attention.
9. Rock the House 3,5/5
Titre hyper heavy bluesy rock. Avec un Johnson qui ouvre très bien en modulant pas mal, et un Angus qui accompagne très bien son chanteur. Un titre « bon équipier » à l'album mais dont on se lassera rapidement. Un titre qui rappelle un autre groupe de légende, mais ça me gonfle qu'on ramène toujours une chronique à ce groupe, qui a été un des plus grand pompeur de l'histoire donc je ne le citerai pas. Hé hé.
10. Sweet Candy 3,5/5
Le riff de départ relance la mise. Assez lourd. La batterie cogne dur. Johnson se fait mélodique mais bien rugueux. J'adore son chant ici aussi. Le refrain est un peu simple, mais il y a quelques changements dans les rythmiques qui ne le rendent pas aussi lassant que je ne le pensais à première écoute. Mais comme "Rock the house", son refrain pourra lasser au bout d'un moment. Cela reste accrocheur selon l'humeur. Mais pourquoi Johnson n'insère-t-il pas quelques paroles entre les choeurs du refrain autre que le titre refrain pour casser cette monotonie ? J'accorde surtout un bon point à ce riff lourd qui relance bien après RTH. Un titre qui au final flirte avec le 4/5, mais il lui manque un zeste de je ne sais quoi.
11. Emission Control 2/5
Titre trop évident et qui fait retomber le soufflet. Heavy aussi. A la limite, il me semble qu'il aurait été judicieux, comme "Rock or bust", d'accélérer le rythme au milieu du titre, car il y a tout de même une belle relance vocale sur le refrain précédant le solo, qui aurait mérité d'être appuyé musicalement. Mais un titre qui devient poussif à la longue. Dommage, et notamment parce qu'il clôt un très bon album.





2014 BRANT BJORK & The LOW DESERT PUNK BAND "Black power flower"

label: napalm records
style: stoner historique by BB
date de sortie: 14 novembre 2014
date de chronique: 20 novembre 2014

[par Barjozo]


Brant Bjork c'est bien sûr le batteur historique de Kyuss. 2014 est donc l'année des sorties solo des ex-Kyuss puisque John Garcia nous a balancé récemment un très intéressant premier album "S/T". Ceci venant après la sortie du premier album de Vista Chino en 2013, le ténébreux "Peace" sur lequel à la fois Bjork, Garcia et même Nick Oliveri avaient bossé.
Tout porte à croire ici que contrairement à la célèbre formule de Monsieur Corneille (l'historique, pas le chanteur!) la valeur attend le nombre des années car comme son illustre ex-lead singer, Brant Bjork nous délivre un disque d'excellente qualité. On le ressent dès le premier morceau, le rythmé très stoner "Controllers destroyed". Vraiment une très belle entrée en matière pour tous les adeptes de ce genre de rock. Quels autres titres faut-il écouter si on ne veut pas acquérir l'album? -Je vous conseille de jeter une oreille sur le très reptilien "Soldier of love" ou "Ain't no runnin'" et surtout "That's a fact, Jack" et son festival de riffs grésillants flirtant avec le blues dans un groove sensationnel.
"Where you from, man" mérite aussi le détour: du gros riff, une rythmique bien campée, et une mélodie s'étirant sur plus de 8 minutes... Notons pour finir que sur cet LP Bjork a laissé sa place derrière les drums à Tony Tornay, et qu'il s'est attelé au chant et à la guitare. Vous avez dit multi-instrumentiste? C'est peu de le dire. Dave Dinsmore tient la basse et Bubba Dupree la deuxième guitare.
Trois étoiles c'est pas cher payé pour un album vraiment très plaisant à écouter.





2014 MONSTER MAGNET "Milking the Stars: a re-imagining of Last Patrol"

label: napalm records
style: stoner planant ré-inventé version sous hallucinogènes from '68
date de sortie: 11 novembre 2014
date de chronique: 19 novembre 2014

[par Barjozo]


Fin 2013, il y a donc à peine un an, Monster Magnet nous livrait "Last Patrol", un superbe album (le meilleur pour moi sur l'année écoulée) classé N°3 du Top à l'époque (Top 2013).
Fin 2014 Dave Wyndorf et ses potes nous proposent une version nouvelle de ce magnifique LP. Pas banal me direz-vous. Les musicos seraient-ils en manque d'inspiration? Serait-ce un caprice de rock-star?
Un track-by-track s'impose ici. Le CD s'ouvre sur "Let the circus burn", une composition reprenant complètement "Last patrol", et d'emblée on constate la présence bien marquée de synthés donnant une note quasi orientale par moments. Ce morceau me fait penser à "Woodpecker from Mars" de Faith No More. "Mindless ones '68" reprend le titre de 2013 sans grosse modification en dehors là aussi des claviers. "No paradise for me" revisite "Paradise" de façon pas inintéressante toujours dans le même esprit old-school.
"End of time (B-3)": extraordianire nouvelle version intégrant un clavier furibond et des soli de grattes revisitées, donnant un ton old-school manifeste nous transportant à l'époque des Doors 40 ans en arrière. Une réelle réussite. "Milking the stars" est quant à elle une nouvelle composition. Titre langoureux, toujours sous l'emprise de synthés donnant une ambiance planante (impression permanente d'hallucinations ambiantes). "Hallelujah (fuzz and swamp)" nous plonge dans un monde d'effluves où gospel et blues se rencontrent au fin fond d'une vieille église prostestante du Sud US. Une réussite également bien meilleure que l'original de 2013.
"I live behind the clouds (roughed up slightly spaced)": c'était le premier morceau 'un peu tendre' de "Last Patrol". Ici la version est un peu plus consistante avec un côté psyché qui la rend bien plus appétissante pour le coup... "Goliath returns" est une nouvelle composition. Pas la plus réussie. A mon sens elle n'apporte pas grand chose à l'ensemble... "Stay tuned (even sadder)" est également très bien revisitée en version psychedelic-rock, avec une 6 cordes évoquant le Floyd, dans leur versant 70 bien sûr... "The duke (full on drums 'n wah)": reprend "The duke of supernature" toujours avec des sonotités très sixties. Tout est dit dans le titre...
Pour finir on a droit à 2 lives avec "Last patrol" et "Three kingfishers". Excellentes versions bien péchues. De quoi garder les boules placées bien hautes si je reviens sur leur set du Hellfest 2014 qui a rappelons-le complètement occulté les compositions de "Last patrol" pour ne se concentrer que sur de vieux titres...
Au final, cet album s'écoute et peut rivaliser avec les meilleures sorties de 2014. Je lui préfère quand même "Last patrol" version 2013. A vous de vous faire une idée.





2014 KONTRUST "Explositive"

label: napalm records
style: crossover dansant
date de sortie: 7 novembre 2014
date de chronique: 18 novembre 2014


Etrange. Etrange la sensation que l'on éprouve à l'écoute de ce disque. A la première, mais aussi à la deuxième, la troisième écoute. Et par la suite aussi (!). Les compositions sont toutes très enlevées et vous incitent à taper du pied, si ce n'est à secouer votre tête en rythme. Mais il y a aussi un côté un peu dérangeant. Car au final, toutes ces sympathiques chansons se ressemblent plus ou moins.
Que ce soit sur l'antagonisme des 2 voix totalement opposées: celle du monsieur (la grosse) et celle de la dame (l'aigüe); ou le mélange de techno, pop et métal, ce style de zike ne peut qu'être répétitif au grès des écoutes, mais là où ils sont très forts c'est qu'ils arrivent à éviter que la mayonnaise ne tourne (ma grand-mère utilisait souvent du vinaigre dans ce but, alors que Kontrust quant à eux utilisent les breaks à outrance: écoutez le hit "Shut up" pour vous faire une petite idée du problème soulevé ici).
C'est donc le 4e album de ces autrichiens (un peu allumés faut bien le dire) et qu'ils arrivent à sortir le-dit LP chez Napalm! Alors là on en reste (Ali) Baba!
Le verdict est carrément un supplice au final car on peut détester ou adorer. Il serait tentant d'allumer cet album en lui collant un PQ, mais ma zenitude très probablement induite de façon inconsciente par l'écoute trop répétée du petit menuet de "Vienna" (7e morceau) m'en a bloqué l'idée. J'ai sûrement été faible. Snif.
Allez donc écouter ce disque sur Deezer et donnez-moi votre impression... Ah! Ah! Ah!




2014 MACHINE HEAD "Bloodstone & Diamonds"

Album classé N°5 du Top 2014

label: nuclear blast records
style: thrash metal US
date de sortie: 10 novembre 2014
date de chronique: 18 novembre 2014


Huitième album pour les ricains de MH. J'avais trouvé leur précédent LP ("Unto the locust" [2011]) excellent. N'allais-je pas être déçu par cette nouvelle galette faisant suite au live de la tournée précédente ("Machine F**king Head Live" [2012])?
Pas de suspense insoutenable, la réponse est 'non!'. Album maîtrisé tant sur le plan de la composition/écriture que sur celui de la réalisation/production. MH est devenu une grosse machine (si je puis dire...).
LP démarrant avec les 7 minutes passées de "Now we die": un titre monstrueux. Mélodie, refrain, breaks et soli, toute la panoplie MH revisitée en un seul titre. Superbe. Derrière ça, "Killers & kings" est un tantinet plus classique mais la vitesse d'exécution laisse pantois. "Ghosts will haunt my bones" en 3e skud qui m'a un peu surpris par sa délicatesse...avant que "Night of long knives" (référence historique douteuse) ne redresse la barre.
A ce moment là on peut être un peu irrité par la répétition des parties de chant non hurlées (si, si) qui dénaturent le côté thrash si elles sont trop fréquentes. Puis vient "Sail into the black" lancinante, langoureuse et délicate chanson à la sobriété toute relative, remplie de synthés légers dans une atmosphère inquiétante, avant que la deuxième partie du morceau ne revienne progressivement à un style plus brutal avec la réapparition des guitares..."Eyes of the dead" ou encore "Beneath the silt" remettent la gomme et foncent à toute berzingue. Toujours aussi complexes dans leur écriture ces morceaux peuvent parfois se (et nous) perdre dans un labyrinthe de breaks pas toujours évidents à suivre (en particulier sur "Beneath the silt").
En plus de 70 minutes MH et son leader Robb Flynn arrivent quand même à faire passer leur message: celui d'un thrash mélodique épique qui a certainement encore de très beaux jours devant lui, même si pour ma part j'ai préféré l'opus précédent au final.




2014 SPACE CHASER "Watch the skies"

label: this charming man rec.
style: thrash canal historique
date de sortie: 12 avril 2014
date de chronique: 8 novembre 2014

[par Barjozo]



Space Chaser. Groupe de Berlin, Allemagne. Jouant du thrash en version 'old-school'. Entendez par là, un son vous renvoyant aux années 80. Le lead singer a dû écouter Belladonna des heures durant car franchement le mimétisme est presque parfait (!). Les breaks, et autres 'stop-and-go' sont légions. Les mélodies saccadées font évoquer sans tergiversation le Anthrax historique ainsi que toute la vague speed metal US du siècle dernier. Certains soli sont de véritables hommages à Kirk Hammett (dès le 2e morceau "Loaded to the top" c'est flagrant et que dire de l'intro de "Watch the skies"! ! !).
La mode est au revival. Le top barjozien 2013 n'a-t-il pas élu d'autres teutons, eux faisant revivre le Sabbath noir et les autres groupes des 70ies avec Kadavar?
Alors ne boudons pas notre plaisir. Cet album est plein de qualités. Les compositions sont sympatoches, les musicos assurent et la production est très bonne. Cet album permet de se replonger dans un trip thrash-speed-metal des plus intéressants. Même s'ils n'ont rien inventé, les Space Chaser méritent une écoute attentive et rendent un bien bel hommage à leurs anciens. Leurs ainés. Leurs maîtres es-metal.
Deutschland über alles!
Amen.





2014 THE DANDY WARHOLS "Thirteen tales from an urban bohemia: live at the Wonder"

label: naive rec.
style: pop rock
date de sortie: 25 mars 2014
date de chronique: 6 novembre 2014

[par Barjozo]



Je suis bien géné pour chroniquer cet album. Voyez plutôt: live reprenant intégralement un album mythique, les titres étant joués dans l'ordre exact, les enchaînement des morceaux alimentés par les même samples et effets sonores que sur le disque studio...
Quel intérêt? -Bien sûr autre que financier... Car c'est vrai qu'en 2014 malheureusement les Warhols n'intéressent personne. Ils n'ont pas su rester dans le train du succès (ils en sont tombés après leur LP "Welcome to the monkey house" paru en 2003, successeur du mythique "Thirteen tales from an urban bohemia") et surtout n'ont pas su faire évoluer leur zike avec le temps, signe d'un manque d'intelligence mais également probablement d'une inspiration défaillante.
Live intéressant pour ceux qui auraient manqué l'album original en son temps et qui peuvent ainsi se plonger dans des morceaux qui formèrent un des albums pillier du début des années 2000. Mais pour les autres, ceux qui connaissent l'original, passez votre chemin. Ou reportez vous aux lives pirates de l'époque, plus bruts et moins aseptisés.
PS. Ils auraient pu au moins rajouter un ou deux titres bonus en particulier leur superbe version de "Hells bells" (AC/DC) paru avec le single "Bohemian like you". J'aurais ainsi pu leur rajouter une étoile. Tant pis.





2014 THE AUSTERITY PROGRAM "Beyond calculation"

label: controlled burn rec.
style: noise rock
date de sortie: 17 juin 2014
date de chronique: 5 novembre 2014

[par Barjozo]



"The Austerity Program is a two piece punk band from New York City". Voilà comment se présente ce duo sur sa page d'accueil internet.
Deuxième album après "Black Madonna" paru en 2011.
8 tracks. 38 minutes.
Une guitare. Une basse. Une boîte à rythmes en fond.
Son énorme. Guitare tranchante que la basse tente de suivre.
Voix des plus normale. Anormalité?
C'est du noise rock. Avec toutes les mélodies martelées et accidentées que cela implique.
Des compositions simples (jusqu'aux titres, de simples numéros) mais fichtrement efficaces dans leurs accords sonores.
C'est frais. Ca ne sent pas le surfait.
Un titre à écouter en priorité? "Song 32". Un must de noise-rock. Tout y est. La rythmique massacrante. La mélodie ambiante. Les breaks chiadés au synthé siouplait! La voix écorchée qui tente de vous alpaguer. 5 min 32 de pur bonheur musical. Ennivrant.
C'est The Austerity Program et c'est à écouter sans rechigner. Bien loin des Frou-Frou Fighters et autres Black Keys aux compositions tellement formatées qu'elles en sont gerbantes.





2014 FOO FIGHTERS "Sonic Highways"

label: RCA records
style: RCA rock
date de sortie: 10 novembre 2014
date de chronique: 5 novembre 2014

[par Barjozo]



Coucou! Voilà-t-y pas que c'est un nouveau numéro des aventures des Frou-Frou Fighters!
Je rappelle qu'au précédent épisode ("Wasting light" [2011]) nous avions laissé nos héros en facheuse posture: en effet ceux-ci s'étaient vus contraints de jouer un rock poussif, aseptisé, sentant la lessive bon marché et par moment insidieusement soporifique. Bien sûr nos vieux musicos n'avaient cédé que sous la menace: leur maison de disque (la 'petite' RCA, qui cela dit au passage a également réussi à enterrer les Strokes...) leur ayant promis qu'il ne serait pas fait de mal à leurs ayant-droits si ils se contentaient d'alimenter en décibels 'pas trop tranchants' les principales radios du monde assujetties à la mode de la Radio-TV-realité and so on.
Comprenons bien alors que ce n'est que le couteau sous la gorge que Grohl et ses accolytes travaillèrent beaucoup pour nous pondre une nouvelle oeuvre digne de leur rang. C'est ainsi que naquit le petit "Sonic highways". Sa marraine la fée Business, et son parrain Mister Dollar furent vraiment contents de leur rejeton. Il allait pouvoir s'intégrer sans fausse note à la Communauté Sonore ambiante qui ne fait pas de vague, et il serait vraiment aidé par Monsieur Pub et tout et tout.
Si vous avez peur de l'innovation; si le gros son vous effraie; si vous avez déjà déposé votre dossier d'admission en maison de retraite. Aucun problème, vous pouvez acheter cet album. Il paraît même qu'il est spécialement étudié pour éviter de dérégler les sonotones!
Allez, on attend le prochain épisode vraiment impatiemment. Du vrai Harry Potter musical vous dis-je! A ranger sur votre étagère entre "Oui-Oui fait du vélo" et "Petit Ours Brun dort chez sa mamie".
Elle est pas belle la vie?





2014 MR.BIG "...The stories we could tell"

label: frontiers records
style: rock n'roll baby !
date de sortie: 26 septembre 2014
date de chronique: 30 octobre 2014

[par Barjozo]



Mr.Big nous sort en cet an de grâce 2014 son 7e album studio. Les 4 fantastiques (soit Paul Gilbert [guitare], Billy Sheehan [basse], Pat Torpey [batterie], et Eric Martin [vocaux]) originaires de Los Angeles ont il est vrai traversé un désert étendu dans les années 2000, mais s'en étaient revenus en 2009 en balançant coup sur coup un LP studio ("Next time around" [2009]) et surtout un splendide live enregistré au pays du soleil levant ("Back to Budokan" [2009]), alors que leurs 4 premiers albums avaient été publiés entre 1989 et 1996. Entre temps ils ont sorti "What if..." en 2011. Puis nouveau blanc de 3 ans (qui semble à mettre sur le compte de problèmes de santé pour Torpey [Parkinson d'après le web..]). Toujours est-il que je me souviens d'une prestation au Hellfest 2011 à couper le souffle...
Alors quid de cet opus? -Et bien c'est du bon rock, bien sûr à étiqueter FM. Mais du FM bien fait, bien produit. Le chant est toujours au top (c'est pas Tobias Sammet qui a recruté E.Martin pour son 'side-project' Avantasia qui me contredira); les mélodies sont bien chiadées (on peut toujours balancer sur les balades parfois un peu gnan-gnan ["Just let your heart decide" en est une parfaite illustration avec des choeurs un tantinet chiant CQFD]); les cordes sont fringantes (écoutez l'intro au 'tapping' de "The monster in me" qui voit se répondre Gilbert et Sheehan) et le batteur assure malgré ses soucis de santé (paraît qu'il est secondé par un programmeur, cela dit on a déjà vu cela ailleurs p.ex. avec Rick Allen de Def Lep.). Ailleurs ça groove un max ("What if we were new?") avec des allures sudistes fleurant bon le vieux bon whisky, la six-cordes lorgnant vers les antipodes... ou le fougueux "I forget to breath" très rentre-dedans.
Bref un bon album de rock simple et efficace par des supers musicos qui continuent de s'éclater ensemble.





2014 WO FAT "The conjuring"

label: small stone records
style: stoner pachydermique planant
date de sortie: 13 juin 2014
date de chronique: 28 octobre 2014

[par Barjozo]



Qui connaît Wo Fat? Des texans (from Dallas) jouant en trio: Kent Stump (vocaux et guitare), Tim Wilson (basse) et Michael Walter (batterie). Ils en sont (déjà) à leur 5e album, mais pour moi c'est (encore) une (bonne) découverte.
"The conjuring" [9 min 51] titre lourd, 'black sabbathien', se jouant du temps. Une introduction progressive pour un album qui va se composer de 5 tableaux musicaux différents pour un total d'un peu moins d'une heure de zike.
"Read the omens" [6 min 54] titre limite speed dans sa première partie, évoquant les années 80. Il y a aussi de l'heroic-metal style Manilla Road dans ce morceau. Quelles envolées de gratte!
"Pale rider from the ice" [7 min 12] et son intro langoureuse, lancinante, rampante tel un boa constrictor. Prenez garde car s'il vous attrape il ne vous lachera pas, il vous mettra KO. Quel morceau de Metal ruisselant de notes de guitares mises en exerguent par une rythmique ondulante, dégoulinante comme cette glace qu'une telle intensité musicale fait inexorablement fondre comme elle peut faire fondre et se décomposer vos conduits auditifs. Un must dans le genre stoner.
"Beggar's bargain" [6 min 27]: groove intense vous enveloppant de façon sensuelle et suave. Une orgie de décibels. Un traitement curatif pour tous les dépressifs pourvus d'une audition correcte. Et ces envolées de guitares! Vous avez dit psyché?
"Dreamwalker" [17 min 10]: titre démarrant lentement avant de s'engouffrer dans des méandres de heavy-blues. Tout un programme. Un morceau bardé de refrains assassins, de soli superbes. Sensation d'extase musicale ("...I'm a dreamwalker. Oh Yeahhhhh!").
Si comme moi vous ne connaissiez pas Wo Fat, j'ai bien l'impression qu'une nouvelle addiction va nous polluer l'existence. Une addiction au stoner lourd, mélodique, épique. Encore! Encore! Encore!
P.S. Quel est le point commun entre Wo Fat et le dernier Karma to Burn? -Réponse: ici.





2014 KARMA TO BURN "Arch Stanton"

label: faba/deepdive records
style: heavy instru
date de sortie: 15 août 2014
date de chronique: 17 octobre 2014

[par Barjozo]



"Arch Stanton". La référence au film "Le Bon, la Brute et le Truand" (western dit 'spaghetti' tourné par le maître en la matière, Sergio Leone, en l'an de grâce 1966 (!). En effet, c'est le nom inscrit sur la tombe jouxtant celle qui doit renfermer l'or convoité par les héros du film... Original non pour un nom d'album ?! A noter que le dernier titre ("Fifty nine" comporte une intro avec quelques accords émanant directement de la bande son du film).
L'explication donnée par William Mecum pour ce titre? Il s'agit d'un symbole...Car après avoir joué de la musique toutes ces années, sans en avoir tiré profit (le groupe, ou le duo actuel, est toujours aussi fauché à ses dires), il a l'impression d'avoir cherché l'or... dans la mauvaise tombe (sic).
Sixième LP pour KTB qui a vu le départ de Richard Mullins le bassiste originel, qui a donc laissé seul William Mecum (6 cordes) qui a donc été obligé d'enregistrer également les parties de basse.
Comme d'hab. les titres ne sont que des numéros. Allons d'emblée à "Forty four": monstre de mélodie; cavalcade heavy furibonde qui tel un pitbull vous plante ses canines pour ne plus vous lacher; jusqu'à la fin d'un titre qui en live sera dantesque à n'en point douter.
Autre titre imparable? "Fifty five"! Qui suit "Fifty four" (logique!) avec la même énergie communicatrice, la même fougue heavy qui ne manquera pas de vous occasionner quelques douleurs cervicales si vous n'y prenez garde...Puis vient "Twenty three": alors là chapeau bas! Et oui car on s'attendait à... "Fifty six" (!) et bien non. Ce titre fait référence (d'après moi) au docteur ('dites 33!') ou même au dentiste car franchement ces roulettes à la batterie ne vous font-elles pas penser à la roulette du dentiste (la grosse celle qui fait Grrrr, pas celle qui fait Fiiiz). Encore un très bon titre.
Certains diront que ce heavy-metal est répétitif. Pour moi il n'en est pas ainsi. Surtout si on prend la peine de se plonger vraiment dans l'album, en se l'écoutant plusieurs fois, KTB réussi à nous emmener vers de superbes paysages Rock. Rien à redire, même la pochette illustrée par un maître du genre: Alex Von Wieding.





2014 The NEW PORNOGRAPHERS "Brill Bruisers"

label: matador records
style: indie pop canadienne
date de sortie: 25 août 2014
date de chronique: 15 octobre 2014

[par Barjozo]



The New Pornographers, vous connaissez? -Sur ce site, leur dernier disque en date (2010), "Together" avait été porté au pinacle. Faut dire que je découvrais à l'époque ce collectif originaire de Vancouver, alors qu'ils officient depuis le début des années 2000...Cette pop légère, enlevée, mélodique et sensuelle m'avait totalement envouté.
Quatre ans plus tard, les voici donc de retour ces fantasques canadiens. Et d'emblée cela cartonne avec un enchaînement pop structurellement parfait (sic): je suis encore conquis par tant de mélodies, d'arrangements (les apports de petites touches de synthés sont tout simplement géniaux) sur le titre éponyme, "Champions of red wine", ou "War on the east coast". Que dire de "Backstairs" qui frole la perfection pop: une intro balbutiante, puis une montée harmonieuse magique et un refrain simplissime mais qui vient équilibrer l'ensemble.
J'arrête les superlatifs qui de toutes façons ne servent pas à grand chose car cette zike en impose par elle même et n'a besoin d'aucun soutien. Encore 4 étoiles pour une année 2014 sans nuage ou presque...





2014 INTERPOL "El Pintor"

label: matador records
style: cold-pop-rock US
date de sortie: 8 septembre 2014
date de chronique: 15 octobre 2014

[par Barjozo]



On l'a souvent dit ici, qui aime bien châtie bien, et les new-yorkais encostardés d'Interpol en ont fait les frais avec leur dernier opus en date, le palichon album éponyme "S/T" paru en 2010...
Donc, j'en conviens, quand je me suis lancé à l'écoute de ce "El Pintor" (quel nom bizarre pour un album de pop-rock), j'étais plutôt sur la défensive et assez enclin à descendre ceux que j'ai autrefois adoubés (p.ex. "Antics"). Et bien je le reconnais, j'avais tort. En effet, ce nouvel album d'Interpol tient la route et il semble que l'inspiration et la créativité soient de nouveau là. Est-ce parce qu'ils ont entre temps perdu leur bassiste (le quattuor est devenu trio)? Je ne crois pas, c'est simplement que les gars aux costards sombres se sont recentrés sur des mélodies efficaces (le sensuel "Same town, new story" en est ainsi le parfait exemple pour un titre léger mais dégageant une atmosphère sympatoche).
Quatre ans après l'album éponyme, Interpol redresse la barre mais attention tout n'est pas réglé! Certains titres sont même encore pénibles ("My blue supreme" p.ex.) mais encadrés de morceaux extras ("All the rage back home" ou "Ancient ways"). Alors écoutez-le pour vous faire votre idée surtout si vous avez aimé leurs deux premiers opus si tel n'est pas le cas, passez votre chemin...





2014 WONDERFLU "What's inside the heart of seashells?"

label: influenza records
style: indie-rock à la parisienne
date de sortie: avril/juin 2014
date de chronique: 13 octobre 2014

[par Barjozo]



Il fallait oser. Oser le nom du groupe: Wonderflu. Comme si le Flu était un tant soit peu wonder (pas évident avec la fièvre), ou le Wonder pas si full que ça... Mais là où ils font très fort, c'est dans leur label Influenza, que ces zozos ont créé! Et pour couronner le tout, ils ont également monté un festoche, la Freak Scene, dont la première édition s'est tenue le 26 octobre 2013 et pour laquelle ils ont eu de la pub faite par le grand Lou Barlow (Sebadoh, Dinosaur Jr.). Bref, des jeunes parisiens qui ont des idées plein la tête et qui se donnent les moyens de les réaliser.
Et la zike me direz-vous? Car tout est là, qu'en est-il de la zike?
Excellente. Du bon rock lo-fi, qui fleure bon le 'revival', même si ce terme a souvent été galvaudé. Ici vous en avez plein les cages à miel, du bon son qui vous décalamine les conduits auditifs potentiellement encrassés par les aggressions polyquotidiennes des radios que par erreur vous auriez tenté d'écouter dans votre voiture en allant au boulot, ou chez vous le matin en préparant le café.
En fait, il ne s'agit pas vraiment d'un LP, mais de deux EP sortis coup sur coup entre avril et juin 2014. Des titres parfois ultra-courts limites foutage de gueule ("Paris bad night" ou "Back to mamie"), mais par ailleurs vous aurez droit à de magnifiques envolées de grattes sur certaines compositions vraiment magistrales. Je pense tout particulièrement à ce grandiose "Marc Poivrons" que je ne résiste pas à vous mettre en lien tant ce morceau a su me transporter vers des rivages musicaux inexplorés (et çà, franchement c'est ti pas ce qu'on demande?).
En espérant pouvoir les voir rapidement sur une scène, si vous avez aimé, vous pouvez vous brancher sur leur site et recevoir gratos ce qu'ils nomment les 'bastard tracks': des titres lo-fi sans aucun intermédiaire, allant du producteur au consommateur (RDV sur www.wonderflu.com).





2014 SLASH "World on Fire"

Album classé N°3 du Top 2014

label: roadrunner rec.
style: welcome to the jungle rock n'roll
date de sortie: 16 septembre 2014
date de chronique: 8 octobre 2014

[par Barjozo]



Slash revient (en forme) toujours avec Myles Kennedy au chant et accompagné des Conspirators en background. Le tempo est vite mis en place avec la superbe chanson donnant son nom à l'album, "World on fire". Excellente entrée en matière, même s'il faut plusieurs écoutes pour bien se l'approprier. "Shadow life" ensuite démarre doucettement, mais ce n'est qu'un leurre car très vite le gros son revient, sur un tempo moins rapide que le premier titre mais non moins efficace, avec une mélodie superbe. "Automatic overdrive"? Toujours très bon. Nombreux breaks et un titre qui une fois lancé met la gomme et vous oblige à headbanger tout en fredonnant l'entêtant refrain. En plus le père Slash nous balance des soli bien sentis, nous replongeant 20 ans en arrière en aiguisant notre appétit pour la destruction (sic).
"Wicked stone" déboule en 4e position et là, si on pense pas aux Guns période nineties sur l'intro, c'est qu'on est sourd (ou malentendant). "30 years to life": refrain de stade et solo de fou, pour un morceau qui à n'en pas douter sera un must 'on stage'. MK prouve tout au long de cette première partie de galette, qu'il est un très grand chanteur, si certains en doutaient...
"Bent to fly" est une (semi) balade sympathique mais c'est pas trop ma tasse de thé. Bon, je vais pas vous passer en revue les 17 morceaux (le bougre est en forme!). Sachez simplement qu'on a là un très bon disque de gros bon rock et que Slash confirme qu'il est resté le meilleur représentant du son GNR, surtout maintenant qu'il a su trouver un lead-singer de haut vol. A ce propos, Kennedy a parfois sur cet LP des intonations à la M.Kiske qui est quand même une référence dans le chant chez les métalleux, et il n'est pas en reste d'émotions sur des morceaux plus cool comme "Battleground" (titre très 'Alterbridgesque').
On a hâte de découvrir tout ça en live. Vivement le Hellfest 2015 qui s'annonce pharaonique (Slash, AC/DC, Faith No More, Judas Priest parmi les grosses cylindrées que cela ne m'étonnerait pas nom d'un pet de souriceau!!!!).





2014 ROYAL BLOOD "S/T"

label: black mammoth (warner)
style: post-rock
date de sortie: 22 août 2014
date de chronique: 2 octobre 2014

[par Barjozo]



Tout ce qui brille n'est pas or. De Royal Blood, on peut lire ça et là des critiques plutôt élogieuses. Ce jeune (2012) duo anglais originaire de Brighton est formé d'un guitariste/bassiste (Mike Kerr) et d'un percutionniste/batteur (Ben Thatcher [aucun lien de parenté avec l'affreuse Miss Maggy (paix à son âme)].
On pense d'emblée aux Kills, première mouture (version 2003 et leur 1er LP "Keep on your mean side") mais en version plus rugueuse (écoutez la rythmique sur "Come on over" ou le splendide "Figure it out", hit en puissance). Du Kills survitaminé, qui aurait pris des amphétamines p.ex!
La mélodie est toujours très accrocheuse. La voix est bien posée. La gratte vous vrille les oreilles à donf. Petit bémol pour les drums qui ne sont pas toujours au top.
Les 10 titres qui s'enchaînent sur ce premier LP peinent quand même un peu après quelques écoutes à passionner l'auditeur. Alors ce n'est pas parce qu'ils sont les chouchous des Arctic Monkeys qui semblent les avoir pris sous leurs ailes protectrices, et encore moins parce qu'ils ont été signés par une major (Warner Bross.) que cela va en faire un des groupes phare des prochaines années...
Attendons le deuxième album pour nous faire une réelle idée de ce duo.





2014 UNISONIC "Light of Dawn"

label: earMUSIC
style: heavy metal mélodique teuton sur le retour
date de sortie: 1er août 2014
date de chronique: 4 août 2014

[par Barjozo]



Avant d'aller quelques jours à la plage pour me dorer la pillule, je ne résiste pas à l'envie de pondre une dernière chronique 'pour la route'. Il s'agit donc du second LP d'Unisonic, formation comprenant Kiske (chant) et Hansen (guitare) tous deux ex-Helloween, Dennis Ward (bass) de Pink Cream 69, Mandy Meyer (ancien gratteux de chez Krokus) et Kosta Zafiriou (batteur lui aussi chez PC69). Pas de suspense, pour moi ce LP est meilleur que le dernier Gamma Ray chroniqué sur cette page en début d'année ("Empire of the Undead").
Outre le chant limpide, puissant et mélodique de Monsieur Kiske, atout majeur du combo, on notera que les compositions pratiquement toutes créditées à Ward, sont beaucoup plus inspirées que celle de Gamma Ray (Hansen ici se 'contentant' de jouer de la 6 cordes sans prendre part à l'écriture des morceaux). Je ne vais pas vous faire un track by track complet, voici les titres à écouter en priorité:
"Exceptional" futur hit on stage à coup sûr avec un refrain accrocheur et une mélodie addictive
"For the Kingdom" un des morceaux les plus rentre-dedans et toujours un refrain bien chaloupé, ciselé pour la voix de Kiske, alors que les soli de grattes sont également particulièrement travaillés, avec une ligne de guitare hyper-mélodique en arrière plan (type Helloween grande période si vous voulez)
"Night of the Long Knives" titre complexe me rappelle beaucoup Maiden (écoutez bien le refrain, ne vous fait-il pas penser à "Wasted Years"?)
"Find shelter" est un titre bien speed, toujours magnifié par la voix cristalline de Kiske
"Throne of the dawn" et "Manhunter" encore des titres bien calibrés entre guitares, rythmique et toujours la voix...
Par ailleurs, c'est vrai qu'on a quand même l'impression que certains passages à la guitare ont déjà été entendus par le passé, que le slow de fin "You and I" m'a particulièrement irrité, tout comme l'introduction orchestrale "Venite 2.0" pompeuse et sans intérêt. Ce qui fait qu'au final, cet album est correct mais quand même en deçà de certaines autres productions actuelles.
Donc pour ce qui est des notes, UNISONIC 2 - GAMMA RAY 1. Mais rien n'est perdu! Attendons les débats live pour se faire une idée plus précise...





2014 RADIO MOSCOW "Magical dirt"

label: alive natural sound/differ-ant
style: heavy metal revival des 70ies
date de sortie: 24 juin 2014
date de chronique: 3 août 2014

[par Barjozo]



Trio ricain de l'Iowa, Radio Moscow nous propose ici un 5e LP tout droit sorti des années 60-70 quant à son trip musical. On évoquera en écoutant successivement et dans le désordre Grand Funk Railway, Humble Pie ou même Led Zeppelin, ce qui fera bondir certains qui nous diront que cela ne sert pas à grand chose, que ces mélodies ont déjà été entendues, que le concept guitar-hero façon Hendrix ou Page c'est du passé, que les pédales wah-wah ou fuzz sont dépassées, que la zike doit aller de l'avant et que la modernité il n'y a que ça de vrai. Ces zozos là ont peut-être raison, mais j'avoue que le pied que j'ai pris en écoutant cet LP la première fois me fait dire que je n'en ai rien à battre de ces excellentes raisons. Ici le guitariste-chanteur-compositeur est vraiment au top (Parker Griggs qu'il s'appelle le monsieur) et il nous assène des soli de grattes monstrueusement efficaces tout en chantant de sa voix imbibée d'alcool et de fumée fleurant bon la Marie-Jeanne. Tout cela sent le vrai. L'authenticité rock. Un plaisir à l'état brut. Bien loin du dernier LP des Black Keys qui eux pour le coup ont mis un genou à terre devant dame industrie musicale et son compère monsieur dollar.
Un très bon album donc qui sent les années 60-70 à plein nez, mais quel plaisir d'humer ces senteurs et de pouvoir se dire que non le rock n'est pas mort. Il vit. Il bouillonne et Radio Moscow s'en fait sobrement et efficacement ici le porte-parole.
Des titres à privilégier? -"Rancho Tehama Airport" lancé par un riff bien chaloupé, suivi d'un break groovy, puis d'un solo m'évoquant le grand Uli Jon Roth. Un morceau extra-ordinairement plaisant. Vous n'êtes pas convaincu? -essayez "Got the Time" morceau moins rapide mais à la rythmique solide, lacéré de griffures à la 6 cordes. Efficace. Toujours pas converti? -peut-être préférez-vous le blues "Sweet little Thing" ou la reprise (la seule sur cet LP) "Gypsy fast woman" (crédité à Brain Police en... 1968). Non, rien de rien? -Alors appelez-moi, je vous donnerai les coordonnées d'un bon otorhino car il se pourrait bien que vous soyez sourd!





2014 The BLACK KEYS "Turn Blue"

label: warner
style: pop de stade
date de sortie: 9 mai 2014
date de chronique: 3 août 2014

[par Barjozo]



Onze nouvelles compositions du duo (Dan Auerbach & Patrick Carney) formant le 8e LP des Black Keys. Au début ça en jette un peu car on a tous à l'esprit les premiers pas du groupe sur des zikes très roots, quasi artisanales, nous renvoyant largement vers les années 60 voire 50, dans l'Amérique profonde où naîtrait progressivement la musique rock.
Las! De ce nouvel opus on ne peut plus apprécier réellement la véracité tant il est truffé de gadgets électroniques, samples et autres arrangements quasi orchestraux qui dénaturent les titres au possible. Surfait, trop grandiloquent, évoquant plutôt une zike de stade de foot qu'un rock crados de bar enfumé, la zike de "Turn blue" est limite nauséabonde. Alors c'est sûr qu'avec un tel disque les dollars vont tomber à gogo dans l'escarcelle du duo puisque Warner va assurer la promo et les publicités bien senties sur toute la surface du globe terrestre, mais ils auront perdu bon nombre des fans des débuts. C'est un choix. Laissons les l'assumer en conséquence.
Manque d'inspiration ou plagiat avéré, ils vont même jusqu'à emprunter la mélodie de "Gotta get away" au "Dead Flowers" des Rolling Stones. Et c'est là la meilleure compo du disque. C'est tout dire!
PS. Inutile de dépenser votre argent en achetant ce mauvais disque, vous pouvez l'écouter gratos sur grooveshark.com pour vous faire votre idée (non disponible sur Deezer à l'heure où j'écris cette petite chro.).





2014 John GARCIA "S/T"

label: napalm rec.
style: stoner canal historique
date de sortie: 25 juillet 2014
date de chronique: 2 août 2014

[par Barjozo]



John Garcia pour ceux qui ne connaîtraient pas, c'est l'ancien chanteur charismatique de feu Kyuss. Depuis le split de ce mythique groupe inventeur du courant dit stoner, Garcia a été très prolifique, montant les groupes Unida, Hermano ou encore plus récemment Vista Chino (dont le seul LP paru en 2013 est chroniqué ici) et enchaînant les concerts avec eux ou Kyuss live! p.ex. Pour toujours plus compliquer l'histoire, voilà donc un album 'solo' de Garcia qui initialement devait s'appeler 'Garcia vs Garcia'.
Constat évident dès les premiers titres: Garcia est nettement plus en verve ici par rapport à l'album de Vista Chino pondu l'année dernière. "My mind" premier morceau stoner à souhaits, avec un solo de basse superbe précède la première perle de cette galette, le somptueux "Rolling stoned" et sa mélodie des plus accrocheuses en fait une reprise d'un groupe inconnu ayant splitté (Black Mastiff). Un titre taillé pour la scène et qui y fera un carton à n'en pas douter. Le rythme ne faiblit pas ensuite avec "Flower" et "The Blvd" qui nous replongent avec délectation dans un univers heavy, rempli de groove et d'une mélodie dantesque. Garcia et son timbre de voix si caractéristique assure bien épaulé par ses musicos. Que dire ensuite de "5000 Miles", deuxième perle stoner qui vous lamine le cerveau avec une précision chirurgicale totale. Un must dans le genre. A noter que ce titre a été écrit par Danko Jones, un intime de Garcia. "Confusion" ensuite est un morceau plus complexe et difficile d'abord, mais après quelques écoutes il fait son effet, totalement en accord avec sa dénomination...
"His bullet's energy" est peut-être le morceau le plus faible. Sans être mauvais, ce titre est un peu répétitif et sa mélodie moins addictive. Ce n'est pas le cas de "Argleben" qui met le turbo avec sa rythmique implaccable, comme "Saddleback" le titre suivant. "All these walls" (une reprise d'un autre ancien combo de Garcia, Slo Burn, titre qui s'appelait alors "Cactus Jumper") revient à un trip post-punk, sur lequel la basse tient le beau rôle (tenue par Nick Oliveri en guest). Enfin, "Her bullet's energy" est un titre 'unplugged' sur lequel la guitare est jouée par Robby Krieger des Doors, vétéran de la zike donc. Quel intérêt si ce n'est peut-être qu'on peut se demander si Garcia par l'invitation de ce super-guest n'a pas voulu renvoyer la balle à Josh Homme qui lui s'est entiché d'un autre vétéran, John-Paul Jones de Led Zep, dans son projet Them Crooked Vulture (?!?). Il n'en demeure pas moins vrai que ce titre plus lent et hispanisant reste intéressant à écouter sans casser la baraque.
Conclusion? -Encore un album qui peut facilement lorgner vers les plus hautes marches du Top 2014!





2014 The SOULJAZZ ORCHESTRA "Inner Fire"

label: small stone rec.
style: afro-jazz funky masterclass baby!
date de sortie: 24 février 2014
date de chronique: 23 juillet 2014

[par Barjozo]



Quel groove! Mazette quel groove! -Quoi? Si, si, quel groove dans ce "Kingdom come" premier morceau de "Inner Fire", 4e album du collectif canadien The Souljazz Orchestra (originaire d'Ottawa, historiquement sextuor mais avec de nombreuses participations sur leurs LPs). Et c'est parti pour un total de 10 titres (si on inclut la petite intro sympatoche "Initiation" et l'outro "Completion"). Deuxième morceau, "One life to live" accélère le tempo qui vous envoie direct sous les palmiers carribéens avec une flute flamboyante, irresistiblement entraînante...
"As the crow flies" aurait pu être un peu lourdingue, comme le vol de cet oiseau non réputé pour sa légèreté, mais ici il n'en est rien puisque ces canadiens nous balancent encore un titre latino, une bossa cuivrée pas piquée des hannetons. Et ainsi de suite, dix morceaux jubilatoires au tempo entraînant, mêlant des rythmes tantôt afro, tantôt latino, cocktail flamboyant pour un afro-jazz écclectique du plus bel effet. Ecoutez donc "Agoya", salsa ultime! Ou encore le piano fiévreux et les cuivres de "Sommet en sommet"...
Et allez donc, encore trois étoiles! Les choix de fin d'année pour le Top seront cornéliens!





2014 GREENLEAF "Trails & Passes"

label: small stone rec.
style: stoner from the north (icy stoner)
date de sortie: 9 mai 2014
date de chronique: 21 juillet 2014

[par Barjozo]



Groupe stoner suédois, Greenleaf officie maintenant depuis une 15zaine d'années. Il s'agit ici d'un album bien sympathique et sans prétention mais dont les compositions hyper-travaillées valent le détour assurément.
Le son est gras, la rythmique bien cadencée et les vocaux attachants. Alternant titres rapides comme l'introductif "Our mother ash", et morceaux plus heavy ("Ocean deep" ou "Humans"), cette galette est très plaisante à écouter.
Moins rentre-dedans que Clutch, Greenleaf s'entoure de compositions riches et souvent complexes dans leur écriture (le génial "With eyes wide open") rappelant que les musicos qui forment ce groupe ont de la bouteille et n'en sont pas à leurs débuts.
"The drum" petit morceau de moins de 3 minutes, au groove parfait, aux breaks sexy nous démontre qu'un bon titre peut être simple et bref pourvu que le feeling qui s'en dégage atteigne sa cible sans détour. Un modèle d'efficacité.
Pour finir, le 9e titre éponyme non content de remettre le turbo, nous entraîne dans une cavalcade sur laquelle la rythmique nous martyrise pour le meilleur. Un très bon final pour un titre aux circonvolutions inspirées et enlevées.
Excellente découverte pour moi (moins une qu'ils aient la 4e étoile, mais 3 de suite ça fait pas sérieux...).





2014 RIVAL SONS "Great western Valkyrie"

Album classé N°1 du Top 2014

label: earache rec.
style: hard-rock vintage
date de sortie: 6 juin 2014
date de chronique: 21 juillet 2014

[par Barjozo]



Groupe californien, Rival Sons nous livre ici son 5e travail studio. Le son est résolument tourné vers le passé, les années 60, avec un côté rétro qui vous fait évoquer rapidement l'ombre planante du Dirigeable anglais le plus célèbre (et la voix du lead-singer Jay "Plant" Buchanan y est pour beaucoup). Pas de temps d'échauffement puisque le combo dégaine tout de suite un des must de la galette avec "Electric man" qui vous met au parfum à peine la touche 'play' de votre lecteur CD caressée...Titre vintage évoquant les sixties dans tout ce qu'elles avaient d'attrayant avec un son un peu crade, loin des prototypes numériques actuels dont le lissé électronique est parfois nauséabond. cela dit ne soyons pas naïfs car ce rendu apparent '60ies_like' est certainement dû aussi à un ordinateur (sic).
"Good luck" ensuite et son refrain accrocheur. J'adhère! Tout comme "Play the fool", magnifique morceau extrèmement bien travaillé. Les titres se suivent dans cette ambiance vintage très plaisante qui fait souffler sur notre système limbique une douce mélopée enrobée de dopamine. C'est si bon que parfois on se laisse aller mais il ne faut pas oublier qu'il est dangereux de dépasser les doses au risque d'une... overdose. Trop de jouissance peut donc gravement nuire à la santé. Heureusement que le surmoi veille! Arrgghhh!
Les deux derniers titres sont plus lents. Ballades qui peuvent chez certains être dispensables mais qui ici apportent un réel plus. Surtout le dernier morceau "Destination on course" au sein duquel on se plaira à évoquer un petit remake de "Whole lotta love" de Page et ses accolytes. Superbe.
Un des albums de l'année. C'est aussi simple que ça.





2014 Jack WHITE "Lazaretto"

label: third man rec.
style: du White, du White, rien que du White!
date de sortie: 9 juin 2014
date de chronique: 19 juillet 2014

[par Barjozo]



Après un fabuleux premier album 'solo', le superbe "Blunderbuss" sorti en 2012, je me disais que le zozo ne pourrait guère nous proposer mieux tant cet album était énorme, et tant le passé du-dit zozo l'était tout aussi (énorme), cf. le chef d'oeuvre "Elephant" [2003] des White Stripes, featuring Jack White, ou encore le "Consolers of the lonely" [2008] des Raconteurs, toujours featuring Jack White...
Et bien je me trompais. Lourdement. Car en 2014, il était dit que Jack White nous pondrait un 2e album 'solo' encore meilleur. Ecoeurant!
Alternant les deux faces de sa personalité, l'une country matinée de folk-jazzy nous renvoyant simplement aux racines de la zique US (le léger "Temporary ground", "Just one drink" ou l'énorme "Alone in my home" dont les notes de piano-bar vous trottent dans la tête des heures après l'écoute), celle du Docteur White, venant soigner nos blessures d'hommes/femmes modernes malmené(e)s par cette vie du 3e millénaire qui va à 100 à l'heure et qui refuse les temps morts. L'autre face, celle du Mister (pas si) White (que ça, donc plutôt Black), c'est le versant roots, rugueux, flirtant parfois avec le post-rock ou apparenté ("High ball stepper" ou le magnifique et complexe titre introductif "Three women"). Le plus habile avec White, c'est qu'il sait également intégrer des titres qu'on pourra classer comme 'intermédiaires", comme ce fantasque "Would you fight for my love".
Produit par son label, Third Man Records, cette galette est un must qu'il est indispensable d'écouter. Que ce soit sur Deezer, ou en l'achetant (vous pouvez aussi le chaparder si vos finances sont à sec) tout simplement pour vous faire du bien.
"Lazaretto"? -Le remède à tous les maux. Ou presque.
Youpi.





2014 SURVIVAL KNIFE "Loose power"

label: glacial pace
style: post-hardcore
date de sortie: 4 mai 2014
date de chronique: 18 juillet 2014

[par Barjozo]



Petit LP 8 titres ou gros EP, à vous de choisir. Survival Knife est un jeune groupe fondé en 2011 qui nous délivre ici son premier travail studio.
D'abord l'artwork: superbe. Signé Jeff Jordan dont les visuels ont souvent été utilisés par The Mars Volta.
Le style? -du noise post-hardcore évoquant par moment Sonic Youth (surtout par le chant et le côté lançinant des compositions). Deux titres ("Cut the quick" et "Heaven has no eyes") dépassent les 8 minutes et sont imprégnés d'une ambiance assez 'prog-rock'. A contrario certains morceaux sont très rentre-dedans et flirtent avec un côté hardcore underground (écoutez "Roman fever" qui à mi-titre s'emballe tel un météorite).
La production est plutôt du genre lo-fi, ce qui procure un côté assez sombre à cette oeuvre sans toutefois la desservir.
Même si au final il n'est pas déplaisant à écouter, ce petit LP a comme un petit côté répétitif qui m'a un peu contrarié. Mais ce n'est qu'un début, ils feront mieux la prochaine fois...





2014 CORROSION OF CONFORMITY "IX"

label: candelight rec.
style: heavy rock
date de sortie: 23 juin 2014
date de chronique: 18 juillet 2014

[par Barjozo]



9ème album pour ce groupe US dont le line-up a souvent bougé. Après un retour sur le devant de la scène en 2012 avec un album sans titre, après 7 années de silence, COC maintient le cap de la formation trio (sans le guitariste/chanteur Pepper Keenan), avec les 3 membres fondateurs soit Mike Dean au chant/basse (revenu de son projet Vista Chino en collaboration avec John Garcia, projet qui n'aura au final débouché que sur un seul Lp "Peace" sorti en 2013), Woody Weatherman à la guitare, et Read Mullin aux caisses (et au chant sur "Tarquinius superbus").
Qu'ils nous balancent un missile avec "Kill Denmark Vesey" (histoire du leader d'une énorme rebellion d'esclaves en Caroline du Sud) ou qu'ils la jouent plus lourde par ex. sur le titre introductif "Brand new sleep", les COC ne se ratent pas. Les musicos sont au taquet, la mélodie lo-fi est omniprésente.
Titres à écouter en priorité? -"On your way" et sa rythmique saccadée, son chant incantatoire, pour un morceau qui prône le headbanging et vous fera battre du pied sans que vous ne vous en rendiez compte. Ou encore "Trucker" initialement plus langoureux, avec ses piqures de grattes, et qui pourtant cache une deuxième partie bien syncopée et enlevée. Mention spéciale à "Tarquinius superbus", titre très speed voire thrash.





2014 JUDAS PRIEST "Redeemer of Souls"

label: epic rec.
style: la bande à Bobby
date de sortie: 15 juillet 2014
date de chronique: 17 juillet 2014

[par Barjozo]



Allez zou, je me lance. Chroniquer Le Priest n'est pas une sinécure car après 45 ans d'existence, le départ fracassant de KK Downing en 2011 (guitar-hero s'il en est), une tournée (épique) d'adieu (cf. leur prestation au Hellfest en 2011) et ce... retour annoncé depuis quelques mois, la planche a sévèrement été saupoudrée de Bonux et ensuite prestement humidifiée. Résultat? -Ca glisse!
Bon, bon. C'est vrai que dans ce "Redeemer" il y a de bonnes choses, en particulier quelques envolées de gratte sur lesquelles le petit nouveau (Richie Faulkner) montre qu'il manie le manche bien comme il faut (p.ex. sur le superbe "Down in flames" ou le titre éponyme). Mais par moments la boîte à cirage n'est pas loin (pour le manche...), comme p.ex. sur le piteux "Hell & Back". Et cet album alterne ainsi le bon (le majestueux et très inspiré "Cold blooded", ou encore les envolées de "Battle cry") et le moins bon (ce n'est jamais foncièrement mauvais) comme avec "Secrets of the dead" quelque peu ringard en 2014...
What else? -Bobby a encore du coffre, c'est très certainement lui qui tient ici les rênes (qui a dit les manches?). Mais d'un autre côté la rythmique est un peu poussive et nous rappelle peut-être que c'est bien ici le "Beginning of the end", comme le clame Bobby sur le dernier titre...qui est une ballade.
Mais bon, s'ils repassent dans le coin, j'irai quand même les voir on stage, pour une deuxième tournée d'adieu (?!).





2014 KROKUS "Long stick goes boom (Live from the House of Rust)"

label: sony music ent.
style: hard-rock helvète canal historique
date de sortie: 21 mars 2014
date de chronique: 10 juillet 2014

[par Barjozo]



Si vous avez des filles en bas âge, vous savez certainement que Krokus est un chat qui n'aime pas les puces dans "La petite Josette", une fabulette number 1 chez les toutes jeunes.
Ne confondez pas avec le Krokus qui nous intéresse ici. Même si le groupe est suisse, il a su remettre les pendules à l'heure après une traversée du désert pendant le début des annnées 2000. En témoigne ce live, le 3e dans la carrière du groupe, dont les titres contrairement aux précédents sont axés sur leurs récentes productions. De leur chef d'oeuvre "Headhunter" (1983) vous n'aurez droit ici qu'à "Screaming in the night" qui n'est pas forcément le titre le plus péchu du-dit LP...
Le groove et le boogie-rock sont d'emblée à l'honneur avec le très AC/DCesque "Long stick goes boom" du meilleur cru, avec même en son sein au passage un bref interlude des Who. Enchaînement sur "Hallelujah Rock n Roll" de leur dernier LP en date ("Dirty Dynamite" dont on a pu avoir quelque aperçu en 2013 lors de leur passage au Hellfest, MS1) puis un 'vieux' boogie-rock' (cf le solo de gratte du toujours fringuant Fernando von Arb, associé à Mark Kohler) avec "Go baby go". "American woman" et le groove se poursuit avec des guitares flamboyantes, bien soutenues par une rythmique soignée (Chris von Rohr à la basse et Flavio Medozzi aux sticks). Ensuite "Tokyo nights" est une semi-balade qui ne m'emballe pas des masses, même si Marc Storace assure aux vocaux.
Krokus a maintenant 40 années d'existence (leur première galette est parue en 1975) tout comme leurs illustres modèles des antipodes...Et bien ils ont gardé la patate et bien aidés par une excellente production, un son nickel, ils nous délivrent ici un très bon live. Quatorze morceaux au total dont un "Hellraiser" et un "Easy rocker" bien speed et rythmés (on dirait du AC/DC, je sais, je sais, mais c'est tellement bien ficelé que moi j'écoute ça sans penser à rien d'autre qu'au feeling et au plaisir que cela procure à mon cerveau de quadra vieillissant!!!).
A écouter LOUD motherf*ckers!





2014 MASTODON "Once more round the sun"

Album classé N°2 du Top 2014

label: reprise records
style: metal progressif from USA
date de sortie: 24 juin 2014
date de chronique: 9 juillet 2014

[par Barjozo]



Une bombe. Cette galette est une bombe.
Du titre qui ouvre magistralement ("Tread lightly"), de façon quasi pachydermique (pas forcément évident quand on s'appelle Mastodon, CQFD) certains auront du mal à se relever...Et ces envolées de grattes majestueuses... Une tuerie. Enchaînement sur "The Motherload" pied au plancher avec une mélodie qui vous accroche telle un vampire assoiffé d'hémoglobine pour ne vous lacher qu'après 5 minutes fascinantes.
Entre stoner, speed-metal et un petit côté 'progressif', cet album magistralement produit par Nick Raskulinecz (Rush, Alice in Chains entre autres) ne vous laissera pas indifférent. "High road", le 3e titre est très heavy, la voix étant plus rugueuse en cadence avec une rythmique impeccable. Le titre éponyme, bref (<3 min.) et incisif est peut-être un peu en deçà par rapport aux autres morceaux, surtout si on le compare à "Chimes at midnight" qui le suit: un missile (pour rester dans les comparaisons militaires) détruisant vos tympans du début à la fin. Monstrueux. Du heavy-metal comme on l'aime, avec quelques breaks opportuns, une voix pas désagréable, et toujours un côté festif mélodique imparable...
Vous l'aurez compris, j'ai totalement succombé à ce "Once more round the sun", à coup sûr un des albums de l'année.
Je ne finirai pas sans un petit mot sur le onzième et dernier titre "Diamond in the Witch house" qui est un long morceau de près de 8 minutes nous entraînant vers un côté black-metal parfois inquiétant; on y entend des sorcières et des dingues (un peu comme du temps des vieux LP de King Diamond) alors que la mélodie lancinante peut vous filer le traczire si vous n'y prenez pas garde. Le titre monte progressivement en puissance pour littéralement exploser dans un déluge de guitares furibondes...Apocalyptique.





2014 California Breed "S/T"

label: Frontiers records
style: Hughes music
date de sortie: mai 2014
date de chronique: 6 juin 2014

[par Franck and Furious]



Glenn Hughes, chant-basse, 62 ans, ex Deep Purple - B.C.C - Trapeze - Black Sabbath ...
Jason Bonham, Batteur, 47 ans, ex Led Zeppelin - Ufo - Foreigner
Andrew Watt, guitare, 22 ans

Hughes étant mon chanteur préféré avec Gillan, il pourrait faire un disque de chant de noêl que je l'acheterais . ha ! On me dit qu'il en a fait un . bon ok il y a des limites . on se contentera du fait qu'il vaut mieux pour nos progénitures débuter leur formation auditive avec un tel chanteur Alors, dépasse-t-il ses limites ici ? Depuis 1968, l'artiste nous a entrainé dans un nombre incalculables de projets, qu'y répondre aussi simplement paraît délicat. Passant tour à tour de l'aor, au funk, au heavy, au blues, au hard classieux, avec parfois qlq retours à l'univers Deep Purplien etc ...au final, seule la voix de cet immense chanteur, me ralliera à toutes ses causes musicales. Dans les années 90, espérant que son prochain disque, ressemble au précédent, la versatilité de l'artiste m'aura fait davantage de contre-pieds qu'un Ronaldo et un Messie réunis, parfois me convertissant à un disque que je n'aurais pas aimé au premier abord Aussi, c'est donc sans aucun à priori, que je m'hate d'engloutir la nouvelle ouvre du soixantenaire.
Toutefois, la promo nous donne quelques éléments. On sait que :
- le groupe est un trio : donc pas d'orgue hammond, pas de double guitariste, loin donc de BCC, HTP et DP . un retour peut être à son premier groupe Trapeze, à un rock funky ?
- Jason Bonham, le fils de, n'est pas le plus grand batteur de jazz qui soit, plutôt dans le style bucheron : m'étonnerait qu'on aille donc vers le funk
- le jeunot de guitariste annonce qu'il s'est percé ses boutons blancs en écoutant du Hendrix et du Page
- Hughes a annoncé vouloir rester dans l'univers rock
- et enfin, que le nom du groupe, et sa sympatoche pochette rappellent l'ambiance californienne : les nu-pieds, la deuche décapotable, et la bimbo qui nous embaume de ses pores salées sur l'allée des palmiers ...
Bref c'est donc sans à priori, que je pars avec l'à-priori (oui, j'ai osé faire cet intro que même Manouvre n'aurait pas osé hi hi .) de découvrir un album direct, rock, à l'ambiance légère qui sent bon le chemin de la plage. Qu'en est-il donc ?
Ben, mon égo n'aime pas admettre qu'il peut se tromper, donc je confirme mon à priori (hi hi!) : on a là un album direct, rock, assez poppy au final . peu de solo de guitares, donc c'est cash : à 3, faut pas tergiverser et y aller franco : c'est limite calibré radio : il n'y a quasiment que des hits singles qui flirtent avec les Rolling stones et les Red hot, avec parfois un grain de sable des Beach Boys, et de la nervosité pop des Offsprings ou Green Day. Hughes a ce talent pour faire vibrer sa basse quand il le faut ; Bonham, lui se montre percutant. Le jeune et inconnu Watt, prêt à jouer de la gratte au coin du feu, oriente sa serviette de plage vers le sud de Page, Joe Perry, Slash, Keith Richards et Paul Kossof, tournant le dos aux guitaristes de l'écurie Varney restés sur le parking de la plage. On a donc droit à des riffs simples et directs ; quelques solos, mais pas trop, sans tremolos, ni guitare dans le dos : c'est pas tape à l oil, c'est punchy et concis, avec un son de guitare assez métallique pouvant rappeller un Tommy Bolin ou un Mel Galley . quelques part, son jeu me rappelle aussi John Frusciante des Red Hot, qui jouait la célèbre reprise ''Night in white satin '' sur l'album solo, ''Music for the divide'', de Hughes, mais aussi sur l'album ''Soul mover'' qui est celui dont ce disque se rapproche le plus musicalement de l'univers du chanteur . ainsi que l'artwork aussi.
Par contre, vocalement, le Maître, retourne parfois vers son album le plus puissant ''Addiction''. The Voice nous délivre ici des notes sorties tout droit d'outre-tombe. Mais comme cet album propose une ambiance estivale, on dira plutôt d'outre mer . veille à que cette voix unique nous reste le plus longtemps possible sur notre terre . outrée de ne pas voir la reconnaissance à cet artiste unique, à la voix sans limites issue des profondeurs des âmes. Je m'égare - probablement l'effet de la bimbo !? Bref comment fait-il pour moduler autant, pour avoir une telle puissance, combien d'octaves ? J'en suis même inquiet à me demander comment il pourra aller chercher ses notes là en concert, lui qui vient de nous avouer avoir subi une grave intervention cardiaque l'an passé de ses 61 ans. Cet événement nous rappelle le temps qui passe. Il est donc temps de profiter de cette plage en amenant ce disque parfait pour la route avec les copains, où vous vous étonnerez à chantonner les refrains, et bouger vos fesses sur les suspensions de la pauvre Mehari . Car cet album vous surprendra à vous faire danser apres un bon smatch de beach volley. C'est un trio, sans peur et sans reproche qui fera braver aux surfeurs les plus grosses vagues. C'est un album à écouter et re-écouter : cet été, il ne vous lachera pas la . breed. Enfin pour ceux qui s'attendent à un remix de BCC ou de DP, qui espèrent des échanges instrumentaux aux couteaux : Stop ! c'est un trio, relisez mon intro : arrétez de vouloir que les artistes jouent ce que vous espérez . laissez vous surprendre et porter par cette baîne sous peine de couler . soyez léger comme cet album, laissez vous porter, c'est l'été.
Glenn Hughes est un chanteur multi-carte qui nous prouve à quel point, il EST un ARTISTE, parfois malgré lui, parfois voulu . sa basse est toujours vrombrissante et jouée avec plein de feeling. Merci Glenn pour cette voix unique, et pour nous proposer divers horizons musicaux ; c'est ça être un artiste. Et puis, à mon grand plaisir ici, Glenn n'use d'aucune tonalité nasiarde sur ce disque L'histoire reviendra vers toi. Peut-être nous fera-t-elle regretter qu'on ne t'ait pas donné les moyens de faire un album ultime que ta voix mérite : un Machine Head, un The Wall, un Physical Graffiti, un Sergent Peppers, un Now what !?... mais peut-être que Bob Ezrin, quand il en aura fini avec le 20ème album de DP, viendra offrir à ce bijou de talent, cet espoir . à condition que l'égo du gosier d'or le laisse chatouiller son nombril.

Titre par titre
The way : 4,5/5
Bizarre ce titre ! Au départ un riff et un groove assez entendu, pas forcement entrainant, et puis il se passe un truc inexplicable qui vous fait aimer ce titre sans comprendre pourquoi : peut être le roulement de Bonham qui nous catapulte devant la scène ? La voix de Hughes inhumainement puissante à s'en déchirer les cordes vocales - un peu comme sur l'album "Addiction" - à faire palir de jalousie Robert Plant ! Un mix entre Ramble on et Black dog de LZ avec le son CB Les ho ho finaux sont à la fois de mauvais goût, et pourtant terriblement utiles pour mettre en valeur la voix du Maître. De toute façon, ils sont trop courts pour qu'on ait le temps de les détester, ou les aimer pour ambiancer en concert à l'instar des ho ho de Black night de DP j'avoue ne pas trop savoir le noter : le titre le moins mélodique et pourtant un des plus prenant ! Sacré joueur le Glenn !
Sweat tea : 4,5/5
le titre rock par excellence, très stonien, très dansant : riff direct simple accrocheur et un refrain qui te colle aux oreilles : parfait pour les boîtes de nuit rock ! Vous reprendrez bien un petit thé ? Of course Sir !
Chemical rain : 1,5/5
là ça commence mal : riff et mélodie vocale du couplet me laissent froid . jusqu'au pont où Andrew vient seconder Glenn, mais le refrain planant (t-en veux?) me refroidit ; de nouveau, type beatles, tears for fears, que Glenn aime bien composer de temps à autres à mon grand désarroi . ça reste bien chanté ! Pas de voix nasiarde ! Avec tout de meme qlq éclairs vocaux ! Mais sans plus.
Midnight Oil : 5/5
Alors là, ça groove doucement puis crescendo à donf .. la mehari est décapoté : on flirte les 100km/ heure en descente et la blonde a les cheveux aux vents pendant que les copains explosent les amortisseurs arriere à force de chahuter sur ce titre. Une choriste, Kristen Rodgers, vient braver Glenn pour un duo vocal digne des plus beaux duels Coverdale-hughes : à la petite différence que la chanteuse est le pendant féminin vocal du bassiste-chanteur ! Une empoigne absolument exquise : une très belle surprise sur un titre emballant Le son de guitare relance la machine avec un solo à la Sambora (tiens, lui qui est libre je le verrai bien taper le duo avec glenn) A noter un petit effet parfois sur les vocaux de Glenn qui évite toute monotonie au disque.
All falls down : 4,5/5
La ballade parfaite - un Hughes à la voix claire et suave et un refrain encore inoubliable ! Un tube en puissance Un solo de guitare sobre et chatoyant.
The Grey : 4,5/5
Un titre rock punchy au refrain hyper efficace : un hit sur lequel Bonham explose ses peaux. Ce titre jongle entre le ''down » et le ''the death of me'' de l'album "Addiction" de Hughes.
Days they come : 4/5
sous une simplicité apparente, avec un refrain évident ''going down'', ce titre aux divers rythmes et mélodies toutes les unes des autres aussi entrainantes, se joue de nous . et ça marche encore. là aussi un titre qui me rappelle ''justified man'' d'Addiction, mais en nettement mieux (ce titre était un ovni et limite faute de goût sur cet album).
Spit you out : 4/5
Chanté par Andrew - sa voix vient faire une entracte heureuse . une voix interessante avec une intonation subtilement autaine à la mick Jagger pour un titre tres Stonien ! J'aime bien cette petite insolence de la jeunesse. Un morceau rock basique aussi qui fait danser à son tour . hughes vient apposer son timbre AOC sur le refrain pour faire de ce bon vin de table d'origine, un excellent millesime : dans le monde viticole, on dira que l'''assemblage'' a été réussi. Un titre cool non chalant auréolé d'un piano bar, coquinement réussi, que Jagger aurait probablement adoré.
Strong : 3/5
Le titre rock semi-acoustique qui repose, rien d'original mais qui s'écoute avec plaisir . on pourrait dire que c'est le titre de remplissage habituel : certes, mais non déplaisant un titre dans la lignée d'''out on me'' de l'album ''Building the machine'' de Hughes
Invisible : 5/5
Riff heavy qui aurait trouver sa place dans le somptueux album ''Fused'' du duo Iommi-Hughes ; Glenn nous porte dans une ambiance plus sombre, mais toujours mélodique : ça marche encore ! Un refrain impérial avec des choeurs précis, esprit Tears for fears sans le côté pompeux. Watt présente un solo toujours aussi simple et efficace à la Kossof
Scars : 3,5/5
Petit clin d'oeil à glenn avec un riff légèrement funky sur un titre où j'imagine Coverdale exiger la présence pour l'album ''Come taste the band'' : un ''I need love'' bis avec comme différence ici un hughes au chant. Un titre pas indispensable en lui même, mais dont l'absence se remarquerait...
Breathe : 5/5
la Ballade « must » dont Hughes à le secret avec un riff acoustique dont les accords me rappelle le bonus ''Healer'' sur le live ''Soulfully'' avec là aussi, la voix claire de Hughes qui fait des merveilles sur les couplets, puis explosive sur le refrain, pour nous achever sur un final d'aigues magnifiques de The Voice ! C'est ce genre de final qui nous fera regretter toute notre vie de ne pas avoir entendu une version de ''Child in time'' chanté par Hughes et Coverdale ! Un titre qu'on fredonne aussi à la seconde écoute ! Pas de solo ici, pas besoin !
Solo : 6/5 bonus track (ya pas d'erreur dans la note)
Départ groovy funky rock . envoyé ! C'est pesé ! Un pont qui booste et puis . et puis ce refrain qui tue, limite valse mais nullement mielleux - ça flotte, personne ne coule - refrain où Glenn suave à volonté avec sa voix claire (désolé je me répéte mais c'est sa faute) . pitin, avec l'appui d'un clavier, ce titre nous achève ! Un chef d'oeuvre ! Ça repart à l'attaque où même Andrew se fait incisif - il place la note juste où il faut sans en faire trop - Bonham plonge dans cet océan, puis Glenn reprend le flambeau . on est totalement submergé par les flots . tout en restant sur les vagues !
C'est dingue que ce titre soit un bonus : le meilleur de l'album, et même un des meilleurs titres que Hughes a pu chanter depuis longtemps.
Houli houla ! Un album sans prétention dont chaque titre fait mouche ! Un album qui aurait été multi-platine à une autre époque. Un album de hits. Un album traitre, coquin, car sous sa simplicité naturelle, il nous empale sur le drapeau de plage pour qu'on reste là à l'écouter. Et en cette période de juin, je crois qu'il n'y pas meilleur album pour débarquer sur nos plages, et profiter de ces notes que des millions d'hommes auraient aimé pouvoir écouter, 60 ans après.





2014 The PRETTY RECKLESS "Going to hell"

label: goin' down inc records
style: pop-rock US
date de sortie: 17 mars 2014
date de chronique: 11 juin 2014

[par Barjozo]



The Pretty Reckless c'est surtout Taylor Momsen, chanteuse à la plastique irréprochable (cf. la pochette). Mais faut pas s'arrêter à ce détail car franchement cette galette est intéressante (musicalement parlant, of course). Notons d'emblée que le titre de l'album est certainement un hommage à Mr James Osterberg, alias Iggy Pop, car comment ne pas penser au morceau "Your pretty face is going to hell" [sur "Raw power" en 1973]?.
D'emblée "Follow me down" est un titre entraînant bien rock, bien ficelé avec un groove sympathique. Confirmation sur le titre éponyme qui le suit, ainsi que sur "Heaven knows" qui a quelques faux airs des années 80 (on pense à Joan Jett ou à Queen surtout en raison des chorus). Le 4e morceau ("House on a hill") est une très jolie ballade, lacérée de quelques coups de griffes de guitare, ainsi qu'un violon, alors que la voix devient plus sage par comparaison aux premiers titres.
"Sweet things" déboule ensuite à donf. Limite metal. Break central et petit menuet (!) avant de remettre les gaz. Superbe morceau à la maturité surprenante pour ces musicos qui n'en sont qu'à leur deuxième LP. Puis on a un intermède de moins d'une minute, très calme, avec "Dear sister", enchaîné sur "Absolution" à la 4 cordes... qui cache un titre la aussi assez rentre-dedans et ultra-travaillé avec toujours une mélodie accrocheuse. "Blame me": pop US genre rock-FM taillé pour les passages radio (à écouter loud, le pied au plancher dans son 4x4, sur la route 66 p.ex. si vous voyez ce que je veux dire). Les intonations vocales sur ce morceau me rappellent beaucoup le timbre de la chanteuse new-yorkaise Ambrosia Parsley (Shivaree).
Nouvelle petite ballade ensuite avec "Burn". "Why'd you bring a shotgun to the party" est un titre rugueux mais il traite du problème des armes omniprésentes aux States. "Fucked up world" et "Waiting for a friend" vont terminer cet album pop-rock de façon enlevée.
Une bonne surprise donc que cette galette. A écouter sur Deezer pour vous faire votre idée.





2014 TESLA "Simplicity"

label: UMe-TBoy records
style: feel like shit m*therf*ckers!
date de sortie: 27 mai 2014
date de chronique: 8 juin 2014

[par Barjozo]



Septième LP pour les boys de Sacramento, USA, pour fêter leurs 30 années de carrière. Pour ma part j'avais un peu délaissé le groupe suite à "Bust a nut" [1994] qui m'avait déçu, après leurs fabuleux 4 premiers disque (si on inclut le "Five men acoustical jam" de 1990).
On notera d'abord que le line-up est toujours le même avec Jeff Keith aux vocaux (voix reconnaissable entre 1000), les 2 six cordes tenues par Franky Hannon (multi-instrumentiste inspiré) et Tommy Skeoch, la basse par Brian Wheat et les drums revenant à Troy Lucketta. Gage de sérénité et de bonne ambiance au sein du groupe. La production revient à Tom Zutaut, lui aussi un 'ancien'.
Question zike, le son est énorme. Le CD s'ouvre sur "MP3" à la rythmique impeccable. Viennent ensuite "Ricochet" un rock mid-tempo excellent mais le début de la galette est surtout marqué par "So divine", le premier single que nous avons eu à l'écoute sur le net depuis quelques semaines: morceau typiquement Tesla, avec un début à la guitare sèche, avant que le tempo ne s'emballe, sur un refrain accrocheur et un solo très réussi. Une des meilleures compos du groupe assurément, toutes périodes confondues. Enchaînement sur un titre sur lequel le piano a la part belle avec "Cross my heart" et son ambiance piano-bar très groovy.
Il y a 14 titres sur ce disque et je vais donc éviter un track by track ennuyeux. Je vous citerai simplement ici la ballade "Honesty" très propre sans virer au mélo, le très rythmé "Flip side!" sur lequel l'harmonica s'invite intelligemment. Enfin j'ai un petit faible pour "Simpathy" et "Time bomb" aux rythmes enlevés.
Avec ce LP, Tesla se rappelle à notre bon souvenir de la meilleure des façons en prouvant qu'ils ont encore la niaque et ce, même si cette putain de clepsydre n'en finit pas de se vider comme disait ce bon vieux Baudelaire.





2014 POWERMAN 5000 "Builders of the future"

label: UMe-TBoy records
style: feel like shit m*therf*ckers!
date de sortie: 27 mai 2014
date de chronique: 28 mai 2014

[par Barjozo]



Le premier PQ de l'année est délivré sans problème à ce groupe quelque peu fumeux qui nous balance une zike mixant des samples rocks plus ou moins heavy avec des boucles au... synthé, le tout agrémenté de vocaux souvent maltraités au vocoder. Il en ressort une soupe insipide, qu'il vous faudra éviter de gouter si vous êtes un tantinet fragile des boyaux.
Il paraît qu'un des fondateur de ce groupe n'est autre que le frère de Rob Zombie. Ils ont donc hérité d'un patrimoine génétique sensiblement identique, et nous font donc chacun à leur manière de la purée-metal grand-guignolesque. En plus ce groupe en est à son 10e LP. J'ai pas trop envie de me fader les précédents autant vous le dire tout de suite!
Cela s'appelle de l'indus-metal futuriste: on mélange une ambiance type fantasy (pas trop heroic), des riffs de guitares électriques, des synthés et quelques voix. Ah les voix! Comme ces horribles choeurs sur "Builders of the future" titre éponyme, ou cette sordide balade déprimante ("Iwant to kill you"). Difficile d'aller d'un trait au bout de l'écoute des 10 morceaux, et heureusement qu'au total cela ne dure que 34 minutes...les dernières étant les plus atroces avec "Evil world".
Bref, à défaut de constructeurs du futur, comme l'évoque le pompeux titre de cet album, Powerman 5000 confirme bien que l'avenir sera difficile, car on va non seulement se coltiner un putain de réchauffement climatique mais en plus s'il faut écouter cette musique débile cela n'en sera que plus douloureux...
Un groupe à éviter au Hellfest 2014? -Powerman 5000. Au moins cela permettra à beaucoup d'aller pisser, boire une binouze, ou faire la sieste...





2014 KILLER BE KILLED "S/T"

label: Nuclear Blast records
style: thrash-metal survitaminé mélodique
date de sortie: 12 mai 2014
date de chronique: 27 mai 2014

[par Barjozo]



KbK c'est Max Cavalera (Brazil goooaaall!!!), Greg Puciato (The Dillinger Escape Plan), Troy Sanders (Mastodon) et Dave Elitch (The Mars Volta). Alors bien sûr, les "supergroupes" sont parfois décevants, mais là ces 4 zozos arrivent à nous pondre 11 titres puissants, mélodiques et variés. Oui, variés. Ne serait-ce que par les vocaux puisque en dehors du batteur (Elitch), chacun des 3 autres s'y commet avec un mélange de styles qui permet d'éviter l'écueil majeur pour ce type de groupe, en tous cas pour moi, qui est souvent la voix. Par ailleurs, les morceaux enchaînent les bonnes trouvailles et multiplient les incursions dans plusieurs domaines allant du thrash au speed/death empreint de sonorités et d'effluves synthétiques. Un titre à écouter pour se faire une idée? -Essayez "Fire to your flag", soit 2 minutes 30 d'un bon thrash rythmé des familles. Un autre? -Bien sûr le premier morceau "Wings of feather and wax" aux multiples facettes, ou encore "I.E.D." mariant assez élégamment les voix.
Gageons qu'avec ce nouveau groupe, Cavalera va encore se payer du bon temps. Et pour les auditeurs? -c'est selon votre humeur du moment...





2014 Les CLAYPOL's Duo De Twang "Four foot Shack"

label: ATO records
style: country bluegrass claypolienne
date de sortie: 4 février 2014
date de chronique: 24 mai 2014

[par Barjozo]



Bassiste prolifique, Claypol nous sort début 2014 un LP de reprises uniquement aidé de sa basse (il est né avec) et soutenu par le guitariste Bryan Kehoe. Du coup, faut pas chercher ici une quelconque ambition de la part de ces deux gus, qui ont bien du se fendre la poire en enregistrant ce disque. Le plus intéressant ici c'est que les dites reprises sont parfois à des années-lumières des originaux! Cf. "Staying alive" des mythiques barbichus Bee Gees, joué sur un rythme deux fois plus rapide et dont on ne reconnaîtra que le refrain... Ou "Pipe line" des Chantays, qui mirent le feu dans les années 60 aux surprise-parties de nos aieux! Autre titre connu des rockers, le "Man in a box" d'Alice in Chains, dans une version feu de camps, hyper-rythmée mais là aussi difficile à reconnaître. Notons que sur cette galette Claypol s'attaque aussi à des compositions anciennes de ses propres groupes, comme "Jerry was a race car driver" de Primus, avec une version survitaminée déjantée.
Au total un album qui pourra préter à sourire, en particulier les puristes, mais qu'il faut prendre comme une bouffée d'air frais, par un musicien hors norme, qui prouve une nouvelle fois qu'il est un bassiste sachant allier virtuosité et espièglerie sans jamais se prendre la tête. Merci monsieur Claypol.





2014 BATTLEROAR "Blood of legends"

label: Cruz del Sur music
style: epic power metal
date de sortie: 2 mai 2014
date de chronique: 24 mai 2014

[par Barjozo]



Excellente surprise que cette galette disons-le d'emblée! Des grecs qui nous balancent un heavy metal lorgnant certes énormément du côté des eighties, mais quelle fraîcheur néanmoins dans la prod, quelle virtuosité dans les soli, quelle assurance dans la rythmique. On pense bien sûr aux Helloween (période 'Keepers'), Running Wild et autres combos qui à l'époque nous gratifiaient de splendides albums. Qui plus est, un violoniste (Alex Papadiamantis [plus grec que ça tu meurs]) assure un excellent background (l'instru introductif "Stormgiven" est tout simplement géant). Le chanteur (Gerrit Mutz) a des tonalités évoquant fortement Eric Adams (Manowar) comme sur le superbe "Poisoned well", aux ambiances épiques (on pense à Manilla Road, et sur les premières minutes on notera une influence de Metallica manifeste) ou "Valkyries above us", morceau par ailleurs agrémenté de choeurs et d'une ambiance moyenâgeuse du plus bel effet. Le guitariste est virevoltant, inspiré sans en faire trop. Les dix titres s'enchaînent bien, et malgré leur durée (souvent proche des 7-8 minutes) on ne s'ennuit à aucun moment...
Pour ma pomme, vraiment une très bonne découverte. Ce groupe en est ainsi à son 4e LP, le précédent remontant à 2008, et le line-up ayant été semble-t-il considérablement modifié avec le départ de 3 des membres fondateurs. Un disque qui donne envie de headbanguer à toute berzingue! De l'excellent Heavy Metal!





2014 ADRENALINE MOB "Men of honor"

label: Elm city music
style: hard-rock US classique
date de sortie: 24 février 2014
date de chronique: 22 mai 2014

[par Barjozo]



Le LP déboule par un déluge de riffs de guitare du meilleur effet, pour un premier morceau très rentre-dedans, le péchu "Mob is back". Le 2e titre est moins bon à mon sens, avec un rythme trop hâché, une voix trop monocorde même si Russel Allen (Symphony X) a du coffre ("Come on get up"). On notera un solo très R.A.T.M. (Mike Orlando à la 6 cordes). Pour en finir avec les musicos, notons que derrière les fûts se trouve AJ Pejo, batteur de Twisted Sister.
"Dearly departed" vient ensuite, avec un tempo plus 'FM', une voix plus modulée, pour un titre qui monte progressivement et sûrement en puissance avec une jolie mélodie, un solo inspiré, pour au final assurément un des morceaux phare de la galette. Ensuite on a droit à une ballade avec "Behind these eyes". Cela repose un peu les oreilles à ce stade de l'écoute, mais j'ai toujours beaucoup de mal avec ce type de chanson qui pour moi n'apporte absolument rien. Heureusement le tempo reprend bien avec "Let it go", titre bien rythmé. Pourtant on a un peu l'impression que cà commence à tourner un peu en rond...
"Feel the adrenaline" ensuite a du mal à décoller, faute de mélodie suffisamment accrocheuse, tout comme "Men of honor", titre donnant son nom au LP, avec en plus un chant qui est un peu trop soigné sur les refrains..."Crystal clear", et c'est parti pour une 2e ballade. Je n'en dirai pas plus. "House of lies" remet les gaz, avec une basse bien ronflante. Titre honorable, limite trash, même si ça sent un peu l'après- rasage. "Judgement day" et "Fallin' to pieces" (3e semi-ballade...) finissent de me convaincre que cet LP, le deuxième de ce jeune groupe US fondé en 2011, ne restera pas dans les annales barjoziennes.





2014 Ben & Ellen HARPER "Childhood home"

label: Prestige
style: folk familiale
date de sortie: 6 mai 2014
date de chronique: 16 mai 2014

[par Barjozo]



Chez les Harper, la zike est familiale. En effet, c'est en 1958 que les grands-parents de Ben fondèrent une école de folk-music en Californie (la Folk Music Center and Museum). Sa mère Ellen musicienne également, a poursuivi dans la voie ouverte par ses parents et a su inculquer à son fils les bases d'une zike qu'il a su par son génie magnifier pour par la suite étinceler au niveau mondial dès son premier LP ("Wellcome to the cruel world" [1994]). Premier LP sur lequel déjà une chanson faisait référence à sa famille, sur le très dansant "Mama's got a girlfriend now".
Sur cet opus on a donc droit à 10 chansons simples où les guitares sèches, le banjo (en particulier sur le délicieux "Farmer's daughter") sont superbement bien amenés par un guitar-hero qui a su laisser de côté tout artifice pour se contenter d'accompagner sa mère (chant). Bien sûr on a ici des ballades et ne cherchez pas de chansons rocks, mais franchement ce disque se laisse écouter d'un trait sans que jamais on ne s'ennuit.
Du bon Ben Harper, qui a su se recentrer sur l'essentiel depuis sa collaboration avec Charlie Musselwhite pour le LP "Get Up!" paru en 2013.





2014 CRIPPLED BLACK PHOENIX "White Light Generator"

label: Mascot music
style: folk planante intemporelle
date de sortie: 17 février 2014
date de chronique: 8 avril 2014

[par Barjozo]



Intrigant. Anachronique. Mais très intéressant.
Voilà en quelques mots résumée cette chronique d'un groupe anglais né en 2007. Le style? -un folk-rock lorgnant sur le psychédélisme version années 70, celle du flamant rose (anté Gilmour). Même la voix par moment nous renvoie inexorablement vers le dynosaure rose des 70' ("You'll be murdered" p.ex.). L'emploi de claviers, piano et même cuivres rend l'ensemble très aérien, même si par instants CBP ose relentir le tempo de façon très 'post-rock' comme sur le bien-nommé "Let's have an Apocalypse now!".
Le côté planant, quasi mystique comme sur "We remember you" apporte à cette oeuvre une incontestable marque indélébile qui la met tout à fait en marge de la grande majorité des productions pops actuelles qui il faut bien l'avouer à quelques exceptions près, se contente de tourner en rond en tentant veinement de s'auto-mutiler leur appendice caudal (sans référence aucune à sa longueur d'ailleurs!).
En plus les musicos sont bons et officient tous dans d'autres groupes plus ou moins connus (Electric Wizard, Mogwai...), gage de qualité.
A écouter pour ce faire une idée, surtout si vous aimez le rock version 'progressif'.





2014 GAMMA RAY "Empire of the undead"

label: Ear music
style: power-epic-speed-metal souffrant de rhumatismes
date de sortie: 24 mars 2014
date de chronique: 2 avril 2014

[par Barjozo]



Mazette. Cela fait bien longtemps que je n'avais pas jeté une oreille sur une nouvelle composition du sieur Kai Hansen. Faut vous dire que pour moi la période "Walls of Jericho" et les 2 "Keepers" représentent l'apogée du power-speed-metal des teutons d'Helloween dans lequel Hansen était le capitaine à bord (au moins au début, puisque par la suite il s'en est allé...fonder Gamma Ray justement).
Quid de cette galette qui semble être la onzième oeuvre studio du groupe ? -Cela s'ouvre sur "Avalon" et ses plus de 9 minutes conçues comme une petite histoire. C'est pas mauvais mais un peu trop 'avantasien' pour moi, avec une voix qui me gave grave (et vice versa) dans les aigus et des choeurs nauséabonds..."Hellbent" qui vient ensuite rappelle de prime abord l'époque "Walls of Jericho" avec une rythmique tribale et une voix qui sied mieux à Hansen (sa vraie voix quoi!). Ouf. Le 3e titre "Pale rider" est dans la même lignée, plus lourd dans le tempo mais la c'est tout bon Gaston!
Puis c'est "Born to fly" qui peine réellement à décoller et frise même la speed-soup avec un refrain kitchissime. "Master of confusion" aurait été un très bon titre...il y a 20 ans, mais franchement on a entendu ça des centaines de fois dans le genre. Mais bon, gageons qu'on stage cela rende bien! "Empire of the undead" morceau donnant son nom à la galette est un titre bien péchu, enlevé, avec de bons riffs mais on ressent quelques (auto)-plagiats dans ceux-ci qui laissent un peu sur sa faim. Manque d'inspiration? Ensuite on a droit à une...ballade avec "Time for deliverance". Passons sans s'énerver. "Demonseed" et "seven" sont assez soporifiques à ce stade de l'écoute. Enfin "I will return" (et son intro tirée manifestement de la période "Keeper") nous renvoie donc fin des années 80. Sympa, mais en 2014 ça n'est pas très original.
En bref vous l'aurez compris, je suis assez déçu par cet opus de Gamma Ray. Allez je m'en retourne écouter "Heading for Tomorrow". Sans rancune.





2014 CYNIC "Kindly bent to free us"

label: Season of Mist
style: metal jazz-fusion newage
date de sortie: 14 février 2014
date de chronique: 3 mars 2014

[par Barjozo]



Est-ce Cynic de sortir un LP le jour de la St Valentin ou un total fruit du hasard? -Pas de réponse. Pourtant autant le dire (l'écrire) tout de suite, on aime à croquer dans ce fruit hasardeux. En effet, la zike distillée ici est un savoureux mélange de guitares en fusion, matinées d'une rythmique aussi percutante que légère (si, si). Le chant n'est pas sans me rappeler celui d'un groupe canadien que j'adore (I Mother Earth). Les compos sont émaillées de breaks et de nombreuses ambiances parfois planantes, parfois lourdes, quelquefois inquiétantes. Le côté un peu psyché, évoquera sûrement aux anciens (dont je suis) les envolées de Yes, version métal stratosphérique (sic).
Il paraît qu'à ses débuts, dans les années 90, Cynic faisait du death-metal et que le chant était très (Dave) growl! Et bien le changement d'orientation musicale s'il a probablement déçu les fans de la première heure, nous montre combien les death-metalleux peuvent faire preuve d'émotion, de créativité et disons le tout net de maîtrise artistique. Un virage parfaitement bien géré et qui permet à ces ricains de nous pondre ici une oeuvre pleine de maturité (ces zozos officient quand même depuis 1988, date de leur première demo) et bluffante dans le bon sens du terme.
Trio formé de Paul Masvidal (guitare et chant), Sean Reinert (drums) et Sean Malone (basse), avec par intermittence ajout de keyboards bien sentis, Cynic nous propose un bel album qui permettra à bon nombre d'entre nous d'attendre le printemps sans trop d'impatience malgré les pluvieuses journées de ce début d'année 2014...





2014 CHEVEU "Bum"

label: Born Bad records
style: punk-électro-pop frenchy cultissime
date de sortie: 4 février 2014
date de chronique: 8 février 2014

[par Barjozo]



Alors ce 3e album les mecs? Cool?
Une bizarrerie qui vous surprend. D'abord le chant s'est modifié car on comprend presque tout (!) dans la langue de Molière SVP.
Ah bon, alors ça doit perdre en saveur non? -Que nenni. Que nenni. Les mélodies sont toujours hyper-chiadées. Du rythme. Des guitares et des samples au synthé toujours méga-bien trouvés. Un délice.
Et pourtant oui, il faut l'avouer, comme sur "Polonia" (3e morceau) par exemple, la cadence est nettement ralentie, mais par quel tour de passe-passe ces zigotos là arrivent-ils à nous faire quand même opiner du chef? -Mystère et bublegum!
Etienne Nicolas, David Lemoine et Olivier Demeaux, les 3 musicos de Cheveu sont de véritables punks du XXIe siècle. Ils repoussent les limites de leur rock (car leur zike est du rock) et accouchent ici d'un météorite sonore qui vous bousculera si vous avez la chance de les voir sur scène. Il n'y a que là que vous aurez l'espoir de les approcher, car avec de telles compositions, ne comptez pas les retrouver aux Victoires de la Musique ou aux NRJ Music Awards!
Magnifique album underground qui fait un bien fou. Pas vrai "Madame Pompidou"? Pas vrai "Monsieur Perrier"? Allez, allez, "Johnny hurry up"!





2014 PRIMAL FEAR "Delivering the black"

label: Frontier records
style: power metal teuton
date de sortie: 24 janvier 2014
date de chronique: 4 février 2014

[par Barjozo]



Primal Fear est un groupe allemand dans la lignée des Helloween, Gamma Ray (le chanteur Ralf Sheepers en a d'ailleurs été), Running Wild et consorts. Maitrise complète de la rythmique abasourdissante en particulier sur les deux premiers titres ("King for a day" et "Rebel faction") qui vous sautent à la gorge tel des vampires déshydratés. A tel point que je me suis dit que si tout l'album s'enchaînait de la sorte ce serait difficile d'aller jusqu'au bout d'un seul trait. Mais heureusement, le 3e titre (le très imagé "When death comes knocking") est un morceau que l'on peut qualifier d'epic-power-metal avec de multiples ambiances et breaks qui vous caressent dans le sens du poil, avec un refrain très accrocheur. Près de 7 minutes de bonheur mélodique. Une réussite.
A l'inverse d'un Axel Rudi Pell qui tourne en rond et se répète sans réellement innover, Primal Fear sait s'aventurer dans des couloirs musicaux certainement plus variés et tente de rendre leur zike toujours plus attractive, même s'ils restent fidèles à leur son d'origine mâtiné de Priest et de heavy-metal des nineties. "Alive and on fire", 4e morceau est très chaloupé, groove et plus lent que le début du disque mais pas moins intéressant.
Jusque là cet LP fait montre d'un certain style mais on attend la suite avec inquiétude car devrait se cacher par ci par là, peut-être une ballade (ou 2) comme il se doit? - "Delivering the black", titre éponyme assure un rythme endiablé en cinquième position avec un chanteur toujours excellent. Tout comme "Roads to asylum" dont le rythme est (honteusement) pompé sur un morceau de Maiden, mais qui fait quand même son effet.
Puis viennent "One night in december", première ballade heavy, et "Born with a broken heart", deuxième ballade (moins heavy), dispensables mais il fallait s'y attendre. Je ne vois pas trop ce qu'elles apportent... et heureusement qu'entre les deux on a "Never pray for justice" morceau bien péchu et rentre-dedans. L'album se finit sur "Inseminoid" très speed et mélodique.





2014 WARPAINT "S/T"

label: Rough Trade
style: rock planant from L.A.
date de sortie: 21 janvier 2014
date de chronique: 22 janvier 2014

[par Barjozo]



Sorti dans les bacs le 20 janvier mais disponible à l'écoute sur Deezer depuis bientôt 1 semaine, ce deuxième album des californiennes était vraiment attendu après le carton de leur premier essai "The fool" paru en 2010 et qui m'avait vraiment botté.
Après une intro, le titre "Keep it healthy" est parfaitement dans la lignée du premier disque: voix aérienne, rythmique légère et lignes de guitares épurées pour un superbe morceau pop 'cold-wave'. "Love is to die" ensuite est un morceau difficile d'accès, et pour lequel il m'a fallu 5 ou 6 écoutes avant de m'en imprégner suavement et c'est vraiment bon. Cette pop est légère mais la complexité des compos en fait de véritables odes.
Après avoir bossé avec Jon Frusciante (Red Hot) sur "The Fool", Warpaint a fait ici appel à Flood (Mark Ellis) à la production, connu pour ses exactions avec U2, Depeche Mode ou PJ Harvey. C'est donc du lourd à ce niveau, et le zozo a réussi à apporter une petite note hip-hop qui contraste un peu avec l'ambiance monocorde de leur premier opus, mettant ainsi en évidence l'évolution créatrice du groupe. Cet aspect 'évolutif' est marqué avec le titre "Biggy". Véritable perle scintillante de mille feux avec son synthé entêtant en arrière plan. Un des sommets du LP.
Que dire aussi de "Disco//very" et sa tonitruante basse qui couplée à des samples et des vocaux plus hachés nous enveloppe d'un grin de folie tribale jouissive car très en décallage avec les premiers morceaux du disque. Cela augure d'une possible évolution très dansante du combo, et se révèle tout à fait excitant au final! Un OVNI sur cette galette par ailleurs assez sombre dans son ambiance...Ce qui reprend le dessus dès le langoureux morceau suivant ("Go in"). On poursuit avec "Feeling alright" plus rythmé, tout comme la suite toujours du même niveau.
Warpaint réussi donc ici à confirmer son miraculeux premier LP avec le brio et la classe des grands Groupes.





2014 AXEL RUDI PELL "Into the storm"

label: SPV/Steamhammer
style: hard-rock FM
date de sortie: 17 janvier 2014
date de chronique: 21 janvier 2014

[par Barjozo]



Mazette quel superbe artwork! J'avoue n'avoir été tenté d'écouter la zike qu'en raison de cette pochette splendide. Celle-ci est tout simplement magnifique. Jugez en plutôt ci-contre! En plus la version digipack vous propose un poster et tout un dépliant déclinant le concept de ce navire pirate attaqué par un serpent de mer par gros temps, en pleine nuit mais pas sous la pleine lune... car en arrière plan ce sont les anneaux de Saturne que l'on peut entrevoir. Mais où sont-ils donc allés chercher tout ça?!
Bref un petit bijou de pochette qui nous fera regretter lontemps encore le temps des 33t. dont la taille mettait réellement en valeur les artworks. Et la zike alors me direz-vous? Je ne suis pas un grand fan du groupe et j'avoue humblement ne pas l'avoir suivi assiduement tout au long de ses 15 albums antérieurs. Ces teutons nous font du hard-rock associant des refrains un tantinet FM (J. Gioeli a toujours eu des relents bonjoviens), et leurs disques comportent toujours des ballades souvent dispensables ("When truth hurts" ici, avec une guitare un peu soporifique). Pourtant certains titres méritent d'être écoutés attentivement: l'excellent "Changing times" et son magnifique riff par exemple, ou encore "Touching Heaven" et sa belle rythmique, voire le mid-tempo "Long way to go". A noter une reprise de Neil Young ("Hey hey my my") pas trop ratée à l'inverse du morceau éponyme qu'il est difficile d'écouter jusqu'au bout de ses 10 minutes 30.
Mais bon au final faut bien dire que si l'emballage est superbe, le contenu fait un peu vieillot et que ce type de hard-rock s'il a connu son heure de gloire au milieu des eighties, fait quand même un peu ringard en 2014...





2014 MUSTASCH "Thank you for the demon"

label: Gain Music Entertainment
style: rock from Sweeden
date de sortie: 15 janvier 2014
date de chronique: 18 janvier 2014

[par Barjozo]



Ces suédois m'étaient inconnus jusqu'à il n'y a pas si longtemps que cela puisque je ne les ai découverts qu'au cours d'une trop brève prestation à Clisson (Hellfest 2013). Ils font du bon gros rock qui tâche parfois mais qui souvent peut faire office de coton-tige en vous décalaminant bien les conduits auditifs externes...
Cette galette commence très lentement par des 'yeah yeah' pas très inspirés, mais heureusement il ne s'agit là que d'une fausse intro destinée à mieux mettre en exergue les riffs de la rythmique du premier titre "Feared and hated" (single). Ouf. Ensuite les morceaux s'enchaînent bien dans le style qui est le leur avec un chanteur à la voix rocailleuse, une basse/batterie bien martelée et quelques incisions chirurgicales à la guitare. Certains parlent d'une 'Balls-to-the-walls-attitude' (on peut aussi dire 'Family-jewells-attitude' dans l'hémisphère sud s'entend) à leur encontre ce qui reste une image assez bien trouvée...
Ils s'essaient même assez intelligemment à l'ajout de quelques cuivres ("The mauler"). Ces guguss sont de vrais rockers venus d'une Scandinavie où ils ont appris à se tenir chaud grâce à une zike bien rythmée, toujours empreinte d'une mélodie intéressante, et quand ils se lancent dans une power-balad ("All my life"), ils n'attendent pas la moitié du morceau pour la lacérer de parties de guitares associées à des hurlements, ce qui les éloignent sacrément de certains groupes qui cisèlent leurs balades pour les radios. Ici point de compromission, ce qui ne les empèche pas de terminer le morceau avec un piano aux essences suaves et légères.
Pourtant si l'album est intéressant dans ses gros 2 premiers tiers, la fin m'est un peu restée en travers, car que ce soit avec "I hate to dance" qui démarre bien mais qui s'enlise vite dans un cercle peu vertueux (boîte à rythme?!), ou avec "Don't want to be who I am" dont les parties de cuivre m'ont passablement irrité, Mustasch pour le coup s'est un peu défrisé (fallait bien que je la fasse...).
Bref du bon (boogie) rock n'roll sans chichis, pour un LP manquant tout de même d'un peu de relief au final...








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