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Chroniques de concerts









En 2011 :


CHEVEU (1ère partie: PNEU)


Pau (Pyrénées Atlantiques [64]
La Centrifugeuse (domaine universitaire)
Jeudi 13 octobre 2011


Petite salle bien sympathoche sur le campus palois que cette Centrifugeuse !
En première partie les deux allumés de Pneu nous ont gratifiés d'un set bien péchu: installés non sur la scène mais au beau milieu de la salle, le batteur (JB) et le guitariste (Jey) ont su détendre l'atmosphère avec leur mathnoise déjanté. Je connaissais pas mais franchement ça décoiffe et en live c'est d'enfer !

Ensuite les 3 parisiens de Cheveu ont pris place sur la scène. David Lemoine (chant/machines), Etienne Nicolas (guitare) et Olivier Demeaux (machines) ont démarré leur set de façon bien timorée, peut-être intimidés après l'abasourdissante performance de Pneu...En fait j'ai eu l'impression qu'au début ils avaient du mal à trouver leur place et que les 3 musicos n'étaient pas solidaires. Cependant après quelques titres, on a pu sentir, centré d'ailleurs par la 6 cordes que la sauce prenait. Ainsi "No birds", et le fantasque "Charlie Sheen" ont pu réveiller la salle. Le chanteur semble utiliser un dialecte bien à lui car impossible de comprendre un mot de ses vocalises. Certains titres vous restent callés dans les lobes temporaux grâce à des petits plus comme les violons ("Quattro Stagioni") ou le riff de guitare ("My first song" to be square..). Un set intéressant qui s'est terminé par une jam des deux groupes sur deux titres, très bon enfant (cf. photo). Bonne soirée !



BBK live


Bilbao (Kobetamendi, Espagne)
Festival
Samedi 9 juillet 2010


Deuxième visite à Bilbao pour ce festival estival. J'ai zappé J1 car trop pop (Coldplay, Blondie..) et J2 (et j'ai bien fait car Amy Maison-du-vin a encore annulé sa tournée !), pour me concentrer
sur J3 et surtout une des 8 dates européennes de la tournée des Black Crowes (une date en Italie, 1 en Espagne [Bilbao], 3 en Angleterre [dont 2 à Londres], 1 en Belgique et 3 aux Pays-Bas dont leurs deux dernières au fameux Paradiso) car bien sûr ils ne passeront pas en France où ils n'ont jamais vraiment percé.
Seasick Steve ouvre les hostilité sur la scène 2. Un amerloque de 70 balais qui uniquement accompagné d'un batteur fou (du style du Muppets-show) nous a fait passer un agréable moment de blues matiné de country en jouant de multiples instruments à corde avec beaucoup d'effet slide. Vraiment un bon set qui nous a fait battre du pied en cadence. Seasick Steve [photo: Barjozo himself !]
Puis on passera vite sur la prestation de Les Savy Fav; du punk-hardocre basique avec un lead-singer à la masse ayant passé la totalité du show... dans le public (!) à hurler et faire des tonnes de grimmaces et autres pitreries. Désolant.
Retour à la scène 2 pour un groupe espagnol: M-Clan . Bonne surprise ! un Set très rock avec des cuivres en arrière plan et une bonne maitrise de leur sujet (il faut dire que le public connaissait semble-t-il tous leurs tubes chantés en espagnol..). Un bon mélange de blues-rock et de boogie. Ils ont même terminé par un titre en y insérant un passage du "Baba O'Riley" des Who.
M-Clan [photo: Barjozo himself !]
On repasse sur la stage 1 où 30 Seconds To Mars est attendu par un public assez jeune et très féminin. Le chanteur semble avoir toutes les faveurs de leur attention: look androgyne et voix calquée sur celle de Brian Molko de Placebo, avec une mise en scène très pro qui m'a fait penser à Muse. Côté zike une pop qui s'écoute mais bon rien de franchement original. Là aussi un chanteur qui passe son temps à haranguer le public entre les titres et qui a même fini le set en faisant monter une centaine de teenagers sur scène ! Refrains de stades; ballons géants rouges envoyés dans le public; confettis balancés au canon à air sur le public. C'est très plaisant mais bon rien de neuf et pas de quoi se précipiter chez son disquaire préféré pour acheter leurs albums...
On séche le concert de Jack Jonhson sur la scène 2 pour bien se placer pour les Crowes...
The Black Crowes [photo: Barjozo himself !]
Début du set à minuit. Scène dépouillée. Aucun artifice. Juste des lights alternant rouge ou bleu. Ils arrivent tranquilement et Chris Robinson va alors dire sa plus longue phrase inter-song de la soirée: "Rock N'Roll music !". Et ils balancent alors "Jealous again" suivi de "Hotel Illness". Un son monstrueux, saturé à donf. Deux morceaux joués très rock, avec un rythme endiablé qui débloquerait le moindre parkinsonien hypokinétique à 100 lieues à la ronde. Quelle entrée en matière ! Et c'est pas fini car le 3e morceau est l'une des perles de leur dernier opus: "Good Morning Captain". Derrière on a droit à "Soul Singing" enchaîné sur un des musts du set "Wiser Time" sur lequel on va avoir droit à une première salve d'envolées de guitares sur lesquelles Rich Robinson laisse la belle part au petit dernier Luther Dickinson, caché derrière ses grosses lunnettes et sa cheveulure débordante.. Ensuite ils ont joué un titre que je ne connaissais pas. D'après leur site web officiel accessible site officiel des Black Crowes setlist de Bilbao c'est une reprise. Ensuite "Been a long Time" du dernier LP et surtout "Thorn in my Pride" m'ont vraiment pris aux trippes avec un feeling génial et une sensualité magique toujours lacérée de riffs de guitares tueuses au moment où on s'y attend le moins. La reprise "Hard to Handle" déjà présente sur leur premier LP (1990) fut destroy avant l'acalmie sur "She talks to Angels" (également du 1er LP) laissant auguré d'une fin de set très rock. Et on ne fut pas déçu car "No sleep No slave" (2e LP) fut jammé à la perfection à tel point qu'à la fin du titre on fut surpris de les voir partir... et revenir rapidos pour un seul rappel: le génial "Remedy". Au total du rock, de la sueur et des larmes surtout si leur prochaine séparation annoncée pour la fin de leur tournée dure trop longtemps. Un seul regret: on aurait aimé trente minutes de plus avec "My Morning Song", "Sting me" ou "Stare it Cold" mais dans le cadre d'un festival c'était déjà sensas ! ! !
voir la discographie barjozienne des Black Crowes




Clisson (Loire Atlantique [44]). Quelques photos de la ville ICI
Festival

Vendredi 17, Samedi 18 & Dimanche 19 juin 2011


-Vendredi 17 juin-
Temps pourrave (vent, pluie..) pour cette première journée. On arrive vers 16h30 quand le groupe japonais MAXIMUM THE HORMONE harrangue la foule en tentant entre chacun de leurs morceaux quelque peu garages de lire des phrases en français! Les drums sont tenus par une minette qui a la patate, mais le garage-rock c'est pas trop ma tasse de thé. On dira que ce groupe n'est nippon ni mauvais (elle était facile celle-là).
Les choses sérieuses commencent ensuite sur la mainstage 1 avec les cultissimes THE CULT. Ils arrivent sur "Rain" (adapté!) et ça balance grave d'emblée même si Ian Astbury est un peu bedonnant, il a gardé toute sa voix. Superbe entrée en matière. Billy Duffy à la 6 cordes tire la gueule mais c'était prévisible. Excellent set où ils revisitent leurs classiques ('Rise', 'Lil' devil'...); mention spéciale pour "She sells sanctuary" et son intro orientale...Ils finissent leur prestation en bousillant la batterie.
On se précipite ensuite sous la Terrorizer-tent pour voir KARMA TO BURN et leur heavy-metal purement instrumental. Grosse claque. Quelle puissance. Dommage que le côté mélodique passe un peu à la trappe en raison du son hyper-saturé. Mais bon sang c'est tout bon.
Dehors c'est le déluge. On retourne aux mainstages pour apercevoir MESHUGGHA. Encore un gueulard au micro qui détruit ce qu'essaie d'élaborer les musicos qui l'accompagnent. Vient ensuite IGGY and THE STOOGES: le son flotte un peu au début à cause du vent mais il en faut plus pour déstabiliser l'iguane et ses songs d'intro ("Raw power" puis "Search and destroy"). Iggy va se démener tout au long de son show, descendant au plus près du public, se roulant par terre, faisant le chien sur "I wanna be your dog" ce qui va un peu affoler le service d'ordre. Une setlist sans surprise incluant "Funhouse", un sensuel "Penetration" et un rappel attendu avec "No fun". Carré et bien fait.
-Samedi 18 juin-
Temps moins humide le samedi. On arrive pour les mythiques U.F.O.. On reconnaît la voix de Phil Mogg mais pour ce qui est des autres musiciens... Les titres nous rappellent de bons souvenirs avec en vrac et dans le désordre "Rock bottom", "Love to love", "Too hot to handle", ou encore le final sur "Doctor, doctor". Une très bonne prestation pour un groupe que je n'aurais jamais pensé pouvoir voir en live. Merci Hellfest!
Et que dire du groupe suivant? Phénoménal. THIN LIZZY sur scène! Bien sûr il ne reste pas grand monde de la formation historique en dehors de Scott Gorham à la guitare, mais ça le fait quand même, tant Rick Warwick sait insuffler une électrique passion grâce à sa voix si proche de feu Phil Lynnot. Un choix superbe des titres avec dans l'odre: "Are you ready", "Waiting for an alibi", "Jailbreak", "Whisky in the THIN LIZZY [photo: Barjozo himself !]
jar", "Dont believe a word" et "Emerald". La fin fut tout simplement grandiose avec un "Cowboy song" sublime et un enchaînement magique (comme sur le "Live and Dangerous") sur "The boys are back in town". Pour finir on eut droit à "Rosalie" et enfin "Black Rose" et ses envolées de guitares. Un délice.
Sur la mainstage 1 on assiste ensuite à un show étonnant avec APOCALYPTICA que je n'avais jamais vu auparavant. Trois violoncelles et une batterie. Quelques reprises intéressantes (en particulier celles de Metallica, sans lesquelles faut-il le rappeler ce groupuscule scandinave serait resté perdu au milieu des vastes étendues de conifères finlandais [sic]). Mais bon au bout de 50 minutes le genre est un peu lassant. Va-t-on se remettre en forme avec BLACK LABEL SOCIETY? -Que non. Quel set chiant et sentant la surchauffe! Faut dire que Zak "Fuckin" Wylde (comme aurait dit Ozzy qui n'est parfois pas si dénué d'idées claires dans sa démence théâtrale) nous a en plus gratifiés d'un solo de gratte dont la longueur n'a eu d'égal que son côté barbant. Beurk. Dommage car j'avais bien aimé le dernier album du groupe, "Order of the Black" paru en 2010. Un petit mot vite fait sur KREATOR qui m'a beaucoup déçu avec un show très plat. Le côté mélodique intéressant pour un tel type de groupe est totalement passé à la trappe. Tant pis (pour moi).
Puis se sont d'autres allemands qui pointent le bout de leur dard. SCORPIONS. Dit comme ça cela jette un peu. Sauf que malheureusement le dard de ces bébettes s'est beaucoup émoussé avec le temps. Et de piqures il ne fut pas question, tout au plus de légères excoriations (sans venin). D'emblée ça a foiré avec le très dispensable "Sting in the tail" suivi d'une mauvaise version de "Make it real". Ils ont même réussi à massacrer des titres mythiques comme "Blackout" ou "The zoo". Seule la version bien déjantée de l'explosive "Dynamite" m'a semblé surnager dans ce naufrage musical pathétique. Pourtant Klaus Meine a gardé sa voix et Rudolf Schenker se démène comme un beau diable sur scène, mais c'est du réchauffé. Le chanteur pleure sur "Holidays" avant même le début du refrain comme s'il était sûr de son fait; Jabbs reste planté sur scène comme s'il avait un bâton dans le fion (à ce propos il reste habillé avec ses pantalons à rayures moulants comme avant quoi... avant c'était quand même il y a 20-25 ans ! On passera sous silence un solo de batterie bordélique par un batteur à la masse, avec en arrière fond des images sensées (j'imagine) faire de la pub pour les Lps du groupe. Mais on ne s'improvise pas dans la pub, et autant l'année dernière Kiss avait su faire cela en douceur, autant là c'était vraiment lourd et imbitable. La retraite semble inévitable après ces 90 minutes. Adios!
BAD BRAINS [photo: Barjozo himself !]
A la fin du concert des allemands, l'écran géant projeta des images de Patrick Roy en particulier son intervention en 2010 au Parlement pour soutenir le Hellfest et jeter l'anathème sur ces enfoirés de Philou De Villiers et Cricri Boutin. Puis fut tiré un joli feu d'artifices sur le "For those about to rock" d'australiens quasi-inconnus... Un moment d'émotion perdu au milieu de ce flot de décibels...
Pour me remettre de ma déception (Scorpions c'était quand même un super groupe il y a 25 ans) je pars sous la Terrorizer-tent pour d'autres mythiques musicos: BAD BRAINS! Et là je ne fus pas déçu car ces gars là ont su rester simples. Alternant titres hardcores (comme "Right Brigade ") et reggae ("I and I survive"..) ils ont captivé le public et j'ai pu aller me coucher plus serein...
-Dimanche 19 juin-
Dernier jour et les nuages font leur retour en force. Mais heureusement sans la pluie. J'irai droit au but: un des meilleurs concert du festival fut donné par un groupe étonnant: MR.BIG. Un son proche de la perfection. Mr Big revenait dans son line-up d'origine avec un chanteur à la voix superbe (Eric Martin). Un guitar-hero (Paul Gilbert). Un batteur tueur (Pat Torpey). Et surtout un bassiste de génie dont j'avais oublié l'existence: Billy Sheehan. Un monstre à la basse. Je me souviens d'un de ses premiers groupes (Talas) où il éclaboussait de toute sa classe les titres avant qu'il ne rejoigne David Lee Roth sur son premier album solo "Eat em and smile" (1986). A ce propos, outre les titres de Mr.Big (dont je n'ai MR.BIG [photo: Barjozo himself !]
reconnu que le fameux titre "Collorado bulldog", le groupe a repris "Shy boy" dans sa setlist, morceau entraînant dont la version livrée à Clisson n'avait rien à envier à l'original qui pourtant comportait Diamond Dave au chant et un guitariste inconnu du nom de Steve Vai (!). En résumé des musicos excellents, des songs entraînantes, et un feeling dantesque. Ils ont même enfoncé le clou par une reprise inattendue des Who ("Baba O'Riley") en rappel, surprenant la réalisation qui produisait leur prestation en direct sur arte-tv.
GRAVE [photo: Barjozo himself !]
GRAVE sous la RockHard-tent s'est fait un peu attendre, mais ils ont su balancer des riffs d'enfer bien soutenus par un batteur qu'on croyait branché directement sur du 220V. Malgré la voix qui pour moi reste toujours un problème pour apprécier ce type de groupe qu'on peut classer dans le death-metal, je dois dire que j'ai bien accroché.
Retour sur les mainstages. J'ai raté CAVALERA CONSPIRACY en me contentant des deux derniers titres dont un superbe "Roots (bloody roots)". Puis ce fut ANATHEMA: énorme déception. De la FM mauvaise et puante. Tant pis.
Après DORO et un show classique, on attendait JUDAS PRIEST. Et on fut servi, et bien servi. Quelle puissance. Du Heavy Metal des familles qui ne s'embarrasse pas de chichis (du genre soli de drums ou de 6 cordes...). Ils peuvent se le permettre en piochant dans 40 années de labeurs des titres connus de tous les hardos du monde. En vrac: "Pain Killer", "Judas Rising", "Nightcrawler", "Starbreaker", "Breaking the law" en passant par une superbe version de "Blood red skies" où Rob Halford se lache grave et en finissant sur "Another thing comin'". Un set carré. Puissant. Bien sûr on peut taper sur la déco type MadMax, les multiples changements de vêtements méga-kitchissimes de Bobby ou encore la moto sur scène (avec le son en play-back), mais sinon question zike il n'y a rien à redire.
On oubliera l'intermède pseudo-opéra THERION pour passer directement au pape du métal que tout le monde attendait: OZZY OSBOURNE. Il arrive calmement avec sa démarche théâtrale qui ne surprend plus personne. "I can't hear you" (phrase qu'il a du répéter une bonne vingtaine de fois par la suite). Puis devant un public acquis à sa cause il lache "All right.. let the madness begin". Et là vont alors s'enchaîner 5 titres de folie: "I dont know", "Suicide Solution", "Mr Crowley", "War pigs" et "Bark at the moon". Une tuerie. Et c'est pas les pitreries d'Ozzy qui casseront l'ambiance (mousse à la lance-incendie sur les premiers rangs, seau d'eau...). Heureusement que son band eut droit à 15 minutes avec soli en tous genres pour faire redescendre la pression car franchement il fallait un peu souffler... Par la suite furent mélangés des titres moins connus et des morceaux d'anthologie comme "Iron Man", "Shot in the dark", "Crazy train" et bien sûr "Paranoid" en rappel. Un bon set et pour moi qui ne l'avais jamais vu une très agréable surprise.
KYUSS [photo: Barjozo himself !]
Dernier concert du fest KYUSS sous la Terrorizer-tent nous a gratifié d'un bon set stoner des familles en mettant le feu malgré l'heure tardive. Et à l'année prochaine !

Télécharger (pdf) "La Une de Presse Ocean" daté du lundi 20 juin 2011 pour voir la Une sur le Hellfest 2011.
Télécharger (pdf) "L'article de Presse Ocean" daté du lundi 20 juin 2011 pour lire l'article sur le Hellfest 2011.
Télécharger (pdf) "Ouest France" daté du lundi 20 juin 2011 pour voir lire les articles sur le Hellfest 2011.



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