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Chroniques de concerts









En 2013 :


BLACK SABBATH


Paris
P.O.P.B.
Lundi 2 décembre 2013

[par Boucle d'Or]

Troisième concert à Bercy cette année alors que cela faisait plus de cinq ans que je n'étais pas monté ! Il s'agit certainement de ma dernière venue en ce lieu, ayant vu tous les artistes qu'il me restait à voir. J'aurai pu attendre six mois et voir le
groupe au Hellfest, mais souvent en festival, les concerts sont rarement complets (ex : Kiss, Judas Priest, Scorpions, Ozzy..) et du coup j'avais vraiment envie de voir un concert complet de Black Sabbath dans le line up original (sauf Ward).
Le dernier passage de Black Sabbath à Paris date de novembre 1995 à l'Elysée Montmartre et le gars Barjozo et moi y étions ce qui ne nous rajeunit pas !
Il fait frisquet ce lundi 02 décembre et je ne tarde pas à rentrer dans la chaleur de Bercy. Pas le temps de montrer mon cul au "petit journal», on n'est quand même pas à un concert de Céline Fion ! Première surprise, je suis bien placé, très bien placé même, quasiment au niveau de la fosse, à mi hauteur, ce qui me permet d'avoir une vue totale de la scène complètement dégagée sur les côtés.
A 20h00 pétantes les lumières s'éteignent, et déboule sur scène les anglais de Uncle acid & the deadbits. Leur set bénéficie d'un très bon son mettant en valeur leur hard rock teinté seventies, très sabbathien (et donc stoner!). Bien accueillis par un public impatient d'en découdre avec le Sab le show s'étire sympathiquement sur 40 minutes.
21h00, les choses sérieuses commencent, Black Sabbath déboule sur "War pigs". Le son est impeccable, le light show magnifique et d'emblée Ozzy assure (oui! oui!). Pour l'avoir vu en très petite forme au Hellest en 2012, je peux vous affirmer que ce n'est plus le même. Pas de prompteur, il s'éloigne de son micro, se bouge et semble avoir rajeuni de 10 ans (A quoi est-il dopé?)
La seule question que je me pose à ce moment là est de savoir si sur la durée du concert il va tenir ce rythme et cette prestation. Eh bien oui, les titres s'enchaînent et le groupe s'envole pour ne plus redescendre que deux heures plus tard. Le public est ravi et la fosse est souvent secouée de pogos ! Tous les musiciens semblent heureux et détendus d'être là et ça se ressent sur le show. S'enchaînent "Into the void", "Under the sun", "Snowblind", puis vient un des trois nouveaux morceaux ("Age of reason") joué ce soir qui s'intègre parfaitement avec les vieux titres (Les 3/4 des morceaux joués ce soir proviennent des 4 premiers albums).
Suivent "Black Sabbath", "Behind the wall of sleep", "NIB", "Iron man", "Fairies wear boots", "Rat salad", "Children of the grave". jusqu'à l'unique rappel (pourquoi perdre du temps) "Paranoid". Petit point faible , l'impressionnant mais long et ennuyeux solo de batterie (permettant à Ozzy d'aller manger un ou deux petits zenfants) qui passe quand même mieux sur un concert de deux heures que sur une prestation de 80 minutes en festival ! Bref, à l'instar de Neil Young quelques mois plus tôt, ces papys ont assuré !
J'espère qu'ils nous offriront la même prestation dans 6 mois à Clisson, ce qui clôturerait de bien belle façon ce festival qui s'annonce dantesque !
Mes paupières sont lourdes, il est temps de rentrer, la boucle est bouclée. et Boucle dort !



DEEP PURPLE


Paris
Le Zenith
Dimanche 20 octobre 2013

[par Franck and furious]

Set list : après vous - into the fire - hard lovin man - strange kind of woman - vincent price - contact lost - uncommon man - well dressed guitar - the mule - above and beyond - lazy - hell to pay - perfect stranger - space truckin - smoke --- hush - black night

Comme Beethoven, ce concert sera ma 9eme symphonie ! un signe ? sans doute, l'album "Now What ?!", s'il ne me fera pas oublier mes premiers amours que sont la mk II et la mk III, est classé dans mon top 5 des albums de DP toutes mk confondues. C'est donc avec un certain enthousiasme que j'espere entendre des nouveaux titres ce soir là. ho ! non pas que je me lasse des classiques, mais on le sait : l'âge érode la voix de Gillan qui ne pourra jamais plus donner de versions meilleures que celles du passé. Alors du coup, ça me donne envie d 'entendre des nouveaux titres ! et ce soir on n'aura que des surprises, par rapport à ce que nous a habitué le groupe :
-Surprise numero 1 :
5 nouveaux titres seront donc interprétés et passeront agréablement le cap de la scène : Apres vous, Vincent Price, Uncommon man, Above and beyond et Hell to pay. Seul above and beyond est dispensable mais c'est le titre hommage à Lord donc ...j ai toujours un peu de mal aussi avec ce son de clavier trompette sur uncommon man : ça serait bien qu Airey essaie un autre son, moins pompeux, mais c est tout : tout passe bien. Vincent fait son effet, Uncommon est le titre lyrique entrainant à la battle ou anya : it s good to be king reste gravé par sa mélodie. Le rock n roll Hell to pay fait suite au swinguant Lazy : 2 titres sur lesquels les danseurs de rock et lindy hop se seraient régalés.
-Surprise numero 2 :
Apres vous est l'opener du concert ! c'est à demi surprenant : à demi parce que le groupe nous a habitué à commencer par des titres qui poutrent, et à juste titre ; à demi parce qu il leur est arrivé de debuter avec Ted the mechanic qui a un groove similaire. cela fait donc un peu bizarre, mais le titre nous amene bien, puis la partie basse tant attendue est un peu soporifique pour un opener : ce titre meriterait d etre jouer plus tard dans la set list et que Glover en profite pour y faire un solo.
-Surprise numero 3, qui en englobe plusieurs :
Si les musiciens nous ont habitué à être bons, voire excellents, ils ont encore atteint un niveau supérieur ! déja par leur enthousiasme : on le sait depuis 94 maintenant que ces 5 là s'amusent sur scène comme des petits fous : ça ne change pas, ça augmente encore plus : Morse est toujours aussi souriant et taquin avec Gillan qui le lui rend bien, Glover toujours enjoué, se lache complétement, petit déhanché par ci, petit pas par là, harangue la foule, saute comme un cabri, se prendrait presque pour Townsend (qui ?), et ne veut pas quitter la scène : il profite de chaque instant pour partager avec ses potes et le public ! un grand bonheur que de les voir si heureux sur scène. Musicalement, Paice a un son énorme ! le dernier album est un zest plus heavy, c est sans doute pour cela que le batteur cogne plus fort. et puis la grosse surprise vient de Gillan : on le sait : sa voix fait des yoyos selon les concerts et depuis qlq années : l'érosion du temps : certains classiques ne peuvent plus etre interprété par le hurleur crooner, mais ce soir il est au top de sa forme actuelle, qui bizarrement, rejoint presque la forme de ses meilleures années. Des aigues tres haut perchés et tenus dans le temps retrouvés, m'ont fait imaginer une micro seconde qu il allait s'essayer à un petit extrait de child in time. HO j en vois qui sourient ! bien sur, pas le child in time de 70, mais niveau aigue, le pere Gillan etait au top, et il aurait sans doute reussi à le chanter mieux qu à sa derniere interpretation en 95. Seul vers les 2/3 du show, sa voix a commencé a faiblir. Mais quelle belle prestation du chanteur qui aura été excellent sur les 6 premiers titres avec des cris impeccables, clairs et limpides sur Into the fire ! il a passé tout les points hauts parfaitement, là où à mes concerts précédents, il n'en passait que qlq uns et encore avec un zeste de voix eraillées. bravo Mr Gillan, vous avez largement le droit de porter cette veste blanche lumineuse. Enfin, celui qui cette fois m a enchanté du début à la fin de sa prestation pour une fois, ce fut Airey ! de son solo à celui d hard lovin man, le clavieriste s est totalement décompléxé et accaparé la scene ! on dirait presque le leader du groupe au sens noble du terme ... c est dire sa prestation à la fois technique mais aussi rock n roll (surtout) et pleine de feeling : 2 adjectifs qu il avait du mal à représenter, mais auxquels il se rapprochait de plus en plus à chacune de ses prestations ! J'ai cru devoir ecrire un bémol quand il a commencé à interpréter la marseillaise tellement joué par DP et lui, que cela en devenait gonflant de platitude ! mais là miracle, il ne joue que 6 notes sans aller jusqu au bout de la premiere ligne melodique, et sur un arrangement totalement different qui passe (presque) inaperçu dans son solo ; bref un clin d oeil bien placé qui ne m'a pas laissé le temps de sortir un souffle d'agacement ! bravo l artiste. Quant à Morse, il reste egal à lui meme : impérial et excellent ! presque trop propre ! 1 petit pain tout de même ! Mais on en regretterait même les caprices Blackmoriens par moments, et le fait d'écourter un commentaire tant le guitariste est parfait.
-Surprise numero 4 : les effets
Bon relativisons ! chez Purple, les effets n ont jamais été une priorité : c'est bien dommage car juste qlq petits effets seraient de bons gouts pour être la cerise sur un gâteau déjà gros et exquis. Mais là le groupe s'y essaie. on a donc eu droit sur le solo de The Mule à une salle plongée dans l'obscurité, pour ne montrer que des baguettes aux bouts lumineux et colorés du batteur : effet sympa ! Glover a aussi une basse avec des boutons réflechissants. Sur Hell to pay, les ecrans géants projettent les paroles du pré refrain pour que le public les reprenne ! si en France on ne chante pas, j imagine que dans les autres pays latins, cet effet aura son ... effet ... bien vu ! (petite taquinerie perso : sur un autre forum? j avais proposé cette idée : certains sachants m avaient ri au nez en disant que le groupe ne ferait aucun effet de plus: perdus ! ils me doivent une biere, ce n'est pas la seule d'ailleurs mais passons ...). bon il manque encore qlq effets sur Vincent Price et ce sera parfait. A noter par contre que le visage de Lord projeté sur le panneau principal, est coupé par les colonnes lumineuses ! la projection sur les ecrans vidéo des 2 cotés suffirait à réparer cette erreur peu professionnelle ... c'est la seule fausse note de ce concert agréablement surprenant en plusieurs points !
Merci encore Messieurs ! comme souvent apres vos concerts, j ai la banane mais celui là j en ai des crampes aux zigomatiques ... je ne regrette pas d'etre venu de Pau. Fantastic !

PS : qlq mots sur la première partie : si le public a offert un accueil chaleureux à Peter Frampton, il m'a ennuyé quasiment de bout à bout ! hormi qlq mélodies connues (3 en fait) et sucrées (dont a du s'inspirer Voulzy, le roi du genre), et qlq jolis solo mélodiques, le répertoire pop folk de l'anglais à la voix naziarde et expressions d'un chanteur de reggae, est soporifique à mourrir : parfait pour la variété française et qlq soirées en bord de plage l'été avec qlq collégiennes prépubères, fans de Bruel et Obispo ...seul son coté sympathique et attachant, me fera applaudir par respect à la carriere de ce chanteur. Ceci dit, le public a largement apprécié, même s il ne connaissait pas les paroles des hits que l'artiste invitait à chanter en refrain : votre serviteur se sentant bien seul à les chantonner, donc à les connaitre ... bref le monde à l'envers ! va comprendre la logique du public français toa ! Mais je m'en fous car . DP ruleeeeeeeeeeeeeeeees ! Et j'ai la banane !

Franck and Furious
Salutations



Jean-Louis MURAT


Lescar
'Festival Octobre(s) à Lascar'
Salle V.Hugo
Vendredi 18 octobre 2013

[par Barjozo]

L'auvergnat se produisait dans une salle assez incongrue, soit un gymnase transformé en salle de concert dans le cadre de ce festival béarnais où se produisent des artistes francophones. Décor très minimaliste, tout comme les musicos sur scène puisque outre Murat au chant et à la guitare électrique on n'avait qu'une batterie (tenue par un certain Stéphane, savoyard d'après ce qu'en a pu nous dire en live Murat avec sa verve habituelle).
A 61 ans faut reconnaître que Murat reste un cas à part, et cela faisait bien longtemps que j'espèrais pouvoir voir sur scène ce compositeur hors pair doublé d'un superbe parolier. Ben faudra que je rajoute à ces qualificatifs, celui d'un guitariste splendide tant il a pu me régaler avec une 6 cordes fleurtant souvent avec le rock, même si le bougre s'en défend en interview. Mélangeant des titres anciens souvent remaniés dans leurs tempos comme "Fort Alamo" qui ouvrit le set, "Le champion espagnol", "Sur le pont Mirabeau" ou un magnifique "Si je devais manquer de toi" très chaloupé, et des morceaux de son nouvel opus "Toboggan" (2013) comme "Il neige", "Extraordinaire Voodoo" ou "J'ai tué parce que je m'ennuyais", le Murat 2013 est un excellent cru et a su me transporter dans son univers musical parallèle.
Splendide.



GRORR / DAGOBA


Pau
'L'été à Pau'
Théâtre de Verdure
Mardi 30 juillet 2013

[par Franck and furious]

Déjà j'ai survecu à ce deluge sonore pour vous faire cette review ! ouf
Pour les esthètes de ce genre, autant l'avouer de suite, ce style est loin d'être mon genre favori qui est le Hard rock ! Donc pour les puristes, sur mes propos qui vont suivre, veuillez rajouter la notion 'interdit au + de 100 decibels' et m'excuser pour une chronique que les connaisseurs ne partageraient peut-être pas. C'est donc sans réel enthousiasme que je vais à ce concert loin de mon univers musical, en me disant qu'un concert dans le cadre du Théätre de Verdure, gratuit l'été, ne se refuse pas, de surcroit un concert metal à Pau équivaut à une tournée d'adieu de Jésus Christ sur notre sol, donc tous les 2000 ans environ. Mais voilà ! ça fait 7 mois que je n'ai pas fait l'amour et ... heu pardon ... que je ne suis pas allé à un concert de Hard Rock, donc je suis en manque: il me faut ma dose de décibels. Je me taperais donc n'importe quoi même s'il m'arrive tout de même d'apprecier ce genre à dose homéopathique.
Grorr, groupe palois sympa qui oeuvre ici depuis quelques années, nous dissèque son death atmosphérique! C'est planant et à l'opposé du death brutal ! Au bout de 2-3 titres, la lenteur des riffs commence à m'endormir ! Un comble pour ce genre de metal ! Ca reste tout de même sympathique ! Je ne suis pas assez spécialiste pour en dire davantage sur leur prestation ! Mais si j'ai utilisé le mot "disséquer" c'est que je crois savoir que leur thématique tourne autour de l'univers des insectes ! Chose rare pour être soulignée. Celui qui dit que ça chante comme une mouche qui pète sort de ce pas ! Faut être serieux : qui a déjà entendu une mouche groller ? hein non mé !
Le théâtre étant à 80% plein - c'est très bien pour du metal à pau, même si le théâtre est à 120% plein pour les autres concerts, on voit quelques mamies quitter les lieux - je rappelle que le concert est gratuit donc au beau milieu de la marée de tshirts noirs, on voit quelques tshirts blancs d'été s'égarer dans la foule ! Tiens une jolie fille tout en robe courte et blanche d'été me passe devant ! y a pas à dire, dans un rendez-vous de metal sataniste, cette jeune vierge va être sacrifiée à la fin du show c'est sûr ... Les gens sont vraiment inconscients de venir à un concert de metal : n'auraient-ils pas vu l'emission "zone interdite" de M6 ? Pendant ce temps votre serviteur ramasse par terre une gamine de 3 ans que sa maman, très très jolie au passage, a laissé headbanguer un peu trop près de la pelouse qu'elle sniffe ! Déjà on voit que la gamine veut se mettre dans l'ambiance! Je la ramasse et j'apprécie ses debuts réussis dans le groll - ha non elle pleure de sa chute: zut je croyais qu'elle s'essayait au groll - et la ramène dans les bras de la toujours aussi jolie maman : oui le metalleux peut etre gentil parfois !
Bref après avoir révé un instant remplacer la gamine dans les bras de sa mère, je reviens sur Dagoba ! Je m'attends à du death alternant chant clair et chant groll mais les 4 premiers titres sont en groll ! ça envoie du bois ! Le batteur mitraille ! C'est très martial ! Je tiens le coup musicalement ! Arrive enfin cette fameuse alternance ! Je commence à rentrer dans le show ! Le chanteur est vraiment bon ! Mais un truc commence à me gonfler : entre chaque titre, que dis-je, même pendant les morceaux, le chanteur quand ce n'est pas le batteur nous assaille continuellement de "faites du bruit Pauuuuu" "ca va Pauuuuuu" ... Pitin on n'est pas à un concert de rap !!! Même si le groupe est marseillais, ça me saoule vite ! Je sais que c'est dur de faire dans l'originalité mais quand même! Autre gêne ! Si les musiciens se lachent ! Beaucoup de samples sont présents (y a pas de claviériste) donnant ainsi l'impression qu'ils sont 100 sur scène alors qu'il n'y a qu'1 guitariste !!! ça me gène un peu, puis beaucoup quand je m'aperçois - sauf erreur de ma part - que des chants groll viennent se superposer sur le chant clair du chanteur, et inversement des choeurs clairs quand il est en mode groll !!?? Le guitariste et le bassiste ont bien des micros et s'en servent, mais quand ça se produit, ils ne sont pas devant leurs micros !??? Mais peut-être ai-je du regarder la lune à ce moment là de peur que Satan ne se montre !? Ou qu'une chauve-souris vienne me sucer le sang ? Oui au théâtre de verdure on peut voir voler le plat favori d'Ozzy.
Pendant ce temps, sur scène on n'a droit à aucun solo ! Tout est riff martial ! C'est bien 10 min mais frustrant à la 11e alors bon voilà, à ce moment là, l'idée forte de me barrer à un pub voisin qui diffuse de la salsa m'envahit !! Honnêtement, je suis vite sorti du show malgré mon désir et me suis emmerdé ! Et j'avoue que je suis le seul tant la foule a kiffé sur les 64 "faites du bruits Pauuuu" ! Pas de solo et trop de samples, ont pris le dessus sur la performance inouie du batteur, bâti comme un dieu grec (on est à Pau, ville connue pour ses penchants ... grecs ) et du chanteur très bon dans les 2 chants ! Mais voilà dans le style plus ou moins voisin, votre serviteur préfère de loin des groupes comme Destinity, Sybreed ou meme les feu locaux, Akarid - et je ne dis pas ça parce que j'ai fait jouer ces 3 groupes avec mon asso. C'est donc AC/Dçus (nom de mon asso) que je me barre ! Mais cerise sur ce gâteau moyennement bon, une nana en plein délire de simulation de streap-tease, finit par céder sous les encouragements de sa copine, son mec et quelques bières, et soulève son haut pour nous devoiler ses 2 jolies fraises qu'on aurait bien goûté ... ouf ! La soiree est sauvée !



Neil YOUNG & Crazy Horse


Biarritz
'Big Festival'
Stade Aguilera
Jeudi 18 juillet 2013

[par Barjozo] [photo:Sud-Ouest]

Beaucoup d'ibères dans le public du stade de rugby du B.O. pour écouter le vieux canadien et ses accolytes de Crazy Horse. D'après l'orga il y avait 8 000 spectateurs, pas mal pour un petit fest qui porte mal son nom, mais j'aurais pensé que ce mythique artiste aurait attiré plus de monde...
Tout de noir vétu et coiffé d'un chapeau sombre, entouré de Ralph Molina, Billy Talbot et Frank Sampedro, le papy balance d'emblée la sauce avec un "Love and only love" décoiffant! Comme décrit plus avant par Boucle d'Or pour le concert de Bercy, les musicos ne s'embarassent pas de chichis et rallongent allègrement les titres, le summum étant atteint sur "Hole in the sun" étiré sur presque 20 minutes dans une ambiance d'orage virant au typhon grace aux 2 guitares savamment malmenées sur d'improbables larsens sonores...Ceci avant quelques titres joués seul par le Loner à la guitare sèche/harmonica.
Et la deuxième partie du set fut encore très électriques avec un magistral "Rockin' in a free world" précédant les rappels.
Quelle joie d'avoir pu ainsi voir ce superbe artiste. Alors comment ce petit festoche a-t-il pu se payer Neil Young? Et bien d'après le big chef biarrot, ce serait Young lui-même qui aurait demandé à venir sur la côte basque, entre une date à Nîmes et avant les Vieilles Charrues... Ils ont pas le melon ces basques ! ! !



H E L L F E S T 2013


Clisson (44)
Val de Moine
21, 22 et 23 juin 2013


Plus de 160 groupes cette année, répartis sur 6 scènes. Il y avait de quoi faire et autant dire que chacun a vu 'SON' Hellfest en ayant pris soin de se concocter son propre 'running order'. Passées les déceptions des annulations (je savais déjà pour MASTER OF REALITY mais j'ai mal digéré celle de CLUTCH), on s'immergea vite dans un flot continu de décibels durant 72h...

D'autres photos (credits: Boucle d'Or) sont visualisables d'un simple clic I C I !

VENDREDI 21 JUIN 2013

EUROPE, Mainstage 1. [par Barjozo]
Jamais été ma tasse de thé le groupe suédois. Joey Tampest le chanteur s'est coupé les cheveux et garde du coffre mais un set peu énergique qui ne m'a pas emballé.
TESTAMENT, Mainstage 2. [par Barjozo]
Excellente surprise dès le premier jour avec ce 'vieux' groupe de thrash. Rythmique impeccable, gratteux au taquet et vocaliste bedonnant tenant bien la baraque et sachant haranguer son public.
TWISTED SISTER, Mainstage 1. [par Barjozo]
Toujours très théâtral, Dee Snider en a encore fait des tonnes mais pourquoi le taire, ça passe quand même! Aucune surprise pour une setlist qui ressemblait comme deux gouttes d'eau à celle de 2010. You can't stop rock n'roll!!!
WHITESNAKE, Mainstage 1. [par Barjozo]
Certainement LA grosse déception de cette première journée surtout en raison de la quasi-aphonie du leader David 'this song's for U' Coverdale qui n'a pas cessé de brailler. C'est bien simple on aurait préféré qu'ils ne jouent que des instrumentaux tant la prestation du chanteur fut minable.
HELLOWEEN, Mainstage 2. [par Barjozo]
Pas vus depuis longtemps les teutons (une fois au P.O.P.B. en première partie de Maiden en 1988...). Et il ne reste plus grand monde de la formation initiale puisque seuls Mikael Weikath (guitare) et Markus Grosskopf (basse) sont sur scène après les départs de Kay Hansen (Gamma Ray, Unisonic), Mikael Kiske (Unisonic, Avantasia) et le suicide d'Ingo Schwichtenberg.
Et pourtant ça le fait nom d'une pipe! Quel plaisir de réentendre "Eagle fly free" après leur fameuse intro ("Walls of Jericho"). Ils ont l'intelligence d'alterner titres récents et anciens morceaux (les seuls que je connaîsse à vrai dire dont "I'm alive" et le final "Dr Stein/I want out") ce qui est pas mal pour un set écourté version 'festival'. Une très bonne surprise pour moi tant j'avais peur d'être déçu par un groupe que j'ai autrefois vénéré mais qui peut se targuer d'encore bien tenir la route!
DEF LEPPARD, Mainstage 1. [par Barjozo]
Def Lep ! C'était mon premier concert en mars 1988 à Toulouse sur la tournée "Hysteria". Autant dire que je le connais par coeur cet LP et que les anglais nous l'ont servi ad-integrum et dans l'ordre des titres de l'album originel (qui fut parfois remodelé sur les pressages ultérieurs). Douze hits. Douze morceaux légendaires joués avec les moindres détails studio. Et c'est peut-être un peu là que le bas blesse car pour moi un live doit être émaillé de différences (soli, choeurs, etc.) afin d'apprécier encore mieux ce que l'on a déjà chez soit.
Sinon les 5 de Sheffield sont vraiment très bons et gardent une forme d'enfer malgré le temps. Quelques bémols: d'abord on aurait aimé plus de titres de "Pyromania" (seuls "Foolin'" ainsi que "Rock of Ages" et "Photograph" en rappels). Par ailleurs le début du set fut un peu décevant avant l'explosif instrumental "Switch 625" qui lança vraiment leur prestation même si le passage vidéo retraçant l'historique de l'album "Hysteria" fut un peu longuet...Mais ce fut quand même une très bonne prestation dans le cadre quelque peu 'restreint' d'un festival.
AVANTASIA, Mainstage 2. [par Barjozo]
Montés sur scène à plus de 1h 15 du matin, les musicos d'Avantasia nous ont gratifiés d'un excellent set. Je ne connaissais pratiquement aucun des titres, mais on stage les compositions très mélodiques de Sammet passent vraiment très bien. En plus de cela le guguss ne s'est pas foutu de nous puisqu'il fit venir sur scène de nombreux guests dont Mikael Kiske, Ronnie Atkins ou encore Eric Martin et Bob Catley. Bref on est resté jusqu'à la fin car cela valait le coup d'oreille, pour une première journée difficile (dodo à 4h du mat')!

SAMEDI 22 JUIN 2013

KROKUS, Mainstage 1. [par Barjozo]
Bon groupe suisse, Krokus n'a pas la part belle de jouerà 13h35, un set de 40 minutes, sous la pluie!
Et pourtant ils s'en sont bien sortis certainement grâce à leur 'bouteille', aux 3 guitaristes on stage et à un Mark Storace qui n'a rien perdu de ses capacités vocales. Je n'ai reconnu que les 2 titres tirés de "Headhunter" dont le titre éponyme et "Eat the rich", mais l'ensemble des compos nous ont bien rechauffé les cages-à-miel. La journée s'annonçait bien malgré la météo!
KARMA TO BURN, The Valley. [par Barjozo]
Première surprise lorsqu'ils montent sur scène, les K2B ne sont plus que 2. Drums et guitare et c'est tout. Le son est ultra- puissant et vous pénètre de partout. Du bon stoner des familles qui ne s'embarasse pas de chant ou d'un quelconque soutien pré-enregitré. Et quelle ambiance sous la Valley! Je n'ai jamais vu autant de slammeurs (et slammeuses!) sur un set qui ne dura que 50 minutes. Un des meilleurs sets du week-end à coup sûr.
ZZ TOP, Mainstage 1. [par Barjozo]
Intro classique bien chiadée avec écrans géants et les 3 texans annoncés par de belles donzelles de court vétues. Mais dès l'entrée en matière ("She's got me under pressure") c'est un flop car le son est beaucoup trop faible et cela nuit terriblement au rock sudiste de ces vieux briscards. On aurait pu penser que les techniciens auraient amélioré la prod après quelques titres mais que nenni (pourtant de bons 'vieux' titres dont "Just got paid", ou le langoureux "Jesus just left Chicago" ou encore leur fameux boogie-rock "Gimme all your loving"). Tant pis de toute façon fallait partir sous la Valley pour les cultissimes Manilla Road...
MANILLA ROAD, The Valley. [par Barjozo]
Qui aurait dit qu'un jour je pourrais voir sur scène ces zozos de Wichita (Kansas, USA)? Merci Hellfest! A ce Mark "The shark" Shelton, quelle allure! On a l'impression qu'il a traversé le temps...Du bon heavy-metal avec des envolées de gratte majestueuses, un duel batterie-basse et un chanteur au top! Que demande-t-on de plus? Set de 70 minutes (alors qu'on nous en avait annoncé 90...mais de toutes les façons cela aurait été quand même trop court. Alternant des titres récents (en particulier du dernier opus comme "Only the brave" qui ouvrit le concert, ou "Stand your ground") et d'anciens titres mythiques dont un superbe "Open the gates" dès le deuxième morceau ou encore un tryptique final tiré de "Crystal logic" avec "The Riddle master" (terriblement bien envoyé), "Crystal logic" (introduit par Shelton: "...fasten your seetbelts") et pour finir "Necropolis". Génial.
KISS, Mainstage 1. [par Barjozo]
Après Manilla Road, je reviens sur la M1 où Kiss nous sert du Kiss. Toujours les même pétards, les effets pyrotechniques en tous genres, le sang dégoulinant de la bouche de G Simons, un Paulo (Stanley) assez en forme qui nous a refait le coup du transport aéroporté sur filin pour aller chanter un titre à l'opposé de la grande scène. Mais bon les morceaux s'enchaînent bien, le son est très bon et le spectacle bien huilé alors ne boudons pas notre plaisir de les revoir...

DIMANCHE 23 JUIN 2013

MY SLEEPING KARMA, The Valley. [par Barjozo]
Jouant à 12h50, fallait bien s'y attendre on a raté le début, n'arrivant que sur les derniers titres. Difficile de juger donc de l'intégralité de leur prestation, mais sur ce que j'en ai entendu franchement le son des albums était bien retranscrit et l'ambiance avait l'air très zen!!!
MUSTASCH, Mainstage 1. [par Barjozo]
Inconnu au bataillon ce groupe et quelle (très) bonne surprise ce fut! Du bon rock n roll from Sweeden qui a fait passer Europe pour des papys arthropathiques. D'après mes renseignements ils ont été élevés dans le culte de Queen, Sabbath ou Purple et ils le leur rendent bien avec des morceaux superbes.
DANKO JONES, Mainstage 1. [par Barjozo]
Au Hellfest ce qu'il y a de bien c'est qu'au décours d'un verre de bière (ou de cidre!) on peut tomber sur un groupe qui vous en met plein les oreilles alors que vous ne vous y attendiez pas. DK en fait partie! Quelle pèche! Quelles mélodies! Un leader survolté qui vous emballe la mainstage en moins de deux (titres). Donc excellente découverte pour ma pomme que ce trio canadien jouant un RnR alliant un côté boogie et un côté quasi-punk sur une voix rappelant souvent celle du leader de Bloc Party (ou inversement si on s'en réfère à l'âge du groupe). Quelques titres vous trottent encore longtemps dans le cerveau après les avoir entendus on stage ("First date", ou le hit "Just a beautiful day"). Superbe prestation.
COCKNEY REJECTS, The Warzone. [par Barjozo]
Un petit tour au fond du site pour écouter un peu de punk-music teinté de ska. Les amerloques de CR se sont bien amusés sur scène et ont bien chauffé le public. Bon cela dit pour moi au bout de 5 ou 6 titres j'ai trouvé cela un peu trop binaire et répétitif...
The SWORD, The Valley. [par Barjozo]
'Jeune' groupe US (formé en 2003), les 4 texans de The Sword nous ont balancé un set carré, basé sur une rythmique sans faille, et des morceaux de structure complexe partant dans des cavalcades de sons lourds non sans rappeler le Sabbath noir des grandes heures. Une puissance scénique dantesque et un super rapport au public en évitant de trop parler entre les morceaux. Pour moi un des meilleurs shows de cet HELLFEST 2013!
MOONSPELL, The Altar. [par Barjozo]
Cela faisait bien 15 ans que je n'avais pas écouté les portugais, en fait j'ai délaissé leurs galettes après "Sin Pecado" et leur décision de passer à un chant très gutural (alors que Fernando Ribeiro a une voix superbe). Malgré ce détail, leur set clissonais fut en tous points remarquable alliant puissance et mélodie toujours présente, allant même jusqu'à reprendre une contine de leur pays natal en version rock ("Ataegina"). Excellent concert!
CRADLE OF FILTH, The Temple. [par Barjozo]
Après avoir brièvement fait un saut sous la Valley pour tenter d'écouter Swans (mais dont le rythme des morceaux était beaucoup trop mou pour une fin de festival à mon goût), je me suis rabattu sous la tente voisine et bien m'en a pris car COF m'a bel et bien séduit avec un très bon son très péchu, et en final le seul morceau que je dois connaître d'eux ("From the cradle to enslave")!
...et à l'année prochaine ! ! !



Neil YOUNG & Crazy Horse


Paris
P.O.P.B.
Jeudi 6 juin 2013

[par Boucle d'Or]

C'est un bercy très bien rempli mais pas tout à fait complet (prix des places ?) qui accueille ce soir Neil Young accompagné de Crazy horse. En ouverture, joue Los Lobos, groupe californien connu pour avoir repris « la bamba » lors de la sortie du film du même nom. Ça démarre par du gros rock blues teinté sudiste (très bien) puis vers des morceaux hispanisants (bof), et vers de l'accordéon (mouais). alors ça devient un peu gonflant. Le concert s'achève par « la bamba » timidement reprise par le public.
Le loner (67 ans !) arrive sur scène avec son band sur la marseillaise ( !) avant d'entamer les premiers morceaux d'un concert mémorable.« love and only love » ouvre le bal et le ton est donné : son très fort, électrique mais excellent (rare à bercy), voix intacte, et un crazy horse qui soutient avec rage son frontman. Se succèdent alors les titres du dernier opus (« psychedelic pill », « walk like a giant » se finissant dans une orgie sonore et de larsen obligeant de nombreux spectateurs à se boucher les oreilles.
Arrive un intermède acoustique ( + harmonica et piano) bien venu pour la frange plus âgée du public (« heart of gold », « blowin' in the wind », « singer without a song »). Mais le calme aura été de courte durée car le groupe repart sur « ramada inn » et ne lèvera plus le pied plus jusqu'à la fin du concert alignant les classiques tels que « cinnamon girl », « hey hey, my my ».
Au bout de deux heures, le groupe termine rageusement sur le bien nommé « like a hurricane ». C'en est trop pour mes voisins qui quittent alors la salle !
En unique rappel, plus calme, « roll another number » clôture ce qui restera pour moi un des meilleurs concerts au POPB.



IRON MAIDEN


Paris
P.O.P.B.
Mercredi 5 juin 2013

[par Boucle d'Or]

Cela faisait bien longtemps que Maiden n'avait joué qu'un seul soir à bercy. La salle est pleine à craquer, la chaleur s'est également invitée. La première fois que j'ai vu Maiden, c'était en 1988 pour les Monsters of Rock, en compagnie de deux potes (dont le fameux Barjozo) sur la tournée 'Seventh Son'. La comparaison entre ces deux concerts est alors amusante : en 88, on pouvait passer des gradins à la fosse quand on le souhaitait, on pouvait fumer, acheter de la bière pendant le concert, le parvis de Bercy était jonché de débris de bouteilles, le public avait majoritairement les cheveux longs et arborait des blousons patchés, un certain climat d'insécurité régnait alors (nombreux cars de CRS).Le prix du billet était alors de 140 francs et il fallait plusieurs mois pour vendre toutes les places et remplir Bercy. autre époque !
Les anglais de Voodoo Six ouvrent le bal avec un hard rock bluesy qui passe très bien en concert d'autant que le son est plutôt bon. Le public semble apprécier et soutenir le groupe. La prestation est convaincante et permet de patienter agréablement avant la venue de Maiden.
Le public debout du début à la fin est chaud comme de la braise lorsque Maiden déboule sur « moonchild ». Le son est fort, trop fort au détriment de la qualité. Qu'importe puisque l'énergie du groupe soutenu par un public très motivé assure une ambiance de tonnerre. La scène reprend le design du '7th Son tour', et comme à leur habitude, un fond de scène représentant Eddie apparait pour chaque nouveau morceau.
Parmi les très bonnes surprises de la soirée, un « phantom of the opera » dantesque, « seventh son » et « afraid to shoot strangers » magnifiques, « the prisoner » et « running free » ressortis pour le plus grand bonheur des fans de la première heure.
Pour le reste, les morceaux de 7th Son (« evil that men do », « clairvoyant », « can i play with madness ») et les classiques s'enchaînent (« the trooper », « run to the hills », "the number", « fear of the dark », "iron maiden", "aces high"..) Eddie apparaissant à plusieurs reprises au cours du show.
Deux heures plus tard les lumières se rallument, des images plein les yeux, la gorge sèche et les cages à miel un peu malmenées. Comme à son habitude Maiden nous a proposé un concert généreux et intense où seul bémol, le son laissait par moment à désirer.



H E A L T H


Paris
Le Nouveau Casino
Mardi 28 mai 2013

[par Barjozo]

Le Nouveau Casino est une petite salle de concert bien sympathique située du côté de Ménilmontant. J'y vais pour la première fois pour voir un groupe US californien dont le first LP m'avait littéralement laissé sur mon séant ( "Get Color" [2009]).
Quatre musicos surgissent sur scène peu avant 21h et balancent la sauce. Et quelle sauce! Batterie au premier plan martellée, que dis-je laminée à coups de masses. Guitariste-chanteur possédé par un trip démoniaque insaisissable (est-il à jeûn? j'en doute..) au chant incantatoire surréaliste. Bassiste (s'occupant aussi d'une sono posée à même le sol d'où il en extrait des samples et autres boucles électroniques) au son tantôt métallique (basse branchée sur la sono) tantôt vrombissant comme la roulette de chez votre dentiste (pas celle qui fait vizzzz, mais l'autre, la meilleure, celle qui fait grrrrr). Seul le 4e larron aux keyboards est un peu en retrait, s'occupant parfois d'ajouter à la rythmique une grosse caisse supplémentaire.
Le premier titre fut monstrueux et son enchaînement sur "Die Slow" superbement amené. Dans la setlist je n'ai pu reconnaître que les morceaux de "Get Color" en particulier "We are water" ou "Death+", mais force est pour moi de constater que la cohésion des titres, sans aucun temps mort, la permanence de ce son puissant, couplé à une mélodie jamais en reste, permettent de transcender cette musique d'un genre nouveau pour moi. Musique de scène fantastique.
Je ne vais pas me lancer dans un flot de superlatifs, mais simplement rapporter ici que ce fut certainement là un des 5 meilleurs concerts auxquels j'ai jamais pu assister. Alors un conseil, si vous apercevez un de ces 4 une affiche avec Health, foncez les voir vous ne serez sûrement pas déçus. Allez j'm'en vais prendre une mousse... Santé!



MARVIN


Pau
La Centrifugeuse [soirée dédiée au label Africantape]
Mercredi 15 mai 2013

[par Barjozo]

Il aura fallu patienter jusqu'à pas loin de minuit pour enfin pouvoir savourer le post-rock déjanté des 3 montpelliérains. Entre temps on aura eu droit à un jazz-noisy avec Micah Gaugh [USA] et un noise-rock très 'Polvien' dans ses intonations de 6 cordes avec Three Seconds Kiss [Ita].
Arrivent donc ensuite on stage les 3 de Marvin. D'emblée le son est très gros, saturé, avec des synthés gonflés à bloc (Emilie), une batterie furibonde (Greg) et une gratte au taping dévastateur (Fred). Ajoutez à cela des vocaux distordus par la technique (vocoder) et vous obtenez ce qui certainement se fait de mieux à l'heure actuelle en terme de krautrock ou autre post-rock. Alors qu'est-ce qui donne à ce groupe le petit plus? Certainement le tempo toujours très enlevé et par moments véritablement dansant, transcendé par le côté 'live'. Dans la setlist, les titres du magnifique dernier LP en date ("Hangover to the top")(j'en ai compté 3 dont un sulfureux "Roquedur") sont délivrés tambours battants. Les autres morceaux m'étaient inconnus mais leur approche est toujours aisée, tant la mélodie (bien que souvent assez métallo-synthétique) est accrocheuse, en tout cas pour moi (sic).
Un bien sympathique concert et pas cher avec ça! Que demande le (bas) peuple?



PAPIER TIGRE & ROSVITA


Pau
La Centrifugeuse [festival "A Tant Réver Du Roi #2"]
Samedi 27 avril 2013

[par Barjozo]

Deuxième édition d'un festival lancé par un collectif béarnais au patronyme élégant! Je n'assiste qu'à une partie de la seconde soirée. J'arrive pendant que Pedro de la Hoya chauffe la salle à l'aide de reprises plutôt bien senties quand on sait qu'il joue seul des drums, guitar, trombone, pouet-pouet tout en chantant! Bonne reprise à lui tout seul de 'Back in Black' ou encore 'Antisocial', de quoi patienter pendant que les roadies préparent la scène entre deux artistes. Arrivent les espagnols de ROSVITA: trois musicos dont un qui joue tantôt des keyboards, tantôt de la gratte. Un rythme endiablé et un style oscillant entre post-rock (quand les claviers sont là, joués un peu façon psychédélique) et rock matiné de stoner (quand la six-cordes est présente, bien soutenue par une superbe basse bien heavy). Une très belle prestation et une bonne surprise pour ma pomme.
PAPIER TIGRE et son 'complex-rock' déboulent ensuite. Eux aussi sont trois et nous délivrent un super concert, bien carré. Les titres s'enchaînent très bien et sont tous nimbés de post-punk, assortis d'un équilibre jubilatoire entre une batterie stylisée, et deux guitares. Excellent concert.



MARILLION


Paris
Le Trianon
Vendredi 18 janvier 2013

[par Barjozo]

Le Trianon est une superbe salle avec une déco néoclassique, des enluminures, des sièges en velours rouges. Situee au nord de Paris non loin de l'Elysee Montmartre et de la Locomotive, à deux pas de Pigalle la blanche. En ce jour de janvier, dehors les éléments se déchaînaient (tempête de neige) alors on s'est vite mis a l'abris.
En première partie, Ibrahim Aziz associé à un percutionniste a ouvert la soirée de façon intéressante même s'il a fini par casser plusieurs cordes de sa guitare...Un rock imbibé de senteurs orientales du meilleur effet pour un artiste maîtrisant son instrument sans soucis. Puis arrivent les vieux rockers de Marillion qui embrayent d'emblée sur "Gaza", titre phare de leur dernier opus. Morceau épique de quinze minutes émaillé de multiples breaks: belle performance et grosse prise de risque de mettre un tel titre en début de set. Hogarth précisa plus tard que cette chanson n'était pas contre Israel, mais "against this fuckin' world". S'enchaîneront ensuite plusieurs morceaux de la derniere galette ("Sounds that cant be made", "The sky above the rain", "Power"), en alternance avec des titres semi-récents ("Man of a thousand faces", "The invisible man"...). Steve Hogarth est déchaîné et s'amuse avec le public. Les autres musicos sont plus en retrait et concentrés sur leurs instruments. Le son est trés bon, le feeling génial. Un seul 'vieux' morceau (j'entends période Fish) avec "Warm wet circles" qui concluera le concert.
Soirée très sympathique et immersion totale dans du bon rock joué par des musicos classieux. Le retour sur Terre fut difficile car la tempête de neige, dehors, ne décolèrait pas.



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