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Chroniques de concerts









En 2014 :


SAXON


-guest: SKID ROW

Toulouse (Ramonville)
Le Bikini
Mercredi 26 novembre 2014

[par Barjozo]

On se rappellera que le vendredi 26 novembre 2014 c'était le jour de la fête de la banane!
Tous les zozos et les donzelles ayant en effet assisté au concert de Saxon au Bikini, arboraient à la sortie de la salle un visage barré d'un sourire qui en disait long sur leur satisfaction. La banane quoi! Pour un super set par des supers musicos qui eux aussi semblaient réellement heureux de fouler les planches, malgré un âge avancé!
Après une prestation honnête de Skid Row, les 'vieux' baroudeurs anglais (leur tour s'appelle "warriors of the road") déboulent sur scène avec l'enchaînement "Motorcycleman", "Sacrifice" et "Power & Glory". Magistrale entrée en matière. Biff est en voix, Paul "casquette" Quinn ne s'en laisse pas compter à la lead guitar, tandis que Nigel Glockler martyrise ses toms comme jamais.
Par la suite, Saxon va enfiler les titres avec une aisance déconcertante, revisitant "Strong arm of the law", ou "Heavy metal thunder" à la plus grande joie d'un public conquis d'avance. Même certains titres un peu palichons sur disque sont en live revigorés de la meilleure façon: p.ex. "Frozen rainbow" ou encore "The eagle has landed". La dernière partie du show sera axée sur de vieux morceaux indémodables dont "Crusader", un fantastique "Princess of the night" avant le rappel constitué de "Wheels of steel" (sur lequel comme à son habitude le chanteur va titiller le public) et "Denim & leather".
En une vingtaine de chansons et un charisme littéralement chamanique, ce superbe groupe aura fait honneur au hard-rock en se rappelant qu'il reste un des plus beaux représentants de ce que l'on a appelé par le passé la NWOBHM.





CRUCIFIED BARBARA


-guests: SUPERCHARGER + JUNKSTARS

Pau (64)
La Route du Son
Vendredi 17 octobre 2014

[par Franck and Furious]

En ce vendredi soir, Pau reçoit 4 suédoises au tempérament aussi guerrier que, jadis le Roi de Suède. Né à Pau, et avant de devenir le Roi Charles XIV Jean de Suède, Jean-Baptiste Bernadotte aura fait une carrière de simple soldat jusqu'à Maréchal dans l'armée Napoléonienne, puis en tant que son ministre de la guerre. Petit aparté historique aussi long que mon attente de 3 amis basques venus des bords de l'Atlantique. Le Basque aimant chambrer le béarnais que je suis par adoption, leur retard nous aura fait manquer le premier groupe de la soirée. (En réalité, ils auront préféré une belle entrecôte. tout se perd mes braves. ! mais ne leur répétez pas, ils risquent de me le faire payer au prochain concert de Saxon) C'est donc navré que je ne pourrai vous dire quoique ce soit sur JUNKSTARS.

Après une première bière consolatrice permettant de digérer l'entrecôte, et de faire enfin connaissance avec The one, the only one, l'unique et sympathique Denis, alias Metalden de Rockmeeting.fr, c'est en fait SUPERCHARGER qui accélèrera cette digestion. 6 garçons, un chanteur, 4 choristes, des tatouages partout, de la sueur, le tout sur un rock'n roll digne de la grande époque des Guns n' Roses: tout est dit là pour décrire ce groupe dont le look est aussi travaillé que celui de leurs ainés. Habillés ? Certes ! Mais surtout habités par des titres énergiques aux mélodies imparables qui me font saliver de nouveau la sauce aux poivres de l'entrecôte. Rien n'est à jeter dans ce groupe, dont on se demande si l'album sera aussi puissant que le concert donné. Le public nombreux rend bien au groupe sa vitalité, par ses nombreuses ovations sur chacun des titres joués. Un groupe à consommer sans modération live qui nous a super rechargé (facile, je sais). Show super vitaminé, au point que je me demande si ce groupe ne risque pas de voler la vedette aux miss de CRUCIFIED BARBARA ?

Alors ? les suédoises seront-elles aussi guerrières que leur ancêtre de Roi ? Les premiers accords Motorheadien nous donnent vite la réponse, et surtout la voix de la chanteuse: sorte de mur du son vocal mk II. Piouuu quelle voix !! ayé ! suis amoureux ! Ça bataille dur dans la foule conquise. Ce soir, tout le monde a envie d'en découdre. Et si je craignais que SUPERCHARGER n'ait épuisé les batteries du public, en fait, il n'a fait que lui ouvrir l'appétit. Les filles, à leur tour, régalent ce public, transformé en régiment Napoléonien. Ça saute, ça lève les bras, ça gueule, chargezzzz ! c'est bon ! La Bataille de Waterpau est gagnée. La jolie blondinette guitariste au visage encore juvénile (mais pas le reste de son corps semble-t-il) nous émeuvra d'un discours grollé. Entendre ces grolls sortir de ce joli minois frêle, sera la pointe d'humour de la soirée. A n'en pas douter que le grand Lemmy serait tombé sous le charme des scandinaves. A titre encore plus personnel, la chanteuse Mia Coldheart, n'a rien à faire dans des salles de 300 personnes. Sa voix, sorte de mix entre le rauque de Doro, la puissance de Dio, et quelques jolies intonations de Gwen Stefani de No Doubt, a une telle puissance et mélodicité, qu'elle mérite avec ses consoeurs beaucoup mieux, et donc tout votre soutien.

Votre serviteur ne connaissait pas ces groupes. C'est donc vierge que je me suis offert aux 5 suédoises. Sacré bon dépucelage (musical cela va sans dire bien sûr). Super soirée ! Super chargé ! Super crucifié ! Vive le rock ! Vive les filles ! Vive le rock'n roll !





The PRETTY RECKLESS


BOSTON (Massachusetts, USA)
House of Blues
Mercredi 10 septembre 2014

[par Barjozo]

A l'occasion d'un déplacement professionnel aux States, j'en profite pour aller voir une des sensation du moment, The Pretty Reckless dont pas mal de journaleux spécialisés rock parlent ces derniers temps. Les feux de la rampe sont braqués sur ce groupe car il a été monté par Taylor Momsen, jeune égérie (21 ans) d'une série TV US appelée Gossip Girl (jamais vu autant vous le dire tout de suite!).
La salle "House of Blues" (photo) est située dans la proche banlieue de Boston et on peut aisément s'y rendre en marchant depuis le centre ville. Belle salle dont la capacité à vu de nez m'a semblé être celle d'une salle comme Le Bikini (Toulouse). Elle n'était pas sold out mais quand même bien remplie. Après 2 groupes de première partie très moyens, les musicos de TPR arrivent calmement sur la scène avant de balancer un des hits de leur dernier LP, le fougueux "Follow me down". Le son est très bon et la chanteuse assure comme sur CD. Pourtant n'en déplaise aux journaleux et paparazzis, on s'aperçoit vite au cours du show que le maître à bord ce n'est pas la jolie blonde qui tient le micro, mais bien le talentueux gratteux Ben Phillips. Outre une bonne technique, le zozo n'a pas arrêté de nous faire des intros de titres à rallonge, y incluant parfois des notes de morceaux bien connus (Led Zep ou Pink Floyd entre autres). En milieu de set, la chanteuse et le guitariste s'installent sur un tabouret et nous délivrent 4 titres unplugged dont une cover de Pearl Jam ("Daughter"). Là aussi, la jeune vocaliste a bien assuré. Le côté électrique par ailleurs a bien été épaulé par un batteur surexcité barbu et chevelu (look à la Capitaine Cavern si vous voyez ce que je veux dire...), le bassiste étant quant à lui le plus en retrait.
Parmi les meilleurs morceaux du set je retiendrai "Heaven knows" chanson taillée pour la scène avec des choeurs bien repris par la salle, ou encore le très heavy (comme son nom ne l'indique pas) "Sweet things" martelé pied au plancher et au cours duquel les breaks plus lents sont chantés en duo entre Momsen et son guitariste.
Au total une soirée sympathique et un bon concert qui s'est fini à 1h du mat', je vous raconte pas le décallage horaire en sus...
Un 'vrai' groupe à suivre donc, en espérant qu'ils vont garder le cap rock sans se bruler les ailes avec leur succès grandissant.





Joe SATRIANI


Marciac (32)
Festival Jazz in Marciac
Lundi 28 juillet 2014

[par Barjozo]

Satriani à Marciac? -Et oui, car initialement ce devait être Jeff Beck, qui a du annuler sa tournée européenne pour pépin de santé. L'orga a donc contacté le guitar-hero qui terminait sa tournée et allait repartir aux USA après son dernier set à Nice (le zozo en a alors profité pour rajouter 3 autres dates dont une également dans le cadre d'un festival de jazz sur Marseille le 26/07).
La dernière (et seule) fois que je l'ai vu c'était en 1993 (!) et force est de constater que 21 ans plus tard, à l'âge de 58 ans, le Satch garde la ligne (pas un gramme de trop) et le look (crâne rasé, lunnetes noires de cycliste et sourire ultrabright aux lèvres). Il a même jammé avec la première partie de la soirée, le jazzman Lucky Peterson (49 ans mais qui en paraissait 20 de plus...), sur un "Johnny B Good" bien enlevé...
Après les 3 premiers morceaux, le public de la salle quelque peu perturbé par une entrée en matière très électrique et un son poussé au max, se voit amputé d'au moins 150 à 200 spectateurs qui, poliment attendent la fin des titres pour se lever et quitter le chapiteau. Il est vrai que ce n'est pas très jazz, et que pour certains spectateurs aux tempes plus que grisonnantes, il est temps de rentrer se faire une petite verveine avant de se mettre sous la couette...Mais revenons au set du Satch. Celui-ci va alterner nouveaux morceaux et classiques. Ne connaissant pas les derniers albums je ne vous citerai ici que les anciens admirablement bien servis: en vrac j'ai reconnu "Ice 9", "The crush of love", ou encore "Always with me, always with you" et "Surfin with the alien". Morceaux indémodables qui furent joués sans retenue, Satriani étant bien secondé par un 2e guitariste et une très bonne rythmique (le batteur nous gratifiant d'un solo assez monstrueux en fin de soirée).
Très bonne soirée pour ma pomme, en espérant le revoir avant qu'il n'ait 70 balais!





G A R O R O C K 2014


Marmande (47)
Plaine de la Filhole
Vendredi 27 juin 2014

[par Boucle d'Or]

Garorock, 18 ème édition. J'ai un peu honte de l'avouer, mais c'est la première fois que je m'y rends, habitant à moins d'une heure de Marmande. Etant un peu fatigué de mon week-end précédent (Hellfest), je décide de ne venir que sur une soirée.
Tout d'abord le site, situé sur un espace de 20 hectares accolé à la ville de Marmande, n'est pas sans me rappeler Rock en Seine avec cette très longue marche au milieu de la verdure pour enfin accéder au site avec ses quatre scènes. La zone est très vaste et pourrait aisément accueillir plus du double de spectateurs (23 000 ce vendredi). La configuration et les structures me font penser au Hellfest d'il y a 5 ans. Le public est jeune, très jeune (lycée) et d'emblée ma seule présence fait monter la moyenne d'âge. Il est également très féminin.
19h15, sur une des deux scènes principales, débute le concert de NAEMAN ; groupe français pratiquant une sorte de reggae électro -rock sympathique mais ne m'empéchant pas de m'éclipser pour aller boire une mousse et remplir mon tube digestif.
20h30 : THE BOHICAS, groupe de rock Londoniens énergique et incisif chauffe un public clairsemé. Le son n'est pas mauvais, mais la grosse caisse écrase un peu le son. Bonne prestation tout de même.
21h30 : Les choses sérieuses commencent et les FRANZ FERDINAND attaquent leur show enfilant leur hits avec entrain et énergie. Le public s'est massé devant la scène et les ovations du public ne font que chauffer la bande à Alex Kapranos. Le son est excellent et la set-list explore tous leurs albums (Right action, Walk away, Take me out, Ulysses, This fire, etc) avec une prédominance pour le premier. La pluie commence à faire son apparition sur la fin de leur prestation. Très bonne prestation des écossais.
23h00 : c'est au tour de PHOENIX de monter sur scène. Connaissant très peu, je ne donnerai pas les titres joués. Le concert était sympa sorte de rock électro assez péchu et par moment avec un chanteur me faisant penser à celui de MGMT. Un écran géant au fond de la scène permet de rendre un bon rendu visuel. Malheureusement, la pluie se met à tomber par averses et très rapidement je me retrouve trempé (pas de fringues pluie prévues, merci Météo France !). Est-ce l'effet de la pluie, toujours est-il qu'il y beaucoup moins de monde que pour Franz Ferdinand. Minuit largement passé, le concert se clôture.
00h30 MASSIVE ATTACK. Euh oui, c'est à cette heure que le concert avait lieu, mais trempé et crevé, je ne suis pas resté, et me suis tapé les 30 minutes de marche et une heure de voiture pour rentrer. J' ai alors croisé des milliers de lycéens qui affluaient alors pour assister à la seconde partie de la soirée orientée plus électro et techno jusqu'à 4h00 du mat ! Bref, je me suis pas trop senti à ma place même si personne ne m'a appelé " papa " !
Malheureusement, la journée du samedi sera annulée pour cause de vigilance météo....





H E L L F E S T 2014


Clisson (44)
Val de Moine
20, 21 et 22 juin 2014


[par Barjozo]

-Vendredi 20 juin-


Arrivés sur le site vers 16h, on va directement se payer une binouze vu qu'il fait déjà bien chaud et qu'on est d'emblée assailli par la poussière...Powwerman 5000 est déjà passé. Ouf! La première prestation à laquelle j'assiste est celle des irlandais de Therapy?. Show correct très axé sur les "tubes" anciens en particulier ceux de l'album "Troublegum" (paru en 1994, si si vous connaissez, c'est le LP avec la pochette du type qui a la tête dans la poubelle). Puis vite, vite on part sous la Valley afin d'assister à la prestation de Kadavar. Kadavar (photo) pour ceux qui attériraient c'est un groupe teuton qui nous a pondu un 2e album miraculeux en 2013, album numéro 1 de la rédac' ("Abra Kadavar"). Et bien croyez moi ou non, c'est 3 jeunes gens ont assuré un max en nous distillant l'intégralité live de cette pépite. Devant un parterre de connaisseurs, dans une Valley pleine comme un oeuf, ils n'ont pas tremblé et ont délivré un des meilleurs sets du week-end. Excellent. Le show suivant c'était Sepultura sur la mainstage 2. Ce que l'on en retiendra c'est surtout la performance du frontman: Derrick Green, un géant black à la voix ultra-puissante qui a porté le set à lui tout seul. Après l'intro "Doctor, doctor" Iron Maiden arrive sur scène avec "Moonchild" et va ensuite décliner les albums "Iron Maiden" (un superbe "Phantom of the Opera" et les 2 classiques "Iron Maiden" et "Sanctuary" qui refermera le show), "Number of the Beast" ("666" of course, "The Prisoner" et "Run to the hills" en faisant l'impasse sur "Hallowed be thy name"), "Piece of Mind" ("The Trooper" et un génial "Revelations"), "Powerslave" ("Aces high" et "2 minutes"), "Somewhere in Time" ("Wasted years") et "Seventh son" (dont un magnifique titre éponyme, sur lequel Dickinson nous donnera un premier aperçu du résultat du match de foot de coupe du monde [Brazil 2014] en cours au même instant [France - Suisse] qui se terminera par un 5-2 assez surprenant en faveur des français...). Prestation honnête des anglais, revisitant leur ancien répertoire que je connais par coeur. On finira la soirée avec Slayer nouvelle formule (Gary Holt à la guitare en remplacement de Jeff Hanneman décédé en 2013, et Paul Bostaph aux drums en remplacement de Dave Lombardo parti s'occuper de Grip Inc). Tom Arraya est en petite forme, semblant figé, et seul Kerry King (photo) toujours 'habité' nous gratifie de sa légendaire bonne humeur...Pourtant ne les ayant pas revus depuis 2010, je ne boude pas mon plaisir de ré-écouter quelques uns de leurs standards, dont "Hell awaits", "War ensemble", ou "Dead skin mask".

-Samedi 21 juin-


Si vendredi fut chaud, samedi fut torride avec des températures proches des 28°C à l'ombre. Autant dire que s'abreuver fut une nécessité et que nous nous adonnâmes sans arrière pensée à la boisson la plus correcte vendue sur le site: celle des frères Grim! Du coup c'est un peu éméché que je pus apprécier la prestation d' Extreme, maintage 1. Un show carré et des musicos très bons malgré la chaleur ambiante. Hips! Show suivant c'est Status Quo! Nom d'une pipe en chocolat (contrepétrie célèbre) quelle classe! Balaçant sans temps mort une volée de tubes extra-temporels (de "Caroline" à "Whatever you want" en passant par "Down down" ou "Beginning of the end", etc.) les papys ont su répondre présents et le Hellfest leur en fut reconnaissant...Fin d'après-midi, et on se réfugie sous la Valley, ou du moins on essaie car comme c'est le tour de Clutch, célébrissime groupe stoner des familles, et bien on doit se contenter d'écouter depuis l'extérieur de la tente super-méga bondée. On ne put donc apprécier que partiellement leur performance scénique. Du coup on se place ensuite avant tout le monde sous cette même Valley pour un groupe dont j'attendais beaucoup: Monster Magnet. Las! Quelle ne fut pas ma déception dès les premières notes et un son trop saturé, trop puissant, dénaturant le côté mélodique si magique en studio de ce groupe US. Je quitte donc la Valley avant la fin du set et vais me placer devant la mainstage 1 pour Aerosmith. Cela me permet d'écouter de loin les dernières notes du concert des vétérans de Deep Purple, mais ces papys là ont mal supporté la chaleur car franchement leur final fut molasson...
23h, début du show d'Aerosmith qui envoient du bois grave d'emblée avec "Back in the saddle" enchaîné sur "Train kept a rollin'" et "Eat the rich". Steven Tyler a la patate, la banane, et cerise sur le gâteau, une voix terrible qui nous fait oublier que le zozo vient de souffler ses 66 bougies! A ce propos, le groupe profite de ce set pour offrir un gâteau d'anniversaire (sans cerise, je crois, mais de là où j'étais placé je n'en suis pas sûr du tout...) à son batteur Joey Kramer (64 ans ce 21 juin 2014!). Joe Perry est également en forme et va même nous chanter un superbe "Freedom fighter" en milieu de concert. Tout au long d'un show agrémenté par un écran géant HD++ placé au fond de la scène, Tyler va se démener comme un diablotin aux grimaces facétieuses et entraîner son groupe vers les hautes sphères musicales, en particulier dans la seconde partie avec un choix des titres des plus judicieux! Après une reprise réussie de "Come together" (de leurs anciens anti thuriféraires from Liverpool, UK), le groupe va en effet aligner les tubes comme on peut enfiler des perles: d'abord ce fut le très dansant "Dude (looks like a lady)", puis un "Walk this way" sans Run DMC mais au combien sautillant, avant un "Mama kin" ultra-virevoltant. Les rappels ne furent pas en reste puisque Tyler s'en revint seul au piano pour lancer calmement "Dream on" vite relayé par ses accolytes, avant que cette magnifique prestation ne se referme sur un "Sweet emotion" franchement extra-ordinaire. Pour moi sans conteste LE show de ce week-end clissonais. Amen (la bière, par la messe!).

-Dimanche 22 juin-


Alors que samedi fut torride, dimanche fut caniculaire! Les canons à eau des pompiers furent même de sortie pour asperger les premiers rangs devant les mainstages. Question zike on commence l'après-midi avec Angra et son heavy metal mélodique. Bien mais pas transcendant. Puis c'est Alter Bridge qui investit la mainstage 1. Outre Myles Kennedy au chant, toujours au top, ses comparses nous gratifient d'un superbe set et n'oublient pas leur dernier opus ("Fortress" paru en 2013) avec 2 ou 3 titres dont "Addicted to pain" et le somptueux "Cry of Achilles". Excellent concert. Un groupe à revoir sur plus long s'ils se décident à tourner un peu plus en Europe...Petit creux ensuite (et j'en profite pour trouver un peu d'ombre), jusqu'à Soundgarden. Groupe que j'adore et que je n'avais pas revu depuis une fameuse journée à Vincennes, en 1992, où ils ouvraient pour Faith No More et Guns N'Roses. Quelque peu timorés, Cornell (chant et rythm guitar), Thayil (lead guitar), Sheperd (bass), et Matt (mais pas Cameron, Matt Chamberlain, au drums) nous ont balancés quelques uns de leurs meilleurs titres en faisant totalement l'impasse sur leur dernier LP en date ("King Animal" paru en 2012). Faut dire que le set faisait partie de leur Superunknown 20 Tour, set écourté, trop pour moi puisqu'ils ne restèrent que 50 minutes sur scène. Je n'ai cependant pas boudé mon plaisir d'écouter un magnifique "Spoonman", un classieux "Black Hole Sun", ou encore "Rusty Cage" et son intro unique. Le morceau le plus réussi fut "Jesus Christ Pose" pour une version à rallonge et remplie de distorsions excellentes. Je décide ensuite de repartir sous la Valley où j'assiste à la fin du show de Spirit Caravan (photo), trio assénant des morceaux rocks bien ficelés, rapides et heavy, un peu à la Lemmy n'Co si vous voyez (entendez) ce que je veux dire. Pas mal du tout. Je file ensuite devant la Altar en voulant voir Paradise Lost que je ne reconnais pas du tout que ce soit sur le plan visuel ou auditif. Et pour cause! Changement d'horaire aidant, le groupe que j'ai devant moi c'est Soilwork! Groupe suédois assez péchu mais dont les titres étaient un peu répétitifs...Pour l'annecdote on a pu assister à un incident qui aurait pu être dramatique puisque le bassiste a disparu des écrans d'un seul coup, comme hâpé par le sol! En fait une petite partie de la scène s'est écroulée ce qui a arrêté le set durant 10 à 15 bonnes minutes le temps que la team du fest ne répare les dégâts. Plus de peur que de mal pour le bassiste qui reprit sa 4 cordes comme si de rien n'était ensuite. Pour finir je repars sous la Valley et assiste à l'intégralité d'un très bon concert stoner donné par un groupe non moins bon: Unida. Le groupe du mythique John Garcia, fondateur de Kyuss et de la branche stoner de la famille rock nous a servi un show impeccablement sobre, direct et sans chichis, le lead singer remerciant le public de partager cet instant avec le groupe sachant que dehors, sur la mainstage 1, les dynosaures (certes décrépis mais quand même) de Black Sabbath battaient le pavé du Hellfest... (j'apprendrai plus tard que c'était là certainement une des dernières prestations d'Unida avec Garcia qui va dorénavant se consacrer à son projet solo)



VULCAIN


Billère (64)
Ampli
Samedi 5 avril 2014

[par Barjozo]

La dernière fois que j'ai vu Vulcain on stage, c'était en 1991 (!) autant dire il y a bien longtemps, à Bordeaux, Théâtre Barbey...
D'emblée la bonne surprise (pour moi) c'est que le batteur (Marc Varez) annonce qu'ils vont jouer l'intégralité de leur premier et très bon album "Rock n'Roll secours" paru donc en 1984 afin d'en fêter les 30 ans. Excellent pour moi qui ne connaît d'eux que cette galette! Et ça déboule sur le titre "RnR secours" joué pieds au plancher. Bon son. Bonne ambiance. C'est bien parti pour une soirée de zike sans chichis. Par la suite outre les morceaux du-dit LP (en vrac, "Les damnés", "Overdose", "Le fils de Lucifer"...) le groupe ne jouera que des titres de "V8" leur dernière production en date (2013).
Heureusement que Daniel Puzio assure à la gratte et même au chant (on comprend pas grand chose aux paroles à cause de la raucité de la voix), car son frère Vincent à la basse semble à moitié bourré (et il devrait arrêter la binouze car son t-shirt a du mal à retenir sa bedeine pseudo-ascitique) et le batteur quant à lui l'est totalement à moitié set, lançant au micro des remarques tantôt mysogynes tantôt lourdingues qui ne font rire que lui. Bref, heureusement donc que le guitariste-chanteur est resté clean tout au long du show ce qui nous a permis de constater sa bonne technique et a contribué à maintenir une bonne ambiance dans la salle, car cette zike prend vraiment une autre dimension en live.
Oh yeah!





EUROPE


Bilbao (Espagne)
Sala Santana 27
Vendredi 28 mars 2014

[par Barjozo]

"It's the final countdown...tatata.taaaa..tatatatata..tatata.taaa..tatatatatatata..." qui ne connaît pas? Des suèdois permanentés nous sortirent une belle galette dans les années 80, galette qui peut encore s'écouter sans problème. Autant donc le dire tout de suite je n'ai été voir Europe uniquement parce que certains y allaient (Franck and furious, Pierre le Belge, ou Serge "j'ai vu 17 fois Saxon"). Europe pour moi c'est du HR-FM style Bon Jovi ou Magnum (le groupe, pas Tom Selleck), donc pas réellement ma cup of tea.
Et bien je dois bien l'avouer ici, ce concert m'a bien plu. Un son très correct dans une salle sympa de la banlieue industrielle de la capitale basque espagnole. Une ambiance sympa dans la-dite salle avec des 'cerveza mas grande' également sympathiques bien que très diurétiques...
Côté musicos, Tempest au chant assure bien, toujours sourire (ultra-bright) aux lèvres même si sur le deuxième ou troisième titre il manqua de chuter en s'emmêlant les pinceaux dans les fils et les cables de la scène. Batteur au taquet, nous assénant un solo sympa en milieu de set. Un Norum quelque peu statique mais toujours très habile et enchaînant les soli sans aucun accroc. Seuls le bassiste et le mec aux keyboards semblaient en retrait.
Les morceaux? Et bien je ne connaissais que les 3 issus de "Final Countdown" dont le titre éponyme, le dispensable slow "Carrie" et "Rock the night". Sinon j'ai bien aimé "Girl from Lebanon", "Demon Head" et surtout le titre qui ouvrit le set de façon splendide, à savoir "Riches to rags". Au total très bonne soirée pour ma pomme, qui a pu effacer de ma mémoire leur piètre prestation du Hellfest en 2013 (il est vrai dans de très mauvaises conditions soit en milieu d'après-midi, sous la pluie, avec une sono pas terrible...).



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