barjozo.fr




Welcome Home


Chroniques Disques


Chroniques Concerts


TOP 5 Redac'


Photos live


Jolis liens


Contact-Redac'




Chroniques de concerts









En 2016 :


TRUST


Pontonx sur l'Adour (40)
Arênes
14 décembre 2016


[par Barjozo]


Soirée landaise sans vachette mais avec décibels à orientation caritatifs car proposée par des associations dont Bernie et Nono semblent être parmi les parains (si j'ai bien compris...).

La soirée commence avec Hush groupe de heavy local. Prestation laborieuse et sans relief (à l'exception du décoleté de la chanteuse). Trop d'approximations en particulier au chant, mixte de surcroit et non maîtrisé en anglais...Ils ont même réussi à saborder un "Born to be alive" version rock en nous faisant regretter l'original et son disco flamboyant. No comment.

Place ensuite à Laura Cox Band, un jeune quatuor parisien emmené par une guitariste-chanteuse jouant un très bon rock à fortes connotations blues, boogie-rock avec comme influences quelques groupes des antipodes (AC/DC, Airbourne) mais pas que! La gratte avait parfois des accents sudistes intéressants avec un bon groove. Eux n'ont pas raté leur reprise du soir ("Jumping Jack Flash" de qui vous savez) et ont réussi à se mettre le public dans la poche. Premier album attendu dans les bacs en mars 2017. A suivre.

Il est donc assez tard quand nos vieux roublards de Trust montent sur scène en balançant "L'archange", vite enchaîné sur "Au nom de la race" et l'indémodable "Marche ou crêve". Ce n'est qu'après ce troisième morceau que Bernie a commencé à nous parler un peu, beaucoup, passionément, à la folie... Mais c'est aussi pour ça qu'on va voir ce groupe, pour se faire un peu remonter les bretelles par son charismatique leader. Si certains morceaux ont mal vieilli ("Police/Milice"), d'autres sont toujours autant d'actualité. C'est ainsi qu'après nous avoir dit de nous méfier de François Fillon ("Le temps efface tout (c'est dégueulasse)"), c'est le parti d'extrême droite lepéniste qui en a pris pour son grade ("F-Haine") avec son refrain que Bernie nous a fait reprendre en choeur, 'La haine est une blonde qui surfe sur la vague Marine'. N'oublions pas que derrière les textes il y a aussi la zike! Nono bien qu'en retrait sur la gauche de la scène a fait le boulot, soutenu par un autre gratteux (Ismaila 'IZO' Diop) et une rythmique associant David Jacob à la basse et le tout jeune Christian Dupuis aux drums.
Parmi les autres titres de la soirée retenons le brûlot "L'élite" et son pendant "Préfabriqués". En outre "Le mitard" reste toujours un très bon titre malgré son texte vieillissant. Mais un concert de Trust serait incomplet sans que des "Antisocial" ne montent des travées du public qui cela dit en passant n'était pas tout jeune et assez grisonnant [sic].
Bonne soirée au final. C'est toujours un plaisir que de ré-écouter des titres nous renvoyant à nos années collège/lycée! J'adore les madeleines vous en doutiez?




HELL'OWEEN Fest.


Saintes (17)
Théâtre Geoffroy Martel
29 octobre 2016: Mobütu, Drakwald, Arcania, Gorod, Phazm


[par Franck and furious, notes et photos de Barjozo, soutien amical de Mumbly]


Soirée de samedi seulement à ce fest. spécial frenchies qui tachent.
Un fest de death chez barjozo.fr, c'est comme une verrue sur le visage de Lemmy ! À priori, c'est moche, mais à forte tuerie, c'est ce qui fait le charme.
Autant l'avouer, même si j'aime bien parfois me mettre un peu de death dans mes lobes des ténèbres, c'est rarement avec des albums ; mais quelques fois live, j'aime bien. Aussi, c'est juste en témoin de ce jeu là, et non en spécialiste, que par ce report je salue ce festival intimiste à l'organisation impeccable, sans prétention, avec bonne humeur et échelle humaine agréable, et... aux frites excellentes, et ce à 2 fois. Saluons le aussi, une fois.

Alors, vous me direz, il faut être un peu maso pour se taper 7h de route A/R pour se payer un truc dont on n'est pas super fan à la base ? Oui mais mon cher Monsieur Lucide, rien ne vaut d'aller visiter une belle ville comme Saintes, aux magnifiques couleurs automnales, se changer les idées, et partager un bon moment avec 2 potes, et qui sait, s'ouvrir l'esprit à du ''nouveau''. Et n'oublions pas qu'au lucide, les frites apportent le glucide. Élément essentiel pour déguster les bières 100% locales de la région du Cognac.

Alors figurez vous qu'au final, ce sera le groupe le plus ''bourrin'' qui aura séduit votre serviteur.
Gorod (Bordeaux)! vainqueur par KO technique et mélodique ! juste énorme : du batteur jusqu'au chanteur ! 2 solistes de folies aux mélodies absolument exquises et jazz, accompagnés par un bassiste soliste à la Billy Sheehan qui porte une magnifique basse ... et niveau charisme et jeu scénique : y en a partout ! Parfaitement mortel !
Un groupe qui devrait avoir un statut international les 2 médiators dans le nez.
Franchement, pour ceux qui supportent le death jazz mélodique, faut absolument les soutenir. D'après ce qu'on m'a dit d'eux, même de gros groupes étrangers du genre les ont salués. Faut admettre qu ils sont + que pro que pro ... chapeau ! Seul groupe d'ailleurs au son impeccable. Sans être un spécialiste de death, je pense que je ne prends pas beaucoup de risque à avancer que s'ils étaient américains, ils auraient le statut international ... Mon gros coup de cour, ou plutôt de boule.
5/5
Pour ceux qui auraient zapé, on rappelle que leur dernier LP "A maze of recycled creeds" était une tuerie.

Arcania (Angers)? très très intéressant ! du métal un peu death, mais pas trop, mais suffisamment ! De bonnes parties mélodiques et des parties subtiles ! à suivre très sérieusement.
4/5 (mon second coup de coeur)

Drakwald (Tours)? du death celtique à cornemuse. Mais pas les cornemuses gnangnan, et zique à boire : vraiment mélodique et qui restent métal donc, et non gigue ! Plaisant même si cela fait drôle d'entendre un peu de samples pour ce genre de groupe !? Tout se perd !
3/5

Mobütu (Fontenay) ? Un nom sans équivauque : musique tranchante : du Motörhead mixé aux Ramones de bonne facture ! Bon échauffement pour débuter la soirée !
3/5

Phazm (Nancy) ? la tête d affiche du soir : joker ! trop crevé pour apprécier, et surtout sont passés après Gorod qui, chez moi et mes 2 potes, ont tout détruit sur leur passage ! les -300 fans sont tout de même restés s'éclater, preuve que c'était bon, vu l'heure tardive, et les tsunamis précédents... désolé, je ne peux pas donner un avis réel, mais il vaut peut-être mieux qu'ils laissent la tête d'affiche à Gorod pour qu'on puisse les apprécier !?... suis trop vieux pour ces conneries.
Que ceux qui le souhaitent s'écoutent leur dernier excellent LP, "
Scornful of icons".

Pour les amateurs du genre ou ceux qui veulent s'ouvrir, ce fest est à recommander, d'autant que proposer une 7è édition est gage de qualité. J'ai tout de même acheté le t-shirt du fest à 12? pour soutenir l'événement, et son ambiance générale. Et aussi parce que j'ai bien aimé le logo, une citrouille diabolique (cf l'affiche) : fallait bien que je me looke pour Halloween ! Vous voyez que je ne suis pas aller à Saintes pour rien!
Et puis, pour un fest de death, et non de black métal, obligé d'aller visiter la très belle crypte de la Basilique Saint-Eutrope, et autres monuments historiques de Saintes à visiter et à préserver. Excellente balade donc .




POPA CHUBBY


Pau
Zénith
14 octobre 2016


[par Franck and furious]


C'est toujours avec cette décontraction chaleureuse que Buddha Chubby se présente à nous avec ses disciples. De suite, on se sent comme à la maison entre potes (à vue de mon oil myope entre 600 et 800 !?) prêts à passer une bonne soirée tapas. Mais contrairement à ma première avec lui, cette fois, il ne nous aura pas envoyé une corbeille de fruits. N'y voyez pas là une image, c'est juste un souvenir, quoique !

Popa fait parti des artistes agaçants ! Doué, charismatique, attachant, mélodique, inspiré, empli de musicalité, mais à l'inverse est une hérésie pour le blues. Aussi si la soirée est excellente, il y manque ce petit quelque chose de magique, de blues. Bref le dessert, peut-être un fruit.
Car le blues nécessite un zeste de mélancolie traduit par quelques longueurs et lenteurs dans les notes, voire des silences. Rien de ça avec Popa. La mélancolie, il ne connaît pas, du moins il la fuit: tout est enjoué, sourire, tel un garnement qui s'amuse à faire des bétises, qu'on lui pardonne aisément en plus. Et à la limite ce n'est peut être pas plus mal aussi.

Alors le bonhomme enchaîne sans temps morts ses titres et quantité de reprises célèbres dont il réécrit des harmonies toujours mélodieuses ("Hey Joe", "Over The Rainbow", .). Tout juste s'il laisse le temps au public d'applaudir. Non ! Lui ne s'embarrasse pas en mélodrame, et blablas redondants, sauf pour amuser la galerie : il envoie et cela pendant plus de 2 heures.
Il s'amuse comme un gamin doué, va même faire du tapping sur un reggae, sans nous laisser le temps de nous en rouler un - quel insolent ! Puis il part s'installer sur la seconde batterie pour un délire de gamins en duo de batteur.
Des duos, Popa aime en faire, ou laisser aussi un peu de gloire à ses musiciens, et à juste titre, dont le Hamondiste-chanteur qui nous proposera, en plus de ses talents de claviériste soliste, une voix claire et lisse, saluée par le public, complémentaire à celle de Popa, grave et éraillée. La section rythmique, suivant le style du chef d'orchestre, ne fait donc pas dans la dentelle, et fournit l'appui nécessaire, presqu'un peu trop formatage usine, mais c'est le style Popa. Quoiqu'il en soit, même si cela manque un peu de légèreté et de feeling, le duo basse-batterie fait un très bon job.

Visuellement, le poids de l'âge, c'est le cas de le dire, fait son ouvre auprès des genoux de l'homme à la casquette. Ce sera donc assis qu'il oeuvrera. Assis, mais dynamique et heureux. Comme moi à la sortie du concert, même si .
Alors, les puristes du blues partiront en courant, les autres, dont je suis, apprécieront ce juke box du, non pas blues rock, mais plutôt rock blues. Car ses solo sont toujours intéressants, variés et mélodiques, voire lyriques. Belle musicalité. Et puis quelle clarté dans ce son de gratte, un régal.
Petit chenapan, malgré son défaut, il arrive encore à me captiver .
Et puis, bon, le blues, cela peut-être aussi chiant parfois si on n'a pas le vague à l'âme .. et moi ce soir là, j'avais plutôt envie de m'amuser avec lui, justement pour surfer (désormais) sur une autre vague. Sacré garnement !




ANA POPOVIC


VIlleneuve sur Lot (47)
la cale
10 août 2016


[par Boucle d'Or]



A la veille de son concert (affichant complet) au festival Jazz in Marciac, Ana Popovic fait escale à Villeneuve sur Lot dans le cadre des concerts gratuits organisés par la municipalité. Le cadre est idyllique, le groupe jouant dos au à la riviére, au cour de la bastide, face à des gradins bien garnis (un bon millier de spectateurs). La météo est estivale et une toute relative fraicheur montre son nez dés le coucher du soleil.

La serbe Ana Popovic est une prodige de la guitare moins connue que ses homologues masculins (Bonamassa.), mais qui n'a rien à leur envier dans un style protéiforme qui va du blues, à la soul mais aussi au jazz en passant par du rock bien rentre dedans à la frontière du hard rock. Elle est d'ailleurs là pour défendre son dernier et triple album dont chacun des trois cd est dédié à un style particulier (blues rock, soul et jazz).

Dès les premières minutes le ton est donné, le concert sera très majoritairement orienté rock et blues avec quelques rares incartades jazz et soul. Le son est puissant et clair, la belle guitariste étant accompagnée par trois musiciens virtuoses (batterie, basse et claviers) qui assurent une rythmique sans faille. Ne reste plus qu'à Ana Popovic de nous faire une démonstration de son talent. Ses doigts de fées montent et descendent sur le manche, arrachant les notes avec sa guitare faisant corps avec son âme. Ça envoie dur et le public habitué à ces concerts gratuits n'est pas forcement habitué à un tél niveau sonore et de qualité. Mais Ana Popovic a mis le public dans sa poche (elle s'exprime très bien en français) qui restera jusqu'au bout des presque deux heures de concert.

Parmi ses morceaux que je ne connais pas car je la découvre ce soir, quelques reprises (Hendrix, Stevie ray Vaughan) et un final avec un morceau de blues rock étiré sur plus d'une vingtaine de minutes. Les lumières se rallument, les oreilles sifflent, direction les abords de la scène où Ana Popovic se rend disponible pour signer des autographes et discuter avec le public. Excellente soirée !




MIOSSEC


Le Passage d'AGEN (47)
Festival Rock'Alibi
28 mai 2016


[par Boucle d'Or]


Le passage d'Agen renoue pour la deuxième édition avec son festival rock'Alibi après plusieurs années d'interruption. Un chapiteau de cirque abrite une scène où se produisent les artistes. Autour, des stands divers et variés. Une ambiance de kermesse plane malgré un temps maussade d'où la présence de paille sous nos pieds.

Miossec est la tête d'affiche de ce petit festival alors que son dernier album «Mammifères» vient juste de sortir et que la tournée commencée par Paris la veille ne fait que débuter. Quelques centaines de personnes viennent soutenir l'artiste pour un concert intimiste dont la configuration tient compte de l'orientation musicale de son dernier opus. Ainsi pas de rock à guitares ce soir mais un accompagnement avec violon, banjo, accordéon, guitares acoustiques et percussions pour soutenir la voix si particulière de Christophe Miossec.

N'étant pas familier avec l'artiste, je ne peux pas comparer avec ce qu'il a fait jusqu'ici, et à l'instar d'un Arno que j'ai découvert live, j'ai beaucoup aimé ce concert. Notamment grâce à la qualité des musiciens et particulièrement la violoniste (Mirabelle, originaire du département et à l'origine de leur venue) diplômée du conservatoire dont la virtuosité et le feeling ont fait de ce concert une vraie surprise. Mention spéciale à l'accordéoniste pour ses parties enflammées. Avis partagé par le public présent au vu des applaudissements récoltés.

La setlist est principalement axée sur le dernier album (« après le bonheur », « on y va », « la vie vole »..) ainsi que les classiques incontournables (« Brest ».). Miossec en voix, visiblement heureux d'être là ce soir échange avec un public connaisseur. Encore une bonne surprise, comme quoi il n'y a qu'en live qu'on peut réellement découvrir les artistes. Bravo aux organisateurs.




MANIGANCE


OLORON Ste MARIE (64)
Festival la Croisée des Notes
23 juillet 2016


[par Barjozo]


Un concert gratuit en plein air au mois de juillet ça ne se refuse pas! On arrive au bar avec l'ami Franck and furious et hop une binouze svp! Ensuite, comme il n'est que 21h on se place devant la mainstage 1 pour un groupe de filles from Lyon jouant du punk aux forts accents celtiques, les Celtic Frog. Dansant.

Puis mainstage 2 c'est au tour des bordelais de Duende de nous proposer un melting-music box aux accents fortement hispanisants (ne serait-ce que par le chant) et empruntant leurs influences à la salsa, au mambo, associé par moments à quelques effets rap et également à du chant djeunss! Intéressant mais pas trop ma tasse de thé.

23h l'heure des braves. Celle de Manigance (photo), groupe de hard-rock assez classique, dans un style heavy-metal fortement ancré dans les 80ies. Rappelons que ce groupe est originaire du coin, comme Didier le chanteur l'a signalé. Passant en revue leurs nombreux albums, et proposant également deux nouveaux titres qui devraient figurer dans leur prochaine galette, les gars s'en sont bien tirés malgré l'heure tardive (on est pas à Clisson MFKers!) et ont joué jusque au bout du festoche, alors que les fourgonnettes commençaient même déjà à ranger le matos!
En tous cas une bonne soirée pleine de décibels en tous genres!




Jean-Félix LALANNE


HENDAYE (64)
Festival Guitaralde
9 juillet 2016


[par Barjozo]


C'est dans une petite salle à la chaleur étouffante et que nous avons eu beaucoup de mal à dénicher au centre d'Hendaye que le guitariste et ancien accolyte de Marcel Dadi, Jean-Félix Lalanne nous a proposé un concert...non, plutôt un spectacle à mi-chemin entre concert et pièce de théâtre, représentation axée donc sur son ancien ami et maître es-guitare es-picking, le sus-nommé Marcel Dadi. Ce spectacle s'intègre à une petite tournée qu'il a intitulée "La guitare à Dadi", comme sur les CDs du maître, à l'occasion du 20ème anniversaire de sa disparition (je rappelle à ceux qui ne connaîtraient pas le guitariste qu'il est décédé dans le crash du Boeing joignant New-York à Paris en 1996...).

Le décor bien que léger proposait un divan (sur lequel Lalanne de temps à autre se vautrait pour jouer de la gratte), une petite table avec un téléphone à cadran style années 80 (qui lui servait à entretenir quelques dialogues factices avec Dadi), et un téléviseur retransmettant par intervalles plus ou moins réguliers des enregistrements de Dadi en retraçant chronologiquement la vie du défunt guitariste.

Mais le meilleur était bien sûr dans ces fameux morceaux purement instrumentaux de Dadi, morceaux joués à la perfection par un Lalanne dont on sentait l'émotion qui transpirait des cordes de ses guitares. Je renvoie ici ceux qui le souhaitent à l'oeuvre assez foisonnante de Dadi, et s'il ne fallait en choisir qu'un, je vous propose "Nashville Rendez-vous", CD qui me permit en l'année 1993 de découvrir cet immense artiste qui jamais ne se prit au sérieux...




H E L L F E S T 2016


Clisson (44)
17-19 juin 2016
[par Barjozo]
pour une autre approche:
voir [Franck and furious]
ou alors [Boucle d'Or]
ou encore [Mumbly]


Au retour du Hellfest cette année Barjozo a décidé d'aller à confesse...C'est pourtant pas ce qui manque, les cons et les fesses.. Ou peut-être était-il en manque de con et de fesses...
Comprenez ou non, c'est comme ça. Voici ce qu'il se passa dans un lieu que l'on ne dévoilera pas ici...


Le Prêtre: "In nomine Patris, et Filii, et Spiritus Sancti. Amen."
Barjozo: "Bénissez-moi Padre, car j'ai péché.."
Le Prêtre: "Je vous écoute mon fils, parlez librement, les voies du Seigneur miséricordieux sont impénétrables mais il vous accordera le pardon..."
Barjozo: "Oui Padre, j'ai péché, j'avoue être encore allé au Hellfest cette année et m'être repu d'une musique qui m'a procuré beaucoup de plaisir."
Le Prêtre [levant les bras au ciel]: "Vade Retro Satanas! Ce type de confession s'avère compliqué et nécessite l'intervention d'un collègue exorciste annihilisateur. Justement j'en vois un qui arrive.."
L'Exorciste [tenant un grand crucifix doré]: "Voici la croix du Seigneur..Fuyez puissances ennemies ! !"
Barjozo: "Euh! j'avoue avoir quelque peu minimisé mes problèmes mais..."
L'Exorciste: "Comment! Il paraît que tu es encore allé à Clisson dernièrement t'adonner à l'écoute de musiques totalement prohibées par nos textes sacrés ? Tu as totalement perdu la raison pauvre PECHEUR, pauvre FOOOUUUUU!!!"
Le Prêtre: "Fais attention avec ton crucifix tu vas finir par blesser quelqu'un..."
L'Exorciste: "OK mon Père. [se tournant vers Barjozo] Alors mon salaud tu voudrais que je te donne une absolution pour ce que tu as fait? Mais tu dois d'abord nous détailler ton forfait afin que nous puissions envisager la pénitence qui s'impose."
Barjozo: "Alors voilà.
Le premier groupe que j'ai vu vers 17h le vendredi c'était les vieux thrashers d'ANTHRAX et leur charismatique et barbichu guitariste Scott Ian. Ils nous ont pondu un set correct en milieu d'après-midi sous un ciel mitigé. Faut dire qu'ils n'ont pas pris de risque dans leur setlist avec leurs deux reprises « Got the time » et « Antisocial » toujours aussi sexy en live, ou les classiques « Caught in a mosh », « Fight'em 'til you can't » et « Indians » (morceau sur lequel Belladonna s'enticha d'un couvre-chef à plumes colorées un tantinet trop grand pour sa boîte crânienne mais le fun y était). Prestation correcte mais sans plus."
L'Exorciste: "Va pour ANTHRAX. Il suffira de bien te désinfecter les mains avec de l'eau bénite matin, midi et soir pendant 8 jours."
Barjozo: "Direction la grande tente de la Valley ensuite pour EARTH. Du stoner très classique bien joué mais sans trop de relief. Vinrent ensuite les 3 MELVINS dont le chevelu Buzz Osborne reconnaissable à 2 kilomètres en raison de sa toison frisée indémodable...Morceaux rapides et brefs dont de nombreuses reprises (« Deuce » de Kiss, mais la setlist publiée sur le net en rapporte bien plus). Ambiance très rock sous la Valley avec premiers pogos. J'ai enchaîné avec KORPIKLAANI sous la Temple qui nous a balancé des morceaux empreints d'un relent celtique affirmé avec la présence on stage d'un violoniste et d'un accordéoniste bien pêchus pour envelopper d'une ambiance festive ce folk-métal finlandais. Mais les trois premiers morceaux me suffirent car au final, sans connaître leurs albums au préalable, le côté légèrement répétitif et surfait m'a rapidement gavé..."
L'Exorciste [fronçant les sourcils]: "La Temple, c'est pas là où il y a 3 croix inversées en guise de décoration ?"
Barjozo [en aparté "Merde, il est bien renseigné le bougre"]: "..Euuhh ! exact !"
L'Exorciste [laissant tomber son crucifix]: "Aaarggh! Sors de ce corps Belzébuth, sois maudit d'entre les morts et ne reviens jamais!"
Le Prêtre: "Seigneur ayez pitié ! Seigneur ayez pitié !"
Barjozo: "Ok. Ok les gars, je n'y suis pas resté longtemps rassurez-vous, car ensuite j'ai tenté d'aller jeter une oreille sur VOLBEAT sur la Mainstage 1. Las ! Le côté surprenant et assez intéressant que j'avais pu ressentir lors de leur venue en 2013 étant absent, j'ai trouvé leur début de set assez rébarbatif...Je suis donc retourné rapidement sous la Valley pour ne pas rater le début de MAGMA [photo]. Le collectif français a su pendant près d'1 heure capter l'attention d'un auditoire totalement hypnotisé par leur Jazz-Rock aux chants répétitifs. A tel point je crois qu'ils ont été surpris de l'ovation finale que le public a su leur délivrer. Pour moi le premier excellent moment du week-end."
L'Exorciste [ayant récupéré son crucifix]: "Fils rédempteur du monde, prends pitié de cette pauvre âme errante..."
Barjozo: "Mais pas du tout, je n'ai rien d'une âme errante et d'ailleurs ensuite j'ai tenté d'écouter SUNN O))) mais sans réel succès tant le chant incantatoire et le son assourdissant des cordes, vous pénétrant le corps physiquement n'ont pas su m'embrigader dans leur trip de Drone-Métal américain. Certainement un des groupes les plus extrêmes qu'il m'ait été donné d'écouter en live."
Le Prêtre: "Mon petit..."
L'Exorciste [s'adressant au Prêtre]: "Arrière mon Père, le démon essaie de vous amadouer avec des sornettes et autres balivernes mielleuses..."
Le Prêtre [s'adressant à l'Exorciste] : "Tu vas vraiment finir par me déchirer la soutane avec ton crucifix, fais donc un peu attention !"
Barjozo: "Pour finir le vendredi j'ai écouté de (très) loin le hard-rock suffisant et pompeux de RAMMSTEIN s'en réelle conviction avant d'aller me coucher."
Le Prêtre: "Beati pauperes spiritu."

Barjozo: "Bref, le lendemain samedi tout commença alors qu'on cherchait une place en voiture que jamais on ne trouva... Cela a commencé par une queue interminable à l'entrée principale du site et une fouille rapide par les gardiens du temple. Maintenant, comme David Vincent, je sais que les envahisseurs sont là et qu'ils ont pris forme humaine. Cette forme humaine se nomme Glenn. Glenn HUGHES. Et parmi ses fervents disciples on trouve Franck and furious, totalement soumis et irraisonnable entre tous."
L'Exorciste: "Qui c'est celui-là Franck and furious, un nouveau? Encore une âme perdue ? [regardant son carnet] Nico, Boucle d'Or, Mumbly, Bertrand, Berny...Par tous les Saints, je ne l'ai pas sur ma liste...Faudra que je m'occupe de lui..."
Barjozo: "Oui, oui, c'est un nouveau disciple et il adule une idole païenne nommée Glenn HUGHES...dont j'ai d'ailleurs raté la prestation sur la Mainstage 1. Moi je n'ai commencé la journée qu'avec le set de SIXX :A.M. toujours sur la même scène. Glam-Rock enjoué, pour une prestation de milieu d'après-midi sans prétention. Ensuite je me suis rendu à la Warzone pour voir les mythiques punks anglais de UK SUBS. Alors là, chapeau bas à l'organisation: d'une scène quelque peu déliquescente ils en ont fait un petit joyau tant sur le plan de l'architecture globale (la scène a été repensée ad integrum) que sur celui de la décoration. Gros investissements donc, avec nouvelle zone de restauration attenante et au beau milieu de tout çà une majestueuse statue de feu Lemmy. Les punks ont donc maintenant leur lieu de culte dédié et les UK SUBS s'y sont donnés à fond avec 3 rappels en prime !!!"
L'Exorciste: "Tu blasphèmes pauvre mécréant que tu es! Les seuls lieux de culte autorisés sont ceux de notre mère l'Eglise ! Ni punk, ni maître !"
Le Prêtre: "En effet, ne vous laissez pas égarer sur ces chemins sinueux jeune brebis...Le Seigneur est notre berger, ne l'oubliez pas."
Barjozo: "En parlant d'étoile (du berger), c'est après que j'ai pu apercevoir Joe SATRIANI sur la Mainstage 1. Toujours aussi chauve. Toujours aussi souriant. Toujours aussi à l'aise à la gratte. Un virtuose sur lequel le poids des ans n'a pas l'air d'avoir d'effet négatif. En plus le bougre nous a concocté une setlist basée sur ses anciens titres et surtout des morceaux tirés de "Surfing with the alien". Un pur moment de grâce musicale. Hors du temps. Divin... [se ravisant] Oups! Je voulais dire démoniaque!
L'Exorciste: "Tu aggraves ton cas invariable pêcheur inconscient! [levant les bras au ciel]Seigneur miséricordieux exaucez ma prière! Que mon cri monte vers vous! J'implore votre clémence pour ce pauvre transgresseur de vos lois divines éternelles!"
Barjozo [faisant non du doigt]: "Que nenni mon prince, point de transgression dans mes actes. Tout au plus une légère dissidence dans mes choix musicaux et encore! C'est ainsi que j'ai passé la soirée du samedi sous la Valley. J'ai pu apprécier à sa plus haute valeur l'unique concert d'HERMANO [photo] depuis des lustres (2008!) avec des musiciens qui semblaient vraiment heureux de se retrouver sur scène ensemble après tant d'années de silence (les 5 sont hyperactifs mais avaient mis de côté ce projet au grand désespoir des fans...).Un concert puissant, rythmé, enjoué, autour de morceaux enflammés comme le tryptique "Cowboys suck", "Quite fucked", "Angry American" tiré de "Dare I Say". Pour moi LE set du week-end sans doute possible, avec l'exclusivité mondiale en plus comme l'a bien précisé John Garcia le chanteur qui doit très certainement être celui par qui cela a pu se faire (c'est un peu un habitué de Clisson où il s'est déjà produit avec UNIDA et les ex de KYUSS)."
Le Prêtre: "Et après, qu'est-ce que vous avez fait?"
Barjozo: "Pas grand chose, en attendant les gars de FU MANCHU et leur célèbre stoner/hardcore californien sentant bon la sueur et le sable chaud. Je n'ai là non plus pas été déçu avec une rythmique endiablée et un set bien cadencé par des morceaux rapides et puissants..."
L'Exorciste: "Tu m'agaces sérieusement avec tes références au diable petit effronté!"
Le Prêtre: "Domine salvam fac pauperam."

Barjozo: "Le dimanche commença sous les meilleures hospices en début d'après-midi et sous le soleil (de Satan), avec le concert de VINTAGE TROUBLE [photo] sur la Mainstage 1. Un blues-rock au groove addictif grace à une bonne rythmique et surtout un chanteur black US semblant totalement habité par l'esprit de ses illustres ancestres. Le bougre est même descendu dans la foule en fin de gig tout en continuant à chanter et a pu regagné la scène porté par le public en liesse, tel un surfeur sur une vague de bras humains. Un vrai moment Rock intense et magique.
Ensuite je me suis dirigé vers la Valley d'où je savais que je ne devrais plus sortir puisque se profilaient les arrivées successives de KADAVAR, RIVAL SONS, JANE'S ADDICTION et PUSCIFER.."
L'Exorciste: "Aaaahhh! Luciiiffeeeerr!!!!"
Barjozo: "Mais non pas Lucifer, Puscifer, vous avez fait une petite paraphasie phonémique, à croire que je ne prononce pas bien! Pussy c'est pas Lucy, même si Lucie a un pussy."
Le Prêtre: "C'est vrai, il a bien dit Puscifer et non Lucifer...[se tournant vers Barjozo] Par contre j'ai pas bien compris l'histoire du pussy. Mais continuez mon petit, nous vous écoutons religieusement."
Barjozo: "Donc, ce sont d'abord les allemands de KADAVAR [photo] qui investirent la scène de la Valley en cette fin d'après-midi dominicale. Set carré, basé sur un hard-rock aux relents vintage marqués. Pas de surprise notable par rapport à leur prestation de 2014 outre l'apport de quelques titres de leur dernier opus "Berlin"..."
Le Prêtre: "Pas de lien avec un satanisme quelconque?"
Barjozo: "Oh non Padre, et encore moins avec le groupe suivant, RIVAL SONS. Groupe de la côte Ouest des States on ne peut plus terre à terre avec un rock lorgnant souvent sur le blues en particulier avec leur fabuleux LP de 2014, l'intemporel "Great Western Walkyrie". Ces américains que je voyais pour la première fois ont balancé leur zike élégamment dans un style aérien, aidés en cela par un chanteur hors normes dont la performance live n'avait ici rien à envier aux meilleurs performers. Un très bon concert qui restera longtemps gravé dans mes circonvolutions limbiques!"
Le Prêtre: "Très bien, très bien. Mais arrêtez de m'appeler 'Padre', nous ne sommes pas en Amérique du Sud que je sache..."
Barjozo: "Excellent Padre! Transition toute trouvée avec le groupe suivant, les trop rares JANE'S ADDICTION [photo] dont le chanteur-leader charismatique arborait un magnifique canotier sentant bon les tropiques! A noter que le groupe s'est permis une mise en scène élaborée assez rare sous la Valley pour être signalée. Danseuses de court vétues aux courbes avantageuses sur une estrade en arrière scène ou attachées dans les airs et tournoyant au dessus de la scène dans une chorégraphie un tantinet provocante et sexy. L'essentiel bien sûr n'était pas là. La zike était largement plus intéressante alternant des morceaux calmes et très jazzy, avec de véritables brûlots rock électrifiés. En final, les musiciens proposèrent un titre en accoustique ("Jane says") assis en bord de scène, après avoir précisé que leur set clissonnais clôturait leur tournée européenne et qu'ils allaient s'en retourner aux States. Une des danseuses s'est même permise de nous souhaiter une 'bonne fête des pères' en français à la fin du show, avec un délicieux accent anglosaxon...."
L'Exorciste [levant les 2 bras au ciel]: "Malum est mulier, sed Christus nos liberavit."
Barjozo: "Faut quand même pas pousser les gars, rien de mal à regarder des danseuses aussi peu vétues soient-elles!"
L'Exorciste ['pêtant un cable']: "Ce n'est pas à toi pauvre mécréant, de nous dire ce qui est bien ou ce qui est mal. C'est notre job au Père et à moi-même, mets-toi bien ça dans le crâne!"
Le Prêtre: "Contra principia negantem, non est disputandum! Un peu de calme mes amis!"
Barjozo: "Bon, je finis mon récit exutoire parce qu'il commence sérieusement à me les briser l'inquisiteur...Avant d'écouter le dernier concert de la Valley, j'ai voulu aller jeter une oreille sur le début du set des vieux BLACK SABBATH. Je n'ai donc écouté que les 3 premiers morceaux, très à distance de la Mainstage 1. J'aurais dû m'abstenir car du grand groupe connus de tous il ne semble rester que des ombres, des silhouettes tentant de raviver une flamme rock qui pour eux s'est malheureusement éteinte il y a quelques années...La tournée de trop? Je n'en sais trop rien, tout est question de feeling...
Bref, après cet intermède de messe noire grisonnante, je retourne sous la Valley pour le set de PUSCIFER, nouveau side-project de Maynard James Keenan, leader de TOOL. Ce groupe évolue depuis une dizaine d'années, même si j'avoue n'y être tombé dessus que début 2016 avec leur dernier album "Money shot" [2015]. Rock expérimental permettant à Keenan de laisser aller son imaginaire prolifique: la scène voyait ainsi la présence de figurants, ou autres danseurs improbables, grimés en catcheurs (et catcheuses) jouant un simulacre de match pendant les divers morceaux...Ambiance complètement 'borderline' au gré des titres langoureux donnant plus dans le rock progressif que dans le hard-rock classique. Au final un très bon set assez cool et pas trop agressif pour terminer un week-end riche en décibels!"
L'Exorciste: "Tu as parlé de messe noire ou j'ai encore halluciné?"
Barjozo: "Ne vous méprenez pas, grise était plutôt cette messe, ce qui me semble assez peu blasphématoire..."
L'Exorciste: "Quid du prêtre?"
Barjozo: "Un certain Ozzy. Plus précisément Ozzy "coucou" Osbourne, qui ne ferait pas de mal à un pigeon..."
Le Prêtre [s'adressant à l'Exorciste]: "Alors qu'en penses-tu cher collègue? Quelle expiation peut-on proposer? Je n'ai pas l'impression que la faute soit si grave au final."
L'Exorciste [laissant tomber son crucifix]: "Je n'en crois pas un mot et f..."
Barjozo [saisissant la croix]: "Ah, ah! Faut-il que tu sois borné pauvre inquisiteur de malheur! Cette leçon vaut bien un crucifix sans doute! [sortant du confessional]Et comme aurait dit Schwartzy en enfourchant sa bécane:'Asta la vista Baby!'."

L'inquisiteur devint rouge comme un diablotin...
Enfin honteux et confus, il jura...Mais un peu tard...Qu'on ne l'y prendrait plus.


Le Padre quant à lui, voyant qu'il s'était fait rouler dans la farine animale...se mit à trembler de tous ses membres tel un mouton atteint de spongiopathie encéphalique aiguë.

Moralité: "Tu vas au Hellfest, ou tu y vas pas, tu peux écouter la zike que tu aimes quand même et laisser les moralisateurs de tous bords se masturber l'esprit si ça leur chante!"







Marseille
Stade Vélodrome
13 mai 2016


[par Barjozo]


Un concert d'AC/DC est toujours un évènement tant par la débauche d'artifices et de pubs en tous genres ainsi que tout ce qui peut graviter autour, que par la communion qui se vit quand on est au milieu d'un public qui reprend toutes les chansons en choeur (ou presque). Ce set marseillais était le 3e rendez-vous live avec W.Axl Rose aux vocaux (après Lisbonne et Séville). Dès les abords du stade Vélodrome, refait à neuf depuis peu, l'ambiance était très décontractée, la foule bigarée avec beaucoup de quadras, quinquas et plus, ainsi que de nombreuses représentantes de la gente féminine.
Je ne pourrai pas vous évoquer la première partie puisque je l'ai ratée...Shame on me!

Angus et ses sbires arrivent sur scène vers 20h50, après le petit film introductif qui chauffa le public à blanc en évoquant en 2-3 minutes la discographie du groupe australien.
Pas de réelle surprise avec une ouverture classique sur le dispensable et peu esthétique à mon goût "Rock or bust" (de l'album du même titre paru en 2014, "Rock or bust") -cela dit comme ça on en était vite débarrassé, hé, hé, hé- titre qui d'emblée cependant nous mit au parfum sur les capacités vocales d'Axl Rose: toujours cloué sur sa chaise le chanteur se montre puissant et assuré, comme si il avait chanté ce morceau depuis des lustres.
Enchaînement sur un premier classique avec "Shoot to thrill" premier des 6 titres (!) tirés de l'historique "Back in Black" [1980] avec "Back in black", "Hell's Bells", "Given a dog a bone", "Have a drink on me" et "You shock me all night long". Tous ces morceaux furent joués avec précision sans fioriture aucune de la part d'un 'groupe' (ou ce qu'il en reste) concentré sur son sujet. En particulier Cliff Williams arc-bouté sur sa basse et délivrant quelques choeurs quand il levait la tête, et Stevie Young aussi peu mobile que son cousin Malcom. Même la grosse cloche sur "Hell's bells" avait un balancier à la régularité métronomique!

Le 3e titre fut "Hell aint a bad place to be" (from "Let there be rock" [1977]), toujours un régal pour les cages à miel, Axl nous gratifiant de 'HHEEEEEELLLLLLLL' bien rugueux).
Un deuxième morceau tiré du dernier LP, ne me fit pas plus d'effet que le premier ("Got some rock n'roll thunder"), avant un énoOorme "Dirty deeds" (from "Dirty deeds done dirt cheap" [1976]) repris par tout le public marseillais, alors que la foule clignotait dans les tribunes au rythme des cornes lucifériennes rendues célèbres par Angus et vendues a plusieurs milliers d'exemplaires avant le début du concert semblait-il!

"Rock n'roll damnation" et "Sin city" (morceaux de "Powerage" [1978]) tout comme "Riff raff" joué en deuxième rappel confirmèrent une setlist basée sur des classiques du siècle dernier! Mais c'est tellement bon, qu'on en redemande!!!
Le tonitruant "Thunderstruck" (unique titre de "The razor's edge" [1990]) fut joué en milieu de concert et fait toujours son effet avec la gratte d'Angus en intro, même si celle-ci a semblé un peu hésitante sur les premiers accords...

A ce moment du concert je crois qu'on a ensuite eu droit à "High Voltage" ("High Voltage" [1976]) et le rythmé "Rock N' Roll train" (single de "Black ice" [2008]) morceau sur lequel le chanteur des Guns commença à avoir quelques difficultés de puissance, en réduisant par la suite son niveau d'intensité de vocalises...Ce qui fut évident plus loin sur "Whole lotta Rosie" (titre je le rappelle tiré du monstrueux "Let there be rock" [1977]), morceau qu'il assura quand même à la perfection, sachant que c'est un morceau qu'il a repris régulièrement depuis les débuts de sa carrière avec Guns N'Roses (il était présent en face B d'un maxi japonais paru peu après 1987...et que je me souviens avoir pu tenir en mains! Arrrgggghhhh! Collector!).

Surprise ensuite avec "If you want blood (you've got it)" que le groupe a peu joué depuis l'ère Brian Johnson, morceau pourtant excellent émanant de "Highway to hell" [1979]. "Shot down in flames" et sa petite intro classique sautillante fut très appréciée par les premiers rangs qui sautaient dans tous les sens...Tout comme pour "T.N.T." [1975](réclamé à corps et à cris par mes voisins de soirée).
"Let there be rock" annoncé par la batterie claquante de Chris Slade (toujours aussi chauve) fut l'occasion d'un titre à rallonge, avec solo d'Angus qui put encore s'éclater comme s'il avait 40 ans de moins et le bougre assure quand même encore remarquablement, même si ses soli n'étonnent plus personne et sont d'une prévisibilité assez criante. Mais bon, voir ce mec de 61 ans se rouler par terre accroché à sa guitare, sur une petite scène à 2 mètres du sol, c'est toujours assez bluffant (photo). "Let there.." fut le dernier titre avant les rappels.

Ces rappels furent "Highway to hell", "Riff raff" et le toujours magique "For those about to rock (we salute you)" morceau éternel datant déjà de 1981 et qui en live ne semble pas avoir pris une ride ni un cheveu blanc contrairement à une grande partie du public [sic]! Fire, fire, fire!!!.

Concernant la performance du chanteur du soir: Axl s'en est tiré magnifiquement, surtout sur la première partie du concert, car comme à son habitude (on le sait depuis longtemps maintenant quand on reprend les setlists de Guns N'Roses) sa voix était moins 'béton' sur la 2eme partie, mais c'est quand même relatif avec lui. Toujours est-il que si on fait abstraction du caractère du bonhomme force est de constater que c'est un grand professionnel car le travail qu'il a dû fournir pour assurer de la sorte un relai du père Johnson n'est pas à la portée du premier des lead-singer que l'on peut croiser sur la planète Rock. Donc monsieur Rose, chapeau bas!

Reverra-t-on AC/DC en tournée, rien n'est moins sûr avec les mésaventures de ses boys, Cliff Williams et Angus Young restant les deux seuls rescapés. C'est pour cela qu'au final, après avoir savouré un instant musical intense (c'était la 4e fois que je les voyais sur scène après Vincennes en 1991, Bordeaux en 1996 et Paris-Bercy en 2000) j'ai quand même eu un petit coup de cafard...

LET THERE BE ROCK !




Pat MAC MANUS Band


St-André de Cubzac (33)
Galway bar
1er avril 2016


[par Barjozo]


Les 3 frères Mc Manus, irlandais, montèrent un groupe dans les années 80 du nom de Mama's Boys. Sur ce site un de leurs albums a été qualifié d'incontournable ("Power and Passion" paru en 1985). J'avoue qu'après toutes ces années, j'ai peu suivi la carrière du maestro, Pat "The Professor" Mc Manus. Alors quelle ne fut pas ma surprise de voir une annonce de concert, dans un lieu paumé, avec le-dit musicien!

Le Galway est un pub tout ce qu'il y a de plus classique, mais qui propose chaque vendredi un concert live. J'apprends de la bouche du tavernier himself que Mc Manus s'y est déjà produit en 2015 (!). Vers 21h, entrent dans la salle déjà remplie (environ 100 à 120 personnes à vue de nez, sur 2 niveaux) 3 gars au look anodin: un quinquagénère chauve et grassouillet (Paul Faloon, batteur), un quadra moustachu à l'air très sérieux (Marty Mc Dermott, bassiste), et un mec semblant plus âgé que les deux premiers cités, assez gringalet et aux longs cheveux, sourire aux lèvres et tout ce qu'il y a de plus décontracté (Pat Mc Manus).

Après quelques mots échangés avec les personnes debouts devant la petite scène, quelques disques/CD/DVDs dédicacés (certains avaient amené leurs 33t de Mama's Boys) et les réglages des instruments, le set débute à 22h. Son très correct et un pêche d'enfer sont les premiers éléments qui me viennent à l'esprit. Vont s'enchaîner des morceaux du dernier album solo dont les titres me sont inconnus dans un style blues-rock très rythmé. Cette première partie du show sera aussi agrémentée d'une reprise de Rory Gallagher, et une autre de Gary Moore ("I Still got the blues"). Après une heure de concert vient le premier titre de Mama's Boys avec le faramineux "Runaway Dreams" et son célèbre solo de violon, enchaîné avec un instrumental reprenant un classique irlandais ("Fiddle trax") pour un nouveau époustoufflant solo de violon.

Pause de 20 minutes. Je me dirige vers le stand de merchandising et je me fais dédicacer un DVD (photo). Coolissime. Après quelques mots échangés avec les personnes du premier rang, le set reprend, Mc Manus s'armant d'une gratte sèche pour les 3 premiers titres, toujours avec une désinvolture, une maestria et un enthousiasme des plus plaisants. Notons une autre reprise, cette fois-ci de Whitesnake avec le blues "Ain't no love in the heart of the city". Cette deuxième partie du concert sera aussi parsemée de morceaux de Mama's Boys (les seuls dont je sois sûr des titres à vrai dire!) dont "Straight forward, no looking back" et "Needle in the groove".

La fin du set fut enflammée avec 3 rappels enchaînés dont un sautillant "Mama we are all crazy now ", reprise de Slade, qui fut surtout mis en valeur par Quiet Riot dans les années 80. Mc Manus finit son set en présentant ses deux accolytes et en remerciant le public, toujours en arborant un sourire qui en disait long sur sa joie d'être là.

Exceptionnel d'avoir pu jouir d'un tel concert dans ce petit bled girondin, par un Géant du rock.
Ah, j'oubliais, en plus l'entrée était gratuite...




CROSSFAITH


Paris
Trabendo
14 mars 2016


[par Barjozo]


De passage à Paris j'en profite pour jeter un oeil sur la programmation du soir. Je tombe sur Crossfaith, groupe japonais dont j'ai déjà parlé sur ce site en chroniquant leur dernier LP en date, "Xeno"
L'électro-métal ou dance-nu-métal n'est pas ma tasse de thé, mais on va pas cracher dans la soupe, et je me rends confiant au Trabendo, petite salle jouxtant le Zénith de La Vilette.
Le concert n'affiche pas complet, mais l'ambiance est sympathique, plutôt jeune...
Le groupe de première partie dont j'ai oublié le nom faisait dans le Rage Against The Machine en version un peu plus 'dance'. Correct mais sans plus.

Arrivent ensuite les 5 gars de Crossfaith: un bassiste au visage tatoué, un chanteur, un guitariste rouquin, un batteur pré-pubère et enfin un claviériste/synth/mixeur totalement allumé et carburant au Jack Daniels pendant tout le set (le zozo en fin de concert s'est même permis un petit stage-diving des familles sans artifice mais totalement spontané m'a-t-il semblé...). La zike est un savant mélange entre une rythmique lourde (le batteur est très bon et a même délivré un solo intéressant), un chant alternant le (Dave)growl et le clair, et des rythmes de synthés, mélés à des samples/boucles lancinantes et souvent rapides (techno quoi). J'avoue qu'autant sur LP, le résultat m'avait un peu laissé sur ma faim, autant en live, les musiciens arrivent à vous embarquer dans leur monde et qu'au final la sauce musicale est plutôt digérée sans trop de mal.
A vous d'essayer et vous me direz!




The VINTAGE CARAVAN


Soirée "Make It Sabbathy #27" avec DEAD LORD & TIEBREAKER
Bordeaux
Void
18 février 2016


[par Barjozo]


On fait le déplacement pour voir The VINTAGE CARAVAN une des révélations de l'année 2015 avec leur 2e LP, le superbe "Arrival" qui faut-il le rappeler à terminé 5e du top 2015 sur ce site web...
L'affiche propose 3 groupes venus du nord, ce qui vu le froid de canard ambiant en ce mois de février ne fait qu'entrer en symbiose avec la météo [sic].

Tiebreaker, quintette norvégien propose un rock assez classique, bien joué mais pas transcendant. Il faut dire qu'ils n'ont pas la partie facile, ouvrant la soirée, et commençant même à jouer dans la petite salle en sous-sol...avant que l'accès à l'escalier y menant ne soit ouvert au public! Ils ont certainement du un instant penser qu'il n'y avait personne! Après environ 30 minutes d'un rock agrémenté de quelques parties d'harmonica, les musicos laissent la place à d'autres scandinaves..

En effet, le groupe suivant répondant au doux patronyme de Dead Lord est lui suédois. D'emblée les sonorités évoquent un hard-rock à la Thin Lizzy avec un binôme de guitaristes s'amusant à jouer en même temps les même accords. Le bassiste et le batteur sont un peu en retrait dans un set bien ficelé délivrant de bons morceaux mais sans réelle originalité. Notons un solo de gratte sur lequel le guitariste-chanteur (dont l'origine afro, avec grands cheveux frisés et moustaches fait également penser à Phil Lynott) reprit une intro classique de Van Halen.

Enfin arrive sur la petite scène du Void, le trio islandais The Vintage Caravan (photo: Barjozo).
Le son est correct même si la voix est par moments en retrait. C'est "Babylon" qui ouvre les festivités sonores avec entrain. Va s'enchaîner ensuite la quasi intégralité des morceaux de leur album sus-cité, "Arrival". Que ce soit sur les rythmes rapides (comme l'excellentissime "Crazy horse" dont le refrain sur un tempo speed a provoqué un pogo devant la scène) ou d'autres sur lesquels l'ambiance est plus feutré (comme la première partie de "Innerverse"), ces 3 jeunes musiciens ont assuré grave. La désinvolture avec laquelle ils ont su se mettre dans la poche le public (environ 80 personnes) en créant une osmose sympathique (en particulier le bassiste toujours en train de parler avec le public en rigolant) et en semblant totalement détachés de tout stress (alors qu'il s'agissait de leur première tournée européeene) faisait plaisir à voir, mais aussi et surtout à entendre (!) car c'était quand même la finalité de cette soirée.
The Vintage Caravan semble avoir en mains toutes les cartes pour devenir un grand groupe dans les années à venir. Espérons qu'ils sauront garder le cap!
Rock n'roll!
PS. Ceux qui veulent avoir un aperçu de ce groupe, avec multi-caméras/HD peuvent visionner 3 titres enregistrés au Wacken en 2014 en cliquant ici.




GHOST


Cenon (33)
le rocher de palmer
mardi 09 février 2016


[par Boucle d'Or]

De retour au rocher de palmer, après Rival Sons en 2015, ce tempétueux mardi 09 février pour assister à l'une des nombreuses dates de la tournée hexagonale de Ghost. Tournée sold out sur de nombreuses dates, ce qui ne sera pas le cas à Cenon, mais le compte n'est pas bien loin et un millier de pèlerins sont présents pour assister à la messe noire de papa emeritus III et de ses goules sans nom.

Dead soul, groupe suédois ouvre ce soir pour une trentaine de minutes avec un rock électro blues teinté de métal. Un chanteur et deux guitaristes occupent le devant de la scène alors que la rythmique est totalement samplée et mélangée à des boucles électro. Le premier morceau est très bon et laisse augurer une bonne surprise, le chant se rapprochant d'un Ian Astbury (the Cult) et parfois d'Iggy Pop en version crooner, les deux guitaristes assurant chacun leur solos. Mais très vite, le ton baisse et le groupe propose alors des morceaux assez tièdes avec des refrains paresseux. Seul le dernier morceau remonte le niveau de la prestation. Bien mais sans plus.

Découverts au Hellfest, c'est la troisième fois que j'assistais à un concert de Ghost, mais une première en salle. C'est donc très bien placé à quelques mètres de la scène que je patiente.
Après un quart d'heure de musique religieuse, la scène baignée dans une lumière tamisée rouge, cachée par des volutes de fumée et d'encens s'illumine soudainement laissant apparaître en fond un décor projeté, très théâtral, de vitrail d'église païenne. La batterie est très en hauteur ainsi que les les claviers donnant une impression d'autel. Les musiciens prennent chacun leur place et le concert commence sur les deux premiers titres de leur dernier et très bon opus, « Ritual » et «From the pinnacle to the pit ». Le son est très bon, même si la voix est un peu mixée en arrière au tout début. Les nouveaux titres passent très bien le test du live.

Papa Emeritus comme à son habitude est grimé en pape avec sa toge son masque et sa coiffe. Les goules quant à elles ont laissé tomber leur costume habituel de moine à capuche pour une tenue noire et plus légère avec seulement un masque, ce qui facilite désormais leurs mouvements et donne une dynamique au concert qui faisait défaut sur leur précédentes tournées (les musiciens restaient plantés du début à la fin au même endroit).
La setlist fait la part belle au dernier album, mais les titres phares de leur albums précédents (à part « Elizabeth » curieusement absent) sont interprétés pour le plus grand bonheur d'un public visiblement très ravi et entonnant les refrains en chour. Ainsi «Con clavi con dio », « Year zero », « Absolution », « Boody and blood » tapent dans le mille pour un concert carré et beaucoup plus heavy que ceux auxquels j'avais pu assister (effet enceinte fermée ?).

Au bout d'une demi-heure Papa Emeritus change de costume et tombe alors sa coiffe et son encombrant costume pour revenir en une sorte de dandy. Ce détail a l'air anodin, mais il marque un virage pour Ghost car dés lors fini l'image de pape dans lequel le groupe se trouvait alors limité (la première fois que je les ai vus, pas un seul mot n'a été prononcé, la communication étant uniquement gestuelle) et place à un chanteur se mouvant tout au long du show et surtout devenant tout d'un coup très affable, plaisantant avec le public, allant serrer des mains. Dés lors le show prend son envol pour se terminer une heure plus tard sur leur titre le plus heavy de leur répertoire, le monumental «Mummy dust » déclenchant un pogo dans la fosse.

Le premier rappel voit le groupe jouer en acoustique une reprise de Rocky Erickson «If you have ghost » suivi d'un (très) long dialogue de Tobias Forge (oui, on connaît désormais son nom) avec le public. S'ensuivent « Zombie queen », « Rituel » et en deuxième rappel le monstrueux « Monstrance clock » que la salle entonne à se vider les poumons.

Grosse prestation d'1h45 d'un groupe parfaitement en place et qui a su muer intelligemment afin de se débarrasser d'éléments trop restrictifs et embarrassants (costumes, immobilisme). Ghost confirme son envol musical et visuel, et leur succès grandissant confirme qu'ils ont su prendre la bonne direction.

Rendez vous le dimanche19 juin au soir sur la mainstage 2, after midnight en clôture du hellfest.




ARNO


Lons (64)
espace James Chambaud
5 février 2016


[par Barjozo]


Le vieux rocker belge (66 ans au compteur) nous gratifie d'une tournée en 2016 en support de son nouvel album, "Human incognito", non encore chroniqué sur cet site mais cela ne saurait tarder... La salle affiche sold out (300 personnes environ à vu de nez). Pas de première partie, ce qui n'est pas plus mal et nous permet d'entrer d'emblée dans le vif du sujet: pas de scène exhubérante, juste 4 musiciens et le papy au milieu.
Le son est très propre, ce qui va permettre à Arno de donner un set pendant lequel il va alterner morceaux rapides, rock n roll, ska, dont un tonitruant "No job no rock" ou encore la reprise des Kinks "Death of a clown" jouée très rock (splendide), et titres plus lents, mélancoliques où il reste seul avec le claviériste voire le bassiste (p.ex. "Lola", "Les yeux de ma mère"). Le dernier album est présent dans la setlist avec "Je veux vivre", "Dance like a goose" ou "I'm just anb old motherfucker".
Arno en pleine possession de ses moyens et semblant heureux d'être sur scène, face à un public réactf à son humour d'Ostendais parfois pas très fin (le bougre continue à charier cette pauvre Mireille Mathieu...).
Une très bonne soirée.




J.C. Satàn


Marmande (47)
le petit théâtre
28 janvier 2016


[par Boucle d'Or]


Marmande peut s'enorgueillir d'accueillir un des plus gros festivals rock-électro de la région (Garorock). C'est donc confiant que je convergeais durant une heure de route, bravant le mauvais temps pour assister à un concert qui s'annonçait électrique, avec ce jeudi 28 janvier JC Satàn venu secouer la tomate marmandaise.
Le petit théâtre est une salle de petite capacité (400 personnes à vu d'oil) qui ce soir là, au moment où commence le groupe de première partie, n'en contient qu'une quarantaine ! Womenizer, groupe venu de Bordeaux ouvre donc devant un public très clairsemé avec un heavy rock de bonne facture. Le son étant impeccable, la prestation sérieuse permet de bien commencer la soirée. Les musiciens remerciant le public d'être aussi nombreux à assister à leur répétition ! Le groupe ne se démonte pas et leur chanteur-guitariste descend même faire chanter le public, en séparant la fosse en deux, avec concours des plus beaux « oh oh eh oh la », assez surréaliste vu les circonstances mais au moins ils ont de l'humour. 40 minutes de concert et c'est la pause bière - pipi.

Malheureusement seules deux ou trois personnes de plus viennent grossir le public et c'est devant cette toute petite affluence que va débuter (et finir) le concert de JC Satàn. Le set est principalement axé sur leur quatrième et excellent dernier album, commençant par le très agressif « Satan II » et son mur du son impressionnant, fort, puissant et clair.
S'ensuivent « I could have died », « Dialog with Mars » parfaitement interprétés ainsi que la superbe balade « Waiting for you ». «Demons» , un des rares morceaux ne sortant pas de leur dernier opus fait également son petit effet. Arthur à la guitare et au chant se donne à fond et montre toutes les qualités d'un grand performer. Le reste du groupe est parfaitement en place, les voix féminines et les claviers donnant un cachet pop à leur rock garage saturé et heavy. « The greatest man », avec ses incantations et son tempo pachydermique, achève un concert écourté à 45 mn et sans rappel.

Que conclure d'un tel concert ? Le bonheur d'avoir assisté à une excellente prestation dans un cadre quasi privé mais aussi la déception que le public ne se soit pas déplacé pour soutenir un tel groupe et offrir en retour les vibrations qu'ils méritaient. Si on enlève les deux photographes, la famille et les amis, combien d'entrée payantes ? Pas de pub pour ce concert, pas de possibilité de réserver sur les sites habituels.
On ne peut pas en vouloir aux musiciens qui ont fait bonne figure et on été très pros (faut dire que les parents d'Arthur étaient dans la salle). Au moment de sortir de scène un gars leur a lancé « Merci ! Le rock n'est pas mort » ce à quoi Arthur lui a répondu « Si, il est en train de mourir », tête baissée et descendant l'escalier.
Non le rock n'est pas mort, il reste encore des braises, ne reste plus qu'à son public de souffler dessus. Ce soir Marmande n'a pas brûlé !
Séance de rattrapage à Agen au Florida début avril.
Cities on flame with rock'n roll !






Back to "chroniques de concerts"

· Conception du site web: Barjozo ·
· contact@barjozo.fr ·