AC/DC

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AC/DC est un (LE) groupe de hard-rock venu des antipodes (Australie).
L'histoire de ce combo a été racontée par nombre de bouquins et de sites et il n'est pas de mon propos de détailler ici la biographie du groupe. Je voudrais simplement rapporter mon rapport leurs disques et mes coups de coeur. Les divers live à l'exception du premier ont été volontairement évités ici car ils n'apportent rien et ressassent toujours les titres emblématiques...Let's go...




1976 AC/DC "High Voltage"



[par Barjozo]



Featuring Bon Scott (vocals), Angus Young (lead guitar), Malcolm Young (rythm guitar), Mark Evans (bass guitar) and Phil Rudd (drums).

Ce "High voltage" version européenne n'est pas un véritable album stricto-sensu puisque sorti en 1976 chez Atco Records filiale d'Atlantic Records, il regroupe les 2 premiers essais studio du groupe ("High voltage" et "T.N.T." parus tous deux en 1975 chez Albert Records le premier label australien indépendant). C'est ce disque promotionel anticipant leur venue en Europe qui va les faire connaître aux kids et véritablement lancer la carrière internationale d'AC/DC.

Comme un programme prémonitoire, le premier morceau est le boogie ultime "It's a long way to the top (if you wanna rock n'roll)" tout en cadence nonchalante. Enchaîné sur "Rock n'roll singer" beuglé par un Scott sous amphétamines (entre autres), l'effet est imparable: on bat du pied et on se met inexorablement à secouer sa tête d'avant en arrière. Puis c'est l'hymne "The Jack" toujours joué on stage dans les années 2000; pas vraiment un hit mais structuré pour les performances live car entraînant systématiquement la participation du public et les pitreries d'Angus.

L'incendiaire "Live wire", l'explosif "T.N.T." viennent ensuite, avant le premier single du groupe que fut "Can I sit next to you girl?". Les deux morceaux suivants sont parmi les moins connus bien que cette notion soit toute relative avec AC/DC ("Little lover", et "She's got balls" morceau qui pour l'anecdote fut composé par Scott pour sa copine de l'époque qui lui réclamait une petite chanson, dont à vrai dire elle n'apprécia pas vraiment les paroles ce qui entraîna la séparation du couple [dixit Bon Scott himself]) avant la tuerie finale sur "High voltage" et son rythme déjanté.

Dans une période où le rock est dominé par les turpitudes romantico-philosophiques des Pink Floyd (qui s'éloignaient à vitesse V de leurs incandescents débuts sous la houlette du magicien Sid Barrett et au sein d'un prolifique et magique Swinging London du milieu des années 60), et autres folks soporifiques à la Eagles, et alors que la vague punk bien qu'amorcée par les premiers disques des Stooges n'en est qu'à ses balbutiements, il faut quand même s'imaginer ce que l'arrivée dans les charts internationaux de ces 5 mauvais garçons des antipodes va bouleverser!
Par une musique simple, directe, ravageuse et sans complexe ils vont faire souffler sur la vieille Europe puis rapidement aux States, un vent tourbillonant de fraîcheur musicale en entraînant dans leur sillage tout un tas de musiciens qui plus tard s'en revendiqueront haut et fort en particulier en Angleterre avec la New Wave Of British Heavy Metal (NWOBHM).






1976 AC/DC "Dirty deeds done dirt cheap"



[par Barjozo]



Toujours produit par Vanda & Young, la 2e galette d'AC/DC worldwide est sortie peu de temps après "High voltage" ne laissant pas aux kids le temps de souffler!

De "Dirty deeds.." on ne pourrait retenir que 2 titres phares. D'abord le fougueux et possiblement auto-qualificatif "Problem child". Titre majeur de la discographie des australiens, qui en live prendra souvent des colorations explosives tant sur le plan visuel que musical lorsque Bon Scott rentrait en transe. Ensuite il y a le blues au groove imparable que représente "Ride on"; morceau tout en retenue, ambiance de piano-bar pour fins de soirées du bout de la nuit...

Mais ce résumé serait très réducteur et totalement injuste. "Dirty deeds.." c'est aussi la chanson éponyme au rythme saccadé et au refrain accrocheur, c'est encore "Jailbreak" le premier single tiré de l'album et relatant l'expérience de Scott et de la prison, ou encore "Ain't no fun (to be a millionnaire)" et "Rocker" et sa diatribe introductive digne d'un programme électoral(iste) pour macho indécrotable:
"I'm a rocker I'm a roller I'm a right out of controller I'm a wheeler I'm a dealer I'm a wicked woman stealer I'm a bruiser I'm a cruiser I'm a rockin' rollin' man...".

A cette époque AC/DC jouait encore dans des petits clubs, en particulier en Europe puisque rappelons-le 1976 fut l'année de leur première incursion physique sur le vieux continent. Pour leur première tournée européenne fin 1976, AC/DC assure la première partie de Rainbow...et doit se fader les caprices de Blackmore souvent odieux et furieux de se voir piquer la vedette par des musiciens jouant d'après lui 'la forme la plus médiocre' de rock n'roll.

Mais ces frustrations n'allaient pas durer car leur montée en puissance inexorable va vite les propulser en orbite avec l'accumulation d'albums plus jouissifs les uns que les autres sur la fin de la décennie 70.

Volens nolens!






1977 AC/DC "Let there be Rock"



[par Barjozo]



Minime changement d'équipe en 1977 pour AC/DC puisque la basse revient à Cliff Williams (qui va la garder longtemps...) en lieu et place de Mark Evans.

Les critiques emphatiques ont pu dire que "Let there be Rock" était un véritable attentat d'envergure mondiale qui avait littéralement fait exploser les oreilles de tous les adeptes du rock au sens large. Les australiens vont ainsi ravir la couronne des rois (déjà) défaillants du hard-rock de l'époque (Deep Purple entre autres puisque le Dirigeable historique s'était déjà abîmé corps et biens comme son illustre ancestre le Zeppelin Hindenburg).

La guitare flamboyante d'Angus brille de mille feux entre les mains d'un garnement à peine âgé de 22 ans. La rythmique très boogie-woogie de ses comparses le pousse à toujours plus se donner sur scène et les shows anglais démesurés commencent à bâtir la légende du groupe. Par ailleurs la voix éraillée du 'vieux' Bon Scott (31 ans) qui semble rajeunir au contact de ses accolytes est véritablement en complète symbiose avec eux tout en se révélant leur véritable leader naturel.

L'histoire du rock en sera marquée à jamais.

"Go Down", "Dog eat dog", "Bad boy boogie", "Let there be Rock", "Problem child", "Overdose", "Hell ain't a bed place to be" ou le final apocalyptique sur "Whole lotta Rosie" sont les 8 hymnes d'un disque fulgurant qui redore les lettres de noblesses d'un genre qu'à l'époque on croyait moribond.

N'en déplaise à ses détracteurs, le Rock se métamorphosait telle une larve monochrome passant à l'état de papillon multicolore.

'Tada dada dadada..Angus! Tada dada dadada..Angus! Tada dada dadada..Angus! Ta...'






1978 AC/DC "Powerage"



[par Barjozo]



On ne change pas une équipe qui gagne!
Un an à peine après "Let there be rock", les boys reviennent avec un album sous-estimé (dixit Malcolm Young). Ce "Powerage" est moins 'rentre-dedans' que son prédécesseur et contient un rock tout en retenue du côté de la puissance.

Pourtant cet album renferme des perles. Citons "Rock n' roll damnation" qui ouvre la face A de la meilleure des manière, dans la continuité des productions précédentes. Ensuite on a droit à une première incartade couleur bluesy avec "Down payment blues" au riff plus stonien que les anglais eux-même (à l'instar de la 7e piste du disque d'ailleurs, "Gone shootin"). Sachant accélérer le rythme ("Riff raff" ou "Up to my neck") AC/DC nous a concocté ici un album massif, équilibré, en explorant d'autres facettes de leur boogie-rock afin de faire taire leurs détracteurs qui ne voyaient en eux que de vilains garçons ne sachant jouer 'que' d'un certain style de zike.

N'oublions pas l'hymne qu'est "Sin city", classique parmi les classiques d'un groupe qui s'échauffait ainsi pour leur futur album mais là il faut aller en 1979...en passant par la case 'live'.






1978 AC/DC "If you want blood, you've got it"



[par Barjozo]



Alors qu'Atlantic, leur maison de disque prévoyait la sortie (déjà) d'un best of, c'est finalement un disque live qui est choisi pour récapituler leur première partie de carrière [1975-1978] en tentant de montrer au mieux l'ambiance déjantée des concerts du groupe à l'époque...

Enregistré au théâtre Apollo de Glasgow le 30 avril 1978 durant le mundial de football (Argentina!), cette galette nous livre les meilleurs titres du groupe sans en perdre le son brut (crade quoi) rendant plus authentique encore leur rock-blues (ou boogie-rock). Angus illumine le show de ses soli survoltés, alors que Bon Scott s'affirme comme un frontman charismatique.

Ce live, succint, permet une totale immersion dans la musique des 5 australiens et n'a, à mon sens, jamais pu être égalé par les autres enregistrements publics officiels du combo (à l'exception peut-être du double CD du concert de Paris "Let there be rock: the movie" présent dans le coffret "Bonfire" et paru en 1997).






1979 AC/DC "Highway to Hell"



[par Barjozo]



1979 voit le groupe changer de catégorie. Reconnu sur le plan international, AC/DC délaisse sa production 'made in Australia' par Vanda & Young à laquelle le groupe avait été fidèle depuis ses débuts pour s'adjoindre les service d'un producteur de classe internationale (et en plein devenir lui aussi puisque seulement âgé de 31 ans à l'époque) en la personne de John 'Mutt' Lange. Ainsi mise en valeur au mixage, l'apogée d'écriture 'boogie-rock' de la petite troupe va être transcendée...

Par son riff d'anthologie le titre "Highway to Hell" a propulsé le groupe dans la stratosphère des tubes de hard-rock. Les australiens toucheront le saint-Grall avec cet LP probablement le plus populaire de leur discographie (même si en termes de vente il ne peut pas rivaliser avec "Back in Black" qui paraîtra l'année suivante). Le groupe arrive ainsi à maturité et s'en va conquérir les States!

C'est pendant la tournée qui suivra la sortie de cet album que le 9 décembre 1979 au Pavillon de Paris AC/DC passe pour la première fois en France en tête d'affiche. Ce jour-là les boys donnent deux concerts, l'un à 16 heures, l'autre à 21 heures. Le billet est à 45 francs, soit 7 euros ?! Des caméras immortalisent le second show, puissant, dantesque dans le film « Let There be Rock » (qui sortira au printemps 1982). La scène où Angus Young prend de l'oxygène avant de plonger dans le public en ébullition est entrée dans l'histoire...

Qui ne connaît pas les 10 titres légendaires de cet LP? Le dernier album avec Bon Scott.
C'était le temps des cartables en jeans qu'on portait en bandoulière en allant au collège. On les badigeonnait de marqueurs noirs "AC/DC", "AC/DC" ou encore "AC/DC"...C'était aussi le temps des premiers émois, des poussées d'hormones et d'acné. Quelle putain d'époque !






1980 AC/DC "Back in Black"



[par Barjozo]



Juillet 1980.
Une cloche au son lourd et lugubre commence à retentir.
Une guitare vient ensuite prendre le relais. Un hymne retentit alors... "Hells bells" ou l'hommage des boys à leur chanteur défunt [Bon Scott mort le 19 février 1980 des suites d'un coma éthylique].

AC/DC pourrait-il se relever de la mort de son charismatique leader?

En 2016 cet album, serait d'après les statistiques du web le 6eme LP le plus vendu aux States (plus de 22 millions de copies) derrière l'indétronable "Thriller" de M Jackson culminant à 32 millions...). Même si pour moi ce n'est pas le meilleur album d'AC/DC, il vaut quand même son pesant de décibels avec outre le titre introductif sonnant la grand messe, un dantesque "Back in Black", un merveilleux "You shook me all night long", un "Shoot to thrill" à donner des frissons, un "Giving a dog a bone" mystique, un "What do you do for money honey" légèrement mysogyne mais au combien entraînant. Pour finir sur un "Rock n roll ain't noise pollution" (à ça non alors !) que tous les fans du monde ont au moins une fois chantonné sous la douche...

Un disque majeur dont le groupe allait avoir du mal à se remettre comme souvent dans ces cas-là. Mais gageons que comme les kids nos 5 musiciens se la jouaient 'carpe diem' à l'époque.






1981 AC/DC "For those about to rock"



[par Barjozo]



Enregistré à Paris, cet album s'ouvre par le tonitruant "For those about to rock", morceau qui clôt tous leurs sets live dans les années 2000 et post-2000, avec tout un arrangement de salves de canons du meilleur effet. Titre majeur et classique parmi les classiques des australiens. C'est toujours John 'Mutt' Lange qui se colle à la prod. avec un son énorme et magistral dont il ira très bientôt faire bénéficier les anglais de Def Leppard.

En dehors de ce titre de bravoure introductif majeur, l'album est quelque peu décevant mais pouvait-il en être autrement après deux LP qui firent et font encore des décennies plus tard, le tour de la planète musicale? -Citons "Put the finger on you" ou "Let's get it up" parmi les morceaux qui retinrent mon attention, mais on est loin, très loin des véritables empreintes musicales cérébrales indélébiles laissées par les albums précédents...

Malgré des ventes conséquentes en particulier aux USA, cet album augurait de quelques années difficiles à venir pour AC/DC. Outre les soucis d'inspiration, le groupe allait devoir faire face à une vague de très conservateurs américains qui voyaient dans le rock les manifestations d'un satanisme latent (pour lesqiels le Alternative Current/Direct Current se transformait en Antechrist/Death to Christ). Ces guguss seraient vite dépassés dans les années à venir par un satanisme débridé affiché par certains combos thrash, qui d'une latence toute relative allaient se lancer dans un patent relent anticlérical pas piqué des hannetons (encore l'histoire de l'arroseur arrosé...)!






1983 AC/DC "Flick of the switch"



[par Barjozo]



Après une année 1982 plutôt calme pour le groupe à l'exception de la sortie du film "Let there be rock" au printemps rapportant le dernier concert donné à Paris avec Bon Scott au micro en novembre 1979, "Flick of the switch" sortit en août 1983. Alors qu'il avait enregistré les parties de batterie mais empétré dans son addiction à l'alcool et après une embrouille avec Malcom Young (lui-même assez enclin à vider les bouteilles), Phil Rudd fut remercié et remplacé par le britannique Simon Wright courant 1983. Celui-ci allait participer aux 3 albums studio suivants parus entre 1985 et 1988 avant de partir rejoindre le groupe de Ronnie-James Dio et de laisser sa place à Chris Slade.

Ce qui me frappe d'emblée à l'écoute de "Flick of the switch", et c'est d'autant plus évident quelques années plus tard, c'est le manque d'entrain, le tempo toujours (trop) lent, comme si les pistes avaient été enregistrées au ralenti. Car passe encore le manque d'imagination, la perte de la verve créatrice, ce qu'on a pu reprocher au groupe c'est surtout ce cruel rythme alangui et molasson qui fait qu'au final cet album est certainement le moins bon de la discographie des australiens. Ceci va donc provoquer un petit coup de mou dans leur carrière se traduisant par des ventes en baisse assortie d'un sentiment de 'has been' peu glorieux auprès des fans de la première heure...

Etait-ce la production (par les musiciens eux-même) qui n'était pas à la hauteur pour ce "Flick of the switch"? On aura beau chercher une cause, le truc véritable c'est que les chansons étaient mauvaises et que même l'artwork, un dessin approximatif réalisé au feutre noir, était raté! Notons pourtant que l'album est rentré dans le top 10 à sa sortie aux States (ce qui n'aurait pas déplu à bon nombre de groupes...) où le groupe en écoula près...d'un million de copies quand même [sic].






1985 AC/DC "Fly on the wall"



[par Barjozo]



AC/DC démarra l'année 1985 en jouant devant une foule de 400 000 personnes au festival Rock in Rio en compagnie de Scorpions, Whitesnake et Ozzy Osbourne les cadors de l'époque en matière de Hard-rock.

"Fly on the wall" parut en juin 1985 toujours produit par les frères Young. Enregistré en Suisse, à Montreux, cet album reste pour moi une demi-réussite. Si sur le plan commercial ses ventes aux US restèrent nettement en deçà de celles de "Flick of the switch" avec un demi-million (seulement) de copies vendues, force était de constater que sur le plan musical le groupe s'était revigoré. Les 3 premiers titres du LP font mouche que ce soit le titre éponyme, ou le groove imparable de (Ah Ih Ah Ih Oh!) "Shake your foundations" (titre qui sera repris sur la galette "Who made who"), enchaîné sur un bon "First blood". Pourtant, dès "Danger" et son rythme molasson, on sent que les travers du LP précédent ne sont pas loin et qu'en ralentissant ainsi leur zike, les frères Young perdent de leur foi en cherchant une sorte d'ambiance moins heavy.

Une des grande réussite de cet LP est l'apport de la vidéo qu'AC/DC avait beaucoup négligé jusque là. En témoigne le clip mélant dessin animé (la mouche à bière) et film (le groupe) sur le titre éponyme, anticipant le succès collossal que le long métrage "Qui veut la peau de Roger rabbit?" de Robert Zemeckis allait avoir à sa sortie en 1988...






1986 AC/DC "Who made who"



[par Barjozo]



Peut-on parler d'album à part entière pour ce "Who made who"? J'en vois qui tiquent au fond...et pour sûr! Cette (demi)galette propose les 3 morceaux que le groupe composa à la demande de l'écrivain à succès US Stephen King, grand fan du groupe, pour son film "Maximum overdrive".
"Who made who" est donc une sorte de petit bridge dans la carrière du groupe puisqu'on y trouve aussi d'anciens titres (re)travaillés pour l'occasion associés au hit "Who made who" et "DT" ainsi que l'instrumental "Chase the ace". Notons que la production est revenue à George Young et Vanda ('comme aux débuts') avec un son direct et sans fausse note.

Si "Maximum overdrive" ne cassa pas la baraque au box office des productions cinématographiques, l'album d'AC/DC quant à lui permit au combo de se rappeler au bon souvenir de ses fans et d'en attirer d'autres en proposant des morceaux phares de leur répertoire passé en particulier "Hell's bells", "You shoke me all night long", "For those about to rock" ou encore "Ride on" seul morceau rappelant la période Bon Scott.

Certifié platine, ce "Who made who" fut un coup de maître sur le plan commercial.






1988 AC/DC "Blow up your video"



[par Barjozo]



Porté par un "Heatseaker" fédérateur, "Blow up your video" après l'intermède salutaire "Who made who" va relancer le groupe pour de bon cette fois-ci. La production reste assurée par Vanda & Young, plus carrée que celle des frères Young dont on notera au passage qu'elle a encadré pour moi les deux albums les moins réussis du groupe.

Sorti en janvier 1988 et agrémenté d'un bel artwork, cet album regorge de bonnes trouvailles et de mélodies addictives: outre le titre déjà évoqué, on retiendra parmi les meilleurs "That's the way I wanna rock n'roll", "Meanstreak" ou bien "Kissing dynamite". Ce 'revival' d'inspiration fit dire à Angus que pendant les sessions d'enregistrement il entendait la voix de Bon Scott, telle un revenant, venir hanter les studios.

Malcom ne participa pas à la tournée qui suivit en raison de ses problèmes d'addiction à l'alcool; il fut donc remplacé à l'époque par son neveu Stevie Young le temps d'une centaine de shows, ce même Stevie Young qui fut rappelé à la rescousse en 2014 quand Malcom, définitivement hors circuit, ne put rentrer en studio pour enregistrer "Rock or bust". C'est également lui qui assura ensuite la tournée mondiale de promotion de l'album.





1990 AC/DC "The Razor's Edge"



[par Barjozo]



Après une année 1989 assez calme si ce n'est un divorce pour Brian Johnson (ce qui aura un impact sur "The razor's edge" puisque l'écriture des paroles jusque là dévolue au chanteur fut prise en charge par Angus et Malcolm), ce fut la fin des cures de désintoxication pour Malcolm Young qui put donc réintégrer sa place de guitariste rythmique.

Soutenu par une production en acier trempé assurée par le canadien Bruce Fairbairn (Aerosmith, Bon Jovi, Poison), "The razor's edge" allait définitivement relancer AC/DC et les remettre sur orbite Rock intergalactique, que dès lors ils ne quitteraient plus...

A noter question line-up que c'est le gallois chauve Chris Slade qui martèle les toms et autres caisses sur cet album. Le bonhomme avait de la bouteille et était connu entre autre pour avoir officié dans The Firm aux côtés de Jimmy Page et Paul Rodgers, et avoir remplacé Cozzy Powell auprès de Gary Moore quand il ne jouait pas les 'requins de studio'. Il officiera à ce poste le temps de cette galette et de la tournée qui suivit (c'est donc lui qui est aux drums sur le double "Live at Donnington" paru en 1991) puisqu'en 1994 Phil Rudd le batteur historique du combo reprendra sa place (avant de la laisser de nouveau au même Chris Slade en raison d'un embroglio judiciaire impliquant le fougueux sexagénère dans les années 2013-16...).

Le morceau introductif est "Thunderstruck", titre béton, avec un riff dantesque, digne des "Hell's bells" ou autre "Highway to hell". Dès l'entame de l'écoute de ce son de guitare, on sait que la magie va de nouveau opérer, en tous cas c'est ce que j'ai pensé à l'époque dans ma chambre d'étudiant bordelais...

On pouvait de nouveau taper du pied en écoutant "Moneytalk", crier à qui voulait bien l'entendre "Fire your guns" ou clamer haut et fort "Are you ready".
Même si cet LP a été un succès commercial, il faut quand même signaler que la deuxième partie de la galette est un peu en deçà. Mais qu'importe, AC/DC avait retrouvé sa verve créatrice et c'était bon.
Si bon!






1995 AC/DC "Ballbreaker"



[par Barjozo]



Après le "Live at Donnington" paru en 1991, énorme succés commercial, peu de chose à noter dans les mois qui précédèrent ce nouvel opus, à l'exception toutefois du single "Big gun" contribution d'AC/DC à la bande-son du film "Last action hero" avec Shwartzy. Produit par Rick Rubin, AC/DC continuait d'attirer les producteurs les plus en vogue!
Quand "Ballbreaker" sort je suis sous les drapeaux et il faut bien l'avouer assez remonté contre un système qui fait perdre une année de leur temps aux jeunes français. Alors quelle baffe cette galette. Car loin de moi était l'idée à l'époque que ce groupe issu des seventies puisse se relancer au niveau international...

Pensant donc que l'avenir d'AC/DC était plutôt derrière que devant eux, c'est avec une oreille distraite que je me lançais dans l'écoute de cette galette au patronyme macho, mais rien de bien nouveau de ce côté là avec les australiens.

Et pourtant ce disque est à classer dans les bons crus du groupe. Dès "Hard as a rock" et son riff 'plus Angus que ça tu meurt mec', ça le fait! Phil Rudd est revenu derrière les futs et cela s'entend. Les refrains accrochent ("Ballbreaker", "Love bomb" ou "Burnin alive") comme au bon vieux temps des 70'.
Le blues mâtiné de groove est aussi de retour avec des morceaux comme "Boogie man" le bien nommé, ou "Whiskey on the rocks". Brian Johnson prouve qu'il sait chanter et ne braille pas trop, sauf sur le titre "The Furor" qui est pourtant un des meilleurs de l'album!
Au total ce 13e album studio du groupe est un de leurs meilleurs.
"Hard as a rock, harder than a rock!".






1997 AC/DC coffret "Bonfire"



[par Barjozo]



Un coffret en l'honneur de Bon Scott? -Here it is: 'Bonfire'. Le packaging est superbe avec outre le côté musical un poster, diverses reproductions de tickets de concerts et un porte-clefs que j'ai toujours sur moi vu que c'est un décapsuleur de cannettes à l'éphigie du groupe!


Question zike, 4 CDs dont un double:
-le double live est la bande-son du film "Let there be rock" retraçant un show datant de fin 1979 au Pavillon de Paris durant la tournée "Highway to hell".
-"Live at the Atlantic studio"
-"Volts" est composé de démos
-"Back in Black" n'est rien plus que la ré-édition du LP de 1980, hommage à Bon.








2000 AC/DC "Stiff upper lip"



[par Barjozo]



Produit par George Young, 'le retour', c'est aux Warehouse Studios de Vancouver (studio appartenant à Bryan Adams), que l'équipe choisit de s'enfermer pendant trois mois. De parole de Brian Johnson, la qualité d'un album d'AC/DC se jaugerait à la quantité de fumée stagnante dans le studio, et toujours de son propre aveu: "Stiff Upper Lip is a 135 000 cigarette album..."

Revigoré par le superbe "Ballbreaker", les vieux australiens (plus de 25 ans de scène à cette époque) redevenaient très 'tendance' mais cet LP malheureusement allait décevoir pas mal les fans (dont ma pomme je ne vous le cache pas davantage).

Les titres ont un peu de mal à accrocher l'auditeur et les compositions sont un tantinet prévisibles. Il n'en reste pas moins vrai que "Stiff upper lip", "House of jazz" ou encore "Satellite blues" sont de bons morceaux, mais avec le temps faut croire que les kids deviennent exigeants...






2008 AC/DC "Black Ice"



[par Barjozo]



Dire que ce 15ème album était attendu est un doux euphémisme tant ma déception avait été grande après un "Stiff upper lip" sans relief au combien décevant...

...Et les vieux briscards se portent bien, merci pour eux ! Précédé de quelques semaines sur le site officiel par le single "Rock n Roll train" dans les oreilles, on a maintenant 15 nouveaux boogies. De cet album ressortent quelques hits en puissance en particulier outre le single sus-cité, le 3ème titre "Big Jack" qui a tendance à s'implanter entre les 2 hémisphères.

Brian Johnson est parfois surprenant puisqu'il arrive même à chanter et à produire un son qu'on ne lui connaissait pas ("Anything goes"). La guitare d'Angus nous fait souvent repartir plus de 20 années en arrière avec des passages évoquant les sonorités de "Back in Black" ou encore le "For those about to rock"... La production (Brendan O'Brien) est impeccable, nickel. On a même droit à un essai de rock "sudiste" à la slide ("Stormy may day") évoquant les Skynyrd ou les jeûnots des Black Crowes. L'intensité de l'album faiblit un peu à partir de "She likes rock n roll" (probablement le titre le plus faible de la galette) et peut-être auraient-ils pu s'arrêter à une douzaine de morceaux ?
Pourtant au total on n'est donc pas déçu de la livraison, après 8 ans d'attente qui ont fait oublier le décevant "Stiff upper lip". Merci les boys.
"We salute you" (and hope to see you on the roads again...).






2014 AC/DC "Rock or bust"


[par Franck and Furious]



Alors que j'étais déçu à ma première écoute, et notamment par des titres tous quasi mi-tempo sauf 1, la répétition d'écoute m'a comblé. Un gros effort a été fait sur les mélodies tant vocales que guitaristiques. Le meilleur cru du groupe depuis longtemps, loin devant Black Ice et Stiff upper lips.
La voix de Johnson est dans la continuité de Black Ice : très bluesy et moins canard, à la différence que c'est quasiment le cas sur tout cet album. Angus se fait incisif, inspiré, et la rythmique est plus subtile qu'à première écoute, et quasiment entraînante sur tous les titres. Condition indispensable à tout album d'AC/DC. Certes, hormis « Play ball », il n'y pas vraiment d'hymne sur cet album, quoique peut être que c'est moi qui vieillit, ou qui se blase. Mais c'est du très très bon. Un album que je réécoute avec de plus en plus de plaisir, alors que ce n'était pas le cas de ses 2 prédécesseurs. Bon signe. Un disque aussi feutré que les casquettes de Brian et Angus. Casquette bas, Messieurs ! J'ai eu peur au début.
*NB : Si tous les titres ne sont pas des indispensables, l'ensemble est comme une équipe de rugby qui serait sur le papier moins forte que son adversaire, mais qui finirait par l'emporter grâce à son collectif. C'est pour cela que ma note de l'album est plus élevée que la moyenne des notes des titres...

*** titre par titre ***
1. Rock or Bust 4,5/5
Titre opener parfait. Double rythmique. Refrain classique mais super bien appuyé par la lead d'un Angus chenapan, puis par un solo typique du cadet de la famille. Sans être un titre culte, il lance l'apéro d'une très bonne manière. A la limite, il aurait été bon d'accélérer le rythme sur le final pour casser la répétition du refrain. Mais chez ACDC, tout changement d'accord ou de rythme équivaut à un nouveau titre, donc faut pas gâcher.
2. Play Ball 5/5
Le hit de l'album. Son titre est sans équivoque. Il est bâti pour les stades et le public généraliste. Avec un tel titre, on aura droit à de la bonne zique dans les stades. Pour les puristes, impossible de ne pas headbanguer et de taper du pied avec les potes accoudés au bar. Un hymne pour la 3ème mi-temps, avec un Angus qui renverse tous les verres de bière du comptoir. Faites place pour la danse du canard ! Ballon ballon ballon.
3. Rock The Blues Away : 3/5
Un titre enjoué, un peu à la Twisted sister ! Le titre commercial à la "Money talks". Le genre de titre qui me gonfle au bout d'une ½ écoute. Mais là, la mélodie est moins pompeuse, et j'arrive à rester dans le titre. A la limite, le reproche majeur que je ferais à ce titre, est sa position dans l'album. Je l'aurais plutôt placé en fin d'album, moment où j'aurais besoin d'alléger un peu la pression, et avoir un peu plus de fun.
4. Miss Adventure : 4,5/5
Bonne entame que ce titre. Excellent en quasi tout point. Un côté canailloux. Un futur bon titre pour le live. Ca swingue. Et ça saute de partout. Seul défaut : ses « nanana » trop faciles, que j'aurais préféré remplacer par des « yéyéyé » plus guerriers, quitte à garder ce genre d'effet vocal. C'est pour cela qu'il manque le 5/5 de peu, car ça reste un excellent titre pour nous maintenir la tête dans l'état qu'on l'aime, l'état second du rock.
5. Dogs of War : 4/5
Petite intro que Gene Simmons aurait aimée. Le refrain est très bon, suivi par des choeurs, qui sauront être sollicités au public live. Le solo d'Angus est un gros +. Un titre qui ne sera pas un indispensable, mais qui fait son job : de varier le tempo, et de nous maintenir dans le match.
6. Got Some Rock & Roll Thunder 4/5
Mouarf ! Un titre pour les danseurs de country. Allez ! tous en ligne ! On se met à taper des pieds, tout en levant la jambe droite, puis la gauche. C'est hyper simple, hyper convenu, mais ça fonctionne. Seul reproche : les paroles du refrain qui sont celui du titre : un peu trop déjà entendues avec les « rock and roll train » et « thunderstruck ». Un morceau qui a sa place dans l'album, avec encore un Angus au solo très efficace qui nous maintient jusqu'à la fin de ce titre d'écolier.
7. Hard Times 5/5
Tiens ! Une rythmique qui amène au streap tease. Très coquin et jovial donc. Notamment avec sa rythmique guitare sur le refrain, qui rappelle le son des cornemuses écossaises. Un titre où tout le monde hôchera la tête tranquilou le point levé. Et toujours Angus qui tire les couilles à ceux qui s'endormiraient. Bien joué.
8. Baptism By Fire 4,5/5
Le titre qui booste. Dans le bar, tout le monde se met à faire la danse du canard. un bon rock n'roll où se retrouve Angus et Chuck Berry. Titre aussi très convenu avec son refrain genre « bang bang », mais ça reste toujours irrésistible, surtout avec un tempo rapide qui arrive à point dans l'ordre de tout ces titres mi-tempo pour relancer l'attention.
9. Rock the House 3,5/5
Titre hyper heavy bluesy rock. Avec un Johnson qui ouvre très bien en modulant pas mal, et un Angus qui accompagne très bien son chanteur. Un titre « bon équipier » à l'album mais dont on se lassera rapidement. Un titre qui rappelle un autre groupe de légende, mais ça me gonfle qu'on ramène toujours une chronique à ce groupe, qui a été un des plus grand pompeur de l'histoire donc je ne le citerai pas. Hé hé.
10. Sweet Candy 3,5/5
Le riff de départ relance la mise. Assez lourd. La batterie cogne dur. Johnson se fait mélodique mais bien rugueux. J'adore son chant ici aussi. Le refrain est un peu simple, mais il y a quelques changements dans les rythmiques qui ne le rendent pas aussi lassant que je ne le pensais à première écoute. Mais comme "Rock the house", son refrain pourra lasser au bout d'un moment. Cela reste accrocheur selon l'humeur. Mais pourquoi Johnson n'insère-t-il pas quelques paroles entre les choeurs du refrain autre que le titre refrain pour casser cette monotonie ? J'accorde surtout un bon point à ce riff lourd qui relance bien après RTH. Un titre qui au final flirte avec le 4/5, mais il lui manque un zeste de je ne sais quoi.
11. Emission Control 2/5
Titre trop évident et qui fait retomber le soufflet. Heavy aussi. A la limite, il me semble qu'il aurait été judicieux, comme "Rock or bust", d'accélérer le rythme au milieu du titre, car il y a tout de même une belle relance vocale sur le refrain précédant le solo, qui aurait mérité d'être appuyé musicalement. Mais un titre qui devient poussif à la longue. Dommage, et notamment parce qu'il clôt un très bon album.

Post-scriptum
AC/DC produira-il un autre LP à l'avenir?
Rien n'est moins sûr car seul Angus semble rester à flots puisque:
-Malcolm est définitivement écarté en raison de sa santé médiocrissime liée à un alcoolisme pathologique [décédé le 18 nov 2017]
-Phil Rudd est sous les verrous suite à ses frasques romantico-judiciaires
-Brian souffre d'une hypoacousie cognée qui le contraint à rester éloigné des salles de concert au risque de rester définitivement sourd
-et Cliff Williams a annoncé sa retraite fin 2016...






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