PEARL JAM

barjozo.fr




Welcome Home


Chroniques Disques


Chroniques Concerts


TOP 5 Redac'


Photos live


Jolis liens


Contact-Redac'




...Anciens albums...

A B C D E F G H I J K L M N O P comme PEARL JAM Q R S T U V W X Y Z








PEARL JAM est un des groupes de rock à l'origine du 'grunge' en provenance (bien sûr) de Seattle, USA.
Si vous souhaitez vous plonger dans son histoire, je ne saurais trop vous recommander la lecture du magnifique "PJ 20" paru aux éditions Autour du Livre en 2011, bouquin agrémenté de magnifiques photographies retraçant les 20 premières années du groupe, jusqu'à "Backspacer" et dont sont tirées quelques anecdotes ci-après .
Voici ce que pour ma part je vous propose sur les albums de ce fantastique combo..




1992 PEARL JAM "Ten"



[par Barjozo]



From Seattle, USA, featuring: Eddie Vedder (voices), Mike McCready (lead guitar), Stone Gossard (rythm guitar), Jeff Ament (bass) and Dave Abbruzzese (drums).
Prod. PJ & Rick Parashar for Sony Music (Epic).

"Ten" est le premier LP de PJ et a fait montre à l'époque d'une maturité ahurissante pour des musicos aussi jeunes! Allez comprendre comment c'est possible, mais le fait est là, bien réel. Faut dire que les gars n'en étaient pas à leur premier essai car si on reprend leur bio, Ament et Gossard avaient fait leurs classes dans Green River puis Mother Love Bone dont le seul album publié après la mort de leur chanteur Andrew Wood, le fut sous le nom de Temple Of The Dog, avec les renforts de McCready à la guitare, Chris Cornell au chant et Matt Cameron aux baguettes, alors que Vedder traînait dans les studios d'enregistrement, attendant son heure qui ne tarda pas (il assura cependant les back vocals sur 3 morceaux de cet LP ainsi que les lead sur "Hunger strike")...

Alors que les 4 autres membres du futur PJ sont tous de Seattle et sa banlieue, Vedder est de San Diego et en bon californien se passionne pour le surf et le basket, trouvant le temps d'enregistrer des compositions sur un petit magnétophone. C'est lui qui va rajouter les parties vocales/textes aux 3 premiers morceaux instrumentaux composés par Ament et Gossard, titres qui vont tout déclencher par la façon d'écrire de Vedder à la 1ère personne. Cela donnera "Alive" dans laquelle le narrateur apprend par sa mère que l'homme qu'il avait toujours pensé être son père ne l'est pas (du vécu pour Vedder), ou encore "Once" avec un narrateur dingue et meurtrier ("Once upon a time I could not control myself.."), ou "Footsteps" évoquant un prisonnier réfléchissant sur sa vie gâchée depuis une cellule de prison.

En dehors de cette trilogie initiatique, Vedder racontera aussi l'histoire d'une de ses jeunes amies internée en hôpital psychiatrique pour avoir fumé du haschich dans "Why go" en s'en prenant aux parents de la jeune fille; dans "Deep" c'est le rapport aux drogues dures qui est évoqué en tentant d'expliquer les raisons qui poussent certains à se shooter; "Jeremy" a quant à elle été écrite à partir d'un article de presse relatant le suicide d'un adolescent originaire du Texas, dans sa classe de lycée en janvier 1991...

Le résultat final est donc cet album magnifique parsemé des plus grands titres du groupe avec leurs ambiances majestueuses s'alliant à des paroles toujours intelligentes...et rapportant le mal-être de la société américaine du début des années 90, sombre période qui allait donner naissance à un versant plutôt morose d'un rock de la côte nord-ouest US (que les médias allaient étiqueter "grunge") en totale opposition avec le côté glam, et haut en couleur du rock US des eighties représenté par le hair-metal et toute la clique gravitant autour du Sunset Bd de Los Angeles, Californie.

Pour l'anecdote "Ten" vient du numéro de maillot d'un basketteur US des New Jersey Nets, dénommé Mookie Blaylock sous le patronyme duquel Pearl Jam se fit très transitoirement appelé avant d'opter pour leur nom officiel (qui lui vient d'après Vedder d'une recette spéciale de son arrière grand-mère, mais sinon plus objectivement d'après Ament, des concerts de Neil Young et des ses longues improvisations, ses jams...).

Pierre angulaire du Rock, cet LP s'est vendu à pas moins de 13 millions de copies aux USA (chiffres 2010). Vous savez ce qu'il vous reste à faire si vous ne l'avez pas encore écouté...





1993 PEARL JAM "Vs"

Pearl Jam Vs

[par Barjozo]



Deuxième album enregistré non pas à Seattle, mais au Site, un studio à San Rafael, Californie, et sous la férule du producteur Brendan O'Brien, présenté au groupe par les Red Hot Chili Peppers, et dont Ament et Gossard avaient particulièrement apprécié le travail sur le deuxième LP des Black Crowes "The southern harmony and musical companion" (1992). C'était le début d'une très longue collaboration.

Initialement cet LP devait s'appeler "Five against one" mais son titre fut remplacé à la dernière minute pour éviter les interprétations divergentes...Ceci n'empêcha pas l'album de finir numéro 1 des ventes dès la première semaine avec plus de 900 000 copies vendues aux USA. Cette célébrité portant Vedder sur le devant de la scène de par son charisme, son look et son attitude, font qu'au final le chanteur vécut mal d'avoir été sacré porte-parole d'une génération, ce qu'il a pu retranscrire sur "Leash", "Rat" ou encore "Blood" (sur lequel il s'égosille en criant."...it's my blood!").

Pourtant outre sa personnalité c'est surtout la voix d'Eddy Vedder qui vous scotche tant elle est toujours claire et limpide, sur album studio comme en version live. Cela se confirme ici (cf. "Dissident", "Rearviewmirror", "indifference"...). Aidé par une paire de guitaristes excellents (Mike Mc Cready et Stone Gossard), s'appuyant sur une rythmique sans faille, Pearl Jam nous pondait là un album préfigurant une carrière internationale de premier plan, si le succès ne leur montait pas à la tête ou si les abus ne les brisaient pas (comme la mort tragique du chanteur Andrew Wood pour Mother Love Bone, ou celle un an plus tard de Kurt Cobain en 1994, lui aussi porté au pinacle par toute une jeune frange de la population d'une société en mal de vivre).

Cet album a pu bénéficier en 2011 d'une superbe ré-édition dans un packaging comprenant aussi leur album suivant ("Vitalogy" [1994]) ainsi qu'un live datant de l'époque ("Vs-Vitalogy, PJ20").




1994 PEARL JAM "Live in Atlanta"

Pearl Jam Vs

[par Barjozo]



Ce live est un collector et ceux qui le possèdent peuvent (en cas de besoin extrème) le revendre à bon prix dans certaines foires aux disques...Mais je vous le dis tout net: jamais je ne me séparerai de mon exemplaire!

En fait ce live est paru en 1994 échelonné entre juillet et novembre. Soit 3 CDs de durées relativement brèves: le CD-1 comprend le single "Dissident" en version studio, agrémenté de 6 titres live, et les CDs 2 et 3 comprennent chacun 8 titres live, soit au total un "Live in Atlanta" comprenant 22 compos tirées de leurs 2 premiers opus avec "State of Love and Trust" en sus, titre jamais publié en LP-studio mais très régulièrement joué dans leurs sets.

PJ ayant par la suite publié bons nombres de live, concerts et autres bootlegs, ce "Live in Atlanta" fait en quelque sorte office de premier essai (concluant) on stage. Le son est très correct et les titres s'enchaînent très bien. Vedder distille ses paroles avec feeling et les musicos derrière lui sont au taquet.





1994 PEARL JAM "Vitalogy"

Pearl Jam Vs

[par Barjozo]



En 1994, Pearl Jam change de batteur et renvoie Abbruzzese à ses chères études en le remplaçant par Jack Irons des Red Hot Chili Peppers (même si des rumeurs ont lontemps circulé sur le possible recrutement de Dave Grohl après le split forcé de Nirvana suite au décès de Cobain en avril 1994). C'est également dans le courant de cette année-là que PJ s'oppose à la politique d'inflation des prix des billets de concerts dont Tickmaster avait le quasi monopole aux USA en fixant le tarif d'entrée à ses concerts à moins 20 dollars limitant ainsi les 'frais de gestion' du géant marketing.
Mike McCready est en proi à une dépendance à l'alcool et d'autres substances ce qui l'oblige à faire une cure de désintoxication.
Quelques semaines après le 3e CD du "Live in Atlanta", PJ nous sortait "Vitalogy", album d'une rare intensité.
Rare d'abord par le packaging: somptueux livret inséré à même la pochette, retraçant en 35 feuillets une histoire médicale imbibée de fantastique et d'éléments paranormaux incluant les textes des morceaux et même un glossaire! La ré-édition pour PJ20 associée à "Vs" sera moins bien réussie de ce point de vue là (mais reste indispensable au fan en raison de la présence de bonus tracks, of course!).

Rare ensuite par le contenu. Cet album s'éloigne un peu du grunge des débuts du groupe, pour devenir plus sombre, et donc moins facile à appréhender. On y trouvera des standards du groupe ("Corduroy" ou "Nothingman") ou certains morceaux qui s'apparentent plus à de l'expérimentation musicale (l'étonnant "Bugs" par exemple) et d'autres véritablement thrash et destroy ("Not for U", "Whipping"..) ou encore totalement abscon avec "Hey foxymophandlemama, that's me" sur lequel Vedder et Irons ont improvisé en rajoutant des enregistrements audio de patients d'un hôpital psychiatrique répondant à des questions sur leur état d'esprit...(notons que que c'est la seule implication d'Irons le nouveau batteur à cet LP puisque Abbruzzese avait enregistré toutes les parties drums de "Vitalogy" avant d'être débarqué).

Notons aussi que les trois titres qui ouvrent la galette prennent d'emblée aux tripes et qu'on ressent la batterie de façon très nette sur chacun d'eux, un peu comme s'ils avaient voulu en faire une représentation abstraite des battements cardiaques, en accord avec le thème 'de la vie' de l'album. Ré-écoutez donc cette oeuvre en pensant à cet aspect des choses et vous serez frappez d'entendre par moments le 'toum-ta' de votre palpitant en pleine action!

Paru fin 1994, alors que je partais au service militaire, cet opus me permit d'agrémenter positivement les longues heures de train vers Strasbourg. Nostalgie quand tu nous tiens!





1995 PEARL JAM & Neil YOUNG "Mirror Ball"



[par Barjozo]



En ce temps de grâce 1995, Neil Young s'allie à la jeune garde fringante Pearl Jam pour un magnifique LP. Ecrit quasi intégralement par le loner canadien (à l'exception d'une petite contribution d'Eddie Vedder sur le titre "Peace and Love"), cet album regorge de sons rugueux et très roots.

Un LP qui n'a pas pris une ride comme en témoigne mon morceau préféré ("Downtown") qui me scotche toujours et encore...."...Jimi's playing in the backroom - Led Zeppelin on stage - There is a mirrorball twirlin' and a note from Page - like a waterwashed diamond in a river of sin - goin' down like a whirlpool when you get sucked in - Downtown, let's go downtown..."

Avec cet album Neil Young s'encanaillait (en reniant à moitié Crazy Horse) mais on peut également dire que PJ se calmait un tantinet, ce qui allait avoir une répercussion incontestable sur leurs albums à venir...




1996 PEARL JAM "No code"



[par Barjozo]



Deux ans après le magnifique "Vitalogy", PJ remet "No code" entre les mains des fans et surtout leurs oreilles...Contenant toujours aussi soigné avec un double packaging qui ne fait quand même pas oublier son splendide prédécesseur.
Question musiciens pas de changement de line-up, les années semblant souder les membres du groupe de plus en plus..

Que retenir des titres? -les furieux "Lukin" en hommage au bassiste de Mudhoney Matt Lukin, ou "Hail, hail" et "Habit", ou le punky-pop "Mankind", chanté par Stone Gossard?
"No Code" se veut brut de décoffrage et sans hit-single. Finie la noirceur addictive de "Vitalogy". L'album contient aussi pas mal de morceaux tranquilles et calmes, comme le titre introductif "Sometimes" à la légèreté déconcertante, ou la ballade folk "Off he goes" dont on a pu lire ici ou là qu'elle avait été inspirée par l'étroite collaboration entre PJ et Neil Young ("Mirrorball" n'est pas si loin...). Il en va de même de "Present tense" ou "In my tree" qui sont loin d'être des hymnes heavy mais transpirent de la sensualité et du feeling des musiciens.

"No code" marque un tournant dans la carrière de PJ, l'orientant plus vers le côté mélancolique et clair de la force plutôt que son versant obscur...






1998 PEARL JAM "Yield"



[par Barjozo]



5e album studio du groupe, "Yield" se classera d'emblée à la 2e place du Billboard 200 aux States avec des ventes de 358 000 exemplaires...
S'en suivra une grosse tournée mondiale débutant en Australie. Rapidement le batteur Jack Irons annoncera qu'il quitte le groupe pour raisons de santé (psychose maniaco-dépressive), et il sera remplacé par un visage familier: Matt Cameron.

Replongeons-nous quelques années en arrière...En 1998, Pearl Jam est le dernier des 4 "grands" de Seattle avec Nirvana, Soundgarden et Alice in Chains à être encore en activité musicalement. Il s'agit alors d'un groupe ayant acquis une maturité exceptionnelle ce qui se sent tout de suite à l'écoute de "Yield": l'écriture est riche, s'éloignant quelque peu du style typiquement 'grunge' pour explorer des univers musicaux jusqu'alors inconnus pour le groupe. Peut-être est-ce aussi parce que c'est la 1ère fois que Stone Gossard et Jeff Ament participent à la rédaction des textes? Au final "Yield" s'avèrera être une oeuvre des plus homogènes et accessibles pour les auditeurs que PJ ait produite à ce stade de leur carrière. Les Rolling Stones ne se le feront pas dire 2 fois et prendrons PJ en première partie pour quelques dates de leur tournée US "Bridges to Babylon tour".

L'album comprend 2 des titres les plus emblématiques du groupe, les 2 singles "Given to fly" et "Wishlist". Mais que dire de "Faithfull", sublime chanson pop-rock, ou "Brain of J" qui ouvre le disque de façon un peu aggressive? Dans la même veine punkisante "Do the evolution", est le titre le plus rentre-dedans du disque, alors qu'il s'agit, pour moi, d'un des albums les plus calmes du groupe. Album sur lequel l'ambiance a plus été travaillée que le rythme et le côté rock...
Peut-être est-ce pour cela que j'ai longtemps négligé cette galette...Mais je reconnais mon erreur car après toutes ces années, "Yield" reste un CD qu'il fait bon s'écouter loud dans sa voiture. Un LP abouti qui pourra très certainement encore s'écouter dans quelques dizaines d'années j'en suis certain...






2000 PEARL JAM "Binaural"

Pearl Jam Vs

[par Barjozo]



"Binaural" est le 6e album studio de PJ, le premier avec Cameron derrière les fûts (pour ma part, je regrette beaucoup le départ d'Abbruzzese mais bon, on m'a pas demandé mon avis!).
Cet LP renferme de très bons titres, s'ouvrant sur "Breakerfall" avec d'emblée à l'écoute une production assez 'sèche' à laquelle Brendan O'Brian ne nous avait pas habitués (mais il faut dire qu'initialement, l'album a été mixé par Tchad Blake, et ensuite 'revu' par O'Brian...).

Les singles "Nothing as it seems" et "Light years" sont des compositions très calmes (à l'instar de la perle magnifique et classieuse "Thin air"), limite 'pop-rock', loin des éclaboussures heavy représentées par des morceaux comme "Grievance" ou "Evacuation".

Alors même si globalement on sent une petite perte de vitesse comparativement aux débuts du groupe, "Binaural" reste un très bon disque plein d'émotion et entouré d'une sorte de brume envoutante...





2002 PEARL JAM "Riot act"



[par Barjozo]



Avec "Riot act", pas besoin de vous faire un dessin; le dessein du groupe est de vilipender la Maison Blanche et toute la troupe de faucons entourant G."W".Bush. On savait les musiciens engagés mais là les choses sont claires...La genèse de cet opus a été marquée par la guerre en Irak et tous ses abus.

Question zike, on retrouve certaines chansons nerveuses comme "Save you" et "Wanted get to right" que ne renierait pas la nouvelle vague rock. Inhabituel, l'orgue Hammond s'invite sur "Love boat captain" sur lequel Eddie Vedder est magistral ou sur le très bon single "I am mine".

Cet album recèle également des surprises : le rythme de guitare presque reggae du chorus de "Cropduster" ou "Bushleaguer". Eddie Vedder nous rappelle ses origines indiennes sur les vocalises d' "Arc". L'album finit très paisiblement avec la jazzy "All or None".

A noter que comme à son habitude, Pearl Jam a fait un effort avec l'emballage du disque, avec un très beau livret de textes et de photos. Cependant question zike "Riot act" ne peut bien sûr pas rivaliser avec les premiers albums du combo...






2005 PEARL JAM "Pearl Jam"



[par Barjozo]



Le groupe est effondré en novembre 2004, suite à la nouvelle élection de George "W" Bush à la Maison Blanche pour un second mandat. Cet évènement aura un impact certain sur le futur LP des 5 de Seattle, même s'ils se sont quand même donnés un peu de temps avant d'entrer en studio..

Alors que rien ne prédestinait le groupe à accoucher d'un concept album force est de constater que cet LP sans titre, sauf "PJ", allait pouvoir être rangé dans cette catégorie en raison principalement de ses textes engagés. Jugez plutôt:
-"World wide suicide" où il est question d'un soldat tombé au combat ragardant sa photo dans le journal...Ce fut le premier single tiré de cet album, morceau assez rock et pourtant rentré directement à la 3e place du Modern Rock Billboard US.
-"Army reserve" sur le réserviste de l'armée à l'autre bout de la terre, loin des siens..
-"Severed hand" à propos d'un soldat se défonçant pour supporter une journée de plus dans le désert irakien..
-"Unemployable" nous comptant la vie maussade d'un ouvrier licencié qui n'a même plus de quoi honorer ses factures...
On le sent donc sur les textes de Vedder, cette galette transpire du dégoût de l'artiste pour la politique menée par son pays à l'époque.

Outre ces compositions assez engagées on retrouve une ballade très R&B ("Come back"), une love-song au charme discret avec "Parachutes". Un autre titre ("Life wasted") est un hommage rendu à Johnny Ramone qui était un proche du chanteur (rappelons que Johnny est mort le 15 septembre 2004 des suites d'un cancer). "Life wasted" fut entiché d'un vidéo-clip diffusé en téléchargement gratuit sur internet dans le cadre d'une licence "Creative Commons Attribution - Noncommercial- No Derivatives", vidéo faisant appel à des sosies des membres du groupe.

L'album renferme également un des rares morceaux composé à 100% par le lead-guitar Mike McCready ("Inside job" qui referme l'album). Chanson assez introspective sur les vissicitudes de la vie au sens large, mais retraçant aussi le combat du musicien contre la maladie qui l'affecte (maladie de Crohn).

"Pearl Jam" fut publié sur le label J Records, premier album depuis que le groupe a quitté la major Epic (filiale du groupe Sony Music Entertainment), après 14 ans de collaboration.





2006 PEARL JAM "Live at Easy Street"



[par Barjozo]



Le 20 juin 2006 (pour le 10e anniversaire de la Coallition of Independant Music Stores) voit la parution d'un EP de 7 chansons enregistrées lors d'un concert de Pearl Jam au magasin de disques de Seattle, Easy Street Records. Set donné le 29 avril 2005.

'Petit' live par sa durée, "Live at Easy Street" suinte des qualités du groupe on stage avec un groove, une mélodie, un sens innée du rythme absolument déments sur des titres hyper-rythmés pour ne pas dire fleurtant avec le garage-rock, et sans retouche studio svp. Outre les morceaux du groupe ("Half Full", "Lukin", "Save U" et "Porch") on y retrouve aussi (et bien sûr) des reprises: "The american in me" des Avengers, le très punk "Bleed for me" des Dead Kennedys, et "The new world" de X, avec cerise sur le gâteau la présence du leader de ce groupe punk US de Los Angeles, John Doe en guest au chant avec Eddie Vedder.

Une petite merveille de EP live avec en photo intérieure ce super groupe en train de répéter dans la petite salle du magasin, à côté du bar, devant un parterre totalement vide comme s'il s'agissait d'un vulgaire groupe d'étudiants débutants dans la zike...Pour l'anecdote bien que ne comportant que 7 titres, le CD a 8 pistes, la première étant un enregistrement d'ambiance.





2007 PEARL JAM "Live at the Gorge 05/06"



[par Barjozo]



Monumental coffret témoignant des sets live du groupe, ce "Live at the Gorge" renferme pas moins de 7 CDs retraçant 3 concerts pour 8 heures de zike non-stop! Les concerts ont été enregistrés à l'amphithéâtre The Gorge, ville de George, état de Washington, dans l'extrême nord-ouest des USA (environ 200 kms à l'est de Seattle), lieu de prédilection du groupe car hors du commun, la scène étant au bord d'une falaise dominant une vallée magnifique dans laquelle serpente la rivière Columbia (background reproduit d'ailleurs sur la pochette). Dans ce lieu privilégié les 5 musicos de PJ ont souvent donné des prestations atypiques remplies de morceaux rares.

Une fois planté le décor que dire de la zike?

*Premier concert* (1er septembre 2005) en 3 CDs rapportant une ambiance live directe sans aucun overdub, avec quelques fausses notes, quelques oublis des paroles ("Off he goes"). Le premier CD est acoustique avant que le gros son électrique n'apparaissent dès l'ouverture du deuxième CD avec le superbe "Given to fly". Notons l'ambiance bon enfant entre artistes et public et des intersongs très décontractés sur lesquels Vedder parle pas mal comme à son habitude.

*Deuxième concert* (22 juillet 2006) en 2 CDs et troisième concert (le lendemain, 23 juillet 2006) en 2 CDs également pour un total de 61 titres dont seulement 8 joués les deux soirs soit 53 morceaux différents au total, qui dit mieux?! En tant que fan on aurait adoré assister à une telle performance scénique. La production est excellente et l'atmosphère toujours cool. Un pied total pour les afficionados avec des titres qui n'avaient jusque là été disponibles qu'en bootlegs (on pense par exemple aux reprises de Neil Young "Rockin' in a free world" et "Fuckin' up" ou "Dirty Franck" jamais joué live ou si peu).

Un coffret magnifique! Un véritable best-of live, florilège des albums du groupe jusqu'en 2006.






2009 PEARL JAM "Backspacer"



[par Barjozo]



9e LP studio; 11 titres; 37 minutes.
Retour de Brendan O'Brian à la production que l'on n'avait pas revu travailler avec PJ depuis "Yeld" en 1998...

Rompant avec un côté politique et négatif, Vedder se (re)met à composer des titres plus introspectifs (comme sur "ten"); ainsi "Just breath" (ballade acoustique folk dans la lignée des chansons que l'on peut entendre sur le film "Into the wild" dont Vedder a signé la B.O.) ou "The end" sur lesquels il cherche à faire pénitence des longues périodes passées loin de sa famille en tournée (Vedder est alors marié depuis de nombreuses années et père de 2 jeunes enfants).

Le très garage-rock "Gonna See My Friend" ouvre le bal avec son riff fracassant (Stone Gossard) pour un titre bref, compact et plein d'entrain. Notons aussi d'autres titres rapides que sont "Supersonic" (qui pourra en irriter plus d'un avec ses "yeah yeah yeah") ou "Got some" et son intro toute en guitares aiguisées, morceau sur lequel Eddie Vedder assure par sa puissance, sa justesse et son feeling.

Un petit mot sur l'artwork: dessiné par Dan Perkins il représente un panneau en 9 parties , en 3 par 3, un peu comme un jeu de morpion. Les dessins sont assez loufoques et décallés...Quant à la gestion de cet album elle est le fait du groupe lui-même qui en développant de nombreux partenariats sur le net et avec les grands distributeurs (dont Universal) va s'autogérer presque totalement ..






2011 PEARL JAM "Twenty" [Original Motion Picture Soundtrack]


[par Barjozo]



Pearl Jam 20 est un film qui est sorti fin octobre 2011 (en salle aux US mais pas en France... où il n'est disponible qu'en DVD). Ce CD est la BO du-dit film: CD-1 surtout puisque le CD-2 est composé de raretés et autres démos...
Encore un cadeau du groupe pour leurs fans (dont je suis si vous avez un peu surfé sur ce site !).
Outre les 2 CDs on notera un booklet superbe alternant des photos et un petit laïus sur chaque titre.

Sur le CD-1 la première perle c'est "Alive" enregistré le 22 décembre 1990 (avant la sortie de "Ten" qui lui parut le 27 août 1991) avec un son d'époque très métallique, rugueux et non relooké en studio ça se sent. On apprend ensuite que PJ avait rodé son set accoustique en Europe début 1992 comme en témoigne la version de "Garden" présentée ici (enregistrée en Suisse au 'Albani Bar of Music' de Zurich le 19 février 1992), avant d'aller sur les plateaux de MTV (dont témoigne ici le 5e morceau "Black" qui n'était apparu jusqu'ici qu'en DVD officiel mais que pour ma part j'avais sur un bootleg daté de 1994 [ce passage TV date du 16 mars 1992 et comportait en plus de "Black", les titres "Alive", "Jeremy", "Porch", "State of Love & Trust" et "Even flow"]). Notons aussi une version animale hurlée (au sens propre) par Vedder de "Blood" (datée du 25 mars 1995 à Auckland, New Zealand).

Autre moment très intéressant, "Let me sleep (Christmas time)" fut enregistré à la volée lors d'une impro sur les marches de l'Arena di Verona, Italie le 16 septembre 2006 entre McCready à la guitare sèche et Vedder, juste avant de monter sur scène. Puis c'est "Walk with me" une reprise de et avec Neil Young enregistrée le 23 octobre 2010 (nombreuses furent les collaborations entre le loner canadien et PJ, depuis l'album "Mirror ball" publié en 1995, en passant par des jams multiples sur des concerts).

Le CD-2 comporte de nombreuses démos dans sa première partie. Ensuite on a quelques raretés, dont une version instru géniale de "Of the girl" (titre paru sur l'album "Binaural" en 2000) et un "Faithfull" enregistré en Italie dans la rue le 20 septembre 2006 (avec un super son). On peut aussi écouter "Bu$hleaguer" (de l'album "Riot Act" paru en 2002) enregistré en 2003, chanson engagée politiquement mais rarement jouée live. La version de "Better man" (paru sur l'album "Vitalogy" publié en 1994) présentée ici file le frisson car le premier couplet et l'enchaînement avec le premier refrain est chanté lentement par le public du Madison Square garden, New York, le 21 mai 2010, avant que le groupe ne reprenne la main de façon inhabituellement très speed. Certainement LA chanson de ce double CD. Avec un fantastique solo de McCready en prime et une superbe fin sur laquelle Vedder s'éclate avec le public.





2013 PEARL JAM "Lightning Bolt"


[par Barjozo]



Je ne suis jamais très objectif quand je chronique certains groupes et PJ en fait partie.
Je n'ai quand même mis que deux étoiles...

Ce 10e album studio démarre en fanfare avec deux compos assez rapides avec "Getaway" et surtout le très punkisant "Mind your manners" crédité à Mike McReady. On se dit que ça démarre bien, mais le 3e morceau est un peu plus 'besogneux' et j'avoue ne pas avoir accroché aux premières écoutes ("My father's son").

"Sirens" ensuite est une jolie ballade comme PJ sait en concocter (2e single laché sur les ondes avant la sortie de l'album). Puis c'est le titre éponyme, pas mal, avant un certain équilibre jusqu'au 9e morceau.

Les titres assez pop, parfois rock mais on est assez éloigné des rythmes du début de carrière (la faute à la 'Midlife crisis'?). Cela se termine sur un triptyque fait de ballades qui s'écoutent, mais on aurait préféré des morceaux plus heavy...

[à suivre...]:=)]





· Conception du site web: Barjozo ·
· contact@barjozo.fr ·