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H E L L F E S T 2 0 1 7



[photos: Boucle d'Or]






[par Franck and furious]



Ma notation :
* à revoir avec plaisir à la fête de la musique locale
** Me deplacerais pour un concert gratuit
*** Me déplacerais pour un concert payant local
**** Me déplacerais pour un concert payant loin
***** Coup de coeur
---- Sans étoiles : ne veut pas dire mauvais groupe, il n'y en a pas au HF, mais pas ma came

NB : attention : dans un fest de 3j, la fatigue cumulée joue beaucoup sur la perception d'un show : mes commentaires sont donc juste à prendre comme des états d'humeurs du moment, et non pour un réel compte rendu précis d'un show unique ! J'admire d'ailleurs les chroniqueurs qui détaillent autant un show après 3j de fury fest


On the Highway to Hellfest !
Jour 1 : vendredi

Pour cause d'impératifs professionnels, et pour essayer d'être présent pour le premier concert à 10h30 avec Inglorious, dont je suis un récent converti, nous partîmes de Pau, la veille le jeudi 20h. Et zou ! En avant pour 6h de route. A cause d'une chambre d'hôtel low cost trop chaude à mi-parcours, de l'obligation de se lever tôt, et d'une certaine excitation d'aller sous le pieds du sapin de Noël qu'est ce festival magique, je n'aurai dormi que 2h. Condition peu optimale quand on sait que tenir 3j de fest, de surcroît avec une belle chaleur, nécessite d'être au top physiquement. Mais j'irai chercher la Force chez les 55.000 journaliers, à l'état d'esprit irréprochable, tant chez les participants, que les membres du fest, toujours adorables et au service du bien être du metalhead. Autrement dit, le fest parfait !

10h30 INGLORIOUS ***** Un plaisir communicatif ! Une voix : la relève des plus grands ! La bande à Nathan James a l'honneur d'ouvrir le bal. Comme relaté dans ma chronique de leur récent album, je n'ai été séduit par le chanteur que récemment, peu convaincu alors par ses covers des débuts. Je voulais donc avoir le cour net, live, et vérifier que mon scepticisme de départ était bien une erreur. Alors, si le vocaliste au coffre impressionnant, tant vocal que sur son embonpoint, a su régler cette interrogation en 30 trop petites minutes, sa bonhomie et son énergie ont fini par convaincre. Cette trop courte prestation provoquera l'arrêt net à mon doute. En une phrase, du chef Denis, à la fin du show, et comme par télépathie, ce que je pensais aussi donc : ''on a probablement vu le meilleur concert des 3j'' ! Cela commence bien ! Un groupe qui sera assurément un jour tête d'affiche.

11h05 SIDILARSEN ** Apéroooo!
Le techno metal n'est pas trop ma came ! Avec tous ses samples, l'exercice semble un peu trop convenu. Néanmoins, ce genre de groupe a toute sa place dans un fest pour y ajouter une certaine ambiance. C'est sympa, sans +, mais bienvenue dans une prog éclectique.

11h40 MYRATH ***** Du thé vert glacé sur du metal incandescent.
Il fait beau et rien de mieux que le metal symphonique dansant des tunisiens pour apporter une saveur rafraîchissante comme un bon thé à la menthe sous un soleil de breton .. heu de plomb : Clisson n'est pas en Bretagne, même si comme d'habitude dans les fest, on y voit aussi un drapeau voisin des pays de la Loire :). Faut dire que la Loire Atlantique fait l'objet d'une étude de rattachement à la Bretagne. Passons ! ... Retour à la note orientale qui génère l'enthousiasme du public. D'autant que pour ma part, le chanteur n'a pas cette voix nasillarde si fréquente dans la musique orientale, et possède même une magnifique voix claire.
Myrath n'est pas un nouveau groupe. Il est donc temps de vous intéresser à eux : ils méritent tout autant qu'Inglorious un set beaucoup plus long. Surtout si vous voulez que la jolie et talentueuse danseuse, au feeling respectant la musicalité, revienne accompagner le groupe. Les présents auront grandement apprécié, dansant et reprenant les chants à tue-tête. La musique du groupe apporte vraiment un + dans l'univers du metal mélodique. Super ambiance !

14h20 EVERGREY ***** La mélancolie ensoleillée.
Qu'on ne s'y méprenne pas ! Paradoxalement, le heavy mélancolique d'Evergrey est un pur bonheur. Et sera même le show le plus fun du fest, grâce à un Tom Englund plus souriant que sa musique pourrait le faire penser. Depuis leurs 2 derniers albums, afin d'enjouer sa musique, Le groupe s'évertue à optimiser la mélodie, mais aussi l'énergie ... comme en témoignent les photos ... Le public adhère, et on aura encore ici du très bon concert. Trop court, on en redemande.

15h05 AVATAR * Surcôté ?
Franchement, je ne pige pas trop ce que l'on trouve à ce groupe ? Ok ? Ils optimisent au max leur concept, par leurs costumes et maquillages, qui apportent un côté fun à leur délire. Cela s'écoute avec un certain plaisir, mais soyons sérieux, il n'y a rien chez eux qui ne soit mieux fait ailleurs ; de leurs compositions à la voix du chanteur qui semble à la limite de la rupture. Bref, j'attendrai sagement Queensryche pour être placé à la barrière.

16h QUEENSRYCHE **** En cette chaleur d'été, la perfection froide.
Enfin, 30 ans après, je vois pour la première fois, le groupe qui m'a initié au Metal. Une place à la barrière s'imposait donc, même si cela n'est plus le même line-up. Je ne reconnais pas le batteur d'origine, ni son jeu. Après vérification, il s'avère que Scott Rockenfield, ne fait pas la tournée pour cause de paternité, ce qui se comprend. Il est remplacé par Casey Grillo (Kamelot) au jeu (trop?) sobre. Le groupe présente une set list Best of. Todd de la Torre fait un boulot brillantissime, se livrant sans compter dans des aiguës parfaits. Il n'y a rien à redire. Pourtant il me manque quelque chose pour m'enflammer totalement. Le jeu de batterie trop clinique ? Un chanteur et des musiciens peu échangeurs avec le public, malgré mon beau Tshirt Q. ? Me donnent le sentiment de voir des musiciens assurer un simple job sans réelle conviction. C'est bien d'avoir viré ce fou de Geoff Tate, mais conserver un zest de folie ne nuirait pas. Espérons que le groupe retrouve un brin de jovialité au Forum.

17h DEVIN TOWNSEND PROJECT - - - J'espérais le DT mélodique, celui de Steve Vai. Hélas, les 3 premiers titres sont en mode gueul-hard. La chaleur et le besoin de faire une pause m'empêchent de rentrer dans concert. Je rappelle que je n'ai dormi que 2h. Je passe. Et j'espère que j'aurai l'occasion de le voir dans un autre contexte. Désolé.

20h45 DEEP PURPLE **** Revanche prise !
D'après les présents en 2014, le groupe devait une revanche au Hellfest. Et ce fut chose bien faite. Mais la perception de la qualité d'un concert ne tient pas qu'au groupe en lui-même, mais aussi aux conditions diverses et de votre état personnel. Afin d'être bien placé pour voir mon groupe préféré, j'ai du supporter le black metal de Behemoth. Autant j'aime bien écouter dans un fest, des styles peu à mon goût, dans une optique de découverte, autant là, j'ai eu du mal à comprendre la logique de faire passer un tel groupe avant une tête d'affiche de classic rock. Les die-hard de DP rétorqueront avec humour qu'ils ont l'habitude des premières parties inadéquates du groupe. Mais là, je pense que la programmation s'est loupée quelque part. Ce sera donc un calvaire sous cette chaleur de plomb que cette attente d'1h, avec la crainte comme incidence d'empiéter sur ma jauge physique et morale.
Un groupe aussi expérimenté que DP est censé tenir compte de ces détails parasites, et du fait qu'on est dans un festival. Aussi, à mon avis, il est bon de durcir un peu la set-list pour éviter que la lassitude ne gagne le fan. Or, ce sera ici le seul point noir du set où le groupe aura mis quelques longueurs poussives. Cela commence avec un Ian Gillan qui s'en va faire un genre de discours semi rapé, raté, à l'attention de Steve Morse sur le final de "Strange Kind of Woman" : 1 bonne minute interminable pour qui n'est pas bilingue. S'ensuit l'intro de "Uncommom man", et 2 ballades seulement entrecoupées par "Lazy" ! C'est bon, mais c'est long. Puis ce sera au tour de Don Airey de nous balancer un solo dont les extraits d'"Alouette, gentille alouette", enchaînée avec quelques notes de "La Marseillaise", viendront parasiter sa pourtant excellente prestation. Est ce qu'un jour, quelqu'un de son entourage va lui dire qu'on en a plein les bottes de ces extraits qu'il nous inflige depuis une décennie ? A croire que le groupe ne fait jamais de tournée en France !! Pitin, on la connait "la Marseillaise" ! Et j'en ai marre d'écrire toujours la même chro.
Vous rajoutez à ces longueurs, certes d'excellent niveau, un "Space Truckin" en mode limite funky, et un asshole de fan qui vient vous couper dans votre orgasme pour partir du site, sur le solo divin de Steve Morse sur "Bird of prey", + la crainte d'être archi-saturé d'une fin de set list archi-jouée depuis 10 ans, cela donne au show, des moments assez poussifs. Mais les septuagénaires ne sont pas arrivés là par hasard. Passés les moments bougons, on aura droit encore à du très haut niveau, et à commencer par Ian Gillan qui n'aura jamais aussi bien chanté en cette décennie. Pourtant, j'avais mis Paris 2013 très haut. Celui qui fut le plus grand chanteur des 70' aura retrouvé des aiguës, que j'oserai l'impertinence de qualifier d'Hughesien. Mais sa prestation ne s'arrêtera pas à cela. Comble du comble, et ce alors que je m'imaginais quitter le site avant des rappels dont je suis las, il modulera façon crooner sur "Hush", façon même Rod Evans. Chapeau ! Et je ne dis pas ça à cause du soleil tapant.
Ses acolytes ne sont évidement pas en reste. Steve Morse en plus de "Bird of Preys", contre toute attente nous délivrera un long solo très inspiré et Blackmorien sur "Black Night", comme si le groupe avait encore du temps à revendre. Seul moment du concert où il me fera décrocher sera sur sa joute à toi à moi avec Don Airey pour "Hush", où il retombera sur ses fameuses descentes de manches, dépitant un Airey qui lui proposait pourtant en retour des solos plus variés et mélodiques. Le bel écran géant nous démontrera tout le long du show, la vitesse d'exécution incroyable du pianiste.
La set list nous offrira de grands moments, que ce soit "The Surprising", le special fest "Hell to pay", ou l'enchaînement terrible "Time of Bedlam" + "Fireball". Mais aussi donc les prouesses de Gillan, Airey et ces fameux solo de Morse sur "Bird of prey" et celui de "Black Night", auréolés du toujours intact groove de Paice & Glover. Quoiqu'il en soit les sensibilités de chacun, le niveau du groupe étant tel, que le public sembla ravi, et au final votre serviteur aussi. Respect !
Setlist:
Time for Bedlam - Fireball - Bloodsucker - Strange Kind of Woman - Uncommom man - The Suprising - Lazy - Bird of prey - Hell to pay - keyboard solo - Perfect stranger - Space truckin - Smoke on the water - Interlude cover - Hush - Black Night

Fatigue et chaleur obligent, ce sera avec regret que l'on s'arrêtera là, manquant Rob Zombie et In Flames ! Une autre fois, espérons. Super Vendredi.


Jour 2 : samedi

13h35 Phil Campbell and the bastards sons *
Encore endormi, ce n'est pas avec les fistons que je vais me réveiller. Le chant manque de peps, et il existe trop de groupes dans ce genre pour se permettre ce manque d'énergie vocale. La version d'"Ace of Spades" sera d'ailleurs atomisée 1h à peine plus tard, même scène, (pas glop) par Ugly Kid Joe, qui manquera de tact en reprenant ce même titre.

14h20 The Treatment **** - le bon remède
Les jeunes viennent remplacer le moins Jorn, forfait. Et ma foi si la déception est grande de cette annulation, ses remplaçants vont en profiter sans compter pour nous faire passer la déception. Car c'est à fond les balloches que ces guérisseurs entrent en scène, sans ralentir jusqu'au bout. Leur hard rock'n roll FM fait mouche, en cette température pour moustiques. Et le groupe, en plus de son dynamisme, tient en son chanteur une belle plus value par rapport à la concurrence du genre. Une voix complète, à la fois tour à tour lisse, rock, hargneuse et puissante qui fera des adeptes. On pourra juste conseiller au fougueux chanteur de respecter le pauvre cameraman, en évitant de lui pousser sa caméra dans l'oeil jusqu'à risquer de le faire tomber. Est ce que lui va t'enfoncer ton micro dans la gorge ? Halala la jeunesse !

15h05 Ugly Kid Joe ***
Comme pour Queensryche, j'investis la barrière en prévision de Pretty Maids. Assis sur la barrière dos à la scène, cela sera donc d'un point de vue auditif que j'apprécierai ce bon set aux hits des années 80 qui rappelèrent ma jeunesse. Il est très plaisant de se réentendre tout cela, mis à part le mauvais goût de jouer "Ace of Spade" juste après la version de Campbell & fils, même si meilleure. Mais Wilfried Crane n'était-il pas ce chanteur, en 1ere partie de Def Leppard à Toulouse en 92, qui réussissait à rattraper ses propres crachats tout le long de son set ? Apparemment, la finesse ne s'acquière pas avec le temps. Mais cela reste drôle.

J'en profitai du coup pour reconnaître quelques gloires toulousaines de facebook. Ce qui permit de passer le set en bonne compagnie, et de prendre des nouvelles du plus célèbre hellfestien toulousain. Il se reconnaîtra. Je ferai aussi la connaissance plus tard de l'amical Chico, bénévole au Motocultor, et membre d'un forum à qui j'avais donné rendez-vous pour mettre un visage à son pseudo. Marrant : à la vue de son tshirt, il se tenait devant moi au concert de Treatment, sans que je sache encore que c'était lui. Forums et Hellfest : un bon moyen pour se faire des potes. Au passage, un salut à tous les bénévoles de toutes asso.

16h Pretty Maids ***** Kings of Hell
Bah que dire de ce groupe novateur que je n'ai pas déjà écrit dans mes chroniques ? Les voir pour la première fois en concert attise mon excitation. Et je ne serai pas déçu. Le groupe est parfait dans son style à la fois mélodique et agressif. Ronnie Atkins et "Future World" entres autres, sont à entendre une fois live dans sa vie. Un super show ! A quand une vraie tournée française ?

Entracte
Après Pretty Maids, j'hésite à regarder Steel Panther, mais faut dire qu'on a déjà croisé les plus beaux seins du fest sur le site ... mon dieu qu'elle était jolie ...et que je préfère aussi rester sur le beau souvenir de cette magnifique hôtesse de l'hôtel lowcost de Niort vendredi matin. On me dit à l'oreillette que ce groupe joue aussi de la musique et ne s'arrête pas à une exposition de nichons ! Ha bon ? Peu importe, mon corps a besoin de se rassasier - je parle de nourriture et de boissons, pas de sexe, quoique ... et donc j'observerai du bar, ce qu'il y a à voir sur les écrans géants... ou pas.
On s'apprête à se lever pour voir Dee Snider, mais dès les premières notes de "I wanna rock", l'envie d'une seconde bière nous prit illico. C'est pas que c'est nul, mais il fait trop chaud, et que la série à suivre nécessite de ménager sa monture. Donc pour cet interlude, on ne veut pas de rock, mais des brocs.

18h55 Trust **** Antichaudcial
Ayant vu le groupe il y a quelques mois à peine, ce sera avec plaisir que je reverrai ce millésime. Mais je resterai tout de même à la barrière sur la M2 dans l'attente de Saxon. Vous connaissez le côté rebelle du groupe. Aussi, Bernie et Nono seront les seuls à se ballader sur l'avant scène réservée à la tête d'affiche du soir qu'est Aerosmith. Ni Dieu, ni Maître ! Jusqu'au bout. On assiste à un très bon set fait de classiques. Valeur sûre. Et le groupe habitué aux manifs, ne sera donc pas dépaysé de voir passer près d'eux les canons à eaux, bienvenus pour rafraîchir la foule bouillante. Votre serviteur se fera tremper à 2 reprises. Voilà ce que c'est que d'être à la barrière. Mais merci à l'organisation de prendre soin de la santé des fans sous cette fournaise à faire évanouir la plus robuste des fans de Steel Panther. À qui au passage Bernie leur chante : "Surveille ton look". Et de nous éviter un jusqu'au boutisme de la fantitude par un "Marche ou crève". "Le temps efface tout", ;;; mais pas la canicule du moment!

20h Saxon ***** A(r)mur(e) toujours
Qu'est ce qui ressemble plus à un autre concert de Saxon qu'un concert de Saxon, si ce n'est une set list changeante ? Le groupe n'a plus rien à prouver, et malgré leurs âges, comme DP, il vieillissent plutôt bien. Une vraie machine de guerre, efficace, qui adoube tous les chevaliers de la fosse. On ne peut que prendre plaisir à ce hard rock qui a acquis ses titres de noblesse. Biff est impérial et s'amuse avec le public. Des seins nus de Steel Panther au manteau de Biff, le jeu du jour sera de savoir comment il peut supporter son manteau sous ce soleil de plomb ? Mais c'est vite oublier que Saxon a l'habitude de porter des armures. Blague à part, le Roi se versera une bouteille sur la tête, ainsi que sur celle de son bassiste, mais pas pour se rafraîchir, mais pour mieux headbanguer. Pensez donc ! Bref, le rôle d'un scribouillard est d'enjoliver la légende ne l'oubliez pas ;). Mais avec Saxon, mon exagération est futile. Rock on !

22h20 Apocalyptica * - le choc thermique
N'ayant jamais vu Aerosmith, je m'installe au plus tôt pour avoir une place correcte. Ayant lu aussi de nombreux report positif sur les violoncellistes, et curieux d'en découvrir la magie aussi pour la première fois, c'est avec envie que je m'apprête donc à écouter l'apocalypse. Et ma foi, ce le fut, mais pas dans le sens escompté. Poussif, long, fade, plat : un vrai calvaire ! Aucune énergie ! Aucun son ne sort réellement suffisamment pour faire face à 30.000 hellfestoyers. Pire, alors que je suis à l'opposé de leur scène, on entend des sifflets. Totalement soporifique, et devant supporter la fatigue, l'heure de leur set sera un vrai poids. Bien sûr, la moitié du public a aimé, mais est-ce suffisant pour jouer 1 heure avant une tête d'affiche devant autant de monde, et ce alors que des groupes reconnus, n'ont droit qu'à 30 ou 40mn ? Le vrai flop des 3j . et je mets une étoile pour saluer probablement leur dextérité technique, mais on a beau jouer des reprises de Metallica, quand ça ne sonne pas, ça ne sonne pas ! A quand un groupe de triangles tant qu'on y est ? Je ne pensais pas trouver là, pire que le dernier Blackmore's Night. Pensant être hors service, c'est anxieux que je demandai à mes voisins s'il n'y avait que moi qui trouvait cela aussi pénible ? Ouf, tout le monde acquiesca, certains s'asseyant sur la pelouse pour ceux qui avaient encore un peu de surface pour, vu le monde qui attendait Steven Tyler et sa bande.
Bref, je ne comprends pas les éloges envers ce groupe de la presse spécialisée !, Certes, il en faut pour tous les goûts, mais il ne doit pas y avoir du lobbying qu'à l'Assemblée Nationale et Européenne !? Plus jamais ça à cet horaire et durée de passage ! Merci !

23h25 Aerosmith ***** The dream is real
Après le supplice d'Apocalyptica, et 3-4 assholes qui essayèrent d'avancer en vain, là où c'était archi-bouché, aurais-je encore de la force pour m'enthousiasmer ? Le Smith va-t-il redonner du peps ? Ma foi, oui et oui ! Jamais vu, il me tardait donc de voir ce phénomène. Déjà la set-list se met en mode festival, avec quelques ballades pour samedi soir : l'indispensable "Janie", la dispensable "Don't miss a thing", et l'indétronable "Dream on". La party démarre pourtant pied au plancher avec le bien nommé "Let the music talking", suivi par "Young lust", pour finir sur les terribles "Mama kin" et "Train kept a rollin'" ! Le pied ! Puis entre temps, Joe Perry nous aura gratifié d'un bon long solo sur l'excellent "Love in a elevator". Enfin pour moi le titre que j'aurais le plus kiffé aura été le festif "Dude looks like a Lady". Steven Tyler est assez incroyable à voir : bougeant partout, s'accaparant et squattant l'avant scène, mais n'oubliant pas d'aller chambrer, houspiller ou saluer ses partenaires, on ne sait trop, tant le bonhomme virevolte dans tous les sens, même lui semble ne pas savoir son envie de l'instant, s'il veut chanter ou jouer de l'harmonica. Sacré showman !
Vocalement, unique, il semblait tout de même pas à son top du top, mais attention, on eu droit là à une belle prestation. J'aimerai bien les revoir dans une salle, et non un fest pour apprécier davantage. Du très bon ! Et on peut comprendre donc la demoiselle qui semblait être venue que pour le Smith, et peut être aussi pour cet inconnu rencontré qui s'est attaché à prendre soin d'elle tout le concert !? ;) . Dream on !

1h05 Suicidal Tendancies ***** K.O debout !
C'est sur les rotules qu'on s'avance vers une Warzone blindée. Dans ma vie, je suis passé à côté d'un tas de groupe, et le pensant axé à tort, rap metal, ST en fait parti ! Est-il trop tard pour se convertir ? Bien sûr que non ! Aussi au bout de quelques titres, le groupe nous a mis d'accord ! On est trop crevé pour s'opposer à son diktat, mais on lui donne rendez vous où il veut quand il veut ! En quelques titres, l'énergie déployée nous aura mis KO. Quelle baffe ! On s'est alors demandé comment un ST peut ne pas jouer en tête d'affiche sur une Mainstage, comme un Slayer ou un Behemoth, quand un Apocalyptica a cet honneur, et ce alors que la Warzone était saturée ?
Bref le Hellfest est le fest parfait ! Mais quand on pense qu'il a encore une marge de progression, on peut se demander combien d'orgasmes la bande à Barraud pourra nous apporter encore !

Allez ! une bonne nuit de sommeil est espérée.


Jour 3 : dimanche

Des organismes qui ont envie de se faire un peu plus posés et touristes, on profitera d'une programmation du jour moins emballante pour faire une balade déjeuner entre potes dans Clisson ; une bonne occasion d'immortaliser en photos ce moment précieux entre amis ; puis nous repartîmes en touristes sur le site du festival aussi, notamment à l'Extrême Market, ainsi que sur l'ensemble de ce site tellement magique et beau à voir. Quel fabuleux travail de décoration ! On profitera tellement du site qu'on manquera Black Star Riders à 15h. Tant pis ! Abondance de plaisir, nuit au plaisir !? Naaan :)

18h25 Alter Bridge ***
C'est vraiment en mode relax qu'on délaisse le château de Clisson et son joli pont, pour assister à notre premier concert qui évoque les ponts anciens aussi. oui à cette heure-ci, c'est abusé, mais on a donné les 2j précédents, et fatigue et chaleur font leur besogne. D'ailleurs, un point d'eau est fermé, et après un 3ème arrosage sur nos têtes brûlantes, on apprendra que le château d'eau atteint sa limite. Alors est-ce dû à mon état ? Mais je n'arrive pas à entrer dans le concert. Les 3 premiers titres ne sont pas assez énergiques, ni prenants à mon goût. Le groupe fait pourtant le job, mais je ne m'éclaterai que sur trop peu de titres.
A revoir dans d'autres conditions.

19h40 Blue Oyster Cult ***** Mon concert des 3j - la grosse claque
Bien que ne connaissant qu'un vieux live, le B.O.C fait aussi partie des groupes que j'ai occultés. Honte à moi, car dès les premiers titres, le groupe met en ébullition la Valley, et ce tout le long du show. C'est simple, les ovations se succèdent et, malgré la connaissance d'horaires stricts à respecter, des demandes de rappels fusent. Je n'ai rien à rajouter : la folie sous la tente résume à elle seule la qualité du show. Faut dire qu'avec le solo de "Then came the last days of may" s'étirant sur 7 minutes dantesques, mélodiques et à tiroir, les 2 gâchettes ont mis à genoux la foule venue nombreuse. Enorme solo, digne des plus grands exercices du genre tel que ceux de "Free Bird", "Sultans of swing" ou "Child in Time", réunis. Quel pied ! Orgasmique ! Et hop, un nouveau fan d'acquis, vaut mieux tard ...

Epilogue
Devant partir tôt pour raisons professionnelles, et ce malgré l'envie de découvrir Clutch, on décidera donc de rester sur cette magique impression laissée par le BOC pour quitter, fatigués mais heureux, ce festival unique, dont les superlatifs manquent. Que ce soit dans la décoration, dans l'organisation, la programmation éclectique, et la mentalité serviable des organisateurs, jusqu'à l'état d'esprit irréprochable des 54.998 fans, ce festival est juste parfait. Tout simplement magique.
Grand Merci à vous !

Mon top 3 :
1 - B.O.C
2 - Inglorious
3 - Suicidal Tendancies
Mais aussi, suivent de près : Evergrey, Pretty Maids, Myrath, Aerosmith, Saxon, DP, The Treatment,Trust et bien sûr, le Hellfest en lui-même.

Mes flops : Apocalyptica, Avatar, et placer Behemoth juste avant DP

-Aparté_
A l'heure des tournées d'adieux, certains fans et organisateurs s'inquiètent pour trouver les futures têtes d'affiches, quand ces dinosaures auront arrêtés. Les Scorpions, Dp, Aerosmith, Ac/Dc, Saxon... Il est vrai que l'effet nostalgique va peser. Mais si on sort un peu du trip ''c'était mieux avant'', et qu'on regarde un peu de plus près et avec du recul, les excellentes prestation des groupes actuels, personnellement, je ne m'inquiète pas sur la relève, tant pour certains qui jouent de courts sets, il leur est réclamé des rappels. Et quand on voit comment les jeunes s'éclatent sur tout groupe, et le plein que font certains groupes à la Warzoone, la Valley ou ailleurs, le futur reste ouvert et prometteur.
Et après tout, ma génération de quadras n'a pas connu les stars des années 40, 50 et 60. Cela ne l'a pas empêchée de trouver ses propres idoles. Et le rock, c'est comme la nature, cela a horreur du vide, et du . calme.
Keep on rockin' ! Place aux jeunes !

Mon Hellfest, Franck avec : Bertrand, Bruno, Chico, Denis, Didier, Fred, Pierre, et les sympathiques inconnu(e)s rencontré(e)s ; une pensée pour les absents cause soucis de jointure, Nicolas et son père, Bernard, à qui on souhaite un prompt rétablissement, et un coucou pour la bonne réception de nos hôtes. Et un grand merci à Metalden pour son info précieuse.







H E L L F E S T 2 0 1 7








[par Boucle d'Or]


Vendredi

Arrivée tardive, aux alentours de 18h00, juste le temps d'assister aux tous derniers titres de RED FANG. Et première contrariété : La Valley est blindée, j'arrive à peine à parvenir à m'approcher afin de nourrir mes oreilles de quelques notes et voir une partie de la scène. Impossible alors de me prononcer sur ce qui semblait être une très bonne prestation.

Direction les mainstages où l'espace a été considérablement agrandi et où des écrans vraiment géants permettent de suivre les moindres détails. On se place pour DEEP PURPLE en assistant aux bruyants Polonais de BEHEMOTH dont le black metal n'est pas forcement approprié avant DP et en plein cagnard !
20h45, les DEEP PURPLE investissent la scène pour 90 minutes d'un show qui parvient sans mal à faire oublier leur précédente et assez dispensable prestation. Faut dire que le concert est filmé pour être diffusé sur Arte. Aussi Les musiciens se donnent et en particulier Gillan très en voix et électrique. Morse est une bête et le prouve encore une fois. Le son excellent, comme sur la plupart de tous les concerts de ce week-end, concourt à la qualité du spectacle. Côté répertoire, c'est sans surprise, avec la plupart des classiques, efficace et plaisant.

Retour sous la valley pour le show de MONSTER MAGNET dont j'avais adoré le dernier opus. Mais le concert se concentre uniquement sur deux de leurs premiers albums et me prive quelque peu du plaisir à les écouter. Toutefois le show est carré, les guitares érigent un mur du son hypnotique prenant. Le public massivement massé semble apprécier.

Fin de soirée avec les Ecossais de ALESTORM pour un hard rock celtique, convivial. Dommage que les instruments à cordes (violons, cornemuses.) ne soient pas réellement joués mais proviennent de synthétiseurs. Excellente ambiance festive sous la temple et bien au delà pour clôturer cette première journée.


Samedi

Journée marathon qui commence vers 13h00 en assistant à la seconde moitié du concert instrumental des suisses de MONKEY3. Planant et envoutant, le groupe tient son auditoire dans sa poche et la Valley finira blindée comme souvent ce weekend end. Groupe à suivre.

PHIL CAMPBELL & THE BASTARDS SONS fut une grosse déception. Autant j'adore Motörhead et donc Campbell autant je trouve son projet prétexte à nous rejouer du Motörhead, à côté de la plaque d'autant que les versions jouées étaient juste dignes d'un cover band. Le bonhomme vaut beaucoup mieux que ça et trouvera certainement sa voie ailleurs que dans ce groupe familial insipide.

Autre ambiance avec le black metal viking de EREB ALTOR, fortement influencé par Bathory. Agréable mais pas mémorable non plus.

C'est de loin et sur les écrans géants que nous assistons au concert de PRETTY MAIDS dont seul le final avec leurs tubes des années 80 ("future world".) retiendra notre attention.

Commence alors pour votre serviteur un périple ininterrompu de 16h30 à 1h15 devant les deux mainstages commençant sous un soleil de plomb !
STEEL PANTHER assure le spectacle (et moins le concert) avec son glam hair metal au troisième degré, prétexte à faire des blagues graveleuses, à demander aux filles de montrer leurs boobs.Le public apprécie, mais le concert s'en trouve amputé de 2 ou 3 titres ce qui est quand même dommage car les musiciens n'ont rien à envier à Mötley Crüe et autres. Final de nichons sur la scène envahie par les demoiselles sollicitées. Ca change des têtes de morts et autres décos metal !

Dee Snider (en remplacement de WASP) enchaîne avec son groupe DEE quelques morceaux de son nouvel album solo mais aussi pas mal de classiques de .. TWISTED SISTER (I wanna rock.) ce qui rappelle forcément leur concert d'adieu de l'année dernière et sent quand même le réchauffé. Le charisme du bonhomme fonctionne toujours autant et met le public dans sa poche avec toujours les mêmes recettes. A noter un hommage à Chris Cornell avec une reprise de Soundgarden (outshined). Réchauffé oui, mais quand c'est bon, on en reprend.

TRUST : pas vus depuis 1997 ! Ca fait plaisir de revoir Bernie et Nono.
Le concert commence avec un nouveau titre ("L'archange") que je ne connaissais pas (tout comme Bernie qui lit alors les paroles posées à ses pieds !). S'ensuivent des classiques tels que « Marche ou crève », « Au nom de la race ».Le concert est correct même si la setlist n'est pas idéale, et seuls les deux derniers titres à savoir « L'élite » et bien sur « Antisocial » mettent le feu au public nombreux, venu adouber ses idoles de l'adolescence.br />
SAXON, après plusieurs Hellfest a enfin droit à une place digne de son statut (programmé à 15h00 en 2013 !!!) en jouant à 20h00 pour une heure de show.
Et les anglais ne vont pas rater le coche en délivrant un des meilleurs concerts du week-end. Biff Byford et ses acolytes ont le mors aux dents et ne vont rien lâcher : les classiques sont de sortie, ("Motorcycle man", "747 Strangers in the Night", "Crusader", "Princess of the night", "Heavy metal thunder", "Wheels of steel", "Denim and leather".) et nettoient l'auditoire avec une énergie et un tempo tels qu'ils réussissent à placer treize morceaux en une heure !
Prestation enlevée et mémorable. A quand en véritable tête d'affiche ?

AIRBOURNE qui n'est pas franchement ma tasse de bière fait partie de ses groupes généreux qui s'expriment le mieux en live. Et on peut dire que les australiens ne ménagent pas leurs efforts et mouillent leur chemise (de bière avant tout). Leur place n'est donc pas usurpée même si la filiation avec AC/DC reste fort évidente que ce soit dans les riffs, le son et le jeu de scène de Joël O'Keeffe. Une très bonne alternative à AC/DC probablement partis en retraite à l'heure qu'il est.

Après un tel déluge d'énergie, la nuit tombe et c'est au tour des pénibles APOCALYPTICA de prendre la suite pour une série de reprises de Metallica aux violoncelles. Ce qui est original et agréable la première fois devient vite insupportable la troisième fois !

AEROSMITH : Les Bostoniens avaient mis la barre haute lors de leur dernier et unique passage à Clisson. Aussi l'attente était elle forte, certainement trop. En grands professionnels, AEROSMITH ont assuré le show et ce malgré quelques problèmes techniques (écran, voix de Tyler.) et ont rempli leur contrat. Evidement la setlist faisait par moment trop la part belle aux ballades au détriment de titres plus rock tel « Toys in the attic », ramollissant quelque peu le concert. Les habituels classiques on été joué et ce show ressemblait fortement au précèdent. Un concert un cran en dessous mais pas décevant non plus, avec une durée débordant de quinze minutes sur l'horaire imparti.

Faute à ce dépassement d'horaire, je n'ai pu assister à un des meilleurs concerts de ce Hellfest, celui de SUICIDAL TENDENCIES, la warzone étant alors saturée (le concert avait commencé depuis 15 mn) et l'allée reliant les deux scènes congestionnée.


Dimanche :

Dernier jour et quelques coupes sur le programme. Pas possible de voir les excellents VINTAGE CARAVAN qui ont joué très tôt (12h50) dans une valley bien remplie.

Ce n'est que vers 18h30 que nous assistons au concert de ALTER BRIDGE. Je ne suis pas amateur mais la prestation solide et carrée contente l'auditoire.

BLUE ÖYSTER CULT trouve enfin une place à sa légende sous la Valley. Un public tout acquis à leur cause est venu remplir les lieux. Une heure de pure plaisir pendant laquelle le BÖC va offrir un show impeccable, servi par un répertoire faisant la part belle aux classiques (« The red and the black », « Godzilla », "Burnin' for you », « The reaper »..) et incluant quelques raretés comme « Tattoo vampire ». Que dire des superbes versions de « Golden age of leather » et « Then came the last days of may » avec ses parties à trois guitares étirant le plaisir jusqu'à l'orgasme ! Ovationné du début à la fin, l'accueil reçu est comparable à celui de MAGMA l'an dernier à la même place. Fabuleux concert ! Grosse ambiance !

Je n'assiste, et de loin, qu'à la dernière demi heure du concert des PROPHETS OF RAGE pour me rendre compte que question ambiance et mise à feu du public, ils n'auront pas de concurrence. La foule immense saute et danse du devant de la scène jusqu'au fond, sur un final essentiellement constitué de titres de RATM : « Bullet in the head », « Killing in the name ».

Pour finir de fusiller mes oreilles, reste à m'engloutir une triplette Thrash et Black metal avec l'enchaînement METAL CHURCH, EMPEROR et CORONER. Je ferai alors l'impasse sur SLAYER clôturant le festival.

METAL CHURCH : assure un bon concert commençant par l'excellent « Fake healer » qui met le public (pas très nombreux) dans sa poche. S'ensuit un set carré et tranchant qui donnera satisfaction aux valeureux derniers headbangers encore debout.

EMPEROR et son black metal sont désormais de retour sous la temple pour interpréter l'intégralité de l'album « Anthems to the welkin at dusk ». Très grosse prestation, comme à leur habitude, pour une des fortes impressions de ce cru 2017.

CORONER : à minuit, les suisses et leur thrash metal ultra technique et carré, servi par un son excellent, déroulent avec une précision chirurgicale une prestation intense et nerveuse. L'apparition de ce trio est suffisamment rare pour ne pas en rater une miette malgré la fatigue qui commence à se faire lourdement sentir.

C'est sur ces douces notes que se termine cette édition 2017, les images plein la tête, de quoi patienter jusqu'en juin prochain!







H E L L F E S T 2 0 1 7








[par Mumbly]


Allez tous vous faire foutre!








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