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Unforgettable LPs



1970-79 De 1980 à 1989 1990-99 2000-09

1980 1981 1982 1983 1984 1985 1986 1987 1988 1989



Cette année là:


- The Police, trio britannique de fusion-pop-rock se sépare....
- Marvin Gaye, 45 ans, est abattu par son père le 1er avril 1984
- le jazzman Count Basie meurt le 26 avril 1984 d'un cancer
- le 8 décembre 1984 un accident de voiture coute la vie à Nicholas "Razzle" Dingley (batteur d'Hanoi Rocks) alors que c'était Vince Neil (chanteur de Mötley Crüe) qui conduisait leur véhicule... totalement ivre





1984 YNGWIE MALMSTEEN "Rising Force"


Musicos : Yngwie MALMSTEEN (guitars and bass), Jeff Scott SOTO (voice), Jens JOHANSSON (keyboards), Barriemore BARLOW (drums)
Prod. : Yngwie MALMSTEEN

Premier album "solo" pour ce prodige de la guitare, et à seulement...21 ans. Ecoeurant (pour ceux qui éssaient de tirer désespérément quelques accords de leur 6 cordes à un âge plus avancé...). Un LP quasi-exclusivement instrumental avec une guitare omniprésente mais surtout un brio, une technique incomparables. Après avoir officié quelques temps au sein d' Alcatrazz (groupe incluant Graham Bonnet au chant [ex-Rainbow, ex-MSG]), Malmsteen se lança dans une carrière solo loin de sa Suède natale. Les références à la musique classique (Bach, Paganini, Albinoni en particulier avec sa reprise de l'adagio "Icarus dream suite op.4") se ressentent à l'écoute de nombreux titres. Il paraît que le sbire est prétentieux, mais quand on est aussi surdoué que lui, autant au dessus des autres, n'est il pas logique de le revendiquer sans jouer les faux modestes ?
Cet album inventa le métal néoclassique et en ces temps reculés et obscurs des années 80 dominées par le disco et la new wave, c'était un coup de maître. "Black star" débute le LP et vous envoute d'emblée dans une mélodie fantastique. "Far beyond the sun", "Evil eye" sont superbes...Je m'arrête là pour dire que le seul bémol du disque réside dans la production et le son pas très travaillé: une telle symphonie aurait méritée mieux de ce côté et le jeûnot aurait bien été inspiré de laisser ce boulot à un producteur professionnel... Mais cela aurait alors frolé le chef d'oeuvre !



Titres : 1- Black star 2- Far beyond the sun 3- Now your ships are burned 4- Evil eye 5- Icarus dream suite op.4 6- As above, so below 7- Little savage 8- Farewell




1984 VAN HALEN "1984"


Musicos : David Lee ROTH (voices), Eddie VAN HALEN (guitar), Michael ANTONY (bass), Alex VAN HALEN (drums)
Prod. : Ted TEMPLEMAN

Album supersonique. Bref (< de 35'). Mais aucun déchet. Déboule en trombe sur le méga-hit interstellaire "Jump", suivi d'un non moins entraînant "Panama".
"Top Jimmy" ralentit le tempo (croit-on) avant un refrain virevoltant, "Drop dead legs" est plus lent, martelé mais toujours ciselé par la 6 cordes d'un Eddie VH au sommet de son art. "Hot for teacher" et son intro drums/guitar à 100 km/h ! Vient ensuite un génial "I'll wait" lorgnant vers un reggae-soul où les synthés sont présents mais quel sens de la mélodie ! Une de mes chansons préférées de VH. Les deux dernières chansons "Girl gone bad" et "House of pain" achèvent de vous convaincre que cet LP est indispensable à toute cédéthèque digne de ce nom (que vous écoutiez du hard-rock ou non).



Titres : 1-2- 1984/Jump 3- Panama 4- Top Jimmy 5- Drop dead legs 6- Hot for teacher 7- I'll wait 8- Girl gone bad 9- House of pain




1984 IRON MAIDEN "Powerslave"


Musicos : Bruce DICKINSON (voice), Steve HARRIS (bass guitar), Dave MURRAY (guitar), Adrian SMITH (guitar), Nicko McBRAIN (drums)
Prod. : Martin BIRCH

"Tell me why I had to be a powerslave
I don't wanna die, I'm a God
Why can't I live on?"
(...)
Pour terminer la trilogie mythique de Maiden voici "Powerslave" paru en 1984.
Pochette superbe, inondée de soleil où Eddie après avoir été lobotomisé dans l'épisode précédent ("Piece of mind") reçoit une sépulture digne d'un dieu, celle de pharaon.
Question zike là aussi Martin Birch arrive à nous pondre un son clair évoquant les sables brulant de l'Egypte ancienne (et je déconne pas les mecs !). Faut-il faire un track-by-track ? -Ok mais rapide car on le connaît par coeur: "Aces high" et son "Churchill's speech" introductif; "2 minutes to midnight" premier single du LP; un instrumental planant avec "Losfer words (Big 'Orra)" avant un "Flash of the blade" scintillant et virevoltant tout comme "The Duellists" (une de mes préférées tous albums confondus). "Back in the village" nous raconte la suite du "Prisoner". Viennent enfin les deux sommets du LP avec "Powerslave" et surtout un génialissime "Rime of the ancient mariner" que même presque 30 ans après je ne me lasse pas d'écouter.
Un sommet du Heavy Metal jamais égalé à ce jour.



Titres : 1- Aces high 2- 2 minutes to midnight 3- Losfer words (Big 'Orra) 4- Flash of the blade 5- The duellists 6- Back in the village 7- Powerslave 8- The rime of the ancient mariner




1984 METALLICA "Ride the Lightning"


Musicos : James HETFIELD (voice and rythm guitar), Cliff BURTON (bass guitar), Kirk HAMMETT (lead guitar), Lars ULRICH (drums)
Prod. : Metallica

Si Maiden terminait son historique triptyque en 1984, Metallica n'en était qu'à poser la deuxième pierre du sien. Après un ravageur "Kill'em all" et avant un monstrueux "Master of Puppets" les californiens nous assénaient un "Ride the Lightning" qu'ils avaient pris soin eux même de produire, effaçant du coup les petites imperfections du premier LP qu'on dédiera donc à John Zazula.
Design superbe que la pochette avec cette chaise électrique cernée d'éclairs en totale adéquation avec la puissance des chansons. Cette oeuvre (majeure) regorge de hits dont 3 sont des standards incontournables des 4 Horsemen, à savoir "For whom the bell tolls", "Fade to Black" (première 'power ballad' du combo) et le majestueux "Creeping Death" (dont la pochette ci-contre, en maxi, était total-destroy!).
Mais n'allez pas croire que les autres titres sont en deçà: bien au contraire cet album est un tout et constitue un somptueux mélange de thrash, speed mélodique et de punk basé sur des morceaux hyper-travaillés et soutenus par des textes intelligents.
Une telle maturité dans l'écriture pour des musicos aussi jeunes reste pour moi une énigme, mais à quoi bon se triturer l'esprit? Un album intemporel.
Et n'ayons pas peur des mots: un chef d'oeuvre [sic].






1984 MERCYFUL FATE "Don't break the Oath"


Musicos : King DIAMOND (voice), Timi HANSEN (bass guitar), Hank SHERMANN (guitar), Michael DENNER (guitar), Kim RUZZ (drums)
Prod. : Henrik LUND

Attention, "Black Metal" ! Cet album paru en 1984 est à mon avis le must des danois de Mercyful Fate. C'est leur premier LP, après l'EP "Melissa" paru un an plus tôt (7 titres dont un fameux "Curse of the pharaohs"). King Diamond y chante merveilleusement bien et nous convie à une grand messe (noire) du satanisme le plus débridé qui soit...
Les "ouvertures" des deux faces du LP comportent des ambiances qui vous filent la frousse si vous les écoutez au casque par une nuit de pleine lune ("A dangerous meeting", "The oath"). L'album comporte deux des plus grands classiques du groupe avec "Desecration of souls" (in their holy lair ! ! !) et (Come) "Come to the Sabbath" (down by the ruined bridge, witches and demons...). Tout un programme ! Les incantations de King au début du morceau "Come to the Sabbath" ne sont d'ailleurs pas sans rappeler le Ozzy des grandes heures de Black...Sabbath, ou comment rendre hommage à un des maîtres du chant.
Cet LP n'est certainement pas un chef d'oeuvre, mais il constitue une des pierres angulaires du hard-rock des années 80.



Titres : 1- A dangerous meeting 2- Nightmare 3- Desecration of souls 4- Night of the unborn 5- The oath 6- Gypsy 7- Welcome, princess of hell 8- To one far away 9- Welcome to the sabbath




1984 METAL CHURCH "S/T"


Musicos : David WAYNE (voice), Duke ERICKSON (bass guitar), Craig WELLS (guitars), Kurdt VANDERHOOF(guitars), Kirk HARRINGTON (drums)
Prod. : Terry DATE

Cet album est une des pierres angulaires du thrash metal. Metal Church sortait alors 9 morceaux (dont la reprise fantastique, et je pèse mes mots de "Highway Star" relégant Deep Purple chez Pascal Sevran) majeurs. Je me souviens les avoir vus sur scène au Chat Bleu à Bordeaux. Quelle puissance my God! Mais pourquoi n'ont-ils pas percé à l'instar de Metallica ou Slayer? Encore un mystère de la sphère rock, pas toujours si sphérique que çà...
L'album s'ouvre sur un titre pharaonique: "Beyond the Black". Débutant lentement sur des mugissement d'une bête quelconque, un riff de guitare lacère l'auditeur et c'est parti pour plus de 6 minutes d'un titre qui va enchaîner les breaks et les rythmes hard-rock ou thrash. Bestial. Et cette voix si aiguë, en totale adéquation avec les musicos! Puis viennent "Metal Church" et surtout l'instru "Merciless onslaught" joués hyper-speed. Ne délaissant à aucun moment la recherche mélodique, Metal Church nous distille ensuite chacun de ses titres avec une précision chirurgicale qui près de 30 ans plus tard (quand j'écris ces lignes) n'a rien perdu de son impact.
Un album réellement incontournable.





1984 RATT "Out of the cellar"


Musicos : Stephen PEARCY (voice), Juan CROUCIER (bass guitar), Warren de MARTINI (guitars), Robbin CROSBY(guitars), Bobby BLOTZER (drums)
Prod. : Beau HILL

Ratt n'est pas un super groupe. Il n'a jamais pondu que des titres basiques toujours échaffaudés de la même manière: une ligne mélodique, un chorus attractif, un solo de gratte moyen, et quelques couplets. Mais à l'époque, en ces temps où le glam-rock tentait de percer, ces rongeurs surent trouver le créneau qui les conduisirent à signer chez Atlantic.
Alors pourquoi chroniquer Ratt me demanderez-vous? -tout simplement parce que cela me rappelle le bon vieux temps. Le temps de la fac. Le temps des soirées estudiantines arrosées. Le temps où internet n'existait pour ainsi dire pas. Le temps des K7 qu'on se refilaient entre potes. Etc.
Citons quand même quelques titres qui valent le détour: le hit-single "Round and round", ou encore le fumeux et très rythmé "She wants money". Enfin "Lack of communication", un morceau qu'aurait pu écrire Mötley Crüe, ou "Back for more" pour sa rythmique bien cadencée.





1984 JUDAS PRIEST "Defender of the Faith"


Musicos : Rob HALFORD (voice), Ian HILL (bass guitar), K.K.DOWNING (guitar), Glenn TIPTON (guitar), Dave HOLLAND (drums)
Prod. : Tom ALLOM

De cet album déboulant à 300 km/h avec "Freewheel burning" mettant d'emblée toutes les oreilles au parfum: le Priest est en forme, que ce soit les 2 gratteux, la rythmique, et bien sûr les vocaux magistralement délivrés par un Rob Halford en pleine possession de ses moyens. "Jawbreaker" qui suit cet hymne infernal est légèrement plus lent, mais on y trouve de superbes soli qui iront en s'amplifiant sur "Rock hard, die free" prouvant à ceux qui en doutaient que la paire Tipton/Downing était un atout maître en ces temps reculés d'un autre siècle...Etc.
Faisant suite deux ans après au superbe "Screaming for Vengeance", Judas Priest nous pondait donc un LP majeur en cette année bénie pour le hard-rock. Les choses furent moins évidentes par la suite puisque "Turbo" (1986) et l'emploi de synthés allait quelque peu ternir le côté HEAVY de ce super groupe...


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