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1970-79 De 1980 à 1989 1990-99 2000-09

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Cette année là:


- Phil Lynott, bassiste-chanteur et charismatique leader irlandais de Thin Lizzy meurt de complications liées à l'utilisation abusive de drogues dures le 3 janvier 1986 à l'âge de 36 ans...
- Daniel Balavoine meurt dans un crash d'hélicoptère le 14 janvier 1986
- décès de Cliff Burton, bassiste de Metallica, au petit matin du samedi 27 septembre 1986 dans un accident survenu sur une route scandinave (le bus du groupe dérapa sur du verglas entre Stockholm et Copenhague au cours de la tournée qui suivit la sortie de "Master of Puppets"). Il avait 24 ans....





1986 TELEPHONE "Le Live"


Musicos : Jean-Louis AUBERT (voice and guitar), Louis BERTIGNAC (guitar and voice), Corine MARIENNEAU (bass guitar), Richard KOLINKA (drums)
Prod. : TELEPHONE

Album qui clôt la carrière du groupe français le plus populaire. On attend tous une reformation qui se fait toujours attendre...faut croire que les 2 ex-leaders ont des personnalités trop fortes pour se remettre à bosser ensemble (Louis Bertignac et Jean-Louis Aubert). Corine Marienneau et Richard Kolinka ayant toujours été un peu en retrait, assurant la rythmique derrière leurs deux compères guitaristes et principaux compositeurs.
Un live digne de certains groupes anglosaxons. On y retrouve des versions superbes de "Dure Limite", "Un peu de ton amour" (donne moi...) ou "La bombe humaine" (tu as le détonnateur juste à côté du coeur). Louis nous emmène très loin avec un "Cendrillon" d'anthologie avant que le groupe n'enchaîne sur "New York avec toi" à font les ballons. La pression baisse un peu avec "Electric cité", "Le taxi las" (ce taxi las c'est toi) et "Juste un autre genre" mais la dernière partie du LP est tout simplement supersonique avec un enchaînement crescendo: "Ce que je veux" (c'est être bien, c'est ce que je veux !), puis "Argent trop cher" (toujours d'actualité), "Ca c'est vraiment toi", "Un autre monde" et le très rock "Hygiaphone". L'album se termine calmement sur "Fleur de ma ville", Téléphone nous laissant espérer....et si jamais c'était le cas bientôt ?



Titres : 1-Au coeur de la nuit 2-Faits divers 3- Dure limite 4- Un peu de ton amour 5- La bombe humaine 6- Cendrillon 7- New York avec toi 8- Electric cité 9- Le taxi las 10- Juste un autre genre 11- Ce que je veux 12- Argent trop cher 13- Ca (c'est vraiment toi) 14- Un autre monde 15- Hygiaphone 16- Fleur de ma ville




1986 KING DIAMOND "Fatal Portrait"


Musicos : King DIAMOND (voice), Andy LaROCQUE (guitar), Michael DENNER (guitar), Timi HANSEN (bass guitar), Mickkey DEE (drums)
Prod. :King DIAMOND

King Diamond, chanteur de Mercyful Fate sort son premier album "solo" (pas vraiment car accompagné de deux anciens comparses de Mercyful Fate (Michael Denner et Timmy Hansen) avec Mickey Dee (futur membre de Motörhead) aux drums et Andy Larocque à la guitare solo. Un concept album basé sur la magie noire, le fantastique, l'horreur et le trip "j'vais vous changer tous en mort-vivant". Beurk ! Mais si tous les artifices sont quelque peu grand-guignolesques il ne faut pas oublier la voix, cette superbe voix de Kim Bendix Petersen, alias King Diamond.
Trois morceaux inoubliables ouvrent cet album, avec des ambiances vous mettant d'emblée au jus (ou plutôt au sang, de jeune vierge offerte en pâture aux griffes des bêtes...ah ah ah ah ah ah !): "The Candle", "The Jonah" et "The Portrait". Ensuite "Always dressed in white" est un morceau plus léger, avec une sorte de ritournelle que seul King Diamond pouvait se permettre de chanter sur un album de Metal. La suite du LP est à mon avis moins intéressante si ce n'est pour apprécier les performances sans cesse renouvelées du chanteur.



Titres : 1-The candle 2-The jonah 3- The portrait 4- Dressed in white 5- Charon 6- Lurking in the dark 7- Halloween 8- Voices from the past 9- Haunted




1986 BON JOVI "Slippery when wet"


Musicos : Jon BON JOVI (voice), Alec John SUCH (bass guitar), Richie SAMBORA (lead guitar), David BRYAN (keyboards), Tico TORRES (drums)
Prod. :Bruce FAIRBAIRN

En cette année 1986, Jon Bon Jovi, Ritchie Sambora and Co sortaient leur troisième album qui les consacrait au rang de stars du rock FM. La production de l'album, de Bruce Fairbairn, était superbe avec un son clair et "nickel" pour l'époque. "Let it rock" ouvre l'album sans casser la baraque mais dès le 2e titre on aborde les hits avec successivement "You give love a bad name", "Livin on a prayer", (love is) "A social disease", "Wanted dead or alive", "Raise your hands" (on me), "Withou love". Puis (heureusement sinon on aurait eu affaire à un album culte) la pression décroît avec les derniers titres ("I'd die for you", "Never say goodbye" et "Wild in the streets"). Par la suite, comme souvent dans ces cas là, Bon Jovi aura du mal à assumer son rôle de star et dès "New Jersey" la descente s'amorcera...On retiendra quand même que plus de 30 millions de copies ont été écoulées dans le monde!



Titres : 1-Let it rock 2-You give love a bad name 3- Livin on a prayer 4- Social disease 5- Wanted dead or alive 6- Raise your hands 7- Without love 8- I'd die for you 9- Never say goodbye 10- Wild in the streets




1986 SORTILEGE "Larmes de Héros"


Musicos : Christian 'Zouille' AUGUSTIN (voice), Daniel LAPP (bass guitar), Stéphane DUMONT (guitar), Didier DEMAJEAN (guitar), Bob 'Snake' DUMONT (drums)
Prod. :Karl TRAPP

Quel est l'album hard-rock français de référence ? Réponse: Sortilège avec "Larmes de héros", sorti après un "Métamorphoses" déjà très prometteur. Zouille y confirme qu'il était un très bon chanteur et les musicos n'étaient pas en reste... Je me souviens des paroles même après toutes ces années, tant j'ai écouté ce superbe LP. "Les Tordus" ouvre le bal, suivi de "Chasse le dragon" (c'est après avoir offensé les Dieux en les ignorant, que je me suis retrouvé en ces lieux aux paysages désolants...), (la capture du chien Cerbère, fut) "Le dernier des Travaux d'Hercule" (demi-dieu par le sang de son père qui jamais devant le danger ne recule...). Le 4e titre est très lent "Quand un aveugle rêve", avant que le rythme ne s'accélère avec le superbe "Mourir pour une princesse". Viennent ensuite "La montagne qui saigne" et le très lourd "Marchand d'hommes" (je suis un marchand d'hommes, on me connaît d'Athènes à Rome...). "Messager" et "La huitième couleur de l'arc en ciel" finissent de nous convaincre qu'un tel album ait été pondu par des frenchies reste une enigme ! En tous cas pour moi.



Titres : 1-La hargne des tordus 2-Chasse le dragon 3- Le dernier des travaux d'Hercule 4- Quand un aveugle rêve 5- Mourir pour une princesse 6- La montagne qui saigne 7- Marchand d'hommes 8- Messager 9- La huitième couleur de l'arc-en-ciel




1986 CINDERELLA "Night Songs"


Musicos : Tom 'Droopy' KEIFER (voice and guitar), Eric BRITTINGHAM (bass guitar), Jeff LaBAR (guitar), Fred COURY (drums)
Prod. :Andy JOHNS

Premier album pour le Cendrillon US originaire de Pennsylvanie et représentant du glam-rock des années 80 parmi les plus intéressants. Si on passe la pochette, hideuse et tout simplement indigne, on tombe sur un LP renfermant de très belles pépites. Cela débute avec un superbe "Night Songs" et une guitare envoyant des riffs lancinants: cette chanson est basique mais quelle intro ! Le deuxième titre "Shake me" est pop à souhaits. Puis vient un mémorable slow ("Nobody's fool") où le chanteur-guitariste Tom "Droopy" Keifer se lache grave pour nous arracher des larmes... Argh !
Ensuite viennent des titres plus basiques avant un superbe "Somebody save me" où la rythmique nous lacère les tympans langoureusement. Citons encore les deux derniers titres "Push, push" et "Back home again" assez intéressants. Bref un album qui marqua mon arrivée à Bordeaux et dont certains refrains me trottent encore dans la tête.



Titres : 1-Night songs 2-Shake me 3- Nobody's fool 4- Nothin' for nothin' 5- Once around the ride 6- Hell on wheels 7- Somebody save me 8- In from the outside 9- Push push 10- Back home again




1986 TESLA "Mechanical resonance"


Musicos : Jeff KEITH (voice), Brian WHEAT (bass guitar), Frank HANNON (guitar), Tommy SKEOCH (guitar), Troy LUCCKETTA (drums)
Prod. : Michael BARBIERO

Premier album pour TESLA. Ces américains (from Sacramento, Ca.) choisirent ce nom en l'hommage à Nicolas Tesla qui d'après eux fut spolié de l'invention de l'électricité moderne (l'ampoule à incandescence quoi!) par ce trop populaire Thomas Edison... Quelle histoire!
Un foisonnement de titres plus excitants les uns que les autres jalonnent le CD. Une guitare en furie (écoutez l'intro 'van halenique' de "Cumin' atcha live" titre qui longtemps a ouvert leurs setlists), un chanteur à la voix nasillarde qui peut sembler de prime abord un peu juste, mais qui jamais ne se rate! En plus vous avez droit à deux morceaux monstrueux en milieu de galette: le faramineux "Modern day cowboy" et le sensuel "Changes", suivis d'une chanson légère et entraînante, le "Little Suzie" de Jim Diamond (Ph D) qui leur permit même de bien se classer dans les charts US à l'époque.



Titres : 1-Ez come ez go 2-Cumin' atcha live 3- Gettin' better 4- Too late for love 5- Rock me to the top 6- We are no good together 7- Modern day cowboy 8- Changes 9- Little Suzi 10- Love me 11- Cover queen 12- Before my eyes





1986 METALLICA "Master of Puppets"


Musicos : James HETFIELD (voice and rythm guitar), Cliff BURTON (bass guitar), Kirk HAMMETT (lead guitar), Lars ULRICH (drums)
Prod. : Metallica and Flemming Rasmussen

"Master of Puppets" est la 3e pierre du triptyque historique des débuts de Metallica. En huit titres les 4 Horsemen ont véritablement dématerialisé la zike en ces temps reculés. Aucun morceau de moins de 5 minutes, alors autant dire qu'à l'époque ils étaient bien loin de calculer si leurs morceaux allaient passer en radio et encore moins leur rapporter des espèces sonnantes et trébuchantes. Malheureusment on sait que par la suite sous la cupide et vénale vanité de Lars Ulrich les choses allaient partir en vrille (on pense bien sûr à l'épisode Napster de triste mémoire pour tous les fans du groupe).
Mais en 1986 donc, Metallica c'était un diamand brut, non taillé, brillant de mille feux et par dessus tout réellement inovant en terme de musique. Réinventant le hard-rock et lui donnant un coup de fouet, ce groupe a su à l'époque se hisser nettement au dessus de leurs contemporains et accoucher d'un disque qui longtemps encore martyrisera les oreilles des ados en quète de leur ego. De "Battery", somptueux, à "Damage Inc", détonnant, l'écoute du LP sera parsemé d'un "Master of Puppets" véritablement inoui (ah ce petit menuet au centre du morceau, suivi très probablement du meilleur solo de guitare jamais pondu par Hammett), et d'un instrumental fantastique, "Orion".
Un disque à posséder et à ré-écouter (loud) quand on a le blues...






1986 NUCLEAR ASSAULT "Game Over"


Musicos : John CONNELLY (voice and guitar), Anthony BRAMANTE (guitar), Danny LILKER (bass guitar), Glen EVANS (drums)
Prod. : Alex PERIALAS & NUCLEAR ASSAULT

Petit bijou de speed/thrash underground, ce premier opus des new-yorkais fit mouche dès sa sortie. Bien que classé comme ses comparses de la côte ouest (Slayer, Megadeth, Metallica...) dans un sac de musiciens de thrash metal, Nuclear Assault n'en reste pas moins un digne représentant des punks et archéo-punks dont il est bon de rappeler ici qu'ils virent le jour dans la cité de la Grosse Pomme, et non pas in England comme on veut parfois nous le faire croire. Les Ramones et Iggy étaient bien issu des bas-fonds de la côte est des USA et le CBGB's c'était quand même pas de la merde.
C'est le bassiste D.Lilker qui forma le groupe en 1985 après avoir quitté Anthrax (il n'aura participé qu'à "Fistful of metal"), mais n'y restera que jusqu'en 1992 pour ne se consacrer qu'à son side-project Brutal Truth.
La violence de la zike contenue dans cette superbe galette (je vous recommande la ré-édition de 2006 qui outre l'album inclut le EP "The Plague" [sorti en 1987] + 5 titres live) était empreinte d'une touche punk ou hardcore si caractéristique: morceaux courts voire archi-courts (le génial "Hang the pope") et paroles débitées (parfois littéralement vomies) à toute berzingue mais de façon aiguë, à des années lumière des "chanteurs" de thrash éructant leurs paroles de façon quasi inaudible.
Du premier titre (le splendide instrumental "Live, suffer, die") résumant à lui seul la conception de la vie humaine sur terre selon NA jusqu'à "Brain death" 13e titre qui referme le LP on n'aura pas l'occasion de s'ennuyer un instant. Mentions spéciales à "Stranded in hell" (introduit par un titre en forme de 'joke'), magnifique mélodie, ou encore à "After the Holocaust" et son ambiance malsaine.
Superbe.




1986 IRON MAIDEN "Somewhere in Time"


Musicos : Bruce DICKINSON (voice), Steve HARRIS (bass guitar), Dave MURRAY (guitar), Adrian SMITH (guitar), Nicko McBRAIN (drums)
Prod. : Martin BIRCH

Cet album fit suite à "Live after Death" (1985) et marqua véritablement un tournant dans la carrière du groupe anglais.
D'abord c'est la première galette qui s'entiche de claviers, ce qui n'a pas été très bien vu par de nombreux fans de la première heure. Cet apport des synthétiseurs sera d'ailleurs poussé au maximum sur le LP suivant, "Seventh son of a seventh son" (1988). Ensuite, Steve Harris, longtemps maître suprême des compositions a laissé Adrian Smith aux commandes en particulier pour les deux singles "Wasted years" et "Stranger in a strange land", le guitariste jusqu'alors peu prolifique composa même un troisième titre ("Sea of madness") sur 8 morceaux présents sur le disque! Adrian 'Smithy' Smith se collera même au chant sur la face B de "Wasted years" (titre "Reach out") que je me souviens avoir acheté à l'époque en picture-disk vert transparent représentant Eddie aux commandes d'un aéronef si ma mémoire est bonne.
Pour le reste, superbe pochette futuriste toujours dessinée par Derek Riggs. Toujours un penchant pour des morceaux longs et à la mélodie toujours scotchante pour monsieur Harris: le génial titre introductif "Caught somewhere in time" sur lequel Dickinson réalise des prouesses vocales sur le chorus, l'épatant "Heaven can wait" très léger et parsemé de réelles trouvailles sympathiques dans l'écriture, le monstrueux "The loneliness of the long distance runner" sur lequel on se prend à s'essouffler tellement le rythme est en parfait accord avec le thème abordé, et pour finir, en huitième et dernier morceau, le pharaonique "Alexander the Great", morceau de plus de 8 minutes 30 retraçant l'histoire de ce valeureux chef de guerre grec dans un déluge de guitares. Ce dernier morceau, à placer sur le même niveau que "Phantom of the opera", "Hallowed be thy name", "To tame a land" ou "The rime of the ancient mariner", est vraiment LA marque Maiden à mon sens, car ce type de chansons n'a jamais trouvé d'équivalents dans le monde du rock, ou si peu. Cet LP, s'il n'est pas aussi bon que ses prédécesseurs, mérite qu'on le classe ici uniquement par la présence de ce titre final. Un point c'est tout. Vindiou!





1986 RATT "Dancing undercover"


Musicos : Stephen PEARCY (voice), Juan CROUCIER (bass guitar), Warren de MARTINI (guitars), Robbin CROSBY(guitars), Bobby BLOTZER (drums)
Prod. : Beau HILL

Troisième album pour les rongeurs californiens dont les 2 précédents opus cassèrent la baraque outre Atlantique (albums multi-platines). Enièmes titres déjà entendus pour moi, même si quand même les musicos osent un peu s'aventurer vers des contrées jusque là non explorées: par exemple le titre d'ouverture "Dance", mais c'est quand même bien peu d'inovation en 5 ans d'existence. Même line-up. Même producteur, Beau Hill, qui ne change rien à son travail, se contentant de produire en copié-collé les 3 premiers albums du groupe.
Pour ma part j'ai donc décroché après cet album, n'écoutant que de très loin les LP "Reach for the sky" (1988) ou "Detonator" (1990). Par la suite, les déboires de Crosby (drug-addict qui décèdera d'ailleurs d'une overdose en 2002) conduisirent le groupe à prendre Mickael Schenker pour le remplacer transitoirement. Ratt se désintègrera en 1992. A l'instar d'autres glam-rockers comme Cinderella on pourra constater que Ratt eut son heure de gloire en peu de temps et ne sut peut-être pas gérer son succès en omettant de faire évoluer sa zike. Dommage.



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