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1970-79 De 1980 à 1989 1990-99 2000-09

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Cette année là:


- le manequin Nico (Christa Paffgen), hégérie chanteuse éphémère du Velvet Underground (sur le 1er album) succombe à 44 ans d'une hémorragie cérébrale le 18 juillet 1988





1988 HELLOWEEN "Keeper of the seven keys - part 2"


Musicos : Mikael KISKE (voice), Ingo SCHWICHTENBERG (drums), Kai HANSEN (guitar), Michael WEIKATH (guitar), Markus GROSSKOPF (bass)
Prod. : Tommy NEWTON

Keeper 1 était déjà superbe, mais quand à peine quelques mois plus tard parut le Keeper 2 ce fut une nouvelle baffe ! Helloween doublait la mise et en plus nous livrait un album encore supérieur au précédent ! Incroyable ! "Eagle fly free", "Rise and fall", "Dr Stein", "I want out" et un nouveau morceau de plus de 13 minutes (le miraculeux "Keeper of the seven keys") pour couronner le tout !
Sommet du "speed metal", ces deux albums monstrueux témoignaient d'une qualité d'écriture des allemands alors au sommet. La suite fut moins bonne (mais comment eût-il pu en être autrement ?) car si le live ("Live in the UK" [1989]) est excellent, la descente progressive aux enfers allait ensuite débuter et aboutir au départ de Hansen (1990), puis celui de Kiske (1993) et plus tristement au suicide de Schwichtenberg le batteur originel (en 1995). Mais ne boudons pas notre plaisir et ré-écoutons encore ces perles...



Titres : 1-2 Invitation/Eagle fly free 3- You always walk alone 4- Rise & fall 5- Dr Stein 6- We got the right 7- March of time 8- I want out 9- Keeper of the seven keys




1988 SLAYER "South of Heaven"


Musicos : Tom ARAYA (voice and bass), Kerry KING (guitar), Jeff HANNEMAN (guitar), Dave LOMBARDO (drums)
Prod. : Rick RUBIN

Quatrième album pour les californiens cinglés de Slayer. D'après les spécialistes cet opus ne serait pas suffisamment speed, pas assez thrash. Il serait un peu trop mélodique pour ces musicos. Pour moi c'est bien au contraire un des sommets du genre (avec l'album qui suivra, "Season in the Abyss" [1990]). Ca démarre avec le titre éponyme, lent et majestueux, suivi d'un enchaînement démentiel sur un des titres les plus violents du combo, le bouillonnant "Silent scream". Par la suite notons le titre phare qu'est "Mandatory Suicide" qui sur le live (destroy) de 1991 sera immortalisé, ou la reprise du Priest "Dissident aggressor" ! Un disque violent mais pétri d'émotion même si celle-ci est parfois malsaine...



Titres : 1- South of Heaven 2- Silent scream 3- Live undead 4- Behind the crooked Cross 5- Mandatory suicide 6- Ghosts of war 7- Read between the lies 8- Cleanse the soul 9- Dissident aggressor 10- Spill the blood




1988 MANOWAR "Kings of Metal"


Musicos : Eric ADAMS (voice), Joey DeMAIO (bass guitar), Ross The BOSS (guitar), Scott COLUMBUS (drums)
Prod. : Jason FLOM and Manowar

Si on laisse de côté l'aspect "biscotos" & mysogyne de ces musicos quelque peu allumés cet LP question musique est vraiment très bon. "Wheels of fire" et "Kings of Metal" envoient du bois (comme Pollux..). Vient ensuite une ballade "métal" intéressante avec "Heart of steel". Le morceau suivant est un instrumental ("Flight of the bumblebee") sur lequel Joey Demaio, bassiste exceptionnel, reprend un classique ("le vol du bourdon" de Rimsky-Korsakov). "Lament of the Kings" et "Kingdom Come" reprennent le tempo lourd et metal, avant un enlevé "Hail and kill" où Eric Adams l'éternelle voix du groupe s'en donne à coeur joie. L'album se termine avec une petite contine ("The warriors prayer") où de nombreux effets spéciaux d'ambiance nous promènent dans des temps anciens et sur un champs de bataille médiéval. Tout cela explose en apothéose avec le dernier titre loud intitulé "Blood of the kings".



Titres : 1- Wheels of fire 2- Kings of metal 3- Heart of steel 4- Sting of the bumblebee 5- The crown and the ring (lament of the kings) 6- Kingdom come 7- Pleasure slave 8- Hail and kill 9- The warrior's prayer 10- Blood of the kings




1988 QUEENSRYCHE "Operation Mindcrime"


Musicos : Jeoff TATE (voice), Eddie JACKSON (bass guitar), Chris DeGARMO (guitar), Michael WILTON (guitar), Scott ROCKENFIELD (drums)
Prod. : Peter COLLINS

Coup de coeur.
Un concept album. Ou comment un pauvre type se fait lobotomiser et manipuler par des puissants et en arrive à tuer sur ordre, y compris ses proches...Le problème de Queensrÿche c'est que le son est toujours trop bon, y compris en live, et que cela "tue" le fun. Comprendo ?
"Revolution calling" et "Operation mindcrime" racontent l'initiation du fameux gonze. "Speak" et "Spreading the disease" sont très psychologiquement dirigés, avant le titre "The Mission" (in the wooden chair beside my window, i wear a face born in the falling rain, i talk to shadows from a lonely candle, recite the phrases from the wall, i can't explain, this holy pain...) et le "Suite sister Mary" qui semble le tournant de l'album. Ambiance intimiste. Puis cela reprend un tempo plus rapide avec "the needle lies" jusqu'au bout et le "Eyes of a stranger".



Titres : 1-2-3 I remember now/ Anarchy-X/ Revolution calling 4- Operation: mindcrime 5- Speak 6- Spreading the disease 7- The mission 8- Suite sister Mary 9- The needle lies 10- Electric requiem 11- Breaking the silence 12-13 I don't believe in love/ Waiting for 22 14-15 My empty room/ Eyes of a stranger




1988 U2 "Rattle and Hum"


Musicos : Paul David 'BONO' HEWSON (voice), Adam CLAYTON (bass guitar), David 'THE EDGE' Howel EVANS (guitar), Larry MULLEN Jr (drums)
Prod. : Jimmy LOVINE

Album un peu spécial pour U2 puisque bande-son d'un "rockumentaire" de leur tournée US du "Joshua Tree Tour 87". On y retrouve le "tube" "Pride (in the name of love)" mais également des reprises ("Helter Skelter" des Beatles, "All along the Watchtower" de Bob Dylan), une apparition de BB King sur "When love comes to town", un hommage à Jimi Hendrix avec la "Star Spangled Banner"...Par ailleurs les 4 irlandais (Bono, The Edge, Adam Clayton et Larry Muller Jr) nous assènent de nouveaux titres impeccables ("Desire", "Angel of Harlem", "All I want is you"). On y entend même The Edge chanter (sur "Van Diemen's land"). Ce LP a été descendu par les rock-critics. Peut-on me dire pourquoi ?



Titres : 1- Helter skelter 2- Van Diemen's land 3- Desire 4- Hawkmoon 269 5- All along the watchtower 6- I still haven't found what I'm looking for 7- Freedom for my people 8- Silver & gold 9- Pride (in the name of love) 10- Angel of Harlem 11- Love rescue me 12- When love comes to town 13- Heartland 14- God part II 15-16 The star-spangled banner/ Bullet the blue sky 17- All I want is you




1988 DOGS D'AMOUR "In the Dynamite Jet Saloon"


Musicos : TYLA (voice), Steve JAMES (bass guitar), Jo 'Dog' ALMEIDA (guitar), BAM (drums)
Prod. : Mark DEARNLEY

Curieux album mélangeant des essences purement "Stoniennes" et des effluves à la "N Y Dolls" ou "Hanoï Rocks". On alterne les fougueux rocks ("Debanchery", "I don't want you to go") et les ballades planantes ("Billy two rivers", "How come it never rains"). Il y a aussi des trucs sympas comme "Last Bandit", "I don't want you to go", "Everything I want" ou "Wait until I'm dead" et son intro au saxophone. Pour ma part un album "budosien" dont je me souviens très bien (c'était le temps des K7 ! ! !) Youpi !



Titres : 1- Debanchery 2- I don't want you to go 3- How come it never rains 4- Last bandit 5- Medicine man 6- Gonna get it right 7- Everything I want 8- Heartbreak 9- Billy two rivers 10- Wait until I'm dead 11- Sometimes 12- The kid from Kensington 13- The state I'm in




1988 JEFF HEALEY "See the Light"


Musicos : Jeff HEALEY (voice and guitar), Joe ROCKMAN (bass guitar), Tom STEPHEN (drums)
Prod. : Jimmy IOVINE, Greg LADANYI & Thom PANUNZIO

En cette année 1988, un jeune guitariste non-voyant sort un album qui fera date: Jeff Healey nous pond un LP majeur avec une technique de jeu de guitare bien particulière puisque celle-ci est posée sur ses cuisses et qu'il en joue assis (technique qui plus tard sera utilisée également par Ben Harper). Cet album est un mélange de titres très rock ("Confidence man", "Someday, someway", ou l'incendiaire "See the light") et de ballades très mélodiques ("River of no return", "Angel eyes", "That's what they say"). "See the light" est à mon avis la chanson la plus emblématique de la galette non seulement par les paroles ("Can you see the light burning in my eyes...") mais également par le jeu de Jeff avec une intro dantesque... Mélange de compos personnelles mais aussi album émaillé de nombreuses reprises ("Confidence man" et "Angel eyes" ont été écrites par John Hiatt, "Blue jean blues" par ZZTop, "Hide away" par le bluesman Freddy King, "River of no return" par Procol Harum et "Someday, someway" par le musicien de studio Martin Briley) sur lesquelles le guitar-hero se déchaîne, on tient là une pépite. Un joyau.
Jeff Healey se concentra ensuite sur des albums Jazz durant les années 90. Malheureusement il est décédé début mars 2008 terrassé par un cancer, alors qu'un dernier album ("Mess of Blues") devait voir le jour.



Titres : 1- Confidence man 2- My little girl 3- River of no return 4- Don't let your chance go by 5- Angel eyes 6- Nice problem to have 7- Someday, someway 8- I need to be loved 9- Blue jean blues 10- That's what they say 11- Hideaway 12- See the light




1988 MIDNIGHT OIL "Diesel & Dust"


Musicos : Peter GARRETT (voice), Peter GIFFORD (bass guitar), Martin ROTSEY (guitar), Jim MOGINIE (guitar & keyboards), Robert HIRST (drums)
Prod. : Warne LIVESEY

Groupe australien écologiste, mené par le géant Peter Garrett, Midnight Oil accéda à la consécration internationale avec cet album paru en 1988. Cet opus débute avec le tube "Beds are burning"; vient ensuite le ténébreux "Put down that wheapon" s'enchaînant avec "Dreamworld". Ou comment assurer le trip écolo et militer contre les guerres. "Arctic world", "Warakurna", "The dead heart", "Whoa" viennent ensuite. "Bullroarer" s'ouvre par une "volée de boomerang". Il faut dire que le groupe avait pris également pour thème la demande de reconnaissance des crimes anciens des blancs à l'encontre des aborigènes australiens...
Cet album est superbe d'un bout à l'autre. Un petit joyau.
Par la suite Garrett s'en fut à la politique, étant nommé fin 2007 ministre de l'environnement au sein du gouvernement australien !



Titres : 1- Beds are burning 2- Put down that weapon 3- Dreamworld 4- Arctic world 5- Warakurna 6- The dead heart 7- Whoah 8- Bullroarer 9- Sell my soul 10- Sometines 11- Gunbarrel highway




1988 METALLICA "...and Justice for all"


Musicos : James HETFIELD (voice and rythm guitar), Jason NEWSTED (bass guitar), Kirk HAMMETT (lead guitar), Lars ULRICH (drums)
Prod. : Metallica with Flemming Rasmussen

"Justice" est un album à part dans le répertoire des californiens. D'abord c'est le premier LP finalisé sans Clif Burton, décédé le 27 septembre 1986 même si les (rares) paroles de "To live is to die" lui sont créditées très certainement en hommage posthume vu que ce titre aurait du être purement instrumental à mon sens. Ensuite c'est un album sur lequel Metallica est allé au maximum dans le travail des titres, j'entends dans leur longueur, en incorporant d'incessants breaks et rythmes multiples. Ce qui fait que le LP dépasse allègrement les 60 minutes et que dans sa version vinyl, ils avaient du sortir le LP avec un EP pour pouvoir tout caser dans la pochette! Enfin c'est la dernière fois qu'on entendra James Hetfield chanter de la sorte car bientôt il prendra des leçons et la production de Bob Rock saura le canaliser sur le "Black album" (1991).
Parmi les meilleurs morceaux citons "Blackened" une superbe entrée en matière, très speed, avec comme toujours des breaks et soli inventifs. "One", titre majestueux par son intro lente, lourde et si mélodique. "Harvester of Sorrow" souvent joué dans leurs setlists.
Pour ma part j'ai un petit faible pour "Dyers Eve" qui clôt la galette: titre ultra-speed (probablement le plus rapide avec "Whiplash" sur "Kill'em all") qui parle d'une enfance quelque peu entravée par les parents (pas toujours simple "...Dear mother, dear father, what is this hell you have put me through..."). Magnifique bien trop peu souvent joué en live.
Il est intéressant de noter que par la suite avec le surfait "Black album" (1991), le morceau introductif ("Enter Sandman") fasse également référence à l'enfance ("Say your prayers little one, don't forget my son to include everyone...") qui sert donc de véritable trait d'union entre deux périodes charnières du combo. Clin d'oeil malicieux ou pur hasard, mais après tout on s'en fout! Même si rien ne sera plus jamais comme avant avec ces ricains, et ce ne sont pas les lourdingues "Load" (1996 avec encore Bob Rock aux mannettes) et "Reload" (1997, itou), qui remettront Metallica sur les rails car ils vont s'éloigner énormément du type de compositions de "Justice" et des albums précédents.






1988 IRON MAIDEN "Seventh son of a seventh son"


Musicos : Bruce DICKINSON (voice), Steve HARRIS (bass guitar), Dave MURRAY (guitar), Adrian SMITH (guitar), Nicko McBRAIN (drums)
Prod. : Martin BIRCH

La numérologie est une science imparfaite et certains chiffres (numéros) sont automatiquement et mentalement associés à certaines situations ou personnages chez Maiden: 666 est le 'number of the beast', 22 nous conduit à la 'acacia avenue' (souvent associée à un 69 de façon toutefois abstraite voire absconse...) et le chiffre 7 nous amène directement à cette galette parue non pas en 77 mais en ...88! Ouf!
Que dire de cet LP si ce n'est qu'il poursuit une certaine baisse de forme de la part du groupe anglais, baisse de forme amorcée avec l' album précédent, "Somewhere in time" (1986). Pourtant certains titres valent toujours le détour, en particulier (pour ma pomme), le superbe "Moonchild" qui ouvre le disque, et le démentiel titre éponyme "Seventh son of a seventh son" sur lequel sans aucun doute Dickinson réalise sa meilleure performance studio (le titre sera parfois difficile à chanter pour lui on stage tant il lui demande de puissance et de variations d'arpèges dans le chorus). Ce morceau, chose nouvelle pour Maiden, a une architecture basée sur les synthés qui lui apportent une incontestable ambiance planante du plus bel effet surtout en live. A mon sens le single initial a été quelque peu manqué, car "Can I play with madness?" est certainement le titre le plus faible. Il ne vaut pas l'entraînant "The evil that men do", le mysthique "The Clairvoyant" ou "Infinite dreams" morceau tout en retenue et finesse.
"Seventh son..." sera le dernier album studio avec la formation historique puisque Adrian Smith quittera le groupe ensuite pour s'en aller former son propre groupe Adrian Smith and Project (ASaP) qui sera très éphémère; Dickinson quant à lui aura aussi des envies d'émancipation en publiant "Tattooed millionnaire" on his own en 1990...Heureusement que ce beau monde aura la bonne idée de se reformer au début des années 2000, mais là, c'est un autre numéro...





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