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1970-79 1980-89 De 1990 à 1999 2000-09

1990 1991 1992 1993 1994 1995 1996 1997 1998 1999



Cette année là:


- le 5 avril 1994, Kurt Cobain (NIRVANA) se suicide...
- deux jours plus tard, le 7 avril, décès moins médiatisé mais au combien tragique de Lee Brilleaux, leader charismatique de Dr Feelgood
- le 14 juin 1994 c'est Mouloudji qui meurt à 71 ans
- le 16 novembre, Tommy McManus batteur de Mama's Boys succombe à une leucémie à l'âge de 28 ans.





1994 JEFF BUCKLEY "Grace"


Musicos : Jeff BUCKLEY (voice & guitar), Mick GRONDAHL (bass guitar), Matt JOHNSON (drums), and guests
Prod. : Andy WALLACE

En un seul album, Jeff Buckley est rentré dans la légende. Un LP grandiose entremélant quelques perles rock et des morceaux plus lents à l'intense sensualité. "Mojo Pin" ouvre l'album doucement avant une déferlante de guitares... "Grace" au rythme enlevé nous fait virevolter et planer: un souffle léger... "Last Goodbye" plus lent, mais non moins envoutant par la voix tout en nuances... "Lilac wine" ou première descente underground dans l'univers de l'artiste... "So real" chaloupé, et virant au thrash sur la deuxième partie... "Hallelujah" (écrite par Léonard Cohen) d'une beauté triste vous prend aux tripes... "Lover..." qui démarre comme une musique de film des années 30... "Corpus Christi Carol" quand la voix se fait cristalline d'une beauté pure... "Eternal life" et "Dream Brother" rappellent l'essence rock n' roll de l'auteur- compositeur-interprète. Malheureusement mort noyé dans le Mississipi en 1997 en pleine gloire naissante Jeff Buckley repose auprès des plus grands tel Bon Scott, Phil Lynott, Jim Morrison... Amen.

Titres : 1- Mojo pin 2- Grace 3- Last goodbye 4- Lilac wine 5- So real 6- Hallelujah 7- Lover, you should've come over 8- Corpus christi carol 9- Eternal life 10- Dream brother




1994 OASIS "Definitely Maybe"


Musicos : Liam GALLAGHER (voice), Noel GALLAGHER (lead guitar), Paul ARTHURS (rhythm guitar), Paul McGUIGAN (bass), Tony McCARROLL (drums)
Prod. : OASIS & Mark COYLE

Les frères Gallagher attaquèrent fort avec ce premier album ! Ca démarre avec le fameux hit "Rock n' Roll star" qui plante le décor et nous précise bien la nature à venir des morceaux ! On enchaîne avec "Shakermaker", "Live forever", "Up in the sky" et la pression reste constante. "Columbia" et "Supersonic" enfoncent le clou. "Cigarettes & Alcohol" est une pure merveille. On termine le tour d'horizon de cet LP avec une chanson à la guitare sèche et très sobre "Married with children". Malheureusement Oasis ne se releva jamais de cet opus même si le deuxième album "(What's the story) morning glory ?" maintenait le cap, par la suite la dégringolade fut aussi bruyante que les frasques des 2 frangins rapportées dans les tabloïds. Dommage.

Titres : 1- Rock n Roll star 2- Shakermaker 3- Live forever 4- Up in the sky 5- Columbia 6- Supersonic 7- Bring it on down 8- Cigarettes & alcohol 9- Digsy's dinner 10- Slide away 11- Married with children




1994 The CRANBERRIES "No need to argue"

Cranberries

Musicos : Dolores O'RIORDAN (voice, guitar, keyboards), Mike HOGAN (bass guitar), Noel HOGAN (guitar), Fergal LAWLER (drums)
Prod. : Stephen STREET

Deuxième album et coup de maître avec un hit planétaire en bonus, le fameux "Zombie". Un groupe irlandais dominé par les 1m60 de Dolorès O'Riordan la chanteuse-guitariste leader du combo. Il faut l'avoir vu se démener sur scène pour comprendre ce que cela signifie: elle tient la baraque à bouts de bras et ne laisse à personne d'autre le soin de gérer la scène. Pour en revenir aux titres de cet LP en dehors de l'incontournable "Zombie", citons les morceaux "Ode to my family" tout en retenue, "I can't be with you", "dafonil lament"...Par ailleurs on ne retiendra que la musique en oubliant les frasques et idées parfois bizarres de la dame...


Titres : 1- Ode to my family 2- I can't be with you 3- Twenty one 4- Zombie 5- Empty 6- Everything I said 7- The icicle melts 8- Disappointment 9- Ridiculous thoughts 10- Dreaming my dreams 11- Yeat's grave 12- Daffodil lament 13- No need to argue




1994 SOUNDGARDEN "Superunknown"


Musicos : Chris CORNELL (voice, guitar), Ben SHEPHERD (bass guitar), Kim THAYIL (lead guitar), Matt CAMERON (drums)
Prod. : Michael BEINHORN & SOUNDGARDEN

En 1994, Soungarden sort "Superunknown", avant-dernier opus du groupe qui se désintègrera après le LP suivant "Down on the Upside" (1996). De cet album on pourrait ne retenir que le hit "Black Hole Sun" dont les radios s'emparèrent et qui fut vendu en simple à plusieurs millions d'exemplaires, mais ce serait très réducteur. Beaucoup d'autres pépites sont présentes sur la galette. Citons "Superunknown", "Spoonman", "The day I try to live", "4th of July", "Like suicide" entre autres. Le chanteur Chris Cornell, l'âme du groupe, maîtrise réellement son art ici.
Bref, un LP indispensable pour appréhender le mouvement grunge dont Soundgarden fut l'un des concepteurs, bien avant l'avènement d'un Nirvana aux compositions plus basiques et moins travaillées. En 1988 sortait le premier EP de Soundgarden intitulé "Ultramega OK", avant deux albums moins connus "Louder than love" en 1989 et "Badmotorfinger" en 1991 qui comprend le premier "tube" du groupe à savoir "Rusty cage" qui n'a pas pris une ride depuis.
En 2014, vingt ans plus tard est sortie une version deluxe chroniquée ICI.
...


Titres : 1- Let me drown 2- My wave 3- Feel on black days 4- Mailman 5- Superunknown 6- Head down 7- Black hole sun 8- Spoonman 9- Limo wreck 10- The day I tried to live 11- Kickstand 12- Fresh tendrills 13- 4th of july 14- Half 15- Like suicide 16- She likes surprises




1994 The PRODIGY "Music for the Jilted Generation"


Musicos : Keith FLINT (voice), Leerroy THORNHILL (DJ), Liam HOWLETT (DJ), Maxim REALITY (DJ)
Prod. : Liam HOWLETT & Neil McLELLAN

Premier LP pour Prodigy: un album techno d'un bout à l'autre avec des titres mythiques tels l'enchaînement "Intro/ Break and Enter", le fameux "Voodoo People" suivi de "Speedway"... En 1997, Prodigy sortira "The Fat of the Land" (avec le fameux crabe sur la pochette !) et attendra 2004 pour qu'un 3e LP puisse voir le jour (le décevant "Always outnumbered, never outgunned").
En tous cas ce "Music for Jilted Generation" est une véritable pierre angulaire de la musique moderne car il représente ce que la techno peut avoir d'intéressant et de créatif au sens artistique du terme, sans le caractère répétitif binaire de beaucoup de combos qui s'essaient dans le style. ...


Titres : 1- Intro 2- Break & enter 3- Their law 4- Full throttel 5- Voodoo people 6- Speedway 7- The heat 8- Poison 9- No good 10- One love 11- 3 kilos 12- Skylined 13- Claustrophobic sting




1994 The BLACK CROWES "Amorica"


Musicos : Chris ROBINSON (the singer and the harmonica playing), Johnny COLT (the bass), Young Rich ROBINSON (the guitars), Marc FORD (the guitars), Steve GORMAN (drums), Eddie HARSCH (keyboards)
Prod. : Jack Joseph PUIG

Retour des BC deux ans après un très bon "The Southern Harmony and Musical Companion". Après avoir remplacé leur 2ème guitariste et inclu un clavier comme membre à part entière les BC se sont aussi séparés de leur producteur G.Drakoulias et se sont mis à la prod avec J.J.Puig qui était à l'époque un tout jeune ingénieur du son mais qui par la suite allait travailler à la production d'albums de nombreuses stars du rock circus (entre autres Weezer, les Stones, Clapton, Fiona Apple...).
Ce qui caractérise cet album c'est certainement son absence de hit-single. Tous les titres sont des morceaux aux ambiances hyper-travaillées et certainement inspirées par des substances hallucinogènes multiples dont on retrouve des traces sur le packaging car que ce soit sur la pochette (fallait y penser!) ou le livret intérieur le ton 'babos' multicolore est de rigueur. Côté zike on est donc servi et bien servi avec des morceaux lacérés de guitares et de claviers toujours très mélodiques. Ajoutons qu'un titre bonus est disponible sur l'édition originale ("Tied up and swallowed") qui ne sera plus présent sur les ré-éditions ultérieures.
"Amorica" est le fruit d'une lente maturation d'écriture chez ces georgiens US qui n'avaient pas 30 ans à l'époque... Par la suite les choses allaient un peu se déteriorer très progressivement jusqu'à leur split en 2001 après un album plutôt bon ("Lions"). Heureusement ils eurent plus tard la bonne idée de se reformer mais là c'est une autre histoire...





1994 PEARL JAM "Live in Atlanta"

Pearl Jam Vs

Musicos : Eddie VEDDER (voice), Mike McCREADY (lead guitar), Stone GOSSARD (rythm guitar), Jeff AMENT (bass), Dave ABBRUZZESE (drums)
Prod. : PEARL JAM

Ce live est un collector et ceux qui le possèdent peuvent (en cas de besoin extrème) le revendre à bon prix dans certaines foires aux disques...Mais je vous le dis tout net: jamais je ne m'en séparerai!
En fait ce live parut en 1994, échelonné entre juillet et novembre. Soit 3 CDs de durées relativement brèves: le CD-1 comprend le single "Dissident" en version studio, agrémenté de 6 titres live, et les CDs 2 et 3 comprennent chacun 8 titres live, soit au total un "Live in Atlanta" comprenant 22 compos tirées de leurs 2 premiers opus avec "State of Love and Trust" en sus, titre jamais publié en LP-studio mais très régulièrement joué dans leurs sets.
PJ ayant par la suite publié bons nombres de live, concerts et autres bootlegs, ce "Live in Atlanta" fait en quelque sorte office de premier essai (concluant) on stage. Le son est très correct et les titres s'enchaînent très bien. Vedder distille ses paroles avec feeling et les musicos derrière lui sont au taquet.
Une excellente approche de ce groupe pour ceux qui ne connaîtraient pas.





1994 PEARL JAM "Vitalogy"

Pearl Jam Vs

Musicos : Eddie VEDDER (voice), Mike McCREADY (lead guitar), Stone GOSSARD (rythm guitar), Jeff AMENT (bass), Dave ABBRUZZESE (drums)
Prod. : Brendan O'Brian

Quelques semaines après le 3e CD du "Live in Atlanta", PJ nous sortait "Vitalogy", album rare.
Rare d'abord par le packaging: somptueux livret inséré à même la pochette, retraçant en 35 feuillets une histoire médicale imbibée de fantastique et d'éléments paranormaux incluant les textes des morceaux et même un glossaire! La ré-édition pour PJ20 associée à "Vs" sera moins bien réussie de ce point de vue là (mais reste indispensable au fan en raison de la présence de bonus tracks, of course!).
Rare ensuite par le contenu. Cet album s'éloigne un peu du grunge des débuts du groupe, pour devenir plus sombre, et donc moins facile à appréhender. On y trouvera des standards du groupe ("Corduroy" ou "Nothingman") ou certains morceaux qui s'apparentent plus à de l'expérimentation musicale (l'étonnant "Bugs" par exemple) et d'autres véritablement thrash et destroy ("Not for U", "Whipping"..). Sans compter que les trois titres qui ouvrent la galette prennent d'emblée aux tripes et qu'on ressent la batterie de façon très nette sur chacun d'eux, un peu comme s'ils avaient voulu en faire une représentation abstraite des battements cardiaques, en accord avec le thème 'de la vie' de l'album. Ré-écoutez donc cette oeuvre en passant à cet aspect des choses et vous serez frappez d'entendre par moments le 'toum-ta' de votre palpitant en pleine action!
Paru fin 1994, alors que je partais au service militaire, cet opus me permit d'agrémenter positivement les longues heures de train vers Strasbourg. Nostalgie quand tu nous tiens!





1994 R. E. M. "Monster"


Musicos : Michael STIPE (voice), Mike MILLS (bass guitar), Peter BUCK (guitar), , Bill BERRY (drums)
Prod. : Scott LITT

Sorti en 1994, en pleine explosion 'grunge', R.E.M. prouva que l'étendu de son talent ne se limitait pas à pondre des pop-songs classieuses à diffusion intercontinentale, mais qu'ils savaient aussi se faire méchants quand ils le voulaient. Ce disque est très probablement le plus Rock de l'ensemble de la discographie pléthorique des 4 d'Athens, Georgia, USA. Il en émane des accents non seulement grunge mais aussi préfigurant ce qu'allait être quelques années après le post-rock Lo-fi.
S'il débute par un titre assez dansant et au titre assez énigmatique ("What's the frequency, Kenneth?"), dès le second morceau ("Crush with eyeliner") l'ambiance se fait plus rugueuse (quel son de guitare vibrant majestueusement!) avec en guest Thurston Moore (Sonic Youth). "King of Comedy" possède une ambiance feutrée, "I don't sleep, I dream" est une compos plutôt classique pour ce groupe (mélodie toujours impeccable), alors que "Star 69" remet les gaz et vous propulse sur une autoroute plein pot et à toute berzingue, avant que "Strange currencies" une ballade très calquée sur un de leur précédent hit (cf. "Automatic for the People") ne vous permette de souffler un temps. Temps mort se poursuivant sur "Tongue" et son piano calme. Mais "Bang and blame" vient relancer le rythme d'abord langoureusement puis avec un peu plus de fougue. Excellente alternance des tempos cela dit au passage. Vient alors une des pièces maîtresse de la galette: "I took your name" sur lequel la guitare se remet à vibrer (comme sur "Kenneth") avec des riffs majestueux, Stipe se contentant de scander ses paroles tout au long du morceau. "Let me in" est un morceau puissant par ses vagues incessantes (guitares, et plaintes vocales). Royal. En final, "Circus envy" et "You" enfoncent un clou dans votre cerveau soumis à ce diktat musical et il ne vous reste plus qu'à vous prosterner mentalement devant tant de génie créatif.
Amen.
..
Discographie de R.E.M. : ICI





1994 David BOWIE "Live in Santa Monica '72"


Musicos : David Bowie (voice & guitar),
Mick Ronson (guitar),
Trevor Bolder (bass guitar),
Mick Woodmansey (drums)


Sorti officiellement en 1994, ce live circula sous forme de bootleg pendant de longues années. Il faut dire que le son est superbe, brut, incluant même larsens et fausses notes. Du vrai live sans (grosse) retouche enregistré pour un passage radiophonique (la piste 1 est d'ailleurs un bref passage parlé par un présentateur radio). Une retranscription fidèle de ce que pouvaient être les concerts de Bowie à l'époque. Sa voix est claire, on en ressent la jeunesse en particulier quand il parle entre les morceaux.
Sur un plan musical ce qui m'a toujours frappé à l'écoute de cette rondelle c'est cette basse ronflante (Trevor Bolder) présente dès le premier morceau ("Hang on to yourself") et qui restera tout au long de l'album comme la colonne vertébrale de l'enregistrement, autour de laquelle vont venir se greffer les autres instruments: bien sûr la 6 cordes de Mick Ronson souvent électrifiée mais aussi prenant des tonalités acoustiques du meilleur effet sur certains morceaux (comme sur "Space oddity"), mais aussi la batterie de Mick Woodmansey omniprésente, et les claviers assurés par Mike Garson (comme sur la fameuse intro de "Life on Mars?" prenant une dimension exceptionnelle en live)...Tous ces personnages formaient les Spiders from Mars autour de leur leader qui ne se privait pas également de prendre par moment une guitare.
Un live témoignant de cette époque ancienne où le numérique n'était encore qu'une chimère et où le public venait pour écouter les artistes et non pas pour tenter de faire photos ou vidéos à youtubiser. C'était mieux avant?





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