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Unforgettable LPs



1970-79 1980-89 De 1990 à 1999 2000-09

1990 1991 1992 1993 1994 1995 1996 1997 1998 1999



Cette année là:


- suicide à 29 ans d'Ingo Schwichtenberg le 8 mars 1995 (1er batteur d'HELLOWEEN en particulier sur les magnifiques "Keeper of the seven Keys part-1 [1987] and part-2 [1988]")
- le 14 juin, Rory Gallagher (47 ans) succombe à une maladie du foie évoluée (complications suite à une greffe hépathique pour cirrhose)
- le 30 août 1995, Sterling Morrison (guitariste/bassiste du Velvet Underground) meurt d'un cancer




1995 BEN HARPER "Fight for your Mind"

Fight for your mind

Deuxième album pour Ben Harper. Ce sera la consécration d'un talent incomparable déjà perceptible sur le "Welcome to the cruel world" son premier LP sorti l'année précédente. "Oppression" en guise d'intro avec un tempo lent, puis viennent de nombreux classiques du répertoire avec "Another lonely day", "Burn one down", "Excuse me Mr", "Power of the gospel"... Par la suite il est vrai que Ben Harper perdra un peu de sa fraicheur en enregistrements studio, mais rappelons qu'en live il reste un super showman et que sa musique prend une autre dimension, y compris pour les albums un peu moins aboutis que ce "Fight for your mind".

Vidéo de "Burn one down"






1995 Neil YOUNG "Mirror Ball"

Alanis Morissette

En ce temps de grâce 1995, Neil Young s'allie à la jeune garde fringante Pearl Jam pour un magnifique LP. Ecrit quasi intégralement par le loner canadien (à l'exception d'une petite contribution d'Eddie Vedder sur le titre "Peace and Love", cet album regorge de sons rugueux et très roots. Un LP qui n'a pas pris une ride en témoigne mon morceau préféré ("Downtown") qui me scotche toujours et encore...."...Jimi's playing in the backroom - Led Zeppelin on stage - There is a mirrorball twirlin' and a note from Page - like a waterwashed diamond in a river of sin - goin' down like a whirlpool when you get sucked in - Downtown, let's go downtown..."

Vidéo de "Downtown"






1995 ALANIS MORISSETTE "Jagged little Pill"

Alanis Morissette

Premier album pour la canadienne au nom un peu bizarre. Plusieurs millions d'exemplaires vendus. Malheureusement ce superbe LP ne sera qu'un feu de paille car par la suite la dame se perdra dans ses choix et orientations musicales. C'est si vrai que dix années plus tard elle reprendra son premier album qu'elle déclinera en accoustique...bizznessss is bizzzzzneesssss ! Pourtant n'oublions pas que certains morceaux de cet album sont excellents: "All I really want", "Hands in my pocket", "You learn", "Not the doctor". A l'époque un air frais et entraînant pour le rock dans sa version "alternative".

Vidéo de "Hands in my pocket"






1995 JEAN-LOUIS MURAT "Live"

Jean-Louis Murat

Premier album live pour Murat (accolé à une BOF). C'est avec cet album que j'ai découvert l'artiste et pour moi l'enchaînement des trois titres "Le monde caressant", "Saint Ex", "Si je devais manquer de toi" représente une superbe et fantastique période musicalement irréprochable et d'une sensualité rarement retrouvée, ni même approchée. Mon seul regret à ce jour de début 2008 c'est de n'avoir jamais pu assister à un concert de Monsieur JL Murat (mais je ne désepère pas !).

Vidéo de Jean-Louis Murat







1995 RADIOHEAD "The Bends"

The Bends

2eme LP pour les gars d'Oxford, UK. Premier chef d'oeuvre. Quel album ! De "Planet Telex" qui ouvre le bal à "Street spirit (fade out)" qui le clôt sur un déluge d'émotions, il n'y a que des titres d'anthologie. "The Bends" contient "High n dry" et son intro accoustique relayée par la voix de Yorke à son plus haut niveau; "Fake plastic trees", "Bones" et "Just" avant un "My Iron lung" impossible à décrire tant la musique est riche en sonorités magiques....
Radiohead entamait sa période la plus créatrice qui allait se poursuivre avec l'immense "Ok Computer" et le non moins génial "Kid A". Une trilogie qui ne peut que supporter des superlatifs. Pourtant ce n'est que de la musique. Mais Dieu que c'est bon d'écouter de tels morceaux...

Vidéo de "Street spirit"





1995 MONSTER MAGNET "Dopes to infinity"

The Bends

Cet opus de Monster Magnet fait office de météorite du genre stoner, alors que celui-ci n'en était qu'à ses premiers balbutiements (QOTSA n'était pas né et Kyuss n'avait pas encore réellement percé). Groupe de la côte est des States, Monster Magnet allait vite être mis en opposition avec Kyuss, from California, west-coast, USA. Mais alors que ce dernier combo allait littéralement exploser en vol (d'où la naissance de QOTSA), les Monster Magnet, sous la férule de leur charismatique leader Dave Wyndorf, allaient maintenir le cap, au moins jusque à la fin des années 90...
Et la zike? - un mélange sur-vitaminé explosif de riffs inspirés, sur une base rythmique plombée et un chant varié du meilleur effet. Cela donne des morceaux comme le pachydermique et monstrueux "Dopes.." qui ouvre la setlist, "Negasonic teenage warhead" plus planant, ou "All friends and kingdom come" aux ambiances psychédéliques virant parfois à du world-style au bon sens du terme...Mention spéciale au missile "I control I fly" dont tout est résumé dans le titre semble-t-il.
Un album à écouter ou surtout ré-écouter pour se remettre dans cette ambiance des années 90 qui allait voir la naissance de multiples facettes du rock (grunge et stoner en guests of course!).
Indémodable, assurément.





1995 ALAIN BASHUNG "Confessions Publiques"


Double Live pour Bashung avec des titres enregistrés aux quatre coins de France (en vrac Lyon, Sarlat, Toulouse, Paris, Amiens, Evreux et même Bruxelles). Un condensé de la poésie d'un vrai rockeur français passant en revue toute sa carrière. Au top de sa forme. Ouverture avec "Les grands voyageurs", puis "Un âne plane" très sobre. La pression monte ensuite avec "A Ostende" suivi d'un fantastique "Elvire" (comment lui en vouloir ?)... Les standards tels "Osez Joséphine", "Vertiges de l'Amour" ou "Gaby oh Gaby" ne manquent pas à l'appel. Mention spéciale pour le planant "Madame Rêve" ou le final grandiose enchaînant "Toujours sur la ligne blanche" et "Bijou Bijou" (...j'peux plus rester ici...). Un live mêlant sensualité, puissance et mélodie. Superbe.

Vidéo de "Bijou Bijou"






1995 AC/DC "Ballbreaker"


Musicos : Brian JOHNSON (voice), Angus YOUNG (lead guitar), Malcom YOUNG (rythm guitar), Phil RUDD (drums), Cliff WILLIAMS (bass)
Prod. : Rick RUBIN

Quand "Ballbreaker" sort je suis sous les drapeaux et je me fais chier à mort. Alors quelle baffe cette galette. Car il faut bien l'avouer à l'époque je pensais que l'avenir d'AC/DC était plutôt derrière que devant eux. Et pourtant ce disque est un des meilleurs du groupe. Dès "Hard as a rock" et son riff 'plus Angus que ça tu meurt mec', ça le fait! Phil Rudd est revenu derrière les futs et cela s'entend. Les refrains accrochent ("Ballbreaker", "Love bomb" ou "Burnin alive") comme au bon vieux temps des 70'.
Le blues mâtiné de groove est aussi de retour avec des morceaux comme "Boogie man" le bien nommé, ou "Whiskey on the rocks". Brian Johnson prouve qu'il sait chanter et ne braille pas trop, sauf sur le titre "The Furor" qui est pourtant un des meilleurs de l'album!
Au total ce 13e album studio du groupe est un de leurs meilleurs.
"Hard as a rock, harder than a rock!".






1995 P.J. HARVEY "To bring you my love"


Musicos : Polly Jean HARVEY (vocaux et tant d'instruments...),
John PARISH (guitares),
Mick HARVEY (basse),
Jean-Marc BUTTY 'drums),
...et beaucoup d'autres.
Prod. : FLOOD, John and PJ

"To bring you my love" est très certainement l'album le plus péchu et le plus sexuel de la belle rockeuse britannique et c'est lui qui confirma le potentiel énorme de cette artiste hors du commun. Il s'agissait à l'époque de son 3e effort studio, après "Dry" paru en 1992 et "Rid of me" en 1993. Elle avait 26 ans à la sortie de cette galette, et était très certainement torturée par sa condition féminine et ses rapports aux hommes, tant l'album regorge d'allusions plus ou moins explicites au sexe dans une version blues-grunge très roots.
Cet album lui permit d'obtenir une consécration sur le plan international, cumulant de multiples nominations dont celui d'être 'un des meilleurs albums rock de la décennie 90' d'après les charts US...

"To bring you my love" débute par le titre éponyme. D'emblée le ton de l'album est donné avec un son rugueux, une mélodie lancinante, un rythme lent, une ambiance évoquant un tripot malfamé des bas-fonds londoniens plutôt qu'un piano-bar branché. PJ en profite pour nous sortir un phrasé en totale adéquation avec la zike grâce à des vocaux plaintifs mais aussi par moment hargneux et rebelles, ce qui nous vaut au final une prosodie musicale rentrant dans le cadre d'un grunge décalé (rappelons qu'à l'époque Nirvana venait d'accéder au statut de groupe culte avec la quasi béatification de Kurt Cobain décédé en 2013).
L'enchaînement sur "Meet ze monstra" permet au rythme de s'accélérer quelque peu tout en conservant cette impression de rugosité et de lourdeur qui ne vous quittera plus jusqu'au terme de l'écoute du disque. Ce morceau évoque de façon très imagée une jeune femme qui va rencontrer de nuit, un 'monstre', sous une pluie battante et noire ('Big black monsoon'): l'allusion à un rapport sexuel n'en est que plus explicite, quand on connaît les inspirations de PJ et en particulier Captain Beefheart, auteur d'un "Tropical hot dog night" un tantinet moins pudique...
"Working for the man" qui vient ensuite permet de poursuivre dans les évocations (Lou Reed of course et son "Waiting for the man") tout en s'enfonçant de plus en plus dans un univers musical toujours plus torturé. Si "C'mon Billy" est une petite ballade moins austère dans sa composante musicale, ses paroles sont bien tristes puisqu'elles rapportent le désarroi d'une femme enceinte ('dont forget me, I had your son') que ce malheureux Billy a résolu de quitter..la laissant seule avec son amour déchu et le fruit de celui-ci.
"Teclo": José María Teclo Morelos y Pavón fut un révolutionnaire mexicain du XVIIIe siècle, mais le rapport au texte n'est pas certain. Toujours est il que dans cette chanson, la mort est présente même s'il peut ne s'agir que d'un amour qui se meurt. On arrive ensuite à "Long snake moan" morceau encore empreint d'allusions sexuelles évidentes, dans un rythme toujours très blues-rock version roots et rageur, sur lequel le chant devient parfois un peu incantatoire. C'est pourquoi nombreux sont ceux qui ont vu là une espèce de rapport à la religion, d'autant plus que dans les paroles Dieu et Lazarre sont mentionnés (rappelons que le serpent est souvent rattaché au diable, à la tentation, au mal puisque c'est lui qui fit pêcher l'Eve originale), et que sur la pochette PJ a la tête baignée dans de l'eau: s'agit-il d'une allusion au baptême? C'est donc une chanson qui a torturé les méninges de beaucoup de fans, mais qui garde tout son mystère et c'est bien là le principal: que chacun puisse se l'approprier car au final il s'agit d'un des titres majeurs de l'album.

'Big fish, big fish swimming into the water, come back here and give me my daughter' sont les paroles susurrées à la fin du titre suivant "Down by the water" qui reste dans la même verve et les inspirations déjà mentionnées...
Faut-il aller jusqu'au bout de la déclinaison de cet opus? Si vous avez encore des doutes, je ne peux rien pour vous et vous pouvez passer votre chemin. Quant aux autres pauvres malheureux, vous allez encore longtemps écouter cette superbe galette...jusqu'à vous en griller les tympans!

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